J'accuse
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842 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 décembre 2019
Si l'on arrive à dépasser (et l'on peut comprendre que pour certaines et même certains cela soit difficile voir impossible) la polémique sur le réalisateur en tant qu'individu mais surtout si l'on veut bien se préoccuper d'abord de l'histoire que raconte ce film: : l'affaire Dreyfus si ce n'est l'affaire Picard et tout ce que cela raconte sur la Société et ses "corps constitués" (dont l'armée n'est qu'une vitrine ou un miroir) il est difficile de ne pas dire de ce film qu'il est formidable en ce qu'il nous interroge aussi sur notre Société "ici et maintenant" car il serait trop réducteur de dire "c'était terrible à cette époque là...". C'est aussi un film terriblement "contemporain". C'est un film à voir et à penser... Y compris dans la dualité des hommes et des femmes, des êtres humains... Et là on peut repenser au réalisateur...
Lord Lyndon
Lord Lyndon

21 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2024
Un excellent thriller d’espionnage haletant et passionnant qui rend justice à PICQUART véritable héros du film et qui met en lumière les pratiques des renseignements généraux de l'époque. L'interprétation est de 1er ordre (DUJARDIN ainsi que la plupart des comédiens venus de la Comédie Française), la mise en scène est soignée ainsi que la reconstitution d'époque (décors, costumes). Une réussite dont la sortie fut hélas parasitée par des polémiques sur la vie privée du cinéaste...
jeanphilippeperez
jeanphilippeperez

8 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2019
Film trés rigoureux et trés bien documenté sur une erreur judiciaire et sur les mécanismes qui ont précédés sa réalisation et sa correction. Le casting est magistral. La réalisation exceptionnelle. Courez y.
Ge0kok0
Ge0kok0

12 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2020
C'est particulièrement un réalisateur qu'on accuse se défilant à projeter du Zola. Tout se paye un jour ou l'autre dans la vie.
scorsese69
scorsese69

2 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2019
Sous un ciel grisâtre, dans un silence de mort, un officier de l'armée française s'avance sur la cour Morlan de l'école militaire de Paris. Il s'agit du capitaine de confession juive Alfred Dreyfus, reconnu coupable d'espionnage pour le compte de puissances étrangères, en l'occurrence l'Italie et l'Allemagne. L'officier est dégradé devant ses partenaires de régiment. Nous sommes le 5 janvier 1895. Dans l'assistance, un homme assiste à la scène. En effet, le lieutenant-colonel Picquart ne se doute pas que l'individu dégradé est un parfait innocent et que l'armée française a fabriqué de fausses preuves pour protéger l'un des siens. Ainsi s'introduit "J'accuse" de Roman Polanski, Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise 2019. Adaptée du récit de Robert Harris, "D" (2013), l'oeuvre du cinéaste franco-polonais se concentre sur l'enquête menée par le lieutenant-colonel Picquart pour faire éclater l'innocence du capitaine Dreyfus. Orchestré comme un thriller politique dans lequel un homme se trouve seul contre une institution, '' J'accuse" perpétue avec cohérence la filmographie de Roman Polanski. Le lieutenant-colonel Picquart, interprété avec une étonnante sobriété par Jean Dujardin, s'inscrit dans la continuité du personnage de l'écrivain-fantôme de "The Ghost Writer" (2010). Victimes d'intimidation, les parcours des personnages principaux de "J'accuse" et "The Ghost Writer", scénarisées par le même Robert Harris, se heurtent à de multiples obstacles, accusations et jugements sans preuves ni raisons. En ce sens, l'univers paranoïaque décrit par Polanski s’inscrit dignement dans celui du "Procès" de Franz Kafka. Le classicisme de la mise en scène examine froidement les faits sans sentimentalisme. Reconstitution fidèle de la France de la fin du XIXème siècle, sobriété de l'interprétation, discrétion de la musique, concourent à faire de "J'accuse" une oeuvre froide, précise et dénuée de toute forme de pathos. L'épure y apparaît comme essentielle. Simplement les faits, les faits uniquement. Cette froideur se communique par le choix d'une action située essentiellement en huis-clos. Tandis que l'étau se resserre sur Picquart, se déplaçant de salles sombres en salles sombres à la recherche de pièces à conviction, le spectateur se sent oppressé, cherche à respirer, à voir la lumière du jour. De nombreux face-à-face opposant Picquart à ses supérieurs hiérarchiques rythment "J'accuse". Les dialogues, écrits avec justesse, soulignent l'antisémitisme ordinaire de l'armée française et révèlent une fracture de la société française de la fin du XIX ème siècle, divisée entre dreyfusards et antidreyfusards. Avec "J'accuse", Polanski signe son meilleur film depuis ''The Ghost Writer'' (2010). Toutefois, le cinéaste dépeint le lieutenant-colonel Picquart comme un individu agissant de manière désintéressé. Philippe Oriol, historien auteur de l'ouvrage "Le Faux ami du Capitaine Dreyfus" (2019), met en doute cette vision du personnage. Selon ce dernier, Picquart, antisémite et soucieux de sa carrière, pense d'abord Dreyfus coupable puis témoigne devant les tribunaux, moins pour défendre le capitaine que pour se défendre lui-même. Une thèse à étudier pour apprécier la complexité du personnage du lieutenant-colonel Picquart, en complément du visionnage de "J'accuse".
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 décembre 2019
Meri pour la vérité historique...
Tout est bon, les acteurs, les décors, les costumes.
Un très grand film
Nicothrash

