Quand on a 17 ans
Note moyenne
3,8
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218 critiques spectateurs

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Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2016
Décevant tant sur la forme que sur le fond, le nouveau Téchiné n'est sauvé que par les excellentes prestations de Kacey Mottet Klein et Sandrine Kiberlain. Cette histoire d'amour-haine un peu parachutée qui se résout « comme dans un film » n'est absolument pas crédible et Corentin Fila, bien que taciturne à souhait, est bien trop vieux pour jouer ce personnage. A mi-parcours, le film tourne au mélo pour n'en plus sortir. Restent quelques scènes fortes, portées par l'interprétation.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 avril 2016
Venant d'André Téchiné, je me doutais un peu de quoi ce film sur 2 jeunes hommes presque majeurs allait parler, et c'est entre autre pour cela que je voulais voir ce film.
Résultat, j'ai failli partir plusieurs fois de la salle, tellement l'histoire m'agaçait.
A part vers la fin (le film dure 2 h ! mon Dieu que parfois c'est long 2 h ) où le film devient plaisant, le reste est sans intérêt.

Ca ne vient pas des acteurs qui sont tous très bien dans leur personnage mais de l'histoire en elle-même qui n'est pas crédible.
2 lycéens de la même classe ne s'entendent pas et en vont même jusqu'à se battre, sans raison. A aucun moment on ne peut supposer qu'il puisse y avoir une quelconque attirance physique entre les 2. Mais au cinéma tout est possible et chez Téchiné, un coup de baguette magique et ce qui était inconcevable se réalise.

Thomas, le beau métis secret et distant devient gentil et sociable au contact de la mère de Damien, médecin, ce qui a l'art d'agacer Damien (sans réelle personnalité) qui a besoin de se défouler sur un punching ball quand il s'ennuie.

Sandrine Kiberlain joue une maman médecin très cool et dévouée qui va affronter un malheur (prévisible), histoire de dire qu'il n'y a pas que l'histoire des 2 garçons qui intéresse le réalisateur.

Pour apprécier ce film, il faut soit être un fan d'André Téchiné et aimer les histoires tordues et peu vraisemblables ou simplement être maso car j'ai trouvé vraiment pénibles et limite grotesques les relations entre Damien et Thomas.
Gwen R
Gwen R

54 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2017
La naissance du sentiment amoureux est bien filmé, crédible et touchante comme souvent chez Téchiné.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2016
La petite musique des films de Techiné est toujours d"une grande force tant le réalisateur échappe aux clichés, à la démonstration lourde et schématique Dans ce formidable film porté par les deux jeunes acteurs toujours justes ainsi que l'excellente Sandrine Kiberlain, l'éveil au désir, (sujet de prédilection du réalisateur), l'envie que l'on repousse par la violence, est magnifiée à chaque plan par les regards, les silences, les non-dits. La pudeur est ici un personnage à part entière, bouleverse le cœur du spectateur et emporte l'adhésion jusqu'à la dernière image. Un film magnifique.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2020
Après Keeper, Kacet Mottet Klein brille encore et reste l'atout majeur de ce Téchiné. Les relations dansantes entre les deux ado sont réellement agassantes, entre coups et attirance complexe.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2016
Un grand Téchiné où le cinéaste âgé de 70 ans prouve qu'il est encore très à l'aise pour évoquer les troubles, les émois et le mal être des adolescents. Tout comme "Les roseaux sauvages" auquel on pense beaucoup, Téchiné s'appuie sur un scénario solide et intelligent loin de tout poncif et sur de jeunes comédiens épatants. Le grand défaut de Téchiné est de s'égarer parfois avec des seconds rôles sans intérêt ou mal traité, ici ce n'est pas le cas, les adultes qui entourent les ados, d'une positivité incroyable au passage, sont utiles au développement du scénario. Les acteurs sont très bons, Sandrine Kiberlain en tête, incroyablement humaine et terriblement juste. Reste la fluidité de la mise en scène de Téchiné qu'on aime tant, cette façon d'aller vers les personnages pour les magnifier, ce rythme incessant ,cette façon de filmer des paysages magnifiques et de les intégrer à l'histoire. Téchiné ne nous avait pas emballé ainsi depuis pas mal d'années.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 avril 2016
Le film commence l’automne et finisse au début de l'été, il prend toute une année scolaire. Même si la personnalité des jeune évolue, on ne trouve pas une vraie continuité. Ils passent d'être fâchés l'un contre l'autre à rester tous calmes d'une façon trop rapide. On ne comprends pas que la violence du début on la doit au rejet de leur attraction sexuelle, c'est pourquoi le spectateur se perd, des fois. On ne détecte aucun dilemme intérieur et le scénario donne des phrases inutiles aux personnages au lieu de nous faire entrevoir ses idées.

