Reconstitution historique impeccable pour une affaire incroyable, un scandale d'état, un antisémitisme glaçant bien avant l'holocauste, un autodafé de l'article "j'accuse" de Zola effrayant. Un scénario clair sans jamais être didactique, une distribution sans cabotinage, voici un film historique comme on voudrait que la France en produise d’avantage. Pour l'avoir vu bien en retard, après le buzz des César, il est incompréhensible qu'une œuvre ne soit pas juste jugée pour ce qu'elle est. Et le film, ici, est une vraie réussite, maitrisée de bout en bout.
Sans faire plus de polémique sur le réalisateur. "J'accuse" fait parti de ces grands films historiques à voir impérativement. Un récit de plus de deux heures qui fait preuve d'une grande précision sans jamais sombrer dans l'ennui. On est réellement transporté dans une autre époque qui, par bien des points, est consternante. La réalisation est parfaite pour ce genre de film et Jean Dujardin est Magistral.
grosse deception. ce film dont tout le monde parle me faisait esperer un grand moment de cinema. et bien c est raté. des le depart on s ennuie. il n y a pas de rythme, c est mou, c est sombre et meme parfois un peu carton carton-pâte niveau décor. je connaissais vaguement l histoire et j attendais d en savoir plus mais le recit est confus et pas du tout didactique. le film ne degage pas beaucoup d emotions. Décevant !
J’ai conscience de mettre les pieds dans un nid de serpents en parlant de ce film ! oui, oui c’est vrai. Mais on va essayer de conserver un peu d’objectivité ? En effet comment passer à côté d’un tel film ? pour la cinéphile que je suis, je dirai que c’est impossible. Nonobstant les histoires malsaines et scandaleuses qui collent à la peau du réalisateur. Qu’en serait-il s'il était inconnu du public ?
En revanche était-il absolument nécessaire de lui attribuer une Palme ? Surtout celui de réalisateur, qui récompense l’homme ? Ravivant ainsi les polémiques… celui de meilleur film aurait été plus opportun à mon sens. Bref, ça n’est pas le sujet.
Pour ce qui est du film, je le classerais dans la catégorie des chefs-d’œuvre sans aucune hésitation au même titre que « le pianiste » ou la « liste de Schindler » ou encore « Sacco et Vanzetti ». L’esthétique est parfaite. Le style rigoriste se prête au sujet et le sert admirablement. La mise en scène est sobre et les dialogues sont nets et précis, sans excès. Le film nous distille une musique assez peu présente mais de haute qualité (de l’excellent Alexandre Desplat, spécialiste des B.O.).
Mon seul regret se situe au niveau de la prise de vue, pour moi trop sombre. Tout au début cet éclairage parcellaire m’a dérangé bien que je sois convaincue qu’il soit voulu. Les seules sources de lumière proviennent des quelques fenêtres sur lesquelles la caméra passe sans s’y arrêter. Ces flaques de lumière engendrent des contre-jours qui accentuent le côté sombre. L’utilisation du sépia parfois renforcent la gravité du sujet. Globalement je trouve les éclairages sobres et minimalistes. Aurait-il gagné à être plus lumineux ?? la situation décrite n’est pas « joyeuse ». Un éclairage « printanier » ne lui aurait pas été. Et de toute façon tel était le parti pris du réalisateur, et ça en fait aussi tout son cachet. L’atmosphère pesante y est bien rendue par ces fondus de noirs.
Les scènes de nuit sont presque plus « lumineuses ». La pénombre y est moins prégnante, mais c’est un détail. Dans deux scènes, dans le bureau de Picquart, sa fenêtre ne s’ouvre pas (malgré les deux essais infructueux de Jean Dujardin). Un indice ? Une métaphore ? La vérité « engluée », les jugements « obscurcis » ? Je me suis prise à penser que le film « s’éclaircirait » à mesure que l’injustice sera dévoilée et que la vérité éclatera. La seule scène (de jour d’ailleurs et en extérieur) qui bénéficiera d’un peu de lumière est lorsque l’avocat de Dreyfus se fera assassiner, ruinant par la même ma théorie de lumière pour rédemption.
Je ne reviendrais pas sur l’histoire connue et reconnue d’Alfred Dreyfus. Qui ne la connaît pas ? Mais après tout peut-être était-ce quand même nécessaire pour les jeunes générations de rappeler ce point noir de notre Histoire. En effet, les propos tenus dans ce film résonnent étrangement avec ceux d’aujourd’hui… alors, oui, il faut enfoncer le clou. Rappeler où nous emmènent de tels raisonnements… Ce sujet est totalement d’actualité !
D’ailleurs, le sujet central du film n’est pas vraiment Dreyfus lui même. Le héros, c’est Picquart. L’affaire est vu par le prisme exclusif de l’armée puisque J. Dujardin en fait partie. C’est son univers. C’est Picquart qui fit « tomber » Dreyfus. C’est lui qui contribuera à sa réhabilitation.
La reconstitution des faits me semble parfaite ; un satisfecit particulier pour le soin apportés aux costumes et aux détails des décors. Les jeux d’acteurs sont impeccables y compris pour les seconds rôles. Jean Dujardin est particulièrement inspiré. Franchement je ne retrouve rien à redire à ce film qui a confirmé mon opinion sur le talent de Polanski. Désolée de le dire. Mais d’ailleurs, je ne vois pas pourquoi je devrais m’excuser d’apprécier son œuvre et m’en justifier.
