Le Tournoi
Note moyenne
3,0
479 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

94 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
39 critiques
3
21 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Stéphane J.
Stéphane J.

33 abonnés 160 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2015
Bien que je n'aie jamais été attiré par les échecs, la bande annonce m'avait bien donné envie de voir le Tournoi. Je n'ai pas été déçu, pris par cette histoire originale et bien filmée, habilement rythmée et très bien interprétée. J'ai beaucoup apprécié le jeu de Michelangelo Passaniti, comédien prometteur et parfois surprenant. J'ai trouvé la fin bien trouvée, belle et émouvante. Sans oublier les nombreux moments drôles qui font rire sans tomber dans la lourdeur. Donc même si vous n'avez pas d'attrait particulier pour les échecs, cela ne doit pas vous empêcher d'aller voir ce film, qui vous donnera peut-être l'élan pour vous y mettre. Et si vous aimez les échecs, foncez le voir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 mai 2015
Certes, filmer le jeu d'échecs n'est pas aisé et la réalisatrice y est heureusement parvenue. Évidemment, il s'agit d'une fiction reprenant des anecdotes que tout joueur de compétition aura loisir à retrouver. Je ne suis pas certain que tous les spectateurs comprennent le rôle de la pendule, les appariements, que les joueurs consultent sur internet pour leur préparation mais ne découvrent pas en arrivant dans la salle, la progression du petit joueur qui, au fil des rondes, s'approche des premières tables, Quelques réflexions pertinentes sur le rapport du milieu avec les femmes, prémisses d'interrogations sur la société. Le huis clos intense et la libération finale. Une scène surprise, adorable, la rencontre du champion et de la femme, femme encore, femme de chambre bilingue l'entrainant dans café. Et une femme, femme bi dans un film non pornographique... Mention spéciale à Fabien Libiszewski, étonnant et Adam Corbier, véritable révélation. Un petit regret personnel, ne pas avoir montrer les vieux maîtres pathétiques courant derrière une misère.
dontlookback
dontlookback

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 mai 2015
Il y a au moins un mérite au Tournoi : jamais personne n'avait fait un film dans un style pareil sur les échecs, et personne n'en refera jamais.
Ceci dit, il y a de bonnes raisons de ne pas faire un film sur les échecs de cette façon. Comme le fait qu'une réalisation clinquante mettant en scène des personnages capricieux et impulsifs est totalement en porte à faux avec une activité hyper cérébrale pratiquée par des introvertis.
Là, c'est comme si on avait un film sur des sportifs d'une équipe ou des musiciens dans un groupe de rock, et qu'on avait plaqué ça sur le monde des échecs, sans tenir compte de l'esprit qui y règne. Les parties sont le seul aspect reconstitué relativement fidèlement (mais je ne crois pas une seconde qu'un tournoi soit retransmis en Eurovision et commenté comme un match de foot !), probablement grâce à l'apport des consultants qui assurent que le tempo du tournoi est assez réaliste.

Je pourrais faire l'inventaire de ce qui ne va pas dans le film et la liste serait longue. Mais il y a deux points que j'aimerais souligner.

D'abord, le discours féministe du film, avec la discrimination entre joueurs et joueuses mentionnée brièvement mais lourdement par le personnage de Lou. Ça aurait pu être un thème à creuser, sauf que le casting du film a retenu dans le rôle des joueuses des actrices qui ont toutes un physique de mannequin (et qui sont d'ailleurs pour la plupart mannequins en vrai) et qui passent plus de temps en petite tenue dans les couloirs ou dans la piscine qu'à jouer aux échecs... On ne voit jamais d'ailleurs deux personnages féminins discuter ensemble (sauf pour savoir quel garçon elles vont embrasser). On a l'impression d'être dans des scènes de dortoir dans American Pie. Quant à l'histoire d'échange de "faveurs" entre entraîneur et joueuse, elle est transposée d'un fait divers dans le milieu du tennis et on voit mal pourquoi une jeune femme déjà adulte y consentirait pour sa carrière, vu que l'entraîneur en question est tout sauf une flèche.

