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De Tim Burton (2019).
Un grand Tim Burton peut-être pas mais un grand retour aux sources du fantastique nimbé d'émotions grand écran.
Le film renoue avec les grands thèmes chers à Tim Burton à savoir la différence et la difficulté de la vivre face bien sût aux regards et jugements des autres mais aussi à l'idée que l'on se fait (de par ses différences) de soi même. La magie de ce point de vue opère dès le début. Et puis le film est même une parabole du nain contre Goliath à savoir du petit cirque face aux nouvelles machines à rêves que sont les parcs d'attractions . Un pied de nez même à Disney qui a produit le film. Le film comme un panphlet de la lutte inégale entre les géants du loisirs 'tout en un' et les petits cirques ou parcs à thème est en soi édifiant et passionnant autant que bien mis en images. Le ton est juste et la palette des sentiments ambivalents est grande. Le jeu des acteurs tient beaucoup à la réussite d'ensemble notamment Michael Keaton un peu en contre emploi en patron mégalomane et franchement "salaud". Quand à Danny DeVito , vraiement inspiré par son rôle et souvent plein d'ampathie et d'émotions. Mention plus que bien au jeune Finley Hobbins . Avec aussi Colin Farrel et la belle Eva Green . Le tout servi par une très bonne mise en images et musique. Passionnant et émouvant !
Un grand Tim Burton peut-être pas mais un grand retour aux sources du fantastique nimbé d'émotions grand écran.
Le film renoue avec les grands thèmes chers à Tim Burton à savoir la différence et la difficulté de la vivre face bien sût aux regards et jugements des autres mais aussi à l'idée que l'on se fait (de par ses différences) de soi même. La magie de ce point de vue opère dès le début. Et puis le film est même une parabole du nain contre Goliath à savoir du petit cirque face aux nouvelles machines à rêves que sont les parcs d'attractions . Un pied de nez même à Disney qui a produit le film. Le film comme un panphlet de la lutte inégale entre les géants du loisirs 'tout en un' et les petits cirques ou parcs à thème est en soi édifiant et passionnant autant que bien mis en images. Le ton est juste et la palette des sentiments ambivalents est grande. Le jeu des acteurs tient beaucoup à la réussite d'ensemble notamment Michael Keaton un peu en contre emploi en patron mégalomane et franchement "salaud". Quand à Danny DeVito , vraiement inspiré par son rôle et souvent plein d'ampathie et d'émotions. Mention plus que bien au jeune Finley Hobbins . Avec aussi Colin Farrel et la belle Eva Green . Le tout servi par une très bonne mise en images et musique. Passionnant et émouvant !
Un film très beau, tout y est : bons acteurs et actrices, beaux décors, une histoire qui nous transporte comme dans un rêve, une excellente transposition du classique Dumbo à la Tim Burton. Jusqu'à la fin le film est fait avec intelligence. A voir : 8 /10.
Ce nouveau Dumbo Burtonesque est picturalement parfait mais émotionnellement plat. On a l'impression que le cinéaste se parodie lui même, fait du Tim Burton pour faire du Tim Burton, histoire de coller à son image. Pas de prises de risques, pas de créativité, son film est lisse et convenu.
Et la scène des éléphants roses édulcorée de son caractère provocateur et drôle m'a laissé un gout amer dans la trompe...
Même (et surtout) les enfants risquent de s'y ennuyer...
C'est peut-être l'occasion de revisionner en famille le Dumbo original!
Et la scène des éléphants roses édulcorée de son caractère provocateur et drôle m'a laissé un gout amer dans la trompe...
Même (et surtout) les enfants risquent de s'y ennuyer...
C'est peut-être l'occasion de revisionner en famille le Dumbo original!
J'ai vu le Dumbo original, j'en suis sûr, j'ai des vagues souvenirs du début avec la cigogne et d'une sorte de rêve avec des éléphants roses... Mais c'est à peu près tout... J'avais même oublié que Dumbo volait... C'est dire...
J'ai hésité à aller voir ça, mais je n'ai pas vu de film de Burton en salle depuis Dark Shadows en 2012, ça date et je me suis laissé tenter... Je ne sais pas si j'aurais dû.
