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Greg Marga
1 critique
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1,5
Publiée le 3 mars 2024
Déjà que je ne voulais pas le voir à cause de Polanski… mais bon, fallait quand même le voir. Mais quelle déception. Jeu d’acteur terrible, dialogue triste, décors mal ficelés… bref insipide ! Ah si, les les costumes !
Du grand spectacle ! D'abord, une affaire exceptionnelle, histoire vraie d'une injustice, une affaire judiciaire et politique teintée d'antisémitisme. Ensuite une ribambelle d'acteurs de talent, tous excellents, mention spéciale pour Jean Dujardin qui apparaît dans quasiment toutes les scènes. Enfin un scénario, une mise en scène, des costumes et des décors qui font plonger le spectateur dans cette fin de XIXe siècle. Alors c'est sûr, on ne rigole pas. Ce qui ne m'a pas empêché de remarquer que le colonel Sandherr s'occupait donc du service de la statistique de l'armée, avant de se lancer dans le poulet frit. Ceux qui ont trainé leurs guêtres dans les tribunaux apprécieront ici aussi un bel exemple de non-respect du contradictoire. S'il serait un reproche à faire, ce serait que J'Accuse est assez difficile à suivre, surtout quand on ne connait pas grand-chose à l'affaire Dreyfus. Quelques dates auraient été les bienvenues pour se repérer dans les multiples allers-retours. D'un autre côté la mise en scène choisie force à l'attention et à suivre la démonstration du colonel Picquart, envers sa hiérarchie et le gouvernement. À voir absolument !
Un gros travail de réalisation est irrévocable, roman Polanski, film la même sensation de grandeur que faisait également Kubrick. Le soucis du détails, la reconstitution de Paris à la fin du XIXème. Sur un fait divers authentique, l'armée française est mise en déroute. L'affaire Dreyfus. Néanmoins, je trouve l'interprétation, surtout Jean Dujardin, est un peu terne, les personnages n'ont pas beaucoup de profondeur, pourtant il y avait de quoi faire.
Ce long film, cloisonné uniquement au militaire se perd au fur et à mesure, s'attardant sur des duels entre gentilshommes mais oubliant au passage l'essentiel : Les tensions de la société française, l'instrumentalisation politique de l'évènement et les revirements progressifs de certaines personnalités : Car si la « propreté formelle » est acceptable, la réalisation est ultra -classique et sans émotions, le rythme lent et passe totalement à coté de ce qui était en jeu dans "l'affaire" et pourquoi elle a traumatisé la IIIème République. Curieux parti pris de Roman Polanski.
Film poignant et pleins d'émotions. La reconstitution de l'affaire Dreyfus est vraiment bien mise en scène et on découvre pleins d'aspects intéressants de l'enquête. Un peu dommage que le final soit un peu bâclé. Les bons dans le temps ne sont pas toujours clairs. ça reste un bon film à regarder.
Un chef-d'œuvre, un classique, sans aucun doute l'un des plus grands films français de tous les temps, je pèse mes mots. Scénario au scalpel, récit au cordeau, réalisation parfaite, maîtrise totale. Et Dujardin est plus qu'à la hauteur dans un tel écrin, les autres acteurs aussi. Du grand cinéma, du cinéma de maître.