477 abonnés 3 379 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2019
Dernier Polanski, J'accuse fait plus parler de par la position délicate de son réalisateur que par son contenu et au sortir de la séance, on se rend effectivement compte que c'est bien dommage parce que cette petite pépite à beaucoup de choses à raconter. Pour ma part c'était véritablement l'occasion de m'enrichir culturellement puisque je n'étais pas du tout calé sur ce pan de l'Histoire française. L'ensemble m'est donc apparu absolument passionnant, l'intrigue ne nous lâche pas une seule seconde, le tout sublimé par la mise en scène sans fioriture de Polanski ainsi que par des interprétations sans faille. Malgré certaines longueurs, j'ai beaucoup aimé J'accuse et lorsque l'on s'aperçoit du climat délétère régnant notamment en France à la fin du XIXème siècle, doit-on vraiment s'étonner de ce qu'il se passera dans le Monde 50 ans plus tard ...
Charlotte28
Charlotte28

213 abonnés 3 023 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2019
La première scène donne le ton de l'exigence du réalisateur tant dans la dynamique de son récit qui nous happe alors que nous ne distinguons que quelques soldats marchant à travers une cour que dans le soin apporté aux décors et aux costumes pour dépeindre au mieux le climat délétère - et tellement métatextuel! - de cette intrigue qui mêle enquête policière et thriller à un récit historique où chaque personnage habite pleinement l'espace. D'une absolue maîtrise!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 décembre 2019
Vraiment impressionnant à tous les niveaux, les acteurs, et surtout la mise en scène. On sens que le film est à gros budget, mais que l'argent a été intelligemment dépensé. Succès mérité,
La salle comble a applaudi à la fin du film !
Nisrine A
Nisrine A

38 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2019
J’ai longtemps hésité à aller voir J'ACCUSE vu la polémique qui l'entoure. Sans rentrer dans le débat et la question "Faut-il séparer l'œuvre et l'artiste", j'ai choisi d'aller quand même le voir pour l'importance de l'affaire DREYFUS dans l'histoire de la justice française. J'ai aussi choisi d'aller le voir car sans vous lister tous les métiers du cinéma, un film n'appartient pas qu'à son réalisateur; c'est la sueur d’une centaine de personnes.
Revenons maintenant à la critique du film lui-même, J'ACCUSE fait partie de ces films où nous avons tout (un bon scénario de base, acteurs stars à l'affiche, grands moyens de production etc...) mais où ce « tout » ne prend pas. Je n'ai pas retrouvé la dimension émotionnelle attendue. Des longueurs, un manque de rebondissements et une neutralité artistique (voulue ou pas ?) font partie des raisons pour lesquelles on n'a pas ici le bon thriller que l'affaire DREYFUS aurait mérité. Aussi, concernant les personnages secondaires, autant Louis GAREL est touchant dans la peau d’un Louis Dreyfus plus qu’émouvant, autant il est urgent qu’Emmanuelle SEIGNER se remette en question (moi qui l’avais adoré dans LA VENUS À LA FOURRURE, toujours de Polanski, il y a quelques années), son jeu est plus que mauvais, le rythme est faux (on ressent limite le mot « Action » tellement elle est en décalage dans ses dialogues face à Jean DUJARDIN). Un peu déçue globalement de cette œuvre.
Victoire504
Victoire504

