La Malédiction : l'origine
Note moyenne
2,6
1119 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

158 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
35 critiques
3
50 critiques
2
25 critiques
1
21 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Raph
Raph

7 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2024
“La matrice du Mal”

Etant un fan de la première heure du triptyque démonique “The Omen”, mais surtout de l’oeuvre matricielle de Richard Donner, la sortie de “The First Omen” , “La Malédiction : Les Origines” chez nous, dans un paysage cinématographique où la “Cancel Culture” est devenue la norme - voire les derniers “Hellraiser” et “Candyman” - ne pouvait que me faire appréhender le visionnage. L’Antéchrist wokiste ayant déjà infecté la plupart des suites, des préquelles, des séquelles, des remakes et autres sagas, je n'étais sûr de rien et à cet instant précis, je n’en attendais pas grand chose. Le fait de passer un moment agréable devant un film pas trop moisi, allait déjà au-delà de mes espérances les plus folles. Après le logo de la Fox (comme à la belle époque) - une vue en contre-plongée du haut d’un échafaudage sur lequel s’affairent des ouvriers - un homme d’église apparaît à l’approche d’un édifice religieux. Cette silhouette toute de noir vêtue n’est autre que celle du Père Brennan (Ralph Ineson “The Witch”), Patrick Troughton dans “The Omen” de 1976. D'emblée, devant la caméra d'Akasha Stevenson (dont c’est ici le premier long-métrage), il souffle sur les premières images, comme un vent de déjà-vu dans le bon sens du terme, de quoi rassurer le quinqua que je suis. Pour l’heure, le récit nous plonge à Rome, en 1971 en pleine révolte populaire. Ce changement de paradigme sociétal post mai 68, annonciateur des Brigades Rouges, aura toute son importance dans la suite des événements. Ainsi, une ambivalence flagrante touche la capitale italienne. D’un côté le profane (la jeunesse qui manifeste dans les rues) s’entrechoque avec le sacré (les monuments de la ville éternelle dédiés au catholicisme). L’ensemble se voit magnifié par la sublime reconstitution de l’époque. C’est dans ce contexte explosif que nous est présentée la novice Margaret (Nell Tiger Free), une orpheline américaine qui a grandi dans l’institut du Cardinal Lawrence (Bill Nighy). Celui-ci s’est mué en figure paternelle pour la jeune fille depuis sa plus tendre enfance, ce qui conforte encore plus le malaise ambiant qui s’installe. Margaret fraîchement débarquée à Rome est reçue par Lawrence en personne. Avant que ses vœux ne soient ordonnés, Margaret rejoint un orphelinat de filles dirigé par sœur Silvia (Sonia Braga). Sur place, la novice fait la connaissance de la jeune Carlita Scianna (Nicole Sorace), une étrange pensionnaire à l’écart du groupe. La réalisatrice accompagnée de ses scénaristes (Tim Smith et Keith Thomas), d’après une histoire de Ben Jacoby, mettent en image des lieux, des événements et des personnages dont on avait imaginé l’existence lors des épisodes précédents, permettant de rentrer de plain pied - par le prisme de la genèse - dans l’univers créé par David Seltzer il y a de cela cinquante ans. Au même titre que les opus de Richard Donner, Don Taylor et Graham Baker qui avaient su instaurer en leur temps, une atmosphère délétère allant crescendo lors de scènes de morts brutales, “The First Omen” (sans prendre en compte le téléfilm de 1991, le pilote d’une série avortée de 1995, le remake de 2006, et la série TV de 2016), n’est pas en reste, loin s’en faut. Des images chocs viendront imprimer nos rétines pour un bon bout de temps, lorsque les adeptes de la bête se sentiront menacés. Avec “Ave Satani”, l’extrait emblématique de la B.O au millésime demi-centenaire, du grand Jerry Goldsmith, nos oreilles seront elles aussi flattées. Deux heures durant, Akasha Stevenson qui s’était fait la main sur des séries telles que “Channel Zéro” et “Légion”, réussit l’exploit de nous faire ressentir des émotions de cinéphiles que l’on pensait enfouies depuis longtemps. La jeune réalisatrice américaine ravive même notre mémoire lors d’un instant suspendu dans le temps faisant le lien avec le long-métrage de 1976. Si j’avais l’esprit chagrin, je serais déçu par la fin ouverte qui laisse la place - et je ne l’espère pas - à l’avènement - non pas de l’Antéchrist - mais d’une nouvelle saga !
Henry Jones Jr.
Henry Jones Jr.