Vu le 27/09/2023 Très bon film historique basée sur une histoire très connue en France mais juste dans les grandes lignes. Le détail de tout ça m'avait toujours échappé, notamment le rôle joué par le colonel Picquart que je ne connaissais pas et qui est magistralement interprété par Jean Dujardin. Je comprends mieux ce qu'à pu endurer le dénommé Alfred Dreyfus (joué par Louis Garrel, que j'ai trouvé très moyen) quand il a du être exilé sur l'Ile du Diable en Guyane alors qu'il était innocent, je trouve remarquable sa pudeur et sa résignation et heureusement qu'il avait un ange gardien qui a pu le réhabilité en métropole, d’ailleurs les remerciements finaux sont extrêmement froids je trouve, j'ai vraiment eu du mal avec cette fin de film. Je ne sais pas si la réalité est autre mais si un homme sauvé de l'exil (en plus dans des conditions difficiles) être si peu prolixe envers son bienfaiteur, c’est peut-etre que finalement il ne l'avait pas volé son bagne. Je n'ai pas trop adhéré au personnage de Pauline Monnier (la maitresse de Picquart) jouée par Emmanuelle Seignier, je trouve que cette actrice ne dégage pas grand chose, pas d'émotions.... c'est plat. La corruption et la médiocrité du haut-commandement est bien retranscrit, les lâches préfèrent toujours se taire plutôt que d'accepter la vérité. Une bonne note aussi pour le court moment où l'ont voit Emile Zola (joué avec justesse par André Marcon) Un film qui aura eu le mérite de me permettre de mieux connaitre cette affaire de la fin du XIXè siècle qui aura déchiré la France
Aborder l’affaire Dreyfus au cinéma peut paraitre un défi de taille pour tout cinéaste qui s’y attache tant cette affaire a eu de ramifications judiciaires, politiques et sociétales pendant près d’une décennie. En évoquant uniquement la contre-enquête conduite au sein de l’armée française dans les mois qui ont suivi la dégradation et la condamnation au bagne d’Alfred Dreyfus et en choisissant de centrer son film autour du personnage de Marie-Georges Picquart, Roman Polanski réussit plutôt bien son pari. Il cadre bien le sujet. A l’exception des scènes de pillage qui suivent la publication par l’Aurore de la lettre adressée par Emile Zola au Président de la République, l’aspect sociétal de l’affaire est complètement occulté. Polanski se focalise essentiellement sur son volet judiciaire en limitant ses aspects politiques à une poignée de séquences impliquant quelques journalistes ou le ministre de la Guerre. Tout au long du film, Polanski retranscrit parfaitement le climat pesant qui régnait au sein de l’armée française dans la dernière décennie du XIX siècle. Une armée obnubilée par la revanche à prendre sur l’Allemagne, vers laquelle les activités d’espionnage sont tournées en priorité. La volonté de l’institution de redorer son blason près d’un quart de siècle après l’humiliation de 1870 et le sentiment de panique générale qu’y a laissé « l’affaire » sont bien palpables à l’écran. Le tour antisémite qu’a pris l’affaire Dreyfus est, quant à lui, abordé habilement au travers de l’armée française ou de quelques protagonistes à l’enquête. Cette juste retranscription de l’Histoire est rendue possible par l’aspect technique très soigné du film. Les décors et costumes permettent une impressionnante reconstitution du Paris de cette fin de XIXe siècle. Grace à la précision de sa mise en scène, Polanski parvient à recréer des scènes denses à l’intensité dramatique, que ce soient la scène de la dégradation d’Alfred Dreyfus qui ouvre le film ou les différentes scènes de procès. Enfin, Polanski s’appuie sur une large palette d’acteurs de talent, à commencer par Jean Dujardin, qui campe magnifiquement un Marie-Georges Picquart plein de sensibilité et de détermination, homme de devoir doté d’un sens moral hors du commun qui l’amène à affronter sa hiérarchie et à prendre le risque de compromettre sa carrière. Jean Dujardin est entouré d’un grand nombre de seconds rôles parmi lesquels on retrouve Louis Garrel, Mathieu Almaric, Damien Bonnard, Emmanuelle Seigner, Melvil Poupaud, Michel Vuillermoz, Vincent Perez, Denis Podalydes… Mais, comme beaucoup de grosses productions, « J’accuse » n’échappe pas au piège du film à grand spectacle. S’il se veut une restitution fidèle d’événements ayant réellement eu lieu, le film a peu à peu tendance à transformer Marie-Georges Picquart en un véritable héros de cinéma, aventurier au grand cœur, capable de prendre tous les risques pour poursuivre l’assassin de l’avocat d’Emile Zola, agressé en plein rue par l’homme qu’il cherche à faire condamner ou passant son temps libre en compagnie de sa maitresse. Il en va de même du personnage d’Alfred Dreyfus que l’on voit essentiellement en train de se morfondre sur son Ile du Diable au cours de quelques séquences qui présentent peu d’intérêt. Le choix d’introduire un certain nombre de flash-backs est, par ailleurs, douteux. Ces flash-backs ne semblent avoir d’autre finalité que celle de présenter plus en détail certains personnages parmi la pléthore de protagonistes qu’a comptée l’affaire Dreyfus au sein de l’armée française ou du monde judiciaire. « J’accuse » n’en reste pas moins un film haletant, qui nous prend aux tripes, une reconstitution minutieuse de ce feuilleton judiciaire qui a passionné la France pendant une dizaine d’années et l’a scindée en deux. Un film qui nous incite à en savoir plus sur cet épisode de notre histoire et, parallèlement, à réfléchir aux notions de justice, d’équité et d’impartialité qui resonnent toujours avec autant d’intensité à nos oreilles dans le monde d’aujourd’hui.