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2019
Ce film me parle dans la mesure où tous les personnages et événements évoqués sont réels. J'ai trouvé admirable le courage et la détermination de plusieurs personnes clés dans cette affaire qui ont permis de faire justice - au départ, ce n'était pas du tout gagné. A noter en particulier : le courage d'Emile Zola, qui aurait pu rester tranquillement installé dans son confort et sa fortune. Il semble que son engagement du côté de Dreyfus lui ait coûté très cher, au moins pendant qqs temps. Les manifestations de ces grandes qualités sont belles à voir et font vraiment du bien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 janvier 2020
Film vraiment bien. La direction artistique est vraiment réussite ( costumes, maquillage,décord et même coiffures vraiment réussies).
Bravo !
XAVIER C.
XAVIER C.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2019
très beau film qui nous remet bien en mémoire l'affaire Dreyffus qui a déchainé les pensions en son temps
Fabienne L
Fabienne L

25 abonnés 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 décembre 2019
L’Affaire Dreyfus, ce « drame inouï d’humanité » selon Clemenceau, cette « crise religieuse » selon Péguy, cette « orgie de métaphysiciens » selon Barrès, ébranle profondément la conscience du pays. Considérée par Barrès comme une question « de vie ou de mort pour la nation », l’Affaire constitue dans la vie politique française une coupure. En mettant chacun dans l’obligation de se définir par rapport à un certain nombre de principes, elle accentue les clivages politiques et provoque une clarification….L’Affaire provoque l’affrontement de deux visions du monde, de deux conceptions de la société, de deux échelles de valeurs morales.
L’équipée boulangiste est ramenée à de plus justes proportions par une crise qui remue les consciences et façonne le comportement politique des Français pour plusieurs dizaines d’années.
Bien que les problèmes qu’elle a soulevés n’ ont pas été résolus, l’Affaire, pour autant, n’a pas sombré dans l’oubli. Non seulement parce que les forces battues en 1902 ont continué de jouer un rôle de premier plan jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais surtout, peut-être, parce qu’elle a posé d’une manière concrète, et en lien direct avec la vie de tous les jours, quelques-unes des questions fondamentales de la politique…
(Zeev Sternhell, Maurice Barrès et le nationalisme français (1972), pages 246 à 281)
L’Affaire s’invite à nouveau, en force, en 2019, à un moment où le retour de l’antisémitisme se ramifie, se développe sur le tronc des vieilles branches mais se nourrit également de jeunes branches inventant un racisme new school et vingt et unième siècle. Repenser les racismes n’est pas sans intérêt philosophique, historique et social. Le repenser en lien avec la mondialisation et en terme de fléau universel est certainement un exercice utile. Mais devait-on revenir sur cette affaire de façon cinématographique ?
Lire une thèse sur Dreyfus et décortiquer l’affaire d’un point de vue scientifique au regard de nouveaux documents fera toujours progresser nos connaissances. L’illustrer par un film est une autre affaire.
Un film n’est pas un livre. Ni un article. J’accuse ne montre que des militaires à moustaches, moches et ridiculisés. Le Film est vilain… même ce beau gosse de Dujardin est enlaidi. Dans sa maigreur hautaine. Pour ceux qui ne trouvent pas les histoires d’Armées très folichones, le film est fatiguant. Il grince comme ces vieux parquets. Le niveau sonore cherche à nous ramener aux ambiances du 19éme et au générique on s’aperçoit qu’il y a un directeur des « Ambiances ». Quel a été le prix de ce film ? Le nombre de décorateurs et d’experts en tout genre est ahurissant. La lumière est également savamment étudiée. Mais tout est moche et marron. Ce film est un cauchemar. J’ai passé deux mauvaises heures dans des ambiances sombres avec des personnages désagréables avec d’immenses moustaches, faux, racistes et méchants. Le dernier film de Polanski est vilain. Tout juste vilain.
mitsch
mitsch

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2019
Un monument du cinema ; réalisation exceptionnelle et respectueuse du livre de R Harris. Une image de la France, belle et parfois sordide
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