Jason Blum le producteur, entre (très nombreux) autres, d’« Insidious » ou « American Nightmare » est un homme malin. En choisissant de ne produire que des films à moins de 5 M$ particulièrement dans le genre horrifique, il s’est fait une sacrée place à Hollywood. Car souvent, même si ses productions n’atteignent pas toujours les cimes du box-office, le retour sur investissement s’avère généralement plus que rentable. Son meilleur coup : avoir produit « Paranormal Activity » pour même pas un million de dollar alors qu’il a en a rapporté plus de cent sur le seul sol américain. Un film concept fait d’images caméra qui foutait cependant bien les jetons dans sa dernière demi-heure. Le producteur revient ici avec un concept encore plus radical : un film d’angoisse en temps réel uniquement fait de discussions à travers un écran d’ordinateur entremêlant mails, Facebook, chats, Youtube et surtout Skype. Cinq ados s’y retrouvent et discutent jusqu’à ce qu’une sixième personne vienne les faire chanter pour savoir qui a posté une vidéo sur le net responsable du suicide d’une de leurs amies. C’est effectivement purement conceptuel mais ça marche tant toutes les possibilités d’un tel postulat sont exploitées à fond. On est vraiment face au film d’horreur 2.0 par excellence ! A la manière d’un « Scream » (où l’on reprend d’ailleurs le fameux « On va jouer à un jeu »), ils vont faire les frais de leurs bêtises passées. Dommage que les effets censés faire peur ont déjà été vus mille fois rendant le film davantage angoissant que vraiment effrayant. Mais ça marche et on est totalement happés par ce (mini) suspense adolescent au final terriblement réaliste, surtout que les acteurs de seconde zone ne se débrouillent pas trop mal, chacun dans leur rôle/cliché. On apprécie également la critique de tous ces nouveaux moyens de communication où une vidéo postée sur le Web peut faire des ravages dans la vie d’un adolescent jusqu’au suicide. Un sujet brûlant d’actualité qui pourra faire réfléchir la jeunesse à qui est destiné ce film. Mais bien sûr, cela n’a rien de transcendant et « Unfriended » se heurte aux limites de son concept. Sympa, mais espérons qu’il n’en découle pas de nombreux avatars comme avec le susnommé « Paranormal Activity » et tous les found-footage qui ont suivi…
J'ai rarement vu vu un navet pareil. La totalité du film se passe entre des jeunes sur skype et Facebook. Aucune action, rien. Je me demande comment certains ont pu aimer.
Franchement pas terrible. On se lasse vite d'avoir pour seule image l'écran d'ordinateur d'une gamine et l'image vidéo de 4 clampins sur Skype. L'idée est originale, il y quelques bonnes surprises mais ça ne suffit pas. Ras le bol de ces films pour ados, où sont passés les Evil Dead et Massacre à la tronçonneuse de cette décennie?
L'idée est bonne mais les discours sont affligeants, c'est long et ça parle pour rien dire ! C'est pas profond et quand on a vu la bande annonce y a plus trop de surprise...
Alors que l'on pouvait craindre le pire, "Unfriended" est à l'arrivée une plutôt bonne surprise, le type même de long-métrage dont le concept arrive à tout transcender sur son passage. En effet, ce n'est pas du côté du fond qui, filmé de manière conventionnel, serait aussi palpitant qu'un épisode de la série "Pretty Little Liars" (et ce n'est pas un compliment : un an après le suicide d'une amie commune, une bande de jeunes est harcelée sur le net par un mystérieux inconnu qui va mettre en lumière leurs plus intimes secrets, waouuuh, du jamais vu !) qu'"Unfriended" parvient à se démarquer mais bien dans sa manière de complètement dynamiter son récit au travers d'une réalisation basée uniquement sur un écran d'ordinateur et donc de fenêtres Skype, Youtube, Facebook, Messenger et j'en passe. Très malin et finalement pour ne pas raconter grand chose de nouveau, le film arrive à tout le temps captiver en saisissant l'émotion d'un personnage à travers l'hésitation d'un mot tapé ou l'attente d'une réponse (on a tous connu ça), en utilisant les fonctionnalités de réseaux sociaux de manière angoissante ou en créant de véritables montées en puissance de suspens dans des conversations via Skype. Bien plus convaincant qu'un "Open Windows" dans le même style (la dernière partie de celui-ci partait dans tout un tas de rebondissements absurdes en oubliant l'intelligence de son concept), "Unfriended", lui, utilise à merveille sa forme si particulière pour maintenir en haleine le spectateur. Mais, on espère juste qu'à l'avenir ce genre visuel (car c'est sans doute appelé à devenir un genre au même titre que le found-footage, qu'on aime ou pas, il va falloir s'y faire) soit mis au service d'une histoire bien plus originale que ça.
