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Oliv_78
53 abonnés
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5,0
Publiée le 27 octobre 2017
LE film de l'année. Courez le voir sans hésiter. C'est brillant, magnifique, émouvant. C'est le chef d'œuvre de Dupontel. Au départ il y a ce roman extraordinaire de Pierre Lemaitre. Ne cherchez pas les quelques écarts entre le roman et le film: Dupontel est fidèle à l'esprit du roman, il a juste été le premier à voir que l'histoire est un fantastique scénario. Et il l'a adapté pour en faire un beau film de cinema. Bravo pour sa fin!... Tout est réussi. Le film est extrêmement soigné. Les reconstitutions (les extérieurs dans Paris), les décors, les costumes, la musique... et les masques! Dupontel campe un personnage très humain, sensible et juste. Le personnage principal est remarquable, vous ne l'oublierez pas. Laurent Laffite est excellent dans le rôle d'un personnage cynique et ignoble. Quant à Niels Arestrup, il est juste bouleversant dans la dernière scène du film, qui vaut à elle seule d'aller voir le film. Un seul regret : la bande-annonce ne restitue pas du tout le contenu de ce merveilleux film. Et si les jurés des Césars ne récompensent Dupontel, on pourra crier à l'arnaque contre ce film-monument!...
Au revoir là-haut surprend, émerveille, amuse, joue avec nos émotions, est spectaculaire. Avec cette aventure épique, Dupontel confirme tout son talent autant dans sa mise en scène que dans son écriture et a su s'approprier l'œuvre de Pierre Lemaitre pour en faire du grand cinéma.
Albert Dupontel est un cinéaste avec un style bien à lui, parfois à la limite de la bande dessinée enragée doublé d’un état d’esprit frondeur et quelque peu hors-normes. Le fait qu’il adapte un roman lauréat du prix Goncourt pouvait sembler étrange. A la vision de « Au revoir là-haut » on peut se dire qu’il s’est acquitté de la tâche avec un certain brio. Cependant, ce qu’il gagne en ambition, il le perd en singularité car on a parfois du mal à retrouver la patte du metteur en scène dans cette belle fresque qui se rapproche en de nombreux points du cinéma de Jean-Pierre Jeunet d’« Un long dimanche de fiançailles », sans pour autant le singer ou le plagier. Le film fait montre d’une ambition visuelle importante et l’ampleur de sa mise en scène répond en tous points aux requêtes d’un roman qu’on devine dense et pas toujours facile à adapter.
Sa caméra se fait plus posée ce qui ne l’empêche aucunement de nous offrir quelques plans au mieux transcendants de beauté, au pire tout à fait novateurs. Par exemple, l’apparition du lieutenant Pradelle dans les tranchées tout en jeu sur les ombres et les lumières est un modèle du genre. On peut citer également la fête à l’Hotel Lutecia qui s’avère un exemple de dynamisme dans la mise en scène prouvant qu’un sujet classique peut se voir doté d’une mise en scène innovante, inventive et moderne. Encore une fois, un peu comme Jean-Pierre Jeunet en son temps. En revanche, passé l’excellent début dans les tranchées, la mise en place et la première moitié du film sont un peu laborieuses. Il y a des carences narratives (le flashback mettant en scène la relation entre le jeune Péricourt et son père est astucieux visuellement mais se révèle une mauvaise idée pour comprendre la psychologie des personnages) et on se sent un peu à l’étroit dans les combles où se réfugient les deux personnages principaux durant le premier tiers. On y tourne un peu en rond avant que l’arnaque au monument aux morts prenne vie et le film avec.