En plus, il y a un fond social pas réussit du tout. Les différences entre le jeune élevé dans du coton et celui qui aide à sa famille sont trop évidentes, sans parler de la condescendance implicite une fois que le fermier déménage chez la docteur. Pas tous les films qui parlent de la découverte de la sexualité doivent devenir un manifeste ni une dénonce de la société, mais le titre qui élude à Rimbaud nous suggère plutôt une fantaisie des temps passées, comme Les roseaux sauvages, j'insiste, qui était plus réussit. Il aurait été mieux d'assumer l’invraisemblance d'une idéalisation des souvenirs de jeunesse. Le côté social du film est confus et il ne montre que le réalisateur nage entre deux eaux: réalité et fantaisie.

Il faut signaler que le film n'est pas mal, par contre. Les scènes extérieures sont belles encore une fois et Sandrine Kiberlain est magnifique dans son rôle. Mais surtout, le meilleur moment du film c'est une scène de sexe très osée et inattendue entre les deux protagonistes. La scène surprend par sa violence, son réalisme et pour être explicite. Un film amusant et mignon qui nous fait retourner à nos dix-sept ans.

Encore plus d'erreurs et de fater dans le lien ci-dessous
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2016
Nommé dans sept catégories à la Berlinale 2016, Quand on a 17 ans est à coup sûr un film qui sera récompensé à la prochaine cérémonie des César. En effet, ce nouveau long-métrage d’André Téchiné est un chef d’œuvre. Au travers de deux jeunes acteurs exceptionnels, le cinéaste a su mettre en image l’adolescence et la découverte de soi. Si Corentin Fila se révèle pour la première fois au cinéma, Kacey Mottet Klein n’a vraiment pas fini de nous séduire. Tout juste majeurs, les deux comédiens ont insufflés au film une âme extrêmement touchante. Jamais leur jeu n’est fragilisé par un quelconque manque d’expérience. Leurs regards, leurs façons de s’aborder, de se haïr et de cohabiter nous empoignent assurément le cœur. Sandrine Kiberlain quant à elle, interprète la mère tellement aimante et compréhensive qu’on aura parfois du mal à retenir nos larmes. Téchiné fait le choix de la légèreté pour décrire des sentiments justes et profonds. Quand on a 17 ans n’est jamais en décalage avec la réalité et évite tous les stéréotypes de l’âge ou de l’homosexualité. C’est une œuvre forte, envoûtante et inaltérable.
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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2022
Dans ce film, réalisé par André Téchiné en 2016, on suit la rencontre de deux adolescents qui masquent leur attirance l’un pour l’autre par des actes de violence et un harcèlement moral sans limite. La prestation très convaincante des jeunes acteurs (Kacey Mottet Klein et Corentin Fila) apporte une véritable dimension dramatique au récit. L’acceptation progressive de leur homosexualité s’effectue à travers un tourbillon de sentiments parfaitement exposés malgré un scénario extrêmement prévisible. Bref, du cinéma d’auteur facilement accessible.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2019
Naît sous nos yeux ébahis la pureté d’un amour premier que les coups réciproques façonnent. Sur fond de paysages enneigés que le cinéaste capte avec poésie, ce sont deux cœurs qui se découvrent et s’apprivoisent ; le cadre naturel appuie le naturel de leur amour. Des révisions philosophiques conduisent nos deux héros à définir le désir comme un manque qui entraîne une grande frustration ; et pendant trois trimestres, nous allons voir ce désir s’accroître pour devenir obsessionnel, insoutenable, à perdre haleine, jusqu’à l’explosion finale tant espérée, tant attendue. Toujours dans la retenue pudique, sans pour autant refuser la beauté charnelle et juvénile des corps, André Téchiné sublime la naissance du désir interdit et fait de ses protagonistes des êtres en apprentissage : rien ne va jamais de soi, rien n’est joué d’avance, et la proximité se fera au gré des naissances et des décès. Quand on a 17 ans se place sous le signe de la fugue rimbaldienne, chante la liberté des cœurs lentement acquise par des corps en construction dans des décors monumentaux ; pour incarner ces personnages magnifiques, de magnifiques acteurs : extraordinaire Corentin Fila, extraordinaire Kacey Mottet-Klein, extraordinaire Sandrine Kiberlain qui emportent tout sur leur passage. Quand on a 17 ans est un chef-d’œuvre absolu, à la fois rugueux, poétique et sensuel.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 avril 2016
Ce commentaire n’est que spoiler : surtout ne pas lire avant de l’avoir vu. A voir de toutes façons.

