Chronic
Note moyenne
3,0
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29 critiques spectateurs

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Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2026
Dans Chronic, Tim Roth incarne Daniel, un infirmier à domicile dévoué mais troublant, dont la proximité avec ses patients l'amène parfois à s'inventer des vies. L'enjeu principal du film est de dévoiler progressivement, sans surlignage excessif, ce qui anime Daniel -- spoiler: la mort d'un fils par euthanasie
-- tout en représentant la fin de vie dans ce qu'elle a de plus cru, et de plus caché donc. On peut reconnaître à Franco un traitement digne et humain de ce sujet extrêmement délicat ; ce qui est montré est dur, parfois peut-être dispensable, mais il est impensable d'y voir une quelconque forme de voyeurisme pour autant. Ce qui pêche ici toutefois, comme précédemment dans Después de Lucìa, c'est cet excès de clarté, qui confine à une certaine lourdeur démonstrative à laquelle un scénario paradoxalement trop resserré (sur la maladie, la mort) et trop plein (de péripéties pour Daniel, d'explications) contribue. On a ainsi le sentiment que les vingt dernières minutes, bien que bien amenées, sont largement dispensables, voire même qu'elles viennent étouffer un film qui aurait eu besoin d'une trouée dans son dispositif hyper maîtrisé. Je n'adhère toujours pas entièrement à ce que fait Michel Franco, mais je crois que Chronic vient largement entériner ses qualités de cadreur tout en montrant qu'il est capable d'écrire et de mettre en scène de beaux personnages.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 542 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2021
David (Tim Roth) est aide soignant et s’occupe de personnes en phase terminale. Il est très attaché à ses patients, doux et à l’écoute.
J’ai trouvé ce film très beau, sobre, pudique, jamais dans le pathos. On voit David nouer des liens avec ses patients, prendre soin d’eux, c’est très touchant, il est attachant.
Le film est lent mais ne manque pas de rythme ni d’intérêt, c’est très intéressant de le voir s'occuper de chacun avec grand soin.
spoiler: Cette lenteur rend la fin d’autant plus surprenante et choquante, elle coupe le souffle et laisse la place à toutes les possibilités, peut-être quelqu’un s’occupera-t-il enfin de David comme il s’est occupé des autres.
ffred

1 987 abonnés 4 254 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2017
J'avais détesté Despues de Lucia le précédent film de Michel Franco. Mais Les filles d'Avril, sorti récemment, était une agréable surprise, une belle petite claque. J'ai donc tenté ce Chronic (prix du scéanrio à Cannes en 2015). Celui-ci est tout aussi dérangeant dans un autre genre. La mise en scène est aussi minimaliste et sèche que pour ses autres films. L'écriture aussi. C'est très lent mais on ne s'ennuie pas une seule seconde. On ne peut éprouver que de l'empathie pour tous les personnages. Et on arrive par comprendre les réactions de chacun. Tim Roth, comme l'ensemble du casting, est formidable. Et ce qui ne gâche rien, la photo est superbe. Chronic est donc un pur bijou de tact, de sensibilité et de tendresse comme on en voit rarement. Aussi dur que bouleversant. Un choc.
JulienJ86
JulienJ86

5 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2017
Bon film qui retrace la vie d'un infirmier , aide soignant globalement ou tout est abordé , la maladie ,la mort , l'euthanasie... Et une fin choquante ...
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 juin 2017
Attention, gros film d'auteur programmé pour la gloriole festivalière : difficile de catégoriser autrement "Chronic", de l'embarrassant Michel Franco, film dans lequel il ne se joue à peu près rien, si ce n'est la même scène qui tourne en boucle durant 1 h 30. Mais, de quoi s'agit-il ? D'un infirmier, David, guère causant, qui instaure une relation trouble avec ses patients. Son étrange proximité avec ceux-ci est telle qu'elle crée un malaise avec la famille des mourants, au point où son intégrité est mise en cause. Mais l’ambiguïté psychologique du personnage tourne court car Franco, décidément allergique à la subtilité, ne peut s'empêcher de tout raconter (lentement certes, mais rien ne manque au final) et de ne laisser plus aucun mystère. En plus d'une écriture d'une faiblesse inouïe (le film a reçu le prix du scénario à Cannes, un choix dans la lignée d'un palmarès ridicule), "Chronic" se complaît dans une représentation lourde de la souffrance des malades (le vomi, les excréments : tout est montré), histoire de maintenir le spectateur éveillé avec une poignée de scènes provocantes. On ne saurait contester l'impressionnante maîtrise formelle de Franco mais on peut en revanche pointer son incapacité à créer un personnage et à le faire évoluer, en bref, à l'inscrire dans une trajectoire. Pourtant, même quand on a rien à dire, il faut conclure : reste le coup de force final, révélateur de la vacuité ambiante, ridicule en soi et dégueulasse dans sa construction de micro-suspense.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 avril 2016
Sans doute le film le plus ennuyeux de l'histoire du cinéma, j'ai vu beaucoup de navet dans ma vie mais celui-ci reste le pire. Des scènes beaucoup trop longues, pas la moindre action, le film reste plat, il n'y a pratiquement aucun dialogue. La performance de Tim Roth reste tout de même assez touchante, je pense que cet acteur rehausse la côte de ce film qui pour moi, reste déplorable.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mars 2016
Un film ennuyeux, malsain, glauque, froid, sec. Une copie bête et stupide d' "Amour" d'Haneke. A fuir.
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2016
Infirmier : quel sale boulot ! Laver et torcher les vieux et les malades, c'est quelque chose que je ne pourrais en aucun cas faire. Ici, c'est Tim Roth qui s'y colle et nous montre la réalité de ce quotidien peu ragoûtant. Et c'est certainement une des grandes forces de ce film qui nous met mal à l'aise jusqu'à nous provoquer un grand cri d'effroi lors de la dernière scène. "Chronic" ne m'a pas forcément pris aux tripes, car ceci est quand même vraiment trop glauque. C'est ça hélas quand on est comme moi une petite nature.
vincenzobino
vincenzobino

