Chronic
Note moyenne
3,0
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cyclo86
cyclo86

15 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2015
"Chronic" est un film mexicain par sa production et son réalisateur Michel Franco (auteur du terrible "Después de Lucía", chroniqué dans mon blog le 8 octobre 2012). Mais il est tourné en anglais et on suppose que ça se passe aux USA. Le héros, David (Tim Roth), est un infirmier qui s’occupe, à domicile, des personnes en fin de vie (une sidéenne, une cancéreuse) ou handicapés (un vieillard qui a fait un AVC, un adolescent en fauteuil roulant). Tout est dans le regard quasi documentaire du réalisateur sur ce personnage hors du commun. Qui est-il ? Pourquoi donne-t-il tant d'amour (agapé ici, et non éros) à ces personnes qui lui sont confiées (au point d'être accusé – faussement – de harcèlement sexuel par la famille du vieillard, honteuse d'avoir découvert des films porno sur la tablette de ce dernier). On se demande d'ailleurs s'il n'est pas un brin psychopathe, tant sa « bonté » paraît extraordinaire.
En fait, David a un passé douloureux qu'il essaie de conjurer en se consacrant totalement aux autres. Donc un peu fou  aux yeux de la bonne société bourgeoise pour qui il travaille. Ce film qui nous montre le désespoir et la souffrance des malades en fin de vie, est aussi un film sur la dignité humaine. Magnifique et bouleversant pour moi qui ai vécu un accompagnement semblable, sans avoir toutes les attentions et les qualités, ni le don absolu de soi que montre ici cet infirmier. Compte tenu du sujet (le cinéaste ne nous cache rien et crée du malaise, par exemple en s'attardant sur la toilette de ces grands malades), le film ne peut avoir qu'une audience restreinte : il est aussi loin du mélo que des bons sentiments et ne cherche pas à caresser le public (qui d'ailleurs n'aime pas voir évoquer la maladie ni la mort) dans le sens du poil. Prix du scénario à Cannes cette année. Voir ce film permet de mieux mesurer le cas du Dr Bonnemaison et de ne pas le condamner d'emblée.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Franco aura su trouver la bonne façon de nous faire comprendre cette étrange relation entre le patient et son accompagnateur: Peu de dialogues, pas de musique, longs plans séquences scotchants etc.. La mise en scène est vraiment parfaite pour nous faire ressentir l'intensité qui se dégage entre le patient et cette sorte d infirmier, l'importance qu'ils ont l'un pour l'autre. Pas toujours facile à encaisser (je me suis senti con avec mes petits soucis!) mais ça a le mérite d être direct et sincère et dans ce registre qui de meilleur que Tim Roth encore et toujours incroyable de justesse ! Le film prend en effet le temps de nous faire observer l'infirmier dans son boulot (ce qui aurait suffi à faire un bon film quoique pt être trop "documentaire") mais il développe aussi le personnage et sa personnalité dans sa vie privée qu'il a bien du mal à gérer.... Le film est court mais bien chargé émotionnellement, je suis ressorti un peu renversé, bousculé... Impossible en toi cas de ne rien ressentir! Certains s ennuieront peut être et trouveront ça trop triste, trop lent... C est simplement réaliste voilà tout.
Par contre, j'avoue ne pas voir compris le dénouement qui pour le coup, risque de réveiller ceux qui justement piquaient du nez!!!
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2016
Grands corps malades

Il y a quasiment exactement un an, dans un mois d’octobre durant lequel les esprits commencent à s’engourdir de froid en attendant les chaleurs des fêtes de Noël, un film terrible et dérangeant est sorti pour secouer le cinéphile : The Tribe, du réalisateur ukrainien Miroslav Slaboshpitsky. Un film qualifié de « merveille abrasive » par notre confrère d’Ecran large, et que nous avons jugé « important, dérangeant et expérimental » ici même (la critique de The Tribe ici).