spoiler: Comment une mère peut-être faire subir autant d’humiliations à son fils ? Un calvaire ! C’est poignant de voir le regard de Damien quand sa mère prend parti pour Tom dans le bureau du proviseur ou quand elle le lui impose à la maison. Et Damien ne voit pas tout : la main ferme, chaleureuse, charnelle et sensuelle qu’elle pose sur l’épaule de Tom est bien différente de la la main superficielle, en aller-retour rapides et gênés, qu’elle lui prodigue, parfois. Beauceronne devenue médecin de montagnes, elle se bat pour l’autre, avec un courage certain. Le lien crée avec les patients n’apparaît cependant pas très profond, comme si l’engagement ne franchissait jamais la limite de la volonté. Le père est militaire, aussi glamour et puissant qu’un centurion fonctionnaire à la veille de la chute de Rome. Ce couple n’est chaleureux à lui-même que dans la distance du virtuel. Damien, fruit unique de ce couple, est élevé dans un semblant d’amour qui sonne vide, comme la lave figée d’une aiguille creuse. Il manque la sève. Et la sève, ce sera le sud, l’adopté, le sang neuf. Chaque scène où apparaît Tom, les parents sont chaleur, charme, lien, ils sont séduits voire subjugués. Damien est attiré lui-même, et le film donne l’impression d’une fascination générale. Chacun voit Tom en sauveur. Bel apollon en effet : une gnack de Revenant, une prestance d’inconnu du lac. Une Grande Santé venue d’ailleurs, comme Omar Sy dans Chocolat ou Intouchables. Damien est rejeté dans la faiblesse, comme sur l’affiche du film : Tom au premier plan regardant vers la droite (avenir), Damien juste derrière le bade avec un regard de dominé, et Marianne lorgne sur Tom dans l’ignorance complète de son fils. Cette mère est une horreur, bien pire encore que Mommy dont les erreurs étaient touchantes, pire que la froideur espiègle de Mia Madre. Tout débute à la rentrée scolaire, par Rimbaud et un poème de vie et d’amour, interprété par un Damien d’abord maladroit puis convaincant, comme un homme qui s’apprend. Ensuite vient le coup de tonnerre dans un ciel serein. Filmé en contre-plongée, Damien s’effondre sur le sol suite à un croche pied inattendu de Tom. Pourquoi ? arrogance de Damien dira-t-il plus tard. Cette chute de Damien est la métaphore du 11 septembre. L’occident lui-même est incarné par ce couple militaro-médical jouant de ses propres valeurs sur le théâtre des opérations, non sans un certain courage mais assurément sans foi et ni sève. Damien lui-non plus n’est pas sans courage. Dans la 1ère partie il lutte brillamment, comme Napoléon pendant la campagne de France, mais finalement se soumet : Téchiné multiplie ensuite les scènes ou un Damien quémandeur vient supplier un Tom puissant et charnel qui le repousse. L’hypothèse d’une complémentarité positive n’est même pas envisagée ici : Tom possède à la fois la grande santé du corps et celle de l’esprit : il obtient la meilleure note du cours philosophie sur un sujet comparant les philosophies d’orient et d’occident. Il ne laisse au blanc-bec que « b²-4ac », le monde froid et théorique des mathématiques. Je ne sais pas comment prendre ce film. L’immigration est une énergie qui vient d’ailleurs et qu’il est sain de ne pas refuser. Mais ce film met en scène une dégradation de l’image du soi occidental qui en vient à considérer l’autre comme un sauveur voire un maître. Tant que ce processus de sape reste l’élagage d’un ego occidental grisé de lui-même, c’est certainement utile, quoique la méthode méprisante et culpabilisante me semble douteuse. Mais où et quand s’arrêter ? Ou bien est-ce que Téchiné a souhaité provoquer, comme Houellebecq dans Soumission
clementino75
clementino75

