Au Revoir Là-haut
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Wayne H
Wayne H

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2019
Simplement le meilleur film français que j'ai vu ces dernières années! De la real à l'acting, tout est parfait
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 novembre 2019
Le roman m'avais assommée par moments , la scène de l'enfouissement par un obus avec la tête du cheval m'avait semblé interminable .Pierre Lemaitre doit être bien meilleur scénariste qu'écrivain : Le film m'a scotchée de bout en bout ,une émotion rare pour moi ,et qui m'interdit presque de développer par écrit mes impressions . La scène qui précède l'envol du paon est pour moi un chef d'oeuvre .
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2019
Avec plus de deux millions d'entrées au box-office français, ce regard à la fois comique et tragique porté sur le conflit de la Première Guerre mondiale offre à Albert Dupontel son second meilleur succès au cinéma.
Adapté du roman homonyme de Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013, Au revoir là-haut nous entraîne dans le Paris des années folles, aux côtés de deux anciens Poilus mettant en oeuvre une vaste opération d'escroquerie aux monuments aux morts. Mais les pires escrocs ne sont pas forcément ceux que l'on pense, en témoignent un lieutenant reconverti particulièrement détestable et un directeur d'entreprise ingrat et méprisant.
Récompensé par cinq Césars lors de la cérémonie 2018, faisant de son oeuvre l'une des plus nommées et consacrées de la soirée, l’acariâtre Albert Dupontel offre une adaptation historique imprégnée de nombreuses tortures dans les vies des personnages. Bien que l'aspect comique ne manque pas, présentant l'histoire dans une perspective parfois un peu ridicule et fantaisiste, on s'attache assez vite aux difficultés du couple amical inséparable. Toutes deux victimes, l'une se retrouvant embarquée dans un projet dont elle ne maîtrise rien, l'autre à la gueule cassée, contrainte de se cacher pour échapper aux yeux du monde et à la brutalité d'un père intolérant, ces personnalités fragiles retirent quand même de leur entente une volonté exemplaire.
Parmi les trophées obtenus par cette réalisation, ceux des meilleurs décors et des meilleurs costumes sont largement mérités, motivés par des reconstitutions particulièrement documentées et fidèles à la réalité de cette époque de naïveté. Le César de la meilleure photographie témoigne, quant à lui, de prises de vues osées mais réussies.
Enfin, en tête d'affiche, Albert Dupontel endosse le rôle principal, bien qu'il ne se l'était pas destiné durant l'élaboration du projet. Mais la fatigue et le refus du principal candidat l'a contraint, malgré lui, à se plonger dans la peau du soldat Maillard, ce qui ne l'empêche pas de nous présenter une prestation convaincante. Il en est de même de son acolyte Nahuel Pérez Biscayart, lauréat la même année du César du meilleur espoir masculin, mais dans une autre production. Bien qu'il ne puisse pas s'appuyer sur les atouts de la voix et du visage pour interpréter son rôle, sa gestuelle et son jeu de scène sont finement travaillés et auraient mérité davantage de reconnaissance. Toujours concernant le casting, Laurent Lafitte approche parfaitement le côté exécrable et détestable de son personnage, et la petite Héloïse Balster, interprète de la gamine Louise, surprend par son mélange subtil entre innocence et maturité.
En guise de conclusion, bien que le scénario du film reste plutôt fidèle au roman original et que les décors et costumes offrent un rendu visuel très immersif, l'ensemble souffre d'une trop grande légèreté en tentant d'aborder des sujets graves et traités de meilleurs manières ailleurs. Mais cette adaptation mérite toutefois d'être visionnée, tant pour l'empathie que l'on ressent aux souffrances des personnages que pour les nombreux atouts dans la mise en scène.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2019