132 abonnés 390 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2016
Quelle claque que ce prix du scénario de Cannes 2015.
Vu en totale inconnue, ce film est un électrochoc pour quiconque fut proche-aidant ou aide soignant(e). Nous suivons David dans son quotidien a s'occuper de patients restant chez eux et étant tous atteint d'une maladie incurable. L'un d'eux va lui rappeler un douloureux souvenir traumatisant.
Réalisateur de Despues de Lucia, prix un certain regard a Cannes sous la présidence de...Tim Roth, Michel Franco est a rajouter a la liste des réalisateurs mexicains virtuoses (tel Cuaron ou Innaritu). Leur rencontre débouchera sur ce projet inspiré d'un épisode de la vie du réalisateur et d'un hommage a son père, lui-même infirmier.
Hommage, le mot définit le film: par des plans larges nous plongeant dans l'intimité des patients de David, par l'évocation du souvenir douloureux et par une certaine injustice sociale et humaine. L'empathie est totale et Tim Roth, phénoménal, est entouré par d'autres acteurs/actrices fabuleux.
Prix du scénario? Il se justifie par la précision des situations de soins (rappelant Amour de Haneke) mais surtout par ce final uppercut, véritable claque et qui m'a fait hurler intérieurement...
L'absence de musique originale est l'autre point fort du film: nous le vivons tel un documentaire.
A recommander vivement en étant préparé mentalement (le DVD ne propose que la VO, elle est impérative)...
Cinemaniakmontreal
Cinemaniakmontreal

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2016
Après le snuff-porno movie (Daniel y Ana, 2009) et le film de harcèlement scolaire (Despues de Lucia, 2012), le réalisateur Mexicain Michel Franco propose avec Chronic ,un drame sombre et maîtrisé sur l’accompagnement en fin de vie et la frontière séparant les vies personnelle et professionnelle. ♥♥♥

Après le décès d’une patiente, David Wilson (Tim Roth), infirmier oeuvrant auprès de malades en phase terminale, se voit affecter aux soins de John, architecte et amateur de pornographie. Aussi passionné par son métier qu’il est maladroit dans sa vie personnelle, David, comme à son habitude, noue des liens avec le patient qui vont bien au-delà du cadre médical. Inquiète face à l’intimité croissante et exclusive des deux hommes, la famille de John soupçonne l’infirmier de manipuler ce dernier, et lui intente une poursuite pour harcèlement sexuel. Licencié, David s’attelle alors à trouver un autre malade auquel se consacrer. Il jette son dévolu sur une femme atteinte d’un cancer virulent, dont l’accompagnement le confrontera à un dilemme moral et à un épisode douloureux de son passé.

Sans jamais désorienter le spectateur, le cinéaste révèle petit à petit, dans une suite de séquences finement suggestives, la détresse intime de son protagoniste. David est d’une grande sobriété, composant un personnage toujours au bout de la rupture émotionnelle sans jamais y céder. Michel Franco, l’émule de Michael Haneke, neutralise l’empathie en filmant à distance son héros à l’aide de longs plans fixes et sans musique. Le contraste entre sa complicité avec les patients et la gaucherie des familles de ces derniers n’est jamais trop appuyé, le cinéaste ayant privilégié une mise en scène sobre, d’une froideur quasi clinique. Les moments où Chronic perd sa précision et de son charme mystérieux surviennent lors de séquences en dehors de son métier d’infirmier, après que l’homme affligé, réservé et inadapté campé avec rigueur par Tim Roth, reprend enfin contact avec sa fille après l’avoir suivie de loin via les réseaux sociaux. Récipiendaire du prix du scénario au Festival de Cannes, Michel Franco marque de nouveau les esprits avec un drame glaçant qui accorde une juste place à l’humanité de son personnage malgré une fin décevante et maladroite.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2016
Grands corps malades