En fait tout m'énerve dans le film, je veux dire que tout pue le faux, le film s'ouvre on est en train de monter un cirque et ok très bien, même si ça ressemble quand même salement à une image d'Epinal de gens qui montent un cirque... alors qu'on aurait pu voir un truc plus réaliste tant qu'à le faire en film... mais surtout tout ça pue le numérique... je n'y crois pas à ce cirque qui est censé être fait de toile, de bois, de paille, de cris, de boue... tout ça est lisse au possible...
Mais le pire ça reste les éléphants qui sont numériques... pourquoi ils font ça ? j'ai l'impression d'être dans quelques dizaines d'années quand les éléphants auront disparus et qu'on s'amusera à les refaire en 3d pour impressionner les enfants, comme on peut le faire aujourd'hui avec les dinosaures. Comment tu veux que je m'attache à un truc tout faux, tout numérique ?
Difficile franchement...
Alors je sais, faire un éléphant qui vole avec un vrai éléphant c'est compliqué... je suis d'accord... mais c'était peut-être l'indice qu'il ne fallait pas faire ce film là en prise de vue réelle et le laisser en animation ? Surtout que franchement Eva Green qui chevauche l'éléphant c'est assez ridicule.
Et il est là le problème, à chaque film on nous dit que Tim Burton est de retour... mais en fait non... il est parti Burton... c'est plus rien, il ne reste plus rien...
Je veux dire qu'il y a une séquence qui se passe dans une sorte de galerie des horreurs dans un parc d'attraction. Très bien... Mais pourquoi c'est si court ? pourquoi Burton ne s'empare pas ? Pire on a des créatures inventées, ça n'aurait pas valu le coup de nous ressortir la grande artillerie de la grande époque et de nous faire vibrer ? Ben non... ça dure 10 secondes montre en main... et ce n'est pas gothique... c'est morne et plat...
Au niveau de la distribution on retrouve celle de Batman 2... super... mais les personnages n'ont aucune ambiguïté, on voit Keaton débarquer on voit immédiatement qu'il est va être méchant et DeVito on voit immédiatement qu'il a un bon fond... Alors que dans Batman c'était justement ça, Batman avait sa part de folie et le pingouin une part certaine d'humanité.
En fait il y a juste le fait de faire de Farrell un ancien combattant de la première guerre mondiale qui revient mutilé qui soit un temps soit peu intéressant... mais on n'en fait rien... Il n'y a pas de réelle évolution...
J'aime bien Eva Green, on va dire qu'elle fait le travail, mais c'est tout... pareil son personnage aurait mérité d'être plus ambigüe...
Ici tout est cousu de fil blanc comme sur un mauvais manège... rien n'est jamais surprenant. Pire jamais la mise en scène n'arrive à rendre la magie de voir un éléphant voler... Ce n'est jamais magique. Il n'y a aucune réelle construction autour de ça afin qu'on regarde ça et qu'on en ait plein les yeux, émerveillés... C'est juste qu'il vole...
J'ai vraiment l'impression que tout ce beau monde, réal, acteurs, scénariste, sont en service minimum et qu'ils ne font rien... et parfois le minimum n'est pas suffisant...
Bref, c'est vraiment la débandade ! Et même l'idée de faire de Keaton une sorte de Walt Disney machiavélique avec son parc d'attraction ne rend pas le film plus appréciable, parce qu'il ne sert qu'à faire croire que Disney se place du côté de la petite entreprise artisanale qui galère mais qui respecte ses artisans et ses animaux...
Les animaux sont tellement bien respectés qu'on a même droit à de la jungle numérique comme environnement de vie pour des éléphants numériques... je suis impressionné...
J'ai hésité à aller voir ça, mais je n'ai pas vu de film de Burton en salle depuis Dark Shadows en 2012, ça date et je me suis laissé tenter... Je ne sais pas si j'aurais dû.
En fait tout m'énerve dans le film, je veux dire que tout pue le faux, le film s'ouvre on est en train de monter un cirque et ok très bien, même si ça ressemble quand même salement à une image d'Epinal de gens qui montent un cirque... alors qu'on aurait pu voir un truc plus réaliste tant qu'à le faire en film... mais surtout tout ça pue le numérique... je n'y crois pas à ce cirque qui est censé être fait de toile, de bois, de paille, de cris, de boue... tout ça est lisse au possible...