Les mois passent, Octobre revient déjà, et le film terrible et dérangeant de l’année nous tombe dessus : Chronic, le nouveau film de Michel Franco, après le très éprouvant Después de Lucia, lui même précédé du difficile Daniel & Ana. Ce dernier, qui est le premier du mexicain, met en scène un frère et d’une sœur qui se reconstruisent difficilement, après des traumatismes suite à un kidnapping public dont ils ont été victimes. Un film peu commode, mais encensé par la critique, et sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2009. Después de Lucia a raflé deux prix à la sélection Un certain Regard à Cannes en 2012, avec une histoire d’humiliation et de harcèlements à l’école. Mais plus les films de Michel Franco se radicalisent, plus Cannes les aime. En effet, directement en Sélection Officielle, il en ressort avec le prestigieux prix du scénario. Un film dérangeant, donc, car il nous montre des choses que nous n’avons pas la force de regarder tous seuls.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2015
Ennuyeux. Tel est l'adjectif qui convient pour décrire Chronic. Après une heure et demie de projection, on se demande encore ce que Michel Franco pouvait bien avoir en tête. On aimerait ressentir des émotions, comprendre la tourmente du personnage principal interprété par Tim Roth. Le film se révèle pourtant platonique et sans saveur, avec un but encore indéfini. Dommage. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète sur :
Cinemaniakmontreal
Cinemaniakmontreal

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2016
Après le snuff-porno movie (Daniel y Ana, 2009) et le film de harcèlement scolaire (Despues de Lucia, 2012), le réalisateur Mexicain Michel Franco propose avec Chronic ,un drame sombre et maîtrisé sur l’accompagnement en fin de vie et la frontière séparant les vies personnelle et professionnelle. ♥♥♥

Après le décès d’une patiente, David Wilson (Tim Roth), infirmier oeuvrant auprès de malades en phase terminale, se voit affecter aux soins de John, architecte et amateur de pornographie. Aussi passionné par son métier qu’il est maladroit dans sa vie personnelle, David, comme à son habitude, noue des liens avec le patient qui vont bien au-delà du cadre médical. Inquiète face à l’intimité croissante et exclusive des deux hommes, la famille de John soupçonne l’infirmier de manipuler ce dernier, et lui intente une poursuite pour harcèlement sexuel. Licencié, David s’attelle alors à trouver un autre malade auquel se consacrer. Il jette son dévolu sur une femme atteinte d’un cancer virulent, dont l’accompagnement le confrontera à un dilemme moral et à un épisode douloureux de son passé.