Il y a quasiment exactement un an, dans un mois d’octobre durant lequel les esprits commencent à s’engourdir de froid en attendant les chaleurs des fêtes de Noël, un film terrible et dérangeant est sorti pour secouer le cinéphile : The Tribe, du réalisateur ukrainien Miroslav Slaboshpitsky. Un film qualifié de « merveille abrasive » par notre confrère d’Ecran large, et que nous avons jugé « important, dérangeant et expérimental » ici même (la critique de The Tribe ici).

Les mois passent, Octobre revient déjà, et le film terrible et dérangeant de l’année nous tombe dessus : Chronic, le nouveau film de Michel Franco, après le très éprouvant Después de Lucia, lui même précédé du difficile Daniel & Ana. Ce dernier, qui est le premier du mexicain, met en scène un frère et d’une sœur qui se reconstruisent difficilement, après des traumatismes suite à un kidnapping public dont ils ont été victimes. Un film peu commode, mais encensé par la critique, et sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2009. Después de Lucia a raflé deux prix à la sélection Un certain Regard à Cannes en 2012, avec une histoire d’humiliation et de harcèlements à l’école. Mais plus les films de Michel Franco se radicalisent, plus Cannes les aime. En effet, directement en Sélection Officielle, il en ressort avec le prestigieux prix du scénario. Un film dérangeant, donc, car il nous montre des choses que nous n’avons pas la force de regarder tous seuls.
cyclo86
cyclo86

15 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2015
"Chronic" est un film mexicain par sa production et son réalisateur Michel Franco (auteur du terrible "Después de Lucía", chroniqué dans mon blog le 8 octobre 2012). Mais il est tourné en anglais et on suppose que ça se passe aux USA. Le héros, David (Tim Roth), est un infirmier qui s’occupe, à domicile, des personnes en fin de vie (une sidéenne, une cancéreuse) ou handicapés (un vieillard qui a fait un AVC, un adolescent en fauteuil roulant). Tout est dans le regard quasi documentaire du réalisateur sur ce personnage hors du commun. Qui est-il ? Pourquoi donne-t-il tant d'amour (agapé ici, et non éros) à ces personnes qui lui sont confiées (au point d'être accusé – faussement – de harcèlement sexuel par la famille du vieillard, honteuse d'avoir découvert des films porno sur la tablette de ce dernier). On se demande d'ailleurs s'il n'est pas un brin psychopathe, tant sa « bonté » paraît extraordinaire.
En fait, David a un passé douloureux qu'il essaie de conjurer en se consacrant totalement aux autres. Donc un peu fou  aux yeux de la bonne société bourgeoise pour qui il travaille. Ce film qui nous montre le désespoir et la souffrance des malades en fin de vie, est aussi un film sur la dignité humaine. Magnifique et bouleversant pour moi qui ai vécu un accompagnement semblable, sans avoir toutes les attentions et les qualités, ni le don absolu de soi que montre ici cet infirmier. Compte tenu du sujet (le cinéaste ne nous cache rien et crée du malaise, par exemple en s'attardant sur la toilette de ces grands malades), le film ne peut avoir qu'une audience restreinte : il est aussi loin du mélo que des bons sentiments et ne cherche pas à caresser le public (qui d'ailleurs n'aime pas voir évoquer la maladie ni la mort) dans le sens du poil. Prix du scénario à Cannes cette année. Voir ce film permet de mieux mesurer le cas du Dr Bonnemaison et de ne pas le condamner d'emblée.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2015
Ennuyeux. Tel est l'adjectif qui convient pour décrire Chronic. Après une heure et demie de projection, on se demande encore ce que Michel Franco pouvait bien avoir en tête. On aimerait ressentir des émotions, comprendre la tourmente du personnage principal interprété par Tim Roth. Le film se révèle pourtant platonique et sans saveur, avec un but encore indéfini. Dommage. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète sur :
Nathalie M.
Nathalie M.

5 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2015
Un film sobre, qui tient en haleine parce qu'il emmène le spectateur dans des hypothèses qui se révèlent fausses. Un des rares film à évoquer la difficulté des aidants dans l'accompagnement des personnes en fin de vie, leur dilemme intérieur, la fragilité de leur position entre les médecins et les proches, les liens forts qui se tissent avec leur patients parce que d'emblée de part et d'autre dans la vérité. D'une justesse rare, avec un Tim Roth exceptionnel.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 octobre 2015
Sobre, sans fioritures, brut de décoffrage. Bien interprété, mise en scène rigoureuse, voire austère. Fait penser à Haneke. A voir, avec un solide mental...
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