Mais le pire ça reste les éléphants qui sont numériques... pourquoi ils font ça ? j'ai l'impression d'être dans quelques dizaines d'années quand les éléphants auront disparus et qu'on s'amusera à les refaire en 3d pour impressionner les enfants, comme on peut le faire aujourd'hui avec les dinosaures. Comment tu veux que je m'attache à un truc tout faux, tout numérique ?
Difficile franchement...
Alors je sais, faire un éléphant qui vole avec un vrai éléphant c'est compliqué... je suis d'accord... mais c'était peut-être l'indice qu'il ne fallait pas faire ce film là en prise de vue réelle et le laisser en animation ? Surtout que franchement Eva Green qui chevauche l'éléphant c'est assez ridicule.
Et il est là le problème, à chaque film on nous dit que Tim Burton est de retour... mais en fait non... il est parti Burton... c'est plus rien, il ne reste plus rien...
Je veux dire qu'il y a une séquence qui se passe dans une sorte de galerie des horreurs dans un parc d'attraction. Très bien... Mais pourquoi c'est si court ? pourquoi Burton ne s'empare pas ? Pire on a des créatures inventées, ça n'aurait pas valu le coup de nous ressortir la grande artillerie de la grande époque et de nous faire vibrer ? Ben non... ça dure 10 secondes montre en main... et ce n'est pas gothique... c'est morne et plat...
Au niveau de la distribution on retrouve celle de Batman 2... super... mais les personnages n'ont aucune ambiguïté, on voit Keaton débarquer on voit immédiatement qu'il est va être méchant et DeVito on voit immédiatement qu'il a un bon fond... Alors que dans Batman c'était justement ça, Batman avait sa part de folie et le pingouin une part certaine d'humanité.
En fait il y a juste le fait de faire de Farrell un ancien combattant de la première guerre mondiale qui revient mutilé qui soit un temps soit peu intéressant... mais on n'en fait rien... Il n'y a pas de réelle évolution...
J'aime bien Eva Green, on va dire qu'elle fait le travail, mais c'est tout... pareil son personnage aurait mérité d'être plus ambigüe...
Ici tout est cousu de fil blanc comme sur un mauvais manège... rien n'est jamais surprenant. Pire jamais la mise en scène n'arrive à rendre la magie de voir un éléphant voler... Ce n'est jamais magique. Il n'y a aucune réelle construction autour de ça afin qu'on regarde ça et qu'on en ait plein les yeux, émerveillés... C'est juste qu'il vole...
J'ai vraiment l'impression que tout ce beau monde, réal, acteurs, scénariste, sont en service minimum et qu'ils ne font rien... et parfois le minimum n'est pas suffisant...
Bref, c'est vraiment la débandade ! Et même l'idée de faire de Keaton une sorte de Walt Disney machiavélique avec son parc d'attraction ne rend pas le film plus appréciable, parce qu'il ne sert qu'à faire croire que Disney se place du côté de la petite entreprise artisanale qui galère mais qui respecte ses artisans et ses animaux...
Les animaux sont tellement bien respectés qu'on a même droit à de la jungle numérique comme environnement de vie pour des éléphants numériques... je suis impressionné...
un bon film mêlant image de synthèse et réel.belle histoire, pour les grands et les grands petits.
monde merveilleux de Tim Burton
monde merveilleux de Tim Burton
Loin de n'être qu'un film pour enfant
Cet animal extraordinaire nous fait voyager dans un monde - rejetant et stigmatisant chaque personne dîte différente - un monde que l'on connaît bien ; le nôtre... Petit à petit Tim Burton nous fait découvrir toute la bienveillance des animaux, qui n'ont finalement pas leurs places dans un cirque et nous permet de nous évader en observant Dumbo imiter les oiseaux �
Cet animal extraordinaire nous fait voyager dans un monde - rejetant et stigmatisant chaque personne dîte différente - un monde que l'on connaît bien ; le nôtre... Petit à petit Tim Burton nous fait découvrir toute la bienveillance des animaux, qui n'ont finalement pas leurs places dans un cirque et nous permet de nous évader en observant Dumbo imiter les oiseaux �
Sans hésitation je mets 4 étoiles car je trouve cette adaptation de Dumbo excellente. Les images sont belles, l'émotion est présente, l'éléphanteau nous bouleverse. On plonge dans l'histoire avec délectation. On se surprend à verser une petite larme. Bref, c'est une grande réussite de Tim Burton!