Bien au delà du scandale entourant la sortie du film lors du dernier festival de Cannes, un long-métrage de Roman Polanski qu'il m'intéressait de voir pour sa plongée dans l'une des plus connues affaires judiciaires de l'histoire française. Ma dixième incursion dans la filmographie du réalisateur franco-polonais et une oeuvre qui, même si elle s'avère riche, instructive et plutôt agréable à suivre en terme de narration, possède une autre facette moins attractive entre une intrigue assez molle dans son ensemble, très classique dans son écriture et une interprétation très théâtrale à l'image de Louis Garrel ou Melvil Poupaud. Pas mal dans son ensemble mais loin d'être exceptionnel.
Oui ce film mérite les récompenses obtenus en dépit d'une polémique, hors sujet, incapable de discernement entre l'homme et l'artiste. C'est un implacable réquisitoire contre un complot militaire antisémite transformé en erreur judiciaire historique. C'est surtout une des meilleures réalisations d'un cinéaste majeur de l'histoire du 7è art qui nous a habitué à l'excellence depuis tant d'années ("le Bal des Vampires", "Chinatown", "Tess", "le Locataire", "Pirates", "Lune de Fiel", "le Pianiste", "Oliver Twist"...). Une formidable leçon de cinéma dont sait encore nous gratifier Roman Polanski malgré son âge avancé. Pour cela, il est bien aidé par une distribution, aux rôles sans faille, constituée d'un grand nombre de comédiens bien connus du cinéma français. Au regard de ce très bon "j'accuse" : il est devenu clair que ceux qui s'abaissent à le flinguer sont suspects de mauvaise foi. C'est l'homme qu'ils jugent en inquisiteurs et non son film qu'ils n'ont probablement jamais vu et ne verront jamais. Qui se rappelle de l'incendie qui ravagea une salle parisienne, brûlée par des intégristes, pour avoir projeter le magnifique "la Dernière Tentation du Christ" d'un autre grand réalisateur : Martin Scorcese (pourtant croyant) ? Merci aux producteurs de nous permettre de continuer d'apprécier le travail d'un très très grand metteur-en-scène qui continue, malgré tout, d'offrir à tout cinéphile qui se respecte son immense talent. N'en déplaise à ses détracteurs, il est déjà sur un nouveau projet cinématographique... tant mieux !
Au delà du fait que ce film n'aurait peut-être jamais dû voir le jour... Il est là, et force est de constater que ce film est d'une beauté extraordinaire ! Seul Louis Garrel m'a fait tiquer une fois ou deux pour un jeu un tantinet pas maîtrisé.
Si le film n’est pas prisonnier d’une remarquable reconstitution (décor, costumes, lumière) et s’il est servi par une solide distribution (à l’exception d’E. Seigner qui soit récite soit joue faux) il n’est pas véritablement à la hauteur de cette tragédie humaine. On l’on est en droit de se poser les questions suivantes : Pourquoi ne voit-on pas davantage les répercussions de « l’affaire » sur une société française dès lors divisée ? Pourquoi ne voit pas davantage Dreyfus ? Pourquoispoiler: Esterhazy est-il autant absent ? Et enfin pourquoi le film n’explore pas certains épisodes troublesspoiler: à l’instar du « suicide » du commandant Henry qui s’est ouvert les veines de la main gauche alors qu’il est droitier (ce que montre d’ailleurs le film).
L'affaire Dreyfus est ici retranscrite de fort belle manière. L'originalité ici est que Dreyfus est un rôle secondaire. Polanski nous fait revivre de fort belle manière l'ambiance des années 1900. Le film se laisse regarder et nous plonge bien dans cette extraordinaire affaire. On peut juste regretter quelques longueurs, et une approche peut-être un peu trop "carrée".
Malgré toute la polémique sur l'homme (tout a fait justifiée) je voulais me faire un avis sur ce film. Dujardin est bon, les costumes et les décors parfait ! Le film parfois un peu longuet retrace bien l'affaire qui je pense est une part importante de notre histoire à ne pas oublier.. Par contre Saigner est mauvaise, toujours la même expression... Faut arrêter le botox ou le cinéma... Triste prestation. Bref un bon film mais qui à mon goût ne mérite pas le titre de chef d'œuvre comme on a pu l'entendre..
On louera, avec évidence, certaines critiques d'une partialité grotesque, dont ce "vulgaire téléfilm", comme elles le clament si haut, est un punching-ball servant à apaiser leurs idées creuses.
Du reste, "J'accuse", par sa reconstitution , par sa mise en scène, par son scénario et par un Jean Dujardin frisant l'excellence, est un moment de cinéma comme on sait les apprécier.
Roman Polanski nous prouve que malgré tout ce qu'on dit sur lui il est un réalisateur très prestigieux. J'accuse retrace l'histoire de Alfred Dreyfus injustement condamné pour trahison. Jean Dujardin interprète brillamment le colonel Picquart. Brilliant film historique. Le film est un succès et Roman Polanski raffle les Césars : Meilleur film / meilleur réalisateur et meilleur adaptation... Á voir et revoir.
En pleine tempête médiatique qu'il sort pourtant adoubé du Grand prix du jury à la Mostra de Venise. Le réalisateur Franco-Polonais nous plonge en pleine IIIè République et revient sur un évènement majeur de l'histoire de France dont l'empreinte matricielle façonnera en profondeur le XXè siècle à venir... J'ACCUSE, Polanski sur le banc des accusés !