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Dominique V.
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4,5
Publiée le 30 septembre 2017
J'ai eu la chance de voir le film en avant-première à Evreux, où A.Dupontel est venu le présenter lui-même avec toute la verve, l'énergie, l'humour, l'empathie discrète et l'intelligence qu'on apprécie. Son film est à son image : brillant, dense, spectaculaire, vif. On sent qu'il aime les gens. Ses acteurs sont formidables. Ses choix techniques audacieux et payants. Wouah ! Ce film va dépoter !
Albert Dupontel est enfin parvenu à réaliser le film de sa carrière. Dire que l'adaptation du Prix Goncourt 2013, "’Au revoir là-haut" est un chef d’œuvre semble un peu présomptueux, mais avouer qu'il est le film de l’année et le meilleur de Dupontel, c’est une certitude. Ici, les obsessions de l’artiste se marient parfaitement avec les ambitions du grand réalisateur, toujours à vouloir bousculer un cinéma français parfois moribond. Voilà. C’est arrivé ! Aidé par un budget colossal et une brochette de comédiens exceptionnels, dont la révélation française de l’année, Nahuel Perez Biscayart, jeune Chaplin en puissance dont la seule force du regard pourrait faire plier un Jedi… Dupontel fait son numéro de French Monty Python en s’entourant de Laurent Lafitte ou encore Niels Arestrup, tous deux charismatiques. Le résultat est à la hauteur des attentes du spectateur : à la fois une fresque historique épique, une tragédie familiale et une comédie délirante et exaltée, en phase avec la folie créatrice vertigineuse du grand Dupontel.
Sixième film réalisé par Albert Dupontel, on pourrait qualifier Au Revoir Là-Haut de film de la maturité pour le réalisateur, aussi épatant devant que derrière la caméra,qui a désormais les épaules suffisamment solides pour porter un film plus ambitieux nourri de toute sa folie et sa vaste cinéphilie. Un très grand film plein d’humour et d’émotion porteur d’un message politique fort qui tient beaucoup au cœur du cinéaste magnifiquement interprété par un casting exceptionnel qui confirme au passage le talent du prometteur Nahuel Perez Biscayart. On pensait que Luc Besson n’aurait pas de concurrents à la hauteur pour les prochains César mais Albert Dupontel risque bien de lui damer le pion avec ce nouveau long métrage bien parti pour être ce qui s’est fait de mieux cette année en France.[lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Extra ! Un film sensationnel, prenant, très beau, avec un casting formidable. De la finesse, de la profondeur, du rire, du drame ... Tout y est ! Vous vous attendez à un film génial ? Vous n'êtes pas déçus !
Ça fait très longtemps que je n'avais pas connu une aussi bonne expérience cinématographique à propos d'un film français ! C'est un peu triste à dire mais par rapport à la "concurrence" il n'y a pas photo, c'est sans doute l'une des meilleures leçon de cinéma que puisse nous offrir nos studios cette année, voir depuis plus longtemps. Ce n'est ni une comédie au ras des paquerettes, ni un film social à pleurer, ni de la b******** intellectuelle de réalisateur obscur ou l'on se demande toujours où ils ont bien pu trouver un financement. Enfin un bol de modernité, de grandiose. Enfin de beaux costumes, de beaux décors, de belles images bien travaillées. Et surtout une histoire bien écrite et dans une époque excellemment reconstituée, les profs d'histoire apprécieront ! Même des acteurs que je trouvais jusque là cantonnés à des rôles et que je n'appreciais pas particulièrement on fini par me surprendre et je suis aujourd'hui fan (je pense à Laurent Laffite, excellent !). Je remercie donc Dupontel et tout ces cinéastes qui tentent de réinsuffler un esprit epic au cinéma français et ne pas le laisser se faire monopoliser par les cancres.