Assez éloigné de l'histoire originelle et de l'univers de Tim Burton. Manque d'émotion et au final une déception.
Du grand Tim Burton. Merci Monsieur � Je ne me souvenais pas à 100% du dessin animé, et finalement tant mieux. Je me suis laissée transporter du début à la fin. Des personnages attachants, des décors sortis d'un imaginaire d'une autre époque. Un Dumbo qui fait fondre nos coeurs. J'ai souris, énormément, pleuré, quelques fois. Mais ai passé une très bonne soirée cinématographique. Et une grosse envie de faire un énorme calin à ce petit Dumbo ��
Selon moi, c'est un bon film. parce que les buts de ce film sont significatifs. Je trouve que c'est très important de faire mes efforts pour chercher mes avantages et caractères. Tous le monde est différents. Et puis ,c'est aussi un film pour protéger les animaux. La liberté est importante pour eux. D'ailleurs, les images d'écran sont fantastiques, les cinéastes sont excellents. généralement, c'est un film pas mal.
Tim Burton signe une adaptation très personnelle de Dumbo. Beaucoup de tendresse, de sensibilité et de fantaisie... les ingrédients incontournables de l’univers Burton! Un très joli film qui se regarde avec bonheur..
Dumbo, le petit éléphanteau séparé de sa mère et dépossédé de sa liberté, est aussi une œuvre qui fut séparée de sa créatrice et dépossédée de son contenu original. C’est en effet le seul livre pour enfant qui fut publié par la jeune auteur Helen Aberson (et illustré par son premier mari Harold Pearl), en 1939. Les droits en furent immédiatement acquis par Disney, et le long métrage d’animation qui en fut très librement adapté sortit dès 1941. Dumbo devint immédiatement l’un des très grands succès du studio, qui allait traverser le temps et les générations. Totalement inconnue du grand public, Helen Aberson occupa plusieurs postes dans le travail social à New York, se remaria avec le discret Richard Mayer, eu un fils, Andrew, et bien qu’elle continua d’écrire des contes pour enfant, disparut à l’âge de 91 ans sans qu’aucune autre de ses histoires ne soit jamais publiée.
Dumbo est donc une étincelle, la magie d’une idée capturée au bon instant. En 1941, le dessin animé sauva le budget de l’oncle Picsou en étant peu cher à produire et en compensant les recettes désastreuses de Fantasia. Mais un remake sous forme semi live était-il vraiment nécessaire en 2019 et alors que l’empire se porte bien ?
Non, il n’y avait pas d’urgence absolue, mais Disney s’étant lancé dans le relecture de tous ses grands classiques, l’adorable pachyderme ne pouvait y échapper.
Tim Burton, qui avait déjà œuvré sur « Alice au pays des merveilles » , s’est attelé à ce travail de commande vite fait, relativement bien fait, mais sans l’émulation et l’enthousiasme que l’on peut ressentir sur ses meilleures œuvres. Il ne manque pas, pourtant, de multiplier les clin d’oeils et les références :
spoiler: - Impossible de ne pas reconnaître dans les jeunes Milly et Joe les doubles des filleuls de Tim Burton, Lily-Rose Depp et son frère Jack, à la fois par leurs prénoms et par la ressemblance physique frappante des jeunes acteurs avec leurs modèles. (Même si en réalité Nico Parker ressemble surtout à sa propre mère, Thandie Newton.) - V.A. Vandemere, le personnage campé par Michael Keaton, est l’avatar de Walt Disney, confirmé par son parc d’attractions, « Dreamland », véritables peluches du Dumbo de 1941 incluses. L’ombre de Johnny Depp plane encore avec une attraction rappelant celle de « Pirates des caraïbes ». Par ailleurs, Michael Keaton retrouve Dany de Vito sous la direction de Tim Burton, près de 30 ans après « Batman, le défi ». - De Vito incarnait déjà un propriétaire de cirque dans « Big fish », toujours de Burton. -Le personnage incarné par Eva Green, Colette Marchant, rappelle beaucoup la trapéziste Rose Gold, surnommée « l’impératrice des airs ». - Tim Burton glisse également un hommage discret à l’invention du cinématographe. - Il profite aussi du film pour militer pour le cirque sans exploitation animale, sauf que le message tombe à plat. A moins que les chevaux et les poissons ne soient pas considérés par Burton comme des animaux ? - Enfin, on retrouve dans Dumbo tout une intrigue autour d’une clef, thème qui était déjà présent dans « Alice au pays des merveilles », mais aussi dans « Casse-Noisettes et les 4 royaumes », sortit l’hiver dernier.