On peut aussi déplorer quelques zones d’ombres et des faits trop rapidement évoqués pour être pleinement compris, mais c’est souvent l’apanage de récits qui passent de l’écrit à l’écran. En outre, si Dupontel a soigné ses rôles masculins de Laffitte à Arestrup, plus difficile de juger la composition masquée de Nahuel Perez Biscayart. Mais là où le bât blesse, c’est concernant les seconds rôles féminins, Emilie Dequenne et Mélanie Thiéry étant trop peu présentes à l’écran pour se faire une quelconque idée. Elles en sont malheureusement laissées à l’état de faire-valoir. Dans tous les cas, Dupontel déborde d’envie de cinéma avec un grand C. Son film est bourré d’énergie et il a certainement du mal à parfois canaliser tout ce qu’il voudrait voir apparaître à l’écran. Mais c’est ce genre de proposition riche et généreuse qui fait plaisir à voir dans le paysage cinématographique français. Espérons que la prochaine fois il arrive complètement à allier sa patte à un si beau et grand sujet pour que les deux ne fassent qu’un et accouche d’un chef-d’œuvre qu’il doit être très certainement capable de nous pondre.
Après avoir lu et adoré le roman de Pierre Lemaître, je me suis laissé tenter par l’adaptation qu’en a fait Albert Dupontel. Bien que le sentiment que l’on puisse éprouver à la lecture du Prix Goncourt 2013 n’a plus nécessairement la même résonnance une fois que l’on en connaît le déroulement, j’ai été agréablement surpris de m’être laissé à nouveau et aussi facilement embarquer par ce que j’ai vu à l’écran. De l’horreur des tranchées à l’escroquerie mise en place par ces deux poilus laissés-pour-compte, le réalisateur a réussi, au-delà des indéniables qualités techniques du film, à garder plus ou moins intactes l’âme, la poésie, l'humour et les émotions du récit. De Laurent Laffite à Niels Arestrup, en passant par la jeune Héloïse Balster ainsi que la courte participation de Michel Vuillermoz, la pièce maitresse du casting de « Au Revoir Là-Haut » a pour nom Nahuel Perez Biscayart. Privé de la parole derrière les masques portés par son personnage à la gueule cassée, cet acteur, que je ne connaissais pas, m’a fait une très forte impression. Comme le film d’ailleurs.
Que dire de ce navet ? La volonté de barber semble en être le fil directeur. Le narcissisme béat du réalisateur semble avoir pris le pas sur toute autre considération artistique, et le spectateur / otage baille. Les récompenses aux Césars prouvent, une fois de plus, que le mérite ne paie pas.
C'est sûrement parce qu'on m'a trop dit du bien du film que j'ai été déçu et disons que pour une fois également, je ne suis pas de l'avis général. L'intrigue est intéressante et recherchée (quoi que.. n’oublions pas que c'est la réinterprétation d'un livre), les acteurs sont bons. Malgré son sale personnage, Laurent Laffite m'a encore une fois fait rire, comme dans tous ses films. Je ne sais pas.. je ne me suis pas ennuyé mais le film ne m'a pas captivé. Ajouter un peu d'art avec un arrière plan de guerre et en dégager une petite histoire de famille c'est bien, mais ça manque de poignant spoiler: même si l'artiste est défiguré . Je ne comprends pas les gens qui peuvent ressentir des émotions profondes à travers ce film, ou qui ont pleuré par exemple. Personnellement je suis partis aux toilettes et j'avais envie d'y rester. Pöur ne pas finir sur cette touche irrespectueuse envers le film, je tiens quand même à dire qu'il y a un film conducteur, mais encore une fois trop classique pour moi "une personne qui raconte ce qu'elle a vécu", certains éléments sont prévisibles,spoiler: par exemple lorsque l'artiste, désolée je n'ai pas retenu le nom du personnage, saute après avoir enlacer son père qui venait de le retrouver. . Disons qu'il y a une narration assez enfantine, avec un narrateur qui raconte ses souvenirs étape par étape, une petite fille qui accompagne le personnage dont l'histoire s'agit, comme un nain qui accompagnerait Blanche-Neige. L'art est introduit de manière peu subtile, certes les masques sont beaux et originaux, mais quel est l'intérêt au final, spoiler: seulement cacher un visage marqué? Cet aspect n'était pas assez développé justement... Donc suis-je déçu? Même pas, j'ai tout simplement pas accroché. Au passage, le film est long. Sur ce, bon visionnage quand même puisque apparemment c'est le film à ne pas rater!
Film avec de belles images, de belles mises en scènes et de belles reconstitutions.MAIS trop d'agitation ! C'est trop artificiel, trop dans le "bel" effet. Le scénario hésite entre comédie et dramaturgie. Résultat : le jeu des acteurs est vide de sens et de profondeur. Bref, décevant.