Au revoir là-haut, le nouveau film évènement d'Albert Dupontel s'inspire du roman picaresque de Pierre Lemaitre. Un récit qui a reçu de nombreux prix littéraires en une seule année. Alors le défi était de taille et il ne fallait surtout pas décevoir les adeptes du bouquin... Le résultat en est plus que séduisant !! Puisque il s'agit une œuvre enlevée, touchante, créative et poétique. On connaît tous le travail de Dupontel : un univers farfelu, un humour noir très particulier, des scènes d'exagération à la limite de la gênance... Sa précédente comédie, 9 mois ferme en est la preuve. Dans Au revoir là-haut, c'est plutôt l'inverse ! En effet, son nouveau long-métrage s'avère réaliste (à l'époque de la Grande Guerre), mention spéciale spoiler: - au plan séquence où l'on suit un chien regagnant le camp des soldats français au front - une introduction de toute beauté ! A noter, l'aspect de la guerre peut faire penser à Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet car elle demeure sauvage et bien retranscrite. Les soldats se battent pour leur patrie dans les moments les plus intenses... Une fois la guerre terminée, deux soldats ont réussi à y survivre dont spoiler: un qui a été défiguré au niveau du visage (des airs du roman de La Chambre des officiers ?), habitent désormais sur Paris. Et décident de mettre au point spoiler: une escroquerie en vendant des monuments aux morts fictifs. Ce qui reste étonnant est que tous les personnages sont spoiler: reliés, en distinguant les bonnes et les mauvaises personnes de l'histoire. Dupontel apporte un soin particulier à l'image de sa pellicule avec des décors et des costumes très respectifs de l'époque de la guerre. C'est coloré sur le plan visuel ! Une mise en scène inventive dans lequel le réalisateur transmet beaucoup de poésie, d'émotion et même d'humour dans les situations embarrassantes... La bande sonore est vraiment très bonne et contribue bien à la réussite du film ! Mais rien ne serait aussi convaincant sans la présence de ces comédiens talentueux ! Le jeune Nahuel Perez Biscayart - découvert dans le film de Cannes,120 battements par minute - offre une performance remarquable sous les traits d'un homme fragile. A la fois juste et sensible, son personnage s'avère compétent et forme un duo crédible avec l'acteur-réalisateur Albert Dupontel. Celui-ci est très élégant, on s'attache facilement à lui. Et reprend quelques acteurs dont il avait autrefois diriger à savoir spoiler: Philippe Duquesne et Philippe Uchan... Laurent Lafitte de la Comédie Française prouve bien qu'il incarne un spoiler: parfait salaud, comme dans sa précédente participation dans le thriller de Paul Verhoeven - Elle. Neils Arestrup est un acteur imposant qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Emilie Dequenne apporte un charme indéniable à l'ensemble de l'ouvrage, de même pour Mélanie Thierry. Le rythme du récit est plutôt correct, ne lâchant rien. Ceux qui n'ont pas lu le roman seront très surpris du film (dont ma part) spoiler: - une finale bouleversante avec un jeu de regard à ne pas rater ente le fils présumé mort et le père - cela reflète une émotion forte au cinéma. D’où le titre de Au revoir là-haut qui prend tout son sens... En résumé, Au revoir là-haut est un grand film inspiré d'un grand roman. L'un des plus beaux films de 2017 et assurément le meilleur film de la filmographie d'Albert Dupontel. Le cinéma français n'est pas mort et il n'est pas impossible de créer une œuvre unique parce que c'est ce qu'il est. Unique.
Visuellement impeccable avec ses déplacements de caméra offrant toujours le meilleur point de vue aux spectateurs, une intrigue tirée d'un livre (récompensé du prix Goncourt) aussi lyrique que touchant, et des interprétations impressionnantes de justesse. Un film qui gagne à être connu, car l'on découvre un univers à la fois réaliste par le traitement des gueules cassées après la guerre, mais aussi follement entraînant avec les arnaques que l'ont suit et les retournements de situations qu'elles apportent, et bien sûr magnifiquement poétique avec les masques, somptueux, qu'Édouard (la gueule cassée) porte avec une symbolique très forte. On rit, on pleure, on reste très émus par la fin, et l'on sait que l'on vient de voir un petit bijou du cinéma, qui mérite l'attention de tous. Chapeau bas aux acteurs, touchant Édouard d'un seul regard et sans même décocher un mot il nous tire la larme avec une aisance incroyable. Albert Dupontel a affirmé son talent de cinéaste, et offre à Laurent Laffite un de ses plus grands rôles, terrifiant de cruauté en Lieutenant Pradel. On ne s'ennuie pas, bien au contraire, toujours entre le rire et la larme, on en prend plein les yeux, et l'on ressort ému. Magnifique.