Tous ces messages tendent malheureusement à parasiter ce pourquoi on était venu à la base. Dumbo donne son nom au film, mais tarde à y apparaître. Par moments, on le perd même de vue, tant les intrigues familiales et financières qui se jouent autour de lui prennent l’ascendant. Et si vous espériez revoir son amitié avec Timothée, faites-vous une raison, le rongeur, dans cette version, n’est même pas l’ombre d’un figurant.
Le personnage principal est finalement Milly, dans la droite ligne des nouvelles héroïnes Disney : de longs cheveux châtains, un visage de poupée, intelligente, indépendante et féministe. Le problème c’est que Milly, c’est un peu le « mini moi » de Clara dans « Casse-Noisettes ». Les deux deviennent vite insupportables à afficher une forme de mépris condescendant envers les autres, et plus particulièrement leurs pères respectifs.
spoiler: Mais autant, dans « Casse-Noisettes », on pourrait comprendre que Clara reproche à son père de participer à des fêtes mondaines peu de temps après le décès de sa mère, autant il est impossible d’aller dans le sens de Milly lorsqu’elle accueille froidement Holt, revenant de la guerre de 14-18 amputé d’un bras, et visiblement ému, pour sa part, de retrouver ses enfants. Dis gamine, tu veux que Marie Curie t’explique ce que c’était, les tranchées ?
Colin Farell, pas prévu pour ce film (il s’est retrouvé catapulté là suite aux abandons successifs de Will Smith, Chris Pine et Casey Affleck), assume ce qu’il peut mais sans parvenir à vraiment exister, ses apparitions à l’écran étant elles-mêmes limitées. Dany de Vito s’empare avec maestria de l’espace (et on se dit qu’il est vraiment scandaleux d’avoir si peu revu cet acteur ces dernières années) et Eva Green donne un second souffle à mi-chemin du film, par son charme malicieux et magnétique. Je peine cependant à comprendre pourquoi elle n’a pas eu le droit de se doubler elle-même pour la version française.
Que dire d’autre si ce n’est que si la 3D est économique et bien pratique pour faire voler un éléphant, elle peine à lui donner vie réellement ?
Le problème, en projetant Dumbo dans un univers réaliste avec des humains en chair et en os pour lui donner la réplique, c’est que Dumbo devient irréaliste. Ne serait-ce que par le fait que normalement, un éléphanteau nouveau-né, privé du lait maternel ou de celui d’une autre éléphante, meurt très rapidement.
Et les trucages deviennent également gênants spoiler: lorsque Eva Green est sensée voler sur le dos du pachyderme, tant le résultat est mal fait. (Et que dire de la réaction pas du tout logique d’Holt, furieux que Colette vole avec Dumbo sous un chapiteau sans filet, mais qui n’hésite pas à mettre ses deux enfants sur le dos de l’animal, pour qu’ils s’envolent ensemble bien loin au-dessus du parc d’attractions ?)
Peut-être que par moments, un recours à des effets spéciaux « à l’ancienne », des marionnettes, des animatronics aurait été préférable. Peut-être même que revenir à ces méthodes aurait libérée et stimulée l’imagination de Burton, et qu’il aurait retrouvé la créativité rafraichissante de ses premiers films.
En soi, son « Dumbo » n’est pas mauvais. Il est même largement meilleur que ne le fut son « Alice ». Mais il n’a pas la folie, l’audace ou le frisson de ses meilleures créations. Cela reste tout de même un bon divertissement, plus pour les grands que pour les petits. spoiler: (ambiance sombre, mort, incendie.)