Ce film est tout simplement sublime. J'ai beau ne pas du tout être un fan d'Albert Dupontel en tant qu'humoriste et apprécier modéremment ses films, là je suis scotché. Il n'y a strictement rien à redire à ce film. L'intrigue est vachement original, une gueule cassé voulant se venger de la société guerrière qui l'a détruit en arnaquant les collectivités via des projets de monuments aux morts. J'ai d'emblée été bluffé par la qualité des scènes de guerre, dignes d'un studio hollywoodien, je ne crois pas avoir vu ça de la part d'un film français. L'humour est parfaitement dosé. Le personnage un peu gauche qu'incarne Dupontel transcende l'écran. Le personnage d'Édouard est tout simplement magnifique. D'ailleurs l'ensemble des personnages sont parfaitement écrits. Les acteurs sont excellents : Nahuel Perez Biscayart est sublime (je ne serai pas surpris de le voir recevoir un César à la prochaine cérémonie), Albert Dupontel excellent, Laurent Lafitte bluffant en bélligérant inhumain, Niels Arestrup élégant au possible, la jeune Héloïse Balster très naturelle, Mélanie Thierry et Emilie Dequenne impeccables. Les costumes et les masques sont magnifiques. Les décors sont marquants. Même la musique est plutôt pas mal. Un sans faute. Ce film mériterait d'être primé. Une merveille.
Des scènes très artificielles, difficiles à suivre, souvent incompréhensibles. Le scénario est complètement invraisemblable, on n’y croit pas une seconde et ça finit par fatiguer. Des personnages tellement caricaturaux (le lieutenant, le maire du 8éme arrondissement) qu’ils en sont lassants et Dupontel tellement narcissique qu’il se met lui-même en scène dans le rôle d’un Maillart inconstant, tantôt roublard tantôt semi-abruti. Seul Nils Arestrup et son personnage tirent leur épingle du jeu. Heureusement de beaux décors de carton-pâte et une certaine poésie dans la mise en scène sauvent ce film du désastre.
Les acteurs qui sont passé derrières la caméra pour s’exprimer ne se comptent plus sur le bout des doigts, si le phénomène ne remonte pas à hier, on en compte un bon nombre qui ont au moins essayé une fois de raconter une histoire après avoir joué un rôle devant la pellicule : Clint Eastwood, Angelina Jolie, Kevin Costner, Ewan McGregor, Ben Affleck, Robert Redford ou encore Mel Gibson pour des résultats aussi variés qu’il y a de chiffre sur une roulette de casino.
Albert Dupontel est l’un d’eux, et si son bilan en tant qu’auteur/réalisateur est légèrement partagé, ses films sont déjà bien plus construits que l’ensemble des navets de comédie française qui sortent sur une année. Il a le mérite de prendre son temps entre 2 films et d’avoir une bonne maîtrise de l’absurde pour faire rire, même si il peut aussi bien tomber dans un excès d’absurdité maladroit et un brin écœurant (Enfermés dehors) qu’être attachant (9 mois Ferme) ou amusant dans son propre délire (Le Créateur). Et le roman de Pierre Lemaitre semble bien se prêter au cinéma de Dupontel au vu de l’absurdité du synopsis et de la situation d’Albert et d’Edouard.
Sauf que dans le cas présent, à l’inverse d’un 9 mois Ferme, l’absurde ici n’est pas mis au service de l’humour, en tout cas presque pas. L’utilisation dont fait Albert Dupontel de l’absurde est beaucoup plus réaliste et principalement employé à la reconstitution de la France d’après-guerre et à au retour à la vie quotidienne des soldats meurtri : Albert Maillard, aide comptable contraint d’effectuer des petits boulots misérables pour gagner sa croûte ainsi qu’à faire les poches des vétérans pour soulager son compagnon de guerre, et Edouard Péricourt justement la gueule cassée réduit à l’état de Junkie du début de 20ème siècle. Deux soldats pour lesquels la France n'éprouvent pourtant aucun respect alors qu'ils ont donné leurs vie à la patrie pendant 4 ans, et dont les morts sont pas forcément si respectés.