Dupontel signe ici sont film le plus ambitieux et qui sur le plan visuel pousse une exigence assez inédite dans le paysage du cinéma Français qui depuis maintenant longtemps produit des franchises de comédie de masses nauséabondes ( intouchable, Bienvenue chez les ch'tis). Dupontel réussi donc un mélange intéressant entre la comédie et le drame pour envelopper le tout avec une reconstitution du Paris de la première guerre Mondiale. Pari réussi donc n'en déplaise à L'ami Serge Kaganski qui signe une critique vraiment malhonnête dans les inroks avec des arguments vraiment pas digne d'un critique professionnel. Va te pavaner sur Blade Runner 2049 que ta adoré Serge
Il était une fois un jeune homme de bonne (et grande...) famille qui, en délicatesse depuis toujours avec son père (Niels Arestrup), part crânement faire la guerre, 4 ans durant, comme simple soldat. "Edouard" (Nahuel Pérez Biscayart) rencontre dans les tranchées le modeste (comptable dans le civil) et déjà "senior" Albert (Dupontel, qui cumule interprétation et réalisation, comme toujours - pour moi cependant le moins convaincant de la distribution....). Pour leur malheur (partagé avec tous ceux de leur section) les deux hommes sont sous les ordres d'un va-t'-en-guerre, le lieutenant d'Aulnay-Pradelle (Laurent Lafitte - grandiose en "méchant"). Une série de drames s'en suit, à deux jours de l'armistice du 11 novembre 1918, dans une mission de "reconnaissance" lancée sans ordres par ce dernier.... On retrouve les principaux protagonistes démobilisés, et jusqu'en novembre 1920.... pour des aventures picaresques. Histoire inclassable (adaptée d'un Prix Goncourt récent), pour un film tout aussi atypique - même si son esthétique, très soignée, fait penser au Jeunet de "Un long Dimanche de fiançailles". C'est burlesque, ravageur (sur la dénonciation des boucheries de 14-18), et diablement poétique, voire onirique spoiler: (l'"envolée" de la "gueule cassée" - justifiant le "Au revoir, là-haut"), avec des personnages très typés, très romanesques sous le prisme de la Justice immanente. Un vraiment bon moment de cinéma !
Que dire de plus, sujet difficile a traiter et toujours avec la touche d'humour particulière à Dupontel. A voir absolument, aussi bien pour la qualité des images et scènes que les thèmes que soulèvent le scénario.
Le nouveau film d'Albert Dupontel était attendu et malgré ses qualités certaines, j'ai été déçu par "Au revoir là-haut". Il faut d'abord reconnaître qu'Albert Dupontel propose ici un projet ambitieux et très pertinent artistiquement. On a affaire à un vrai metteur en scène avec une vision personnelle du cinéma qu'il tente d'insuffler à son film. Le long-métrage foisonne d'idées de mise en scène plus ou moins pertinentes, mais qui ont le mérite d'exister et qui témoignent de la grande ambition du cinéaste français. Les scènes dans les tranchées sont par exemple super bien filmées avec un gros travail sur le plan visuel et sur le montage. La reconstitution du Paris des années 20 est vraiment somptueuse et on peut saluer la direction artistique qui est fantastique. Là où le film m'a moins convaincu, c'est dans son écriture. J'ai trouvé que le film avait souvent recours à des facilités scénaristiques et que les ficelles dramatiques étaient trop visibles. Le film connait plusieurs revirements qui m'ont fais sourciller, tant ils étaient amenés de manière grossière voir incohérente. Cela se voit notamment à travers l'écriture des personnages qui manque à mon goût de profondeur. Parmi les personnages, seul Albert Maillard m'a paru attachant au contraire d'Edouard Péricourt que j'ai trouvé sous écris, du lieutenant Pradelle qui est trop linéaire ou de Marcel Péricourt qui change trop radicalement de comportement à mis parcours. Pourtant, le casting est de très grande qualité et chaque acteur s'en sort très bien. C'est donc d'autant plus dommage que le film n'aille pas plus loin dans son écriture et ne propose pas une vision plus nuancée de son histoire et de ses personnages. Personnellement, "Au revoir là-haut" est un film qui ne m'a pas convaincu et laissé en dehors mais je pense que ce long-métrage vaut néanmoins le coup d’œil. Malgré ses défauts, le film affiche une ambition rare et tente de renouveler une production cinématographique française que beaucoup juge en perte de vitesse et d'inspiration. Albert Dupontel propose un film drôle, familial et assez unique, et même si il m'a paru imparfait, il serait dommage de passer à côté d'"Au revoir là-haut".