Ensuite, justement, la relation entre Cal, le jeune champion de France, et Victor, son entraîneur, ancien vice-champion du monde. Aucun des deux acteurs n'est crédible dans son rôle. Et, surtout, les rôles sont écrits de façon hyper-simpliste. D'habitude, même pour des scénarios prenant place dans des milieux moins intellos que les échecs, l'entraîneur est d'habitude un personnage calculateur et manipulateur, qui a recours à l'intimidation, aux insultes et aux menaces pour contraindre le héros à s'exposer et à s'affirmer. Ici, Victor donne l'impression d'être un minable qui agit sur des coups de tête ( spoiler: mon protégé n'est pas d'accord avec moi et se comporte à mes yeux en bébé ? Je le plaque au milieu d'un tournoi pour entraîner à la place son meilleur pote, et il apprend ma trahison par Internet, ce qui est encore plus puéril que ce dont je l'accuse. Et ça n'est même pas pour qu'il ait un sursaut et qu'il se transcende, c'est juste parce que je suis un alcoolo qui veut se taper sa copine
). Et Cal est lui-même soumis aux événements, sans que ni l'un ni l'autre n'aient vraiment un coup d'avance dans une stratégie. Ce qui est évidemment le contresens absolu quand on traite d'un sport cérébral qui consiste à anticiper les mouvements de l'adversaire et à le faire tomber dans un piège.

On est au fond dans un film où le spectateur a en permanence deux longueurs d'avance sur des gens censés être des pointures, et pas seulement aux échecs. Et, ça, c'est un vrai crime...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2015
La bonne surprise du mois. Ambiance des tournois d'échecs bien retranscrite, les profils des différents participants sont très en phase avec la réalité. Mais attention il n'est pas nécessaire d'être amateur d'échecs pour apprécier le film et son histoire. A l'exception des 2 commentateurs pour lesquels on dirait qu'ils commentent un match de Rocky (heureusement on ne les subit que très peu), le film est formidablement joué par tous avec une petite mention particulière pour le petit enfant prodige, très sur de lui mais tout en restant fort sympathique. La fin du film : les joueurs d'échecs n'aimeront certainement pas, les non joueurs apprécieront probablement.
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2015
j'ai été par hasard le visionner ben finalement ça va le film passe bien. cela met du temps à se rythmer mais après les 20 premières minutes ça devient plus intéressant et plus mouvementé , il y de compétition de la jalousie, de l'amitié et de l'amour durant les 7 jours de tournoi d'échecs. une bonne interprétations des acteurs avec un plus pour le personnage principal et "lou de laâge" est sublime.on passe un assez bon moment. pas inoubliable mais pas non plus désagréable .
Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2015
Le Tournoi est sorti discrètement dans les salles. Pourtant, ce premier film d’Élodie Namer mérite davantage l’attention car c’est peut-être la surprise française de ce mois de mai, voire de ce premier semestre 2015. Imparfait mais bourré de qualités, d’envies, de fulgurances, Le Tournoi détonne complètement au sein du paysage cinématographique hexagonal actuel et fait l’effet d’une (petite) bombe. Le récit est simple : Cal, un jeune prodige des échecs, participe à un tournoi (celui du titre) à Budapest entouré de son équipe et de son mentor. Ensemble, ils espèrent bien connaître l’ascension vers la victoire. En s’intéressant au cadre original et privilégié d’un tournoi d’échecs, Elodie Namer offre aux spectateurs un scénario inventif et bien ficelé, où se mélange pêle-mêle des combats acharnés autour des échiquiers, la pression des tournois, l’exaltation des réussites, la rage des défaites mais pas seulement. Le Tournoi permet à la jeune cinéaste de bâtir un propos sombre et plus malin qu’il n’y paraît sur la déshumanisation de ce type de confrontations, qui abrasent parfois les émotions, étape directe (voire nécessaire ?) vers le succès. L’influence majeure semble être l’auteur Bret Easton Ellis, avec ses personnages qui relèvent de spectres, déambulant dans une espèce de purgatoire (ici l’hôtel de luxe hongrois), dont l’aspect excessif (la bande d’amis s’adonnent à toutes sortes de superstitions, paris et rituels entre les matches : d’un mixage du chat perché et du strip-poker à une pyramide de meubles dans la chambre, en passant par des parties de jambes en l’air, des jeux à boire ou des prières matinales) cache en réalité des relations froides et désincarnées. Plus tragique encore est le parcours de Lou, protagoniste féminin du Tournoi et petite-amie de Cal, dont le combat est davantage celui de lutter contre la misogynie du monde des échecs pour s’affirmer. Riche en atmosphère singulière, Le Tournoi ressemble parfois à l’univers romanesque de Sofia Coppola, loin de tout naturalisme, près d’une certaine grâce. Elodie Namer pose un regard attendri et pur, presque poétique, sur ces jeunes sportifs mentaux, des figures errantes et lasses du monde environnant, souvent trop rapide, trop bruyant, trop diachronique pour elles. Bémol en revanche du côté de certains personnages secondaires, caractérisés comme des archétypes et dont l’évolution prend une tournure attendue. De même, on regrettera certains clichés usants sur le lien qui unit un entraîneur et son élève.