Dans ce film, l'affaire Dreyfus est traitée du point de vue du Colonel Picquart, un de ses supérieurs militaires qui était antisémite et ne le portait pas forcément dans son cœur. Ce qui est intéressant, car on va voir un homme qui n'a aucune sympathie pour Alfred Dreyfus, mais qui va tout faire pour rechercher la vérité quitte à innocenter ce dernier. Ainsi, pendant plus de deux heures, on va assister à une passionnante enquête faite de témoignages et d’indices divers dont la découverte va confronter Picquart à ses supérieurs hiérarchiques. Nanti de superbes acteurs aussi bien chez les premiers que les seconds rôles, on retiendra surtout la performance de Jean Dujardin, impeccable en officier objectif en quête de vérité quoi qu’il lui en coûte, ainsi que l’ambiance étouffante de « J’accuse ». Au final, on aura assisté à un bon long-métrage minutieux et captivant, dont l’histoire a à peine été changée, malgré deux, trois libertés scénaristiques prises par les scénaristes.
Je suis mitigé sur le film, deja sur le réalisateur ou il y a débat pour des sujets assez grave... Il est donc difficile d'avoir un avis sans juger le réalisateur et sa vie. L'affaire Dreyfus est une véritable affaire sérieuse, j'ai mis la note de 6 sur 10. Mais j'ai pas envie de m'éterniser a argumenter sur ce film.
Bien sûr, il y a cette injustice énorme. Mais le film est tellement contemporain sur l'espionnage et le viol de la vie privée. Il n'y a pas que l'angle anti-sémite qui est abordé, mais surtout la bêtise humaine qui peut atteindre de tels sommets avec les militaires. Rappelons-nous Georges Clemenceau: "La connerie militaire et l'immensité des flots sont les deux seules choses qui peuvent donner une idée de l'infini."
Un excellent film de polanski sur l’affaire dreyfus. C’est passionnant de bout en bout, malgré une durée assez longue (2h15), et c’est remarquablement joué par tous les acteurs. A voir
Une œuvre magistrale signée Polanski. Le réalisateur s’attaque à une page sombre de l’histoire de France : l’affaire Dreyffus. Le souci de la reconstitution est parfait. La mise en scène est ample et généreuse. Le casting est irréprochable à commencer par Jean Du jardin qui livre une prestation de grande qualité. Un film à voir absolument tant il a une valeur historique et permet de mieux appréhender cette affaire d’état qui a profondément diviser la société française à la fin du 19e siècle.
Un retour très intéressant sur l’affaire Dreyfus, qui a divisé la France pendant une décennie. La montrer sous l’angle d’approche du lieutenant-colonel Picquart s’avère judicieux quant à la découverte progressive de la réalité. Les mécanismes de « l’intérêt supérieur de la Nation » et la collusion pouvoir-armée sont parfaitement montrés. Mais on pouvait attendre de Roman Polanski plus de souffle et un film plus inspiré et moins académique. Peut-être le parallèle souhaité entre l’affaire montrée et les accusations portées contre lui (le juif accusé à tort) l’a-t-il quelque peu inhibé…