"Au revoir Là-haut" ne m’avait absolument pas tenté. Ni le titre, ni l’affiche. Et les multiples avis dithyrambiques n’ont en rien changé ma décision. Pas même vacillé. Eh bien je fais mon mea culpa quant au fait que je n’ai pas apporté ma modeste contribution quant à la réussite commerciale de ce film. Bon vous me direz que ce n’est pas une place de plus ou de moins qui aura changé la donne. Mais quand même ! c’est un film français, après tout !! Et un film de cette qualité-là, eh bien j’estime qu’on n’a pas le droit de le rater ! Ou de le bouder. Enfin bref ! Voilà mon erreur à moitié réparée. "Au revoir Là-haut" : un sacré film quand même. Un long métrage durant lequel une question vint peu à peu me turlupiner : au revoir Là-haut ou adieu Paradis ? Ma foi, il me semble que ça revient au même, parfaitement résumé dans le titre. Toujours est-il que j’ai été absolument bluffé. D’abord par la logistique et les moyens mis en œuvre. Franchement, Albert Dupontel a su faire déployer les moyens. On est loin du budget des plus grosses productions américaines, mais à l’œil, ça ne se voit absolument pas. Les décors, les costumes, le grand nombre de figurants… Et cette façon de descendre sur cette fourmilière serrée autant que des sardines. Oui en prend plein les yeux. Et cela sans même connaître le bouquin, comme par exemple moi qui ne savais absolument rien de l’histoire mis à part le succès qu’elle connut dans les salles. Dans tous les cas de figure, impossible de ne pas être impressionné et surpris par la fastueuse direction artistique. Pourtant rien ne laisse augurer un tel spectacle, du fait que ça commence de façon anodine dans un miteux commissariat. Ah j’ai dit que le début était anodin : en apparence ! Le film a beau se dérouler à 95% sous forme de flashback, ça ne rend que plus belle la chute de l’histoire, et cela même si la fin a été changée par rapport au roman (avec la bénédiction de l’écrivain, bien sûr). Et quand en plus tout est parfait… Oui, tout est parfait ! La réalisation, le montage, la mise en scène, le teint un peu pâlot de l'image, la musique (chapeau bas à Christophe Julien qui a su s’inspirer de grands compositeurs tels que Nino Rota, Ravel et… Ennio Morricone, excusez du peu), et bien entendu l’interprétation. Il est évident que nous serions tentés de parler davantage d’Albert Dupontel qui a réussi la prouesse d’être devant et derrière la caméra, de Nahuel Perez Biscayart pour l’immense qualité de son expression corporelle, tout simplement parce qu’ils sont sur le devant de la scène. Mais il serait injuste de ne pas parler de Laurent Lafitte car c’est vraiment lui qui m’aura étonné le plus. En ce qui me concerne, sans connaître plus que ça sa filmographie, je le voyais plus comme un trublion qui aime amuser la galerie. Or ici, il est à l’exact opposé de mon imagination. Mieux : à des années-lumière ! Et lui aussi est parfait dans la peau de son personnage aussi dangereux qu’utile dans la destinée des deux personnages principaux. Et puis j’ai envie de parler d’Héloïse Balster, cette jeune fille qui m’a rappelé quelqu’un aussi bien dans sa façon de bouger que de parler, mais ça reste personnel et pour le moins anecdotique. Quant à Niels Arestrup, dont la silhouette rappelle un peu celle d’Anthony Hopkins, il joue parfaitement son rôle selon la description peu envieuse donnée et dessinée par son propre fils. "Au revoir Là-haut" est donc un grand film. Et cela de façon définitive. Merci Monsieur Dupontel. Merci d’avoir consenti à réaliser ce film après bien des péripéties quant à assoir quelqu’un dans le siège inconfortable du cinéaste. Cela aurait été dommage de passer à côté de ça.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2019
J'hésitais à le voir, j'adore Albert Dupontel, mais je ne suis pas très "drame". Ce qui m'a poussé c'est le résumé du roman, je me suis dit que si quelqu'un reusissez a mettre une histoire aussi dingue en images...alors la bravo ! Je dois dire que Laurent Lafitte m'a bluffé, je l'avais mal jugé sur Les Gaous. Deux constats immédiats: superbe caméra (minute 20), quand elle passe "dans la voiture" pour arriver a la chambre du haut d'une demeure, et une merveilleuse reconstitution historique (décors, costumes, castings). L'un des tableaux d'Édouard est une variation de "Seated Couple" d'Egon Schiele et la toilette qu'il porte en masque fait penser à Duchamp, ces 2 oeuvres étant contemporaines de notre histoire (hommage de Françoise Pierre ?). Fallait-il mettre ce film sous l'étiqueter fantastique ?...Enfin tout cela est passionnant. Tous les acteurs sont top, l'histoire doit être respectée, puisque l'auteur s'est collé au scénario... La B.O. est superbe. Bravo Messieur Dupontel !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 septembre 2019
Excellent film, très bien ficelé du début à la fin. Un épilogue inattendu, de l'émotion, de la poésie dans le personnage d'Édouard surtout qui pourtant ne parle pas. Des masques géniaux.