Fort heureusement, le casting séduisant a de la gueule : Lou de Laâge (aperçue dans Jappeloup en 2013, nommée cette année aux César du meilleur espoir pour Respire) livre une prestation concluante en incarnant avec brio un rôle beau et bien écrit. De son côté, le jeune boxer Michelangelo Passaniti, alias Cal, est convaincant (même s’il doit encore faire ses preuves) en surdoué au physique carré. L’alchimie est là, et accrédite les questionnements autour des relations humaines. Bon point également sur le plan formel : la mise en scène d’Élodie Namer est dynamique et inspirée (travellings gracieux, travail sur la symétrie et la mobilité des formes, évitement du statisme de la discipline en veillant à éviter les redondances), la photographie léchée, armée de lumières aux couleurs saturées et contrastées. Quant à la bande-son envoûtante, tantôt robotique, tantôt organique, composée par le talentueux Dombrance (un fan de Carpenter), elle tient une place primordiale en participant à l’ambiance si particulière du long-métrage. Félicitations à Elodie Namer qui, en transformant une salle de tournoi d’échecs en un lieu troublant, à la fois sexy, flippant et attirant, a réussi une première œuvre prometteuse, mêlant récit d’initiation prenant, teen-movie habile et fable pop intelligente.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 mai 2015
Je n'ai pas aimé ce film car je me suis ennuyé, ce film est davantage une histoire d'amour entre deux jeunes qui jouent aux échecs qu'un film sur les échecs et ce n'est pas ce type de film que je souhaitai voir.
L'acteur principal est beau garçon, joue bien, mais je trouve que pour un garçon censé être champion de France d'échecs ses dialogues sont d'une grande banalité, sans aucune profondeur ! Les dialogues des autres acteurs ne sont pas beaucoup mieux, il est vrai que malheureusement c'est le cas dans nombre de films français actuels (sic).
Cependant, un dialogue très intéressant et qui a le mérite d'exister, dialogue initié par l'actrice principale, porte sur le sexisme, l'influence des à priori (des parents, etc...) liés au sexe sur l'orientation future de chacun et qui peu expliquer des inégalités hommes/femme.
Un contexte tournoi d'échecs existe dans le film, avec des paris par exemple, cependant je trouve que c'est peu développé, il manque des anecdotes, il manque l'aspect entrainement avec le coach, il manque des dialogues parlant de tactique ou de stratégie, à la place on a des scènes d'amour, c'est un choix respectable mais on s'éloigne du thème du jeu échecs.
A noter qu'il y a une scène sexuellement explicite, à mon avis inutile, c'est pourquoi je déconseillerai ce film aux jeunes enfants.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mai 2015
Je suis allée voir le tournoi cet après-midi et j ai trouvé ce film étonnant, inclassable en fait. Je partais avec des gros préjugés sur le milieu des échecs, j imaginais qu' il était peuplé de gens pompeux et snobs, j ai découvert au contraire un univers totalement déjanté où l on voit se côtoyer dans une même journée l implacabilité de la logique du joueur, asservi a des règles strictes sur un plateau de jeu qui ne souffrira d aucune courbure, et le déchaînement des passions les plus primitives où l anarchie fait loi (première claque, faut dire aussi que je ne connais rien à ce milieu là).
Deuxième surprise : L'opulence dans lequel ces joueurs baignent, que je croyais réservée aux joueurs de poker. Et alors là c'est l explosion des couleurs avec celles des passions, le bleu schtroumpf de la piscine et les lasers colorés, les couleurs chaudes de l hôtel qui nous changent du noir et blanc (marron et blanc plutôt) et la façon de filmer toujours très dynamique. On ne s ennuie pas!  Je ne parle pas de la bande son, tellement impeccable que je me suis crue vite fait chez Tarantino (le début est magnifique, on signe le contrat d entrée de jeu). Les acteurs m‘ont convaincu, l enfant est juste formidable. Et l idée de l avoir chaussé avec des baskets a roulettes est géniale. Ca ajoute a son côté taquin, insolent et désinvolte. Visuellement c est super beau. Superbe scène entre le héros et la serveuse aux cheveux violets qui nous questionne sur le sens de l ambition.
Bref, j ai beaucoup aimé et j irai voir le prochain Elodie namer!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mai 2015
J’ai aimé ce film pour :
· Son côté didacticiel sur le monde des échecs,
· Sur la vision du monde de la haute compétition et la vie de ces gens hors normes qui perdent leurs repères.
· Le scénario construit et sérieux.
· Les décors, les lumières et la musique accompagnent bien le film.
· Les cadrages classiques avec néanmoins des vues originales comme par exemple la salle de tournoi au démarrage du film.