38 abonnés 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2024
Pari gagné pour cette préquelle de l'illustre La Malédiction de feu Richard Donner. Cette descente aux enfers d'une nonne au coeur d'un complot satanique est un très bel hommage techniquement superbe, et très élégant dans le fond comme dans la forme. Une vrai et belle surprise, se terminant au moment exact où Grégory Peck tient Damien dans ses bras, portée par la sublime Nell Tiger Free en personnage principal, et cette valeur sûre qu'est Ralph Ineson.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2024
Comme tout et pour tout à Hollywood, l’horreur et l’épouvante ne semblent pas être des genres intarissables, comme le prouvent de plus en plus les incessants retours en arrière pour déterrer et réactualiser sous diverses formes les classiques de ce genre dans l’histoire du septième art. On ne compte donc plus depuis vingt ans les remakes, reboots, suites tardives ou, la nouvelle mode, les legacy sequels sur ce créneau qui n’est malheureusement pas épargné par le manque d’inspiration patent actuel. Hollywood sait qu’en plus ce type de films coûte peu et rapporte gros, et la formule industrielle récente de Jason Blum avec sa maison de production Blumhouse en attestent. Si « La Malédiction » de 1976 est un film d’horreur satanique culte, il avait déjà eu droit à son remake il y a une vingtaine d’années, l’un des premiers du genre mais qui ne marqua pas les mémoires. Ici, on prend le parti du prequel ou de l’antépisode - comme vous préférez - pour nous conter les origines de Damien, le petit garçon maléfique du film original.

Et cette « La Malédiction, le commencement » de nous emmener dans un couvent de nonnes avec clergé étrange en Italie. Si ce n’est l’époque, on est exactement dans la même configuration que le récent et plutôt sympa et efficace « Immaculée » avec Sydney Sweeney. Ce n’est pas la première fois que le hasard du calendrier nous livre deux films similaires en si peu de temps (qu’on se souvienne de « Fourmiz » et « 1001 pattes » à la fin des années 90 ou encore de « Volcano » et « Le Pic de Dante » à la même période). Ici, à quinze jours d’affilée, c’est troublant surtout que la trame est la même : une jeune sœur qui débarque à Rome pour se faire ordonner, un couvent où il se passe des choses louches, une sœur délurée en amie, le suicide radical d’une autre, la naissance de l’Antéchrist, ... Bref hormis que celui-ci se déroule dans les années 70, apportant une touche rétro, et qu’il convoque vraiment le fantastique, l’épouvante et le surnaturel, alors que le film de Michael Mohan se contente de séquences gores et de culte étrange, les deux sont vraiment similaires. Et il est difficile d’en préférer un, les deux étant corrects, distrayants mais imparfaits et se parant chacun de défauts comme de qualités différentes.

Pour cette origin story que personne n’attendait, on doit louer une direction artistique au-dessus de la moyenne comme son doublon. Mise en avant des fétiches religieux avec intelligence et en adéquation avec la terreur sourde qui se dégage des lieux ainsi que certains plans très malins et qui flattent la rétine (la scène d’introduction très réussie par exemple). On apprécie aussi, encore une fois comme son jumeau récent, que ce long-métrage horrifique et religieux ne se vautre pas dans les effets de sursauts courants (et souvent ridicules) du moment. La peur est plus viscérale ici, malsaine. D’ailleurs, il y a quelques scènes gores (le premier accident de voiture), des visions horrifiques (le final peu ragoûtant) et malaisantes (le second accident de voiture et les convulsions qui s’en suivent) très pertinentes et inattendues qui font leur effet. Elles ne sont pas nombreuses, on n’a pas vraiment peur, mais le peu qu’il y a est vraiment percutant.