Mais l’origine même du conte est une tragédie. Helen Aberson s’était inspirée de l’histoire bien réelle de Jumbo, un éléphanteau orphelin né en 1860, célèbre pour sa taille exceptionnelle, balloté entre le zoo de Londres et le cirque Barnum aux USA, atrocement maltraité toute sa vie, et qui mourut percuté par un train le 15 septembre 1885, à Ontario au Canada. Le 10 décembre 2017, Jumbo a fait l’objet d’un documentaire sur la chaîne BBC One, présenté par Sir David Attenborough. Edifiant sur la cruauté et la vénalité de l’être « humain »…
Dumbo est donc une étincelle, la magie d’une idée capturée au bon instant. En 1941, le dessin animé sauva le budget de l’oncle Picsou en étant peu cher à produire et en compensant les recettes désastreuses de Fantasia. Mais un remake sous forme semi live était-il vraiment nécessaire en 2019 et alors que l’empire se porte bien ?
Non, il n’y avait pas d’urgence absolue, mais Disney s’étant lancé dans le relecture de tous ses grands classiques, l’adorable pachyderme ne pouvait y échapper.
Tim Burton, qui avait déjà œuvré sur « Alice au pays des merveilles » , s’est attelé à ce travail de commande vite fait, relativement bien fait, mais sans l’émulation et l’enthousiasme que l’on peut ressentir sur ses meilleures œuvres. Il ne manque pas, pourtant, de multiplier les clin d’oeils et les références :
spoiler: - Impossible de ne pas reconnaître dans les jeunes Milly et Joe les doubles des filleuls de Tim Burton, Lily-Rose Depp et son frère Jack, à la fois par leurs prénoms et par la ressemblance physique frappante des jeunes acteurs avec leurs modèles. (Même si en réalité Nico Parker ressemble surtout à sa propre mère, Thandie Newton.) - V.A. Vandemere, le personnage campé par Michael Keaton, est l’avatar de Walt Disney, confirmé par son parc d’attractions, « Dreamland », véritables peluches du Dumbo de 1941 incluses. L’ombre de Johnny Depp plane encore avec une attraction rappelant celle de « Pirates des caraïbes ». Par ailleurs, Michael Keaton retrouve Dany de Vito sous la direction de Tim Burton, près de 30 ans après « Batman, le défi ». - De Vito incarnait déjà un propriétaire de cirque dans « Big fish », toujours de Burton. -Le personnage incarné par Eva Green, Colette Marchant, rappelle beaucoup la trapéziste Rose Gold, surnommée « l’impératrice des airs ». - Tim Burton glisse également un hommage discret à l’invention du cinématographe. - Il profite aussi du film pour militer pour le cirque sans exploitation animale, sauf que le message tombe à plat. A moins que les chevaux et les poissons ne soient pas considérés par Burton comme des animaux ? - Enfin, on retrouve dans Dumbo tout une intrigue autour d’une clef, thème qui était déjà présent dans « Alice au pays des merveilles », mais aussi dans « Casse-Noisettes et les 4 royaumes », sortit l’hiver dernier.
Tous ces messages tendent malheureusement à parasiter ce pourquoi on était venu à la base. Dumbo donne son nom au film, mais tarde à y apparaître. Par moments, on le perd même de vue, tant les intrigues familiales et financières qui se jouent autour de lui prennent l’ascendant. Et si vous espériez revoir son amitié avec Timothée, faites-vous une raison, le rongeur, dans cette version, n’est même pas l’ombre d’un figurant.
Le personnage principal est finalement Milly, dans la droite ligne des nouvelles héroïnes Disney : de longs cheveux châtains, un visage de poupée, intelligente, indépendante et féministe. Le problème c’est que Milly, c’est un peu le « mini moi » de Clara dans « Casse-Noisettes ». Les deux deviennent vite insupportables à afficher une forme de mépris condescendant envers les autres, et plus particulièrement leurs pères respectifs.
spoiler: Mais autant, dans « Casse-Noisettes », on pourrait comprendre que Clara reproche à son père de participer à des fêtes mondaines peu de temps après le décès de sa mère, autant il est impossible d’aller dans le sens de Milly lorsqu’elle accueille froidement Holt, revenant de la guerre de 14-18 amputé d’un bras, et visiblement ému, pour sa part, de retrouver ses enfants. Dis gamine, tu veux que Marie Curie t’explique ce que c’était, les tranchées ?
