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Un visiteur
4,5
Publiée le 26 avril 2016
Une belle surprise, à ne pas rater! Entre rires et larmes d'émotion, une belle histoire qui ne se devine pas. Mamie vous transporte dans son road movie et la fratrie vous surprend dans son huis clos... le tout bercé par une belle musique, et surtout loin des clichés, ça fait du bien. Merci à la réalisatrice et bravo à toute l'équipe. à quand la suite ?
Les séquences de « road-movie » sont très réussies, mais malheureusement la réunion de la fratrie dans l’appartement familial tourne un peu court, d’autant plus qu’on préfère de loin rester avec le sympathique tandem formé par Milouda Chaqiq et Brigitte Roüan.
Je viens de voir la projection en avant première de ce 1er long métrage de Fejria Deliba qui nous livre là un beau film porté par sa superbe actrice principale, cette "Yima" de 75 ans qui n'a jamais quitté sa cité HLM depuis son arrivée d'Algérie, et qui n'était connue de ses 11 onze enfants que comme mère, ils découvrent chacun avec sa personnalité et ses réactions très bien fimées et mises en scène - en son absence inexplicable, pour eux, d'un jour - et par un pan de sa vie qui leur est inconnue, qu'elle est aussi... une femme. Très beau moment, de la justesse, de l'émotion et du rire, la vie quoi..
Curieuse réalisation que celle de ce film. La belle histoire - émouvante - de cette "mamie" ne pique la curiosité du spectateur qu'au bout de 30 minutes ... c'est long. C'est le temps nécessaire (utile ?) pour installer l'histoire de cette femme dont les enfants vont comprendre (ou, pour certains, refuser l'idée) que leur mère est certainement passé à côté de sa vie de femme (mariage arrangé et amour contrarié). Touchante histoire mais écrin trop low-cost.
FILM ABSOLUMENT A VOIR !! Des rires, des larmes...un portrait touchant et magnifique d'une mamie, d'une maman qui pourrait être la mienne et celle de tout le monde Le film de Fejria Deliba est un must see ! Allez au cinéma voir ce film vous ne le regretterez pas !!
Superbe film très émouvant à voir absolument , comme dans toutes les familles il y a de la joie,des pleurs des rires, l amour quoi !!!!! Les jeux d acteurs sont plein de sensibilité.....
Pour son premier long métrage Fejria Deliba nous entraîne dans une famille en pleine crise existentielle et c'est plutôt réussi. Milouda Chaqiq est excellente dans son rôle, comme tout le casting d'ailleurs. J'adore Farida Ouchani et je regrette de ne pas la voir assez à l'écran. Quelques scènes trainent un peu en longueur, d'autres n'ont pas vraiment d'intérêt et je trouve que la fin est un peu "brutale". Heureusement que j'avais vu l'interview de la réalisatrice qui souhaitait que le spectateur "s'interroge" à la fin du film ; pour le coup c'est un pari gagné ; je me suis dis que, finalement, je ne savais pas grand'chose de la vie de ma mère... à part qu'elle a été une fiancée, une épouse, une veuve et une mère de plusieurs enfants. Je ne dois pas être la seule à être frustrée de ne pas savoir comment Zayane, et les enfants, réagiront à son retour à la maison mais peut être y aura t-il une suite...
L'affiche du film est appâtante avec un beau casting pour une fratrie tout sourire (Slimane Dazi, Soufiane Guerrab, Farida Ouchani, ...), mais c'est un leurre ! (je trouve d'ailleurs dommage que Tata Milouda qui joue le rôle principal de la mère soit reléguée en bas de l'affiche). Ce n'est pas du tout un film familial "feel good". En réalité, c'est même l'inverse: une ambiance froide, des relations distantes et des personnages assez pessimistes ou bien tous en pleine crise existentielle en même temps. Pas de bol !
Tout démarre lorsque la mère, Zayane, 75 ans, reçoit une lettre lui annonçant le décès d'un homme qu'elle a connu, par le passé, en Algérie. Une boîte lui est léguée et elle décide de partir la récupérer en ne laissant qu'un petit "je pars" sur le frigo, lu plus tard par une de ses filles. Résultat, les onzes enfants se réunissent, surpris et inquiets, au domicile de celle-ci.
L'histoire se scinde alors en deux (coups) : un mini road-movie de la mère avec son amie assistante sociale, Amel (Brigitte Roüan), sur le chemin de ses souvenirs et un huis clos de la fratrie essayant de démêler la situation et qui vont découvrir des secrets de leur mère...
Ce que j'ai le moins aimé: les scènes de la fratrie. La profondeur des onze enfants n'est pas suffisamment travaillée et je les trouve par conséquent plus malaisants qu'attachants. La mayonnaise ne prend pas, les liens familiaux sonnent faux. Les dialogues sont ennuyeux et les émotions (qu'elles soient positives ou non) ne me sont pas parvenues. On dirait que Fejria Deliba, la réalisatrice, a voulu incarner pour chacun des enfants des identités et des choix de vie propre, démontrant que dans cette famille d'origine algérienne il y a de l'hétérogénéité. Un message qui a du sens afin de faire comprendre que les tous les hommes et toutes les femmes de culture musulmane n'appartiennent pas une masse uniforme. Mais la facon dont c'est amené est parfois caricaturale et lourde : la sœur en mini-jupe rose flashy, la fumeuse de clopes, celle qui boit du vin, celle qui porte un voile, le frère fermé, le nerveux, celui qui traite de fantôme sa belle-sœur en hijab, celui qui boit du vin, celui qui boit du soda de marque algérienne, ... Bref, une sorte de salade composée un peu indigeste mais où chacun pourra plus ou moins s'identifier et aura sa sensibilité piquée au vif. C'est un peu faire taire des clichés mais par d'autres clichés.
Ce qui m'a plu (et frustré): suivre la mère dans sa virée. Milouda Chaqiq (Zayane) est formidable, elle transperce l'écran avec ce mélange de pudeur et de ténacité. L'histoire autour de ses secrets de jeunesse aurait méritée d'être plus développée. Il m'aurait plu que le fil narratif se porte plus sur la situation et les émotions de la maman.
À sa décharge, il s'agit du premier long-métrage de Fejria Deliba, d'où peut-être le manque de maîtrise (scènes creuses, rythme inégal) et l'envie d'y insérer comme dans un fourre-tout une multitude de propos auxquels elle tenait. Sur 1h20 de film, il est évident qu'elle ne pouvait pas développer tous les personnages.
En conclusion, derrière chaque mère il y a avant tout une femme, un vécu et des secrets...