On pourrait résumer ce film à ses 50 premières minutes qui sont très sobre et même bien plus émotionnel que l’ensemble des films du bonhomme. Pas sans qu’il n’y ait des scènes maladroitement imbriqué bien que très belle en soit (la première rencontre entre Louise et Edouard), mais l’aspect burlesque qu’on reconnait à ses films sont extrêmement réduit. Hormis lors des quelques passages avec le lieutenant Aulnay-Pradelle et à la fin de cette première moitié, le film prend son temps pour faire ressentir le trouble interne des anciens soldats à la fois d’un point de vue professionnel mais aussi intime lorsque l’on voit Albert croiser son ex femme durant un de ses petits emplois et que celle-ci lui rend son alliance.
Par ailleurs Albert Dupontel s’est beaucoup bonifié en tant qu’interprète de ses propres films (surtout ici ou il se montre profondément touchant), il s’est aussi amélioré un peu plus à chaque film en tant que metteur en scène. Poussant un peu plus ses travaux sur 9 mois Ferme en terme de cadrage, et cumulant ici certains plans-séquences maîtrisés et très adroit en plus de la reconstitution de l’après première guerre mondiale et de la photo plutôt assombri dés l’ouverture en fondu d’image. Mais c’est surtout Nahuel Pérez Biscayart qui m’a beaucoup ému et qui parvient à faire passer beaucoup d’émotion en dépit des différents masques qu’il cumule, aussi bien du rire par-ci que du chagrin et de la colère par-là.
Sans oublier qu’on pourra reconnaître à Au revoir là-haut, durant sa deuxième moitié, de conserver un contrôle de ton dés lors qu’Albert Dupontel instaure certaines touches d’humour à la fois absurde mais pourtant toujours cohérent dans leur contexte, même lors de l’immense escroquerie orchestré par Edouard. Le tout aidé par un bon travail musical de Christophe Julien, de Laurent Laffite (très bien dirigé ici) qui est très souvent mis à contribution pour les quelques passages destiné à faire rire ou sourire. Et le tout soutenu des rôles secondaires également très bien dirigé et bien écrit, notamment Niels Arestrup dans le rôle du père d’Edouard, Emilie Duquenne en tant que sœur d’Edouard ou encore la jeune Héloïse Balster également bien dirigée (et un petit rôle pour Kyan Khojandi de Bref et la voix française de Baymax dans Les Nouveaux Héros qui aura nous offrira un court mais sympathique moment de rire dans le dernier tiers).
Au revoir là-haut, en plus d’être un excellent film français (vu l’avalanche de comédie de merde dont on nous gâte chaque année, ce n’est pas de refus) marque aussi un grand pas pour Albert Dupontel vers la maturité. Au fil de ses films il a gagné en sens du dosage avec son maniement de l’absurdité et du burlesque, et semble démontrer une vraie maîtrise pour ce qui est de varier le ton de ses récits. Bref, faut le voir pour encourager ce type de projet sincère à voir le jour, personnellement j’en reprendrais bien une seconde dose.
A force d'exigence, la recherche de la perfection de l'image - voire du son - frise l'exercice de style. Tout est bien fait c'est évident. Dupontel s'est entouré d'une pléiade d'acteurs de talents et de ce fait, la faiblesse de son interprétation est mis en évidence ! Et puis, il y a la fin !! Mais quel gâchis !!
Film sans beaucoup d'intérêt. Tout est artificiel de a à z. Le rythme est trop rapide pour faire pénétrer la moindre émotion. Tout n'est pas nul cependant, c'est divertissant, riche en décors somptueux, mais ce n'est vraiment pas le cinéma d'acteurs et de dialogues que j'apprécie. On dirait du Jeunet...
Chouette film, c'est poétique, soigné, romantique , le film à une âme , fidèle au livre...bref, tout ce qu'on veut comme superlatifs mais ça manque de rythme pour ma part, et on s'attache pas assez aux personnages. Le film est oublié le lendemain, et même dès le générique de fin. Il ne reste rien. Dommage.