Cependant, il faut bien avouer que « La Malédiction, le commencement » est bien trop long. Deux heures pour raconter cette histoire, c’est bien trop. Notamment le début du film, le premier tiers, qui aurait pu être amputé de moitié sans souci. L’inverse de « Immaculée » sur ce point, qui était court et concis sans perdre en efficacité. En revanche, comme lui, tout le versant de la conspiration visant à voir débarquer le fils de Satan n’est pas claire ou alors les scénaristes s’accommodent de trous et de lieux communs mais ne se formalisent guère du manque de liant et de logique de tout cela. Au final, on a donc une œuvre à la mise en scène soignée, percluse de visions terrifiantes et écœurantes mais qui pâtit de longueurs et de déjà-vu. Il s’essaie néanmoins avec brio à ne pas tomber dans les travers des séries B horrifiques d’aujourd’hui sans pour autant être un nouveau fleuron de l’elevated horror (« Midsommar », « It follows », « The Witch », etc).

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2024
Le soucis avec les "origine story" est que la fin est connu si on à vu ou même entendu parlé des films précédents qui font, donc office, de suite il y a quelques années. Donc surprise final = 0. Ensuite le film met beaucoup beaucoup trop de temps à se mettre en place...et c'est dommage car une fois que cela part j'ai trouvé le film intéressant même si l'intrigue est facile (faut pas être noeud noeud pour vite comprendre). Cela donne des petits moments de stress mais trop peu et puis encore une fois il faut qu'une américaine vienne pour qu'elle soit ce qu'elle va être...et comme j'ai vu la même situation il y a quelques jours dans "Immaculée" ben cela m'a un chouia gonflée. Bref le film donne du grain à moudre pour savoir en effet l'origine (sale bête!!) mais sinon rien de bien transcendant.
NOTE : 4/10
Pierre-Marie BONIFACE
Pierre-Marie BONIFACE

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2024
Film d'excellente facture, qui surpasse de très loin les habituels films traitant de ce sujet. On est trois niveau au dessus ici. La mise en scène, la musique, envoûtent et apportent une véritable empreinte au film. Les vrais amateurs adoreront. L'équilibre entre suggestion et présence à l'écran des éléments horrifique est bon. On en a ni trop ni trop peu.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2024
Très intéressant comme un patchwork de séquences... Le scénario propose des scènes tous azimuts, artificiellement liées entre elles par ce concept de prequel de Damien : immolation, accouchement de monstre, scènes lesbiennes, hallucinations, accident corporel gore, césarienne à vif,...
La BO est tout aussi foutraque : du sirupeux Ennio Morricone sur le prologue du vitrail ou du sulfureux Raffaella CARRA en boîte de nuit...
Le mythe de l'Antéchrist (explicité dans Wikipédia) est étrangement modifié en inversant les sexes de ses parents (père chacal et mère pieuse).
L'épilogue très original (même si on est obligé de se coltiner classiquement les flammes de la purification) finira par une belle sentence assez fumeuse : "Les ténèbres se répandront sur la terre et le monde sera sauvé!".
Le grand intérêt aura été d'être surpris en permanence.
OMTR
OMTR

36 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2024
Un prequel réfléchi, captivant, choquant, sinistre et impressionnant avec une valeur artistique ajoutée

Arkasha Stevenson a coécrit et réalisé ce préquel de la série originale Omen (1976-1991).

Elle a conçu une histoire captivante, choquante et sinistre qui trouve son propre style tout en rendant hommage aux œuvres originales spoiler: auxquelles la fin se connecte de manière impressionnante
.