Colin Farell, pas prévu pour ce film (il s’est retrouvé catapulté là suite aux abandons successifs de Will Smith, Chris Pine et Casey Affleck), assume ce qu’il peut mais sans parvenir à vraiment exister, ses apparitions à l’écran étant elles-mêmes limitées. Dany de Vito s’empare avec maestria de l’espace (et on se dit qu’il est vraiment scandaleux d’avoir si peu revu cet acteur ces dernières années) et Eva Green donne un second souffle à mi-chemin du film, par son charme malicieux et magnétique. Je peine cependant à comprendre pourquoi elle n’a pas eu le droit de se doubler elle-même pour la version française.
Que dire d’autre si ce n’est que si la 3D est économique et bien pratique pour faire voler un éléphant, elle peine à lui donner vie réellement ?
Le problème, en projetant Dumbo dans un univers réaliste avec des humains en chair et en os pour lui donner la réplique, c’est que Dumbo devient irréaliste. Ne serait-ce que par le fait que normalement, un éléphanteau nouveau-né, privé du lait maternel ou de celui d’une autre éléphante, meurt très rapidement.
Et les trucages deviennent également gênants spoiler: lorsque Eva Green est sensée voler sur le dos du pachyderme, tant le résultat est mal fait. (Et que dire de la réaction pas du tout logique d’Holt, furieux que Colette vole avec Dumbo sous un chapiteau sans filet, mais qui n’hésite pas à mettre ses deux enfants sur le dos de l’animal, pour qu’ils s’envolent ensemble bien loin au-dessus du parc d’attractions ?)
Peut-être que par moments, un recours à des effets spéciaux « à l’ancienne », des marionnettes, des animatronics aurait été préférable. Peut-être même que revenir à ces méthodes aurait libérée et stimulée l’imagination de Burton, et qu’il aurait retrouvé la créativité rafraichissante de ses premiers films.
En soi, son « Dumbo » n’est pas mauvais. Il est même largement meilleur que ne le fut son « Alice ». Mais il n’a pas la folie, l’audace ou le frisson de ses meilleures créations. Cela reste tout de même un bon divertissement, plus pour les grands que pour les petits. spoiler: (ambiance sombre, mort, incendie.)
Mais l’origine même du conte est une tragédie. Helen Aberson s’était inspirée de l’histoire bien réelle de Jumbo, un éléphanteau orphelin né en 1860, célèbre pour sa taille exceptionnelle, balloté entre le zoo de Londres et le cirque Barnum aux USA, atrocement maltraité toute sa vie, et qui mourut percuté par un train le 15 septembre 1885, à Ontario au Canada. Le 10 décembre 2017, Jumbo a fait l’objet d’un documentaire sur la chaîne BBC One, présenté par Sir David Attenborough. Edifiant sur la cruauté et la vénalité de l’être « humain »…
Bien que je trouve le dessin animé Disney mignon, « Dumbo » ne fait pas parti des œuvres de la firme à la souris que je préfère. Cependant, j’étais assez curieux de découvrir cette version live de cette histoire et voir ce que Tim Burton avait su en faire. Avec le recul, je ne sais pas si ce film va véritablement marquer mon esprit mais en l’état, j’ai trouvé que c’était un conte très sympathique. On retrouve la trame principale du dessin animé avec un petit supplément d’âme que Tim Burton a su insuffler. Conte à la fois poétique et parfois sombre, la patte du réalisateur se fait ressentir fortement surtout qu’il s’entoure de comédiens talentueux qu’il a déjà su exploiter par le passé avec la même maîtrise. Gentillet avec l’inévitable discours sur la cause animale (sans pour autant faire un procès à charge au monde du cirque ce qui est intéressant) et les bienfaits de la famille (qu’elle soit de cœur ou de sang), je me suis quand même laissé embarquer. Je le reverrais en tout cas avec plaisir tout comme son homologue animé sans en faire mon film de chevet pour autant. Dommage qu’il y ait quelques longueurs car après, c’est vraiment un beau film avec de beaux décors et de beaux costumes, un spectacle qui réunira toute la famille.
Film tout public. La critique de l'exploitation à des fins mercantiles de richesse de la nature ne peut échapper. Le réalisateur prend le parti de faire écrouler le système marchand. Pourquoi pas !
Ses inpeut un film qui est vue mais avec un elephant volant mais je les quand meme apprécie mais ses vraie que ce film a quand meme du mouvement et de l’action du drame ses plutot pas mal
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