On se calme ! Disons le d'emblée, il s'agit là d'un très beau film et bien sympathique en plus. Mais de là à crier au chef d'œuvre, faut pas pousser non plus. Commençons déjà par les critiques inutiles : Oui il y a des anachronismes : la publicité n'existait pas, du moins telle qu'on la conçoit aujourd'hui et à l'époque on appelait ça de la réclame ; une fiesta antimilitariste et antipatriotique en 1920 dans un hôtel huppé, je demande à voir ! Mais qu'importe le film n'a pas l'ambition de faire de la reconstitution historique mais s'inspire d'événements historiques, ce n'est pas la même chose. On est au cinéma, ici ! De même certaines critiques techniques n'ont aucun sens, on accusait le cinéma des années 70 de faire trop de zoom, on accuse celui d'aujourd'hui d'abuser de l'usage de la steadicam (en plus ça fait branché d'en parler), pour filmer un mouvement dans une tranchée c'est pourtant bien pratique, non ? A croire qu'il y en a qui préfèrent la caméra à l'épaule qui donne le mal de mer ! Non s'il a critique à faire elle n'est pas là, mais serait plutôt au niveau de la fluidité du récit, on aurait aimé savoir d’où sort cette petite fille qui joue merveilleusement bien, de même les magouilles de Lafitte dans les cimetières restent complètement opaques. Il reste aussi sans doute un problème au niveau de la diction de Dupontel parfois peu évidente. Mais cela dit ne boudons pas notre plaisir, c'est bon !
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4,5
Publiée le 4 novembre 2019
C'est la toute première fois que Albert Dupontel adapte un roman au cinèma car tous ses films prècèdents ont ètè des scènarios originaux! L'action de "Au revoir là-haut" se situe dans la France de 1919 et nous montre deux rescapès des tranchèes qui vont monter une arnaque aux monuments morts! Recrèer la guerre de 14-18 (et les annèes 20) n'est pas chose facile au cinèma! Dupontel relève le dèfi haut la main avec dans les mains un roman admirable de Pierre Lemaitre dan lequel l'acteur-rèalisateur s'y retrouve! On connait le cinèma de Dupontel, souvent engagè et pointant du doigt les travers de notre sociètè! Mais avec l'art et la manière! Et surtout un humour noir et grinçant qui fait mouche! Son film a le charme de toute une èpoque et certains moments sont rèellement beaux et èmouvants, notamment la sèquence finale sur le toit entre un père (Niels Arestrup) et un fils (Nahuel Perez Biscayart). L'interprètation, les dècors, le montage, les masques, la colorimètrie, la musique (très « moriconnienne »), tout concourt à notre envoûtement! Ça prouve en tout cas que le cinèma français n'est pas mort, qu'il est bien là, qu'il a beaucoup d'allure et qu'il est bon si l'on s'en donne les moyens! Extrêmement bien reçue par la critique, "Au revoir là-haut" est finalement reparti avec 5 Cèsars dont le meilleur rèalisateur pour Dupontel! Et ce n'est que justice pour cet artiste, cet esprit libre et cette tête parfois brûlèe...
Un chef d'oeuvre! J'ai lu le livre que j'ai adoré et j'avais peur de l'adaptation. C'est autre chose, une autre création, inspirée bien sûr de l'histoire de Pierre Lemaître, juste une merveille. Merci monsieur Duponteil !!