Une idée novatrice du film d'horreur 2.0, une tension maintenue : le tout via "Skype" un concept respecté jusqu'au souci du détail. Un film d'épouvante-horreur moyen, mais qui se laisse regardait, on ne sursaute pas de son siège pour autant.
Un concept à la sauce Blair Witch assez malin et bien exploité (…). Dommage, dés lors, que ce procédé montre ses limites lors d'un dernier acte qui ne sert qu'un cahier des charges du teenage-movie d'horreur.
Une idée originale et dans l'air du temps, mais le scénario est limité par le concept du film. A l'instar des "Blair witch" et autre films réalisés à partir de caméras embarquées, "Unfriended" bénéficie initialement d'une atmosphère réaliste qui renforce sa crédibilité.
L'idée est intéressante et plutôt bien exploitée. Les acteurs sont tous crédibles et convaincants dans cette descente en enfer informatique.
Je n'ai que deux "reproches" à adresser à ce film, mais elles sont malheureusement de taille :
1) En dehors du fait que le tueur soit un hacker, son identité n'est jamais révélée, ni même suggérée ce qui laisse au spectateur un désagréable goût d'inachevé. S'agit-t-il d'un parent, d'un membre de la famille de Laura Barns? D'un ami? De la jeune fille qui se serait miraculeusement remis de son suicide un an auparavant? Nous ne le saurons jamais et c'est bien dommage!
2) Bien qu'intéressantes, je me demande quelles techniques le tueur emploi pour spoiler: être physiquement dans le domicile des 5 victimes presque simultanément pour les forcer à se suicider tour à tour ? Par ailleurs, comment réussit-il à forcer les victimes à s'auto-mutiler ou à se donner la mort dans des circonstances épouvantable alors que certaines victimes sont seules enfermées dans une pièce hermétiquement verrouillée? Possède-t-il un don de télékinésie non mentionné dans le film??? Ces quelques invraisemblances rendent la cohérence du film quelque peu boiteuse. Ce qui aurait peu être un bon film frise parfois la caricature et ça aussi c'est bien dommage!
Si l'on réussi à passer outre ces deux problèmes probablement étroitement lié au fait que "Unfriended" soit un film à "caméra embarquée" (défaut typique de ce genre de film), alors un les amateurs du genre en auront pour leur argent!
Personnellement, j'ai du mal à me prononcer comme j'ai à la fois l'impression d'avoir vu un excellent film d'épouvante servi par de bons acteurs très télégéniques et une réalisation "low budget" et plutôt médiocre (au sens étymologique du terme) dont les lignes directrices sont cruellement handicapées par des défauts de vraisemblance qui heurte sa crédibilité et son intérêt.
Enfin ! Unfriended nous tient en haleine tout au long du film, nous parvient à nous donner quelque frissons et du suspens. L'histoire est original. Nous pouvre pas mal de chose dans la vie reel.
Ah enfin mon film d'horreur tant attendu ! J'était à fond dedans pendant tout le film ! Pas déçus du tout, on est tenue en haleine et le style sur skype est bien réaliser, sa change, c'est nouveau, sa rend bien. L'un de mais film d'horreur préférer cette année :).
Ce film d'horreur au concept sympathique réalisé par Levan Gabriadze et sorti dans les salles obscures françaises en 2015 est plutôt, dans l’ensemble, pas mal. L'originalité du film réside dans le fait de nous montrer qu'un écran d'ordi durant tout le film et d'y utiliser toutes les nouvelles "technologies" tels que les réseaux sociaux par exemple. Le scénario est quant à lui pas tellement original dans le fond mais met en avant la forme avec toutes les raisons que j'ai mentionner plus haut. Le coté horreur fonctionne plutôt bien, enfin chez moi il est efficace, car il y a certaines scènes de suspense puis de jump scare plutôt angoissantes et surprenantes mais à part ça, le film reprend pas mal de codes de film du genre. Les personnages sont évidemment tous jeunes (autre cliché du film) et on sait dès le début qui va s'en sortir ou qui va mourir en dernier, ce qui est assez dommage. Pour les acteurs, ils ne sont pas spécialement connus mis à part Shelley Hennig pour les fans de "Tenn Wolf" mais ça ne les empêches pas de bien joués et de nous interprétés des personnages convainquant. "Unfriended" n'est donc pas mauvais mais il rentre quelque fois un peu trop dans les clichés et les codes de film d'horreur, ce qui est dommage.