5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 avril 2016
Incompréhension totale sur l'enthousiasme que suscite ce film. Et pourtant, je suis plutôt client des films de Téchiné et de Sciamma. Le scénario passe en force en permanence. Comment penser que les parents font cohabiter des 2 là, Sandrine Kiberlain que j'adore semble sortir des années 60 dans son style, voir son jeu. Et tout est tellement téléphoné, tout est tellement prévisible. En plus, on dirait vraiment un pot pourri de tous les films de Téchiné en un seul, mais en moins subtil, moins singulier. Mention spéciale aux 2 jeunes acteurs qui tirent leur épingle du jeu, mais avec une partition pas trop à la hauteur.
De smet M.
De smet M.

15 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2016
On ne peut pas lui en vouloir, c’est ce qu’il fait. En bon artisan, Téchiné nous revient avec un film classique, psychologue et qui remet sur pied un schème bien connu de l’œuvre du réalisateur mêlant antagonisme, découverte de l’amour sexué et adolescence. Le mouvement a d’ailleurs le mérite de tendre vers une épuration du schéma dialectique : étalé sur les trois trimestres d’une année scolaire — celle des 17 ans —, le film nous présente la confrontation de Damien et Tom. [...]

Suite de la critique sur Pours Cinéphilie
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2017
Damien et Thomas sont deux lycéens qui ne peuvent pas se voir, mais qui vont apprendre à se connaître bien malgré eux à travers leurs différences. Il y a tout qui oppose ces deux êtres très différents que ça soit le cadre et style de vie ou encore leur personnalité. L'un cherche sa place dans sa famille tandis que l'autre se cherche, mais autrement... Je ne vais pas être plus explicite, mais il n'est pas compliqué de comprendre les enjeux de ce film, ce qui lie les deux et pourquoi ils se détestent, car c'est bien connu que certains sentiments ne sont pas si éloignés l'un de l'autre et qu'ils peuvent faire peur surtout à cet âge-là. Ce nouveau film d'André Téchiné est très simple et sobre, mais aussi brut et plein de force. Il fonctionne grâce toute cette tension et puissance que les deux personnages dégagent, peu importe la nature de leur relation cependant, je trouve que ça manque souvent d'émotion et de fragilité dans certaines scènes qui sont froides, mais peut-être est-ce simplement de la pudeur. J'aurais aimé que leur relation soit encore plus développée ce qui n'est pas toujours le cas notamment à cause des personnages secondaires et de leurs "problèmes" qui prennent beaucoup de place. Malgré cela, c'est un bon film qui doit beaucoup à son casting.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2016
Pourquoi donc ces deux lycéens de 17 ans sont ils régulièrement en train de se tabasser ? Pourquoi Tom, enfant adopté par un couple d’éleveurs de bétail et qui vit dans la montagne, au dessus de Bagnères-de-Luchon, fait-il, en plein cours, un croche-pied à Damien ? Pourquoi ce dernier, fils d’une doctoresse et d’un capitaine pilote d’hélicoptère absent pour cause de participation à des opérations extérieures, réplique-t-il avec autant de hargne à la violence de Tom alors qu’on a très vite compris qu’il en est amoureux ? La réponse à ces interrogations est multiple : il y a peut-être la différence de statut social entre les deux adolescents, peut-être le côté frimeur de Damien qui déplait à Tom, peut-être aussi, voire sûrement, le fait qu’ils ont 17 ans, qu’ils n’ont pas confiance en eux, qu’ils ont peur de leurs sentiments, peur de ce qui leur arrive. C’est avec Céline Sciamma qu’André Téchiné a écrit le scénario de "Quand on a 17 ans" : une femme, un homme, deux générations différentes, mais une même fascination pour l’adolescence. Le film se déroule en 3 chapitres, au rythme des trimestres de l’année scolaire, au rythme de saisons d’autant plus marquées dans les paysages que l’action se déroule en montagne. En dehors de la relation entre haine et amour des deux adolescents, le film prend le temps de s’intéresser à d’autres thèmes, que ce soit l’adoption, la perte d’un être cher ou la place de l’élevage traditionnel face à l’élevage intensif.
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