Si la mise en scène sobre mais efficace d'Arkasha Stevenson, rehaussée par le montage de Bob Murawski et d'Amy E. Duddleston qui insuffle un rythme contemplatif à la photographie envoûtante d'Aaron Morton sont des atouts, le point culminant est la sublime performance collective des acteurs, qui excellent tous dans leurs rôles respectifs: Nell Tiger Free dans le rôle de spoiler: Margaret, une jeune Américaine envoyée à Rome pour travailler dans un orphelinat avant de prendre le voile
. Ralph Ineson dans le rôle du spoiler: Père Brennan, un prêtre qui prévient Margaret de la conspiration de l'Antéchrist
et Sônia Braga dans le rôle de spoiler: Sœur Silva, l'abbesse de l'orphelinat de Vizzardeli, pour ne citer qu'eux
.

Un travail réfléchi qui constitue une valeur artistique ajoutée à l’univers cinématographique de la Malédiction.

4.4/5
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2024
S'attaquer à la saga culte des "Damien" par le prisme du préquel était un risque, relevé parfaitement grâce à un scénario bien écrit, cohérent, sans surenchère de jumpscares faciles ou d'effets spéciaux vus et revus. La tension est palpable de bout en bout, l'explication solide et délivrée par petites touches pour se révéler à la fin jusqu' à faire intervenir grâce à une photo des futurs parent adoptifs de Damien la liaison parfaite avec la saga. Une réussite.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2024
N'ayant pas vu le film original de Richard Donner datant de 1976, j'ai trouvé ce préquel d'Arkasha Stevenson plutôt convenable. On peut y retrouver des acteurs de GOT ainsi que des "classiques" du genre, comme Rolph Ineson dans le rôle du prêtre. La reconstitution du Rome des années 70 et les jeux de lumière accompagnés de superbes musiques et toiles magnifiques contribuent à donner un côté esthétique non négligeable. Les puristes y verront peut-être une histoire trop prévisible mais pour ma part, j'ai trouvé la fin déroutante et bien sentie. On peut reprocher à la cinéaste les hallucinations à répétition de notre héroïne qui font un peu perdre le fil du film. Sinon, c'est tout à fait correct et moins gore que prévu.
ERWAN
ERWAN

3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2024
Film assez classique, de beau plans, bonne mise en scène,scénario conventionnel et donc prévisible, Nell Tiger Free ne joue pas toujours bien, mais le plus gros problème de ce film et le fait qu'il n'y a pas de véritable fin, le film se termine sans dénouement (car préquelle).
Childeric
Childeric

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 avril 2024
Quelle purge... Long, laborieux, laid, d'une platitude confondante et mon dieu ce scénario... J'en ai vus des navets dans ma vie mais j'ai rarement vu un truc aussi stupide.
sunshine1
sunshine1

120 abonnés 471 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2024
Film assez convenu malgré quelques qualité pour sa première réalisation. Pour commencer j'ai préféré le film immaculé sortie récemment dans le même style pour sa touche artistique qui lorgne du côté de Dario argento . Celui ci est un peu trop Longuet pour se qu'il raconte, le film est interdit au moins de 16 ans du a un accouchement qui dure a peine 1 min du coup je m'attendais a une intrusion vraiment horrible mais je n'ai pas était réellement choqué par la chose ( suis-je insensible ?! ) , quelques plans très personnel et pertinent concernant les visions horrifiques ainsi que les années 80 bien retranscrit avec une fin qu'on connait tous si forcément on a Vu l'original. Rien de neuf dans la mise en scène mais qui fait strictement son job .
gregoire p
gregoire p

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2024
j'ai bien aimer, mais un peu long pour avoir quelque chose d'effrayant et je m'attendais à plus d'horreurs, sinon bon film et de bons acteurs.
Nanou
Nanou

6 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 avril 2024
Actuellement en salle de cinéma il y’a 4 personnes dans la salle je me suis dit c’est bizarre! Bref j’ai vu immaculée y’a quelques jours il est éclaté d’ailleurs mais alors ce film qu’est ce qu’il est nul . Scénario éclaté dialogue vide aucune logique franchement je me suis endormi 3 fois durant le film tellement ennuyant j’ai la haine
freddy taieb
freddy taieb

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 avril 2024
Aucun sens à cette histoire qui ne tient pas debout, pour arriver au chef d’œuvre avec Gregory Pec de 1975
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse