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Romain J.
65 abonnés
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3,5
Publiée le 21 septembre 2016
Malgré une intrigue en fil rouge dispensable, LA TAULARDE est une vraie expérience sensorielle tant la mise en scène de Audrey Estrougo amplifie chaque situation sans verser dans l'hystérie forcée. Un tour de force.
L'atmosphère du film est évidemment lourde puisqu’il dénonce les dysfonctionnements du système pénitentiaire, c'est plutôt bien documenté et mis en scène, c'est admirablement interprété, j'allais dire : sauf Sophie Marceau qui est certes rayonnante mais en total décalage, c'est probablement voulu... Ce film est dur mais probablement très réaliste « la force du film ou sa faiblesse » un film à voir.
"La Taularde" n'arrive pas au niveau de certaines réalisations choc comme l'étaient "Un Prophète", "Dog Pound", "Les Poings contre les murs", ou bien encore pour ne pas l'oublier dans sa version féminine, le très beau "Ombline"... Son problème est de ne pas entrer dans la psychologie des personnages, mais de s'en servir comme des faire-valoir du domaine carcéral... Il n'est pas seulement suffisant de montrer les caractéristiques de cet univers violent par des clichés ou des idées toutes faites, encore faut-il sentir ce qui bouillonne sous ces têtes brisées, ou pour le moins mal en point ! Sophie Marceau déjà, n'est pas le meilleur choix pour ce rôle, tant tout est lisse chez elle, de ses expressions alanguies, à sa posture trop dans l'œil du photographe. En effet, plus mannequin qu'actrice, cette remarque est ici encore plus nette et cruciale dans cette composition de prof de lettres incarcérée pour avoir contribuer à l'évasion de son mari. Car à aucun instant, on n'arrive à percevoir ni le fond de la pensée politique, ni la sensibilité et la curiosité d'une femme de lettres à travers son personnage, pour lequel une vraie crédibilité fait ainsi cruellement défaut... Et oui, Sophie pose, (re)pose et compose, et d'ailleurs la réalisatrice Audrey Estrougo la filme comme telle, gros plans et gros plans rapprochés sur le visage de la belle actrice, même si le maquillage est remplacé ici par quelques ecchymoses ! Pour ce qui est des seconds rôles, on se retrouve également avec une galerie de stéréotypes beaucoup trop marqués dans leur code pour qu'on puisse s'intéresser au minimum à l'un d'entre eux. De ce fait, même l'univers de la prison arrive à sembler faux, à la limite quelquefois du carton pâte. Restent tout de même quelques scènes très fortes et poignantes, quand les détenues et le personnel surveillant sortent de leurs gonds, pour enfin nous remuer vraiment ! Lors d'un autre rôle de femme dévastée, Sophie Marceau avait davantage brillé dans un duo, véritable huis-clos éprouvant et captivant "Arrêtez-moi", où Miou Miou lui donnait la réplique de manière saisissante... C'est certainement cette image qui m'avait fait espérer retrouver la même qualité de prestation cette fois ! Dommage pour cette nouvelle tentative qui manque surtout et assurément d'une véritable profondeur des sentiments pour convaincre et émouvoir.
Le problème du film, c'est qu'il est beaucoup trop unidimensionnel. Il met en scène l'enfer des milieux carcéraux avec pas mal d'efficacité, mais n'explore rien d'autre au-delà de ça. Heureusement, c'est quand-même plutôt bien fait, et les scènes fortes sont de plus en plus intenses et assez captivante. On peut avoir également du mal à s'attacher au personnage de Sophie Marceau, qui reste un cliché de la femme incarcérée différentes des autres détenues à cause de son certain niveau social. Elle n'a pas vraiment de personnalité qui lui est propre, et le sa propre histoire est assez mal exploitée. Il aurait sans-doute fallu un bon flash-back poignant, pour nous permettre de nous sentir totalement impliqué dans l'histoire du personnage. Malgré tout, le film est assez réussi dans le sens où l'on ne s'ennuie jamais et où certaines scènes nous accrochent vraiment bien.
Un film sans ambition, ni maitrise formelle, le spectateur s'ennuie à mourir. Quand on pense, à ce que peut être un film sur le milieu carcérale (les évadés, la ligne verte ou un prophète) On s'étonne qu'un film aussi médiocre puisse voir le jour ! Vive les subventions !
sophie marceau interprète une prof de lettres se retrouvant en prison pour avoir permis l' évasion de son aimé un " robin des bois moderne " , déjà là on a du mal à y croire, un nombre de clichés va suivre bien sûr sophie marceau va se retrouver dans la même geôle que la plus déjantée , la plus violente des codétenues ,bien sûr les taulardes sont hystériques , hurlantes ,violentes , bien sûr les gardiennes sont dures , insensibles ou dépassées ,une d'elles est au contraire amicale , elle souhaite une bonne journée aux taulardes au réveil et une bonne nuit évidemment le soir !!!! l'interprétation est bonne mais l'erreur vient du choix de sophie marceau , on ne voit pas une taularde , on voit sophie marceau , sans mettre son talent en doute !
Sophie Marceau est un problème à elle toute seule puisqu’un catalogue d’idées reçues a pu la cantonner dans des rôles de bêtasses ou d’écervelées. Ici le problème est qu’il est difficile d’oublier qui elle est, et qu’elle est en prison, bien que son jeu incline vers une dimension humaine très forte. Mais le principal écueil du film est son genre, très ciblé et qu’il arrive bien tard après tous ces films sur la prison dont le summum aura été atteint par « Le prophète » de Jacques Audiard. On n’en demandait pas tant à Audrey Estrougo, la réalisatrice d’« Une histoire banale » qui ne l’était pas et qui filme là assez banalement un univers carcéral complètement perverti par les clichés. Alors l’histoire de cette femme qui attend que son homme pour lequel est en prison vienne lui tendre la main, devient secondaire. Au début on y croit d’ailleurs à peine, et après plus du tout. Pour moi rien ou si peu ne fonctionne dans ce dédale de perdition où Sophie Marceau et toutes les autres (Marie-Sohna Condé, Marie Denarnaud, déjà à l’affiche de son précédent film, mais aussi Carole Franck, Pauline Burlet, Suzanne Clément…) donnent tout ce qu’elles peuvent. Mais en vain... Pour en savoir plus
Film nul , sans histoire réelle, on dirait un mauvais documentaire avec des clichés vus et revus , on ne tire rien de cette violence non stop , on ne tire rien du film , on s y ennuie et on a hâté de partir ....il n y a rien à retenir de ce film sinon un ennui mortel et un stress inutile à la sortie du film Un maximum de violence et de clichés en 1h30 mais il n en sort rien de positif Sophie Marceau n a pas réussi à en faire un bon film
Note : 15/20 Bon film sur le milieu carcéral féminin avec un scénario intéressant, une bonne mise en scène et une interprétation convaincante dans l'ensemble (notamment Sophie MARCEAU !) ...
La simplicité (et non le simplisme) du scénario, de la réalisation, du jeu exacerbe le réalisme et l'immersion dans cet univers carcéral féminin dans toute sa violence (physique et morale), ses émotions, ses aspects matériels. Sophie Marceau, que l'on associe pas forcément naturellement à ce rôle fait pourtant merveille. Comme quoi...
Même si je trouve quelques longueurs le film est remarquablement interprété, notamment par une Sophie Marceau qui ose, un rôle dans lequel on n'a pas l'habitude de la voir. Belle interprétation aussi pour les gardiennes de prison.
un film sombre et puissant qui nous plonge dans l'univers carcéral des femmes. Sophie marceau change radicalement de registre pour incarner une professeur de français piégée pour l'amour qu'elle porte à un homme qu'elle ne reverra pas. Mise à nu, l'actrice semble sincère dans ce film qui a la mérite de porter à l'écran les nombreux problèmes du milieu carcéral français.