J’ai regretté
· L’existence de plusieurs intrigues secondaires pas assez développées,
· Le manque de suspens dû en partie au manque de profondeur du personnage de son adversaire
· Le montage de la dernière nuit (trop rapide) et les raisons de la remise en selle de Cal,
· La fin qui me semble trop improbable

J’ai comparé avec :
Le Kid de Cincinnati, efficace et sympathique avec du tripot, de la sueur qui perle, du cigare, du jazz, de la donzelle, un enjeu, du suspens. De la mise en scène, du montage, une conclusion qui a du sens, une morale qui se comprend.

Le tournoi est un film intemporel qui devrait bien vieillir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mai 2015
Grand moment au cœur de l'univers des joueurs d'échecs...
(Dommage que le film ne soit pas plus largement diffusé en province)
Une performance très touchante de l'acteur jouant le rôle d'Aurélien
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 mai 2015
Excellente surprise ! Ma copine et moi ne sommes pourtant pas fan d'échec, mais on a passée un super moment. De la tension, du rire et un beau/bon duo d'acteur ! Ca change des comedies lourde-dingue et des films a effets spéciaux sans histoire ! A voir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2015
Excellent premier film! La thématique est osée, le scénario solide et le jeu maitrisé. BRAVO!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2015
Vu samedi à Rennes et il est très bon ! Fabien Libiszewski est à mourir de rire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2015
une immersion dans un univers inconnu.. les tournois d'échecs..
La réalisatrice a réussi la prouesse de nous entrainer dans cet univers clos du sport cérébral, même si comme moi on ne joue pas aux échecs, et on ne s'ennuie pas.
Des bons acteurs, de l'esthétisme, une musique enivrante..
c'est un très bon moment de cinéma..
Barzai
Barzai

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2015
Très belle surprise !
Du rythme, beaucoup de rythme et de très belles images.
Un premier film français qui n'a pas peur d'être pop, c'est rare et ça fait plaisir. Ca vaut le coup d'être curieux !
On est à la frontière du cinéma US et pour une fois la comparaison n'a rien de ridicule. Intrigue au cordeau, efficace et directe, Cadrages précis et assumés, pas un temps mort, du rire et de la tension bien dosés et au final beaucoup de plaisir.
Les échecs n'avaient jamais semblé si excitants. On est pris par la main et emmenés à toute vitesse.
C'est fun, les jeunes comédiens ont l'air de s'éclater et nous aussi.
A voir sur grand écran !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse