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Kouto
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4,0
Publiée le 12 septembre 2025
La discipline des échecs n’a rien de très télégénique et pourtant « Le tournoi » par le dynamisme de sa mise en scène et l’énergie de ses comédiens plonge avec entrain dans le monde de jeunes joueurs d’échecs. Un film certes court, mais cette plongée fascine et apporte un vrai vent de fraicheur par ces affrontements avant tout psychologique.
Beau film sur l'univers des échecs mais pas que ... De nombreuses scènes font allusion à la complexité des relations humaines, notamment en ce qui concerne le héros à et sa petite amie (Lou de Lâage ultra jolie mais un peu perverse), les copains et leur trahison potentielle, ou la décision d'obéir ou non à un coach véreux. Le rythme est bon laissant peu de place à l'ennui, et une musique électro dynamique stimule l'envie d'assister au tournoi. La fin surprenante reste toutefois réaliste et plutôt réussie. Un bémol : j'ai essayé de restituer la partie d'échec que Cal et le gamin disputent oralement, et ça ne colle pas, c'est incohérent, on ne peut pas déplacer les pièces ainsi sur l'échiquier.
LE COUP DU BERGER. Tactique efficace contre un débutant cinéphile, stratégie à perte contre un roi. Je suis le pion de ce jeu ou mon sacrifice n'a pas trouver l'ouverture.
En tant que joueur d'échecs en club à mes heures perdues je n'ai pas aimé ce film qui , outre le fait de représenter une réalité semi-biaisée du monde des échecs n'est qu'une succession de scènes assez désagréables à suivre.
Belle surprise, un film sur un sujet peu exploité et difficile à mettre en scène sur un plan sportif. Car c'est bien de sport dont il s'agit dans ce métrage où le premier rôle est tenu par un acteur également boxeur à ses heures. De bons acteurs, parfois bien jeunes, et une histoire qui tient la route. En prime, une fin vraiment sympa.
Un film français réussi de par son thème original et sa surprenante mise en scène, culottée et maline. Les seconds rôles sont tout aussi intéressants. L'intrigue n'arrive pas vraiment à décoller mais on suit aisément les personnages qui s'abandonnent dans le scénario pour parcourir des chemins alambiqués, parfois incohérents mais souvent intéressants. Les échecs, un sujet pas facile à mettre à l'écran, mais je trouve, en tant que joueur d'échecs, que c'est admirablement bien mené, par contre je peux comprendre que ça peut laisser de côté les non initiés.
Pour un premier essai, je l'ai trouvé très réussit, la photo est belle, avec un scénario très crédible et des acteurs qui le sert également, ce film ne tombe pas dans le documentaire d'un sport peu visuel et une dimension obsessionnelle et psychologique parfaitement retranscrite. J'ai adoré la diatribe de Lou dans le couloir avec Cal sur l'acquit et l'inné, sans compromis ce film est à voir.
Malgré quelques longueurs et scènes un peu bizarres sur la deuxième partie, Le tournoi fait son petit effet grâce à sa très propre réalisation des échecs (même si des connaissances dans ce sport ne sont pas nécessaires pour comprendre, ça fait plaisir que ce soit bien traité) mais surtout par sa petite réflexion, sa morale et son final. Le film réfléchit ainsi sur la vie et son sens et le pourquoi de nos actions et nos objectifs. On a aussi quelques biens trop brèves réflexions sur l’éducation, la différence homme/femme ou l’enseignement. Dommage que ces réflexions soient cachés derrière un univers de soirées et d’alcool peut être pas si représentatif du milieu des échecs.
Pour son premier film la réalisatrice Elodie Namer a choisi le monde assez méconnu des tournois d'échecs et des jeunes grands maîtres qui s'y affrontent. Dans cet univers assez fermé, qui n'est pas sans évoquer le croisement entre une convention de geeks et un championnat d'athlétisme, elle tisse un drame aux accents de thriller où un jeune homme au fait de sa gloire voit lentement ses certitudes, tant professionnelles que personnelles, lentement se déliter. Si le film commence comme une gentille comédie en compagnie de jeunes adultes dont le quotidien du tournoi ressemble plus à une gigantesque fête d'étudiants avec un jeune champion objet de tous les désirs et de tous les regards qui semble marcher sur l'eau, rapidement l'ambiance s'assombrie. Cal, le champion, qui semblait insubmersible, laisse paraître des failles : difficultés dans son jeu, tensions avec son entraîneur, rivalité avec ses coéquipiers et amis et également des difficultés dans ses relations avec sa petite-amie. Plus le film avance plus l'univers du jeune garçon semble devenir hostile et celui-ci perdre de plus en plus pied entre violence et peur. L'interprétation du rôle principal par Michelangelo Passaniti est très efficace et son jeu, plutôt sobre, permet très vite de s'attacher à son personnage, jeune adulte en manque de tendresse et de présence paternelle. Sur une heure vingt le film tient ses promesses et offre un drame tendu où les échecs offrent un fond à l'histoire vraiment bien intégré à la narration. Un vrai beau premier film qui laisse augurer pour la réalisatrice d'une carrière prometteuse.
Un classique en devenir. Moi qui ne s'intéresse pas du tout aux échecs j'ai trouvé ce film très plaisant à regarder. Le thème est original, la mise en scène est léchée, dotée de bonnes trouvailles, et l'acteur principal joue bien, son rôle de surdoué calme et réfléchi lui va comme un gant. La réalisatrice a bien décrit (je pense) la tension psychologique et le côté stratège des tournois d'échec (bien que j'aurais aimé que ce soit encore plus mis en avant).
Un film plutôt moyen, avec un scénario assez light, des acteurs pas extraordinaires non plus, et un "combat" final trop vite expédié. Ça se regarde, mais ce n'est pas renversant.
Voici un film français qui étonne. Le Tournoi raconte les sept jours de compétition qui ont lieu dans un grand hôtel de Budapest. Film de débutant par sa réalisatrice et son acteur principal, le long-métrage n’a pourtant rien à envier des nombreux films portant cette thématique et qui a toujours fasciné la presse. En effet Elodie Namer porte un nouveau regard sur ce jeu. Elle ne cherche nullement à prendre le spectateur de haut, au contraire elle vulgarise une activité jugée souvent trop intellectuelle. Ensuite elle insère la jeunesse et le féminin à l’ordre du jour. Pendant toute la durée du film, Elodie Namer compare ses joueurs à des athlètes qui se préparent, se jalousent et combattent pour arriver premiers. Finalement, Le Tournoi n’est pas le film qui nous donnera envie de se mettre à apprendre les rouages de jeu, mais réalise un véritable thriller psychologique où chacun veut la peau de l’autre. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Beaucoup de défauts, notamment une scène onirique vraiment lourdingue et un accompagnement musical que l'on qualifiera pudiquement de douteux...Les scènes père/fils avec l'entraineur ne sont pas terribles non plus.. Après, la description du joyeux foutoir mis par des ados ou des jeunes adultes dans un grand hôtel durant une compétition d'échecs n'est pas d'une finesse extraordinaire mais est souvent réjouissante, et filmée avec une énergie qui sied bien à l'atmosphère générale. Les échecs sont mis en valeur dans plusieurs scènes vraiment bien tournées (la simultanée à l'aveugle, le duel à l'aveugle au débotté dans le hall de l'hôtel, la partie finale), mais l'amateur risque de rester sur sa faim. Sur ce plan là, c'est toutefois nettement mieux que le Prodige sorti la même année.