Sans jamais désorienter le spectateur, le cinéaste révèle petit à petit, dans une suite de séquences finement suggestives, la détresse intime de son protagoniste. David est d’une grande sobriété, composant un personnage toujours au bout de la rupture émotionnelle sans jamais y céder. Michel Franco, l’émule de Michael Haneke, neutralise l’empathie en filmant à distance son héros à l’aide de longs plans fixes et sans musique. Le contraste entre sa complicité avec les patients et la gaucherie des familles de ces derniers n’est jamais trop appuyé, le cinéaste ayant privilégié une mise en scène sobre, d’une froideur quasi clinique. Les moments où Chronic perd sa précision et de son charme mystérieux surviennent lors de séquences en dehors de son métier d’infirmier, après que l’homme affligé, réservé et inadapté campé avec rigueur par Tim Roth, reprend enfin contact avec sa fille après l’avoir suivie de loin via les réseaux sociaux. Récipiendaire du prix du scénario au Festival de Cannes, Michel Franco marque de nouveau les esprits avec un drame glaçant qui accorde une juste place à l’humanité de son personnage malgré une fin décevante et maladroite.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 octobre 2015
Michel Franco montre frontalement la déchéance des malades dont s’occupe David, d’une manière extrêmement crue. Sa mise en scène relève d’une fausse pudeur qui ne devrait tromper personne, car elle ne vise qu’à faire choc. La maladie est horrible, mais la montrer ainsi ne fait honneur à personne, et surtout pas aux malades. Avec ce film, Michel Franco joue en fait avec ses spectateurs en se protégeant derrière la vérité de ce qu’il décrit. Son réalisme cru lui sert de caution pour manipuler les spectateurs, le choquer par sa frontalité et donc par son courage de cinéaste, sa lucidité. Or non : cette mise en scène est bassement sensationnaliste, et n’utilise que des procédés fallacieux. La preuve indiscutable de la tromperie de la réalisation arrivera (comme un coup de grâce) à la toute fin du film, inénarrable par sa bêtise.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2026
Dans Chronic, Tim Roth incarne Daniel, un infirmier à domicile dévoué mais troublant, dont la proximité avec ses patients l'amène parfois à s'inventer des vies. L'enjeu principal du film est de dévoiler progressivement, sans surlignage excessif, ce qui anime Daniel -- spoiler: la mort d'un fils par euthanasie
-- tout en représentant la fin de vie dans ce qu'elle a de plus cru, et de plus caché donc. On peut reconnaître à Franco un traitement digne et humain de ce sujet extrêmement délicat ; ce qui est montré est dur, parfois peut-être dispensable, mais il est impensable d'y voir une quelconque forme de voyeurisme pour autant. Ce qui pêche ici toutefois, comme précédemment dans Después de Lucìa, c'est cet excès de clarté, qui confine à une certaine lourdeur démonstrative à laquelle un scénario paradoxalement trop resserré (sur la maladie, la mort) et trop plein (de péripéties pour Daniel, d'explications) contribue. On a ainsi le sentiment que les vingt dernières minutes, bien que bien amenées, sont largement dispensables, voire même qu'elles viennent étouffer un film qui aurait eu besoin d'une trouée dans son dispositif hyper maîtrisé. Je n'adhère toujours pas entièrement à ce que fait Michel Franco, mais je crois que Chronic vient largement entériner ses qualités de cadreur tout en montrant qu'il est capable d'écrire et de mettre en scène de beaux personnages.
Caroxine
Caroxine

22 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2017
La lenteur de ce film permet d'exprimer toute la douleur et la difficulté du métier d'infirmer auprès de malades. Tim Roth est d'une sobriété exemplaire. Seul bémol reste la fin bâclée à mon goût.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mars 2016
Un film ennuyeux, malsain, glauque, froid, sec. Une copie bête et stupide d' "Amour" d'Haneke. A fuir.
JulienJ86
JulienJ86

5 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2017
Bon film qui retrace la vie d'un infirmier , aide soignant globalement ou tout est abordé , la maladie ,la mort , l'euthanasie... Et une fin choquante ...
Nathalie M.
Nathalie M.

5 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2015
Un film sobre, qui tient en haleine parce qu'il emmène le spectateur dans des hypothèses qui se révèlent fausses. Un des rares film à évoquer la difficulté des aidants dans l'accompagnement des personnes en fin de vie, leur dilemme intérieur, la fragilité de leur position entre les médecins et les proches, les liens forts qui se tissent avec leur patients parce que d'emblée de part et d'autre dans la vérité. D'une justesse rare, avec un Tim Roth exceptionnel.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 octobre 2015
Ce film est tout simplement nul. Pas de trame dramatique, pas d'actions, pas de dialogues, pas de musique et des plans fixes et identiques tout le temps. Je ne sais même pas comment il a pu avoir le prix du meilleur scénario au festival de Cannes. Pour moi c'est le pire film de l'année.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 mai 2015
Chronic fait état des chroniques d'un homme qui, peut-être pour s'absoudre de ses péchés ou au contraire assouvir un peu plus son vice psychotique, s'occupe dans le sens médical du terme de patients en fin de vie. Est-il la cause ou la raison de leur mort, est-il finalement aidant ou aidé, guérisseur ou détraqué on ne sait pas bien. Et quand enfin des réponses se profilent vient la fin, lapidaire.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 avril 2016
Sans doute le film le plus ennuyeux de l'histoire du cinéma, j'ai vu beaucoup de navet dans ma vie mais celui-ci reste le pire. Des scènes beaucoup trop longues, pas la moindre action, le film reste plat, il n'y a pratiquement aucun dialogue. La performance de Tim Roth reste tout de même assez touchante, je pense que cet acteur rehausse la côte de ce film qui pour moi, reste déplorable.
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