A voir sans modération.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 septembre 2019
Un scénario prenant qui montre la Terreur de la guerre un fin un peu surprenante Mais trés belle c' un Chef d'oeuvre que tout le Monde devrais regardé
tonton29
tonton29

29 abonnés 294 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2019
J'ai été emporté par le lyrisme de l'histoire. L'arnaque n'est pas morale mais elle découle de l'immoralité de la Société, de la Guerre, du rejet de la différence . . . Il y a du beau dans le mauvais et du mauvais dans le bon. Un monde fait de 50 Nuances de Gris et ou certains se dépatouillent mieux que d'autres sans vouloir faire de tort à son prochain . . . Le gentil a des failles et des faiblesses, le méchant sournois est quand même manipulable par la candeur . . . Malgré la noirceur du propos, une lumière est toujours là, les couleurs vives de l'artiste portent l'espoir d'un monde meilleur. On pourrait regretter des personnages un peu caricaturaux de ce fait (le gentil comptable, le sournois entrepreneur, l'artiste cabossé, le père froid, la gentille soubrette, la soeur éplorée) mais la simplicité est pour mieux porter l'histoire qui est contée. Tout peut sembler également prévisible et le hasard de croisement des personnages est bien sur présent pour condenser son déroulement. Mais au delà de ces "défauts techniques" inhérents à toute histoire, ce film est beau. Et sans spoiler, comme beaucoup de spectateurs, à la fin vous voulez tendre la main en disant "non" car il y a une ouverture que l'on imagine mais que le principal intéressé ne se voit pas vivre au-delà. Merci Monsieur Dupontel.
chrischambers86

16 165 abonnés 13 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2019
C'est la toute première fois que Albert Dupontel adapte un roman au cinèma car tous ses films prècèdents ont ètè des scènarios originaux! L'action de "Au revoir là-haut" se situe dans la France de 1919 et nous montre deux rescapès des tranchèes qui vont monter une arnaque aux monuments morts! Recrèer la guerre de 14-18 (et les annèes 20) n'est pas chose facile au cinèma! Dupontel relève le dèfi haut la main avec dans les mains un roman admirable de Pierre Lemaitre dan lequel l'acteur-rèalisateur s'y retrouve! On connait le cinèma de Dupontel, souvent engagè et pointant du doigt les travers de notre sociètè! Mais avec l'art et la manière! Et surtout un humour noir et grinçant qui fait mouche! Son film a le charme de toute une èpoque et certains moments sont rèellement beaux et èmouvants, notamment la sèquence finale sur le toit entre un père (Niels Arestrup) et un fils (Nahuel Perez Biscayart). L'interprètation, les dècors, le montage, les masques, la colorimètrie, la musique (très « moriconnienne »), tout concourt à notre envoûtement! Ça prouve en tout cas que le cinèma français n'est pas mort, qu'il est bien là, qu'il a beaucoup d'allure et qu'il est bon si l'on s'en donne les moyens! Extrêmement bien reçue par la critique, "Au revoir là-haut" est finalement reparti avec 5 Cèsars dont le meilleur rèalisateur pour Dupontel! Et ce n'est que justice pour cet artiste, cet esprit libre et cette tête parfois brûlèe...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 juillet 2019
AU REVOIR LA-HAUT vaut d'office le détour car un film où officie Dupontel à n'importe quel rôle mérite qu'on s'y attarde (jugement tout sauf objectif mais soit....) ! Dupontel est un personnage à part animé d'un amour sans faille de son métier dans le cinéma français. Fallait le voir, il y a quelques années de cela, rembarrer un journaliste lors d'une interview tv car il le questionnait sur son film qu'il n'avait pas vu ! Un grand moment !
Pour en revenir à son dernier opus tiré d'un roman lauréat du Goncourt en 2013, Dupontel décroche un gros budget pour addapter Au Revoir La-Haut.
Fin 1918, la 1ère guerre mondiale s'achève. Deux poilus, dont un n'a plus de mâchoire, regagnent Paris afin de monter une arnaque aux monuments aux morts.
Dupontel sait faire du beau cinéma et le montre. Sa mise en scène est volubile et généreuse (parfois trop mais bon...).Le tout est épris d'une bonne dose de poésie (notamment par les masques : absolument terrible !!!!!) et d'humour irrévérencieux à la Dupontel (le gag du crucifix à l'envers me fait encore bien rire !).
Ce qu'il manque juste, c'est peut-être ce tout petit quelque chose de réelle émotion qui aurait fait chaviré le tout vers l'oeuvre intemporelle. Ne boudons cependant notre plaisir à visionner ce film qui dépasse haut-la-tête le tout-venant de la production française et de son interminable flot de comédies irregardables.......
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2019
Une très belle œuvre portée par Albert Dupontel, articulée autour de thèmes forts et d'un casting véritablement flamboyant. Si tout n'est pas parfait et que l'univers ne se prête pas aux délires auxquels il nous a habitués, on retrouve tout de même sa patte inimitable dans la direction des acteurs, dans une mise en scène à la photographie très travaillée et au rythme soutenu. Entre humour et sensibilité, le film regorge de séquences oniriques (limite iconiques) et offre une histoire rocambolesque mais maîtrisée dans ses grandes lignes (quelques impasses et omissions en fin de parcours) avec des personnages impeccablement définis et campés. C'est vraiment du très beau travail et un très beau film dramatique, aux fulgurances très inspirées.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2019
Depuis 9 Mois Ferme, la sagesse semble l'avoir épris. Mais ce dernier film est une autre réflexion sur le cinéma. Excessif et exigeant, rien de tout ça n'en ressort et pourtant, Au-revoir là-haut est tout ça à la fois. Une poésie moderne.
Louis-Philippe de la Rochefoucauld
Louis-Philippe de la Rochefoucauld

24 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juin 2019
Bonjour,
Je regarde que rarement des films récents, plutôt des documentaires ,car je suis souvent déçu des films et je suis exigeant.
En revanche, quelle surprise de découvrir ce merveilleux film.
Je n’ai pas vu le temps passer, les images sont très belles, les acteurs excellents,.
Le roman du même nom n’a pas à rougir devant cette comédie dramatique.
L’idée de suivre l’état psychologique d’Édouard tout au long de Film grâce au masque qu’il porte est une excellent idée et offre un peu de poésie au film.
Le Paris des années 20 est plutôt bien reconstitué.
Si l’arnaque des monuments aux morts est inventé par l’auteur, celle du trafic des cercueils se base sur une réalité historique.
Bref je recommande vivement ce film .
Visuellement une réussite, vif , rapide et intelligent,.
Bravo à Albert Dupontel qui m’a agréablement surpris!!!
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 308 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2019
Et voilà, j'ai vu tous les films d'Albert Dupontel cinéaste. Bon, c'est vrai que ce n'est pas une tâche ardue, étant donné qu'il n'y a que six titres, mais quand même. Tout à fait inconsciemment, j'ai bien fait les choses puisque je termine avec celui qui est, à ce jour, son dernier film. Et celui qui est aussi considéré comme son chef d'oeuvre. L'est-il ? Mais, comment peut-on affirmer ça ? Avant ce film, on connaissait Dupontel et son amour pour le film cartoonesque, physique et saupoudré d'humour noir, voire morbide. Dans ce style là, on peut clairement affirmer qu'il y a un meilleur film. Et le titre revient au "Créateur". Pour "Au revoir là-haut", on découvre un tout autre Dupontel. Un Dupontel beaucoup plus sensible. Mais ça n'est qu'un premier film dans ce style. On verra lors de ses prochaines oeuvres. Et là, on pourra désigner un meilleur film. Bon, celui-là, il vaut quoi ? Je l'admets, je l'ai vraiment pas senti au début. Ça sentait le cramé pour moi. Tout ce qu'il se passe alors que la guerre fait encore rage, ça ne m'a pas emballé du tout. Pour plusieurs raisons : déjà, l'image très orangée, comme on peut la voir chez Jeunet, ça ne m'a pas plu. Pas parce que j'aime pas ça, mais parce que j'estime que pour un combat de tranchées, ça colle pas. Quitte à flanquer une couleur inhabituelle, j'aurais préféré un sépia. Je trouve que ça aurait été plus raccord. Ensuite, le lieutenant, interprété par Laurent Laffite. Désolé, mais au moment de donner des ordres, ça sonne faux. On nous le présente comme un grand malade, mais ça n'est pas crédible une seconde. A cause d'un jeu faux, ça fait limite marrer. Et, pour en finir, et pour en revenir aux couleurs, il y a un autre qui me pose problème : à un moment donné, on voit le jeune soldat, grièvement blessé, se remémorer des souvenirs, allongé sur son lit. Tout le monde aura capté la référence à "Johnny s'en va t-en guerre". Là n'est pas le souci. Le soucis, c'est que sur ce noir et blanc, y a de vilaines traces de vert qui apparaissent. Et je trouve ça un peu craignos. Mais bon, ça n'engage que moi. Et après ça ? Je parlais de sensibilité tout à l'heure. Ça saute aux yeux qu'elle existe. Par moments, Dupontel fait même preuve de beaucoup de pudeur. Mais ça ne suffit pas. D'accord, l'histoire en elle-même est un vrai tonneau de cynisme et, conservant quand même ses vieux réflexes, Dupontel envoie quelques saillies d'humour noir. Mais ça ne va pas. Déjà, l'alchimie entre les deux personnages principaux est inexistante. Mais sérieux quoi. Les mecs ont fait la guerre ensemble, ont flippé dans la même tranchée, chacun a sauvé la vie de l'autre et ils montent une arnaque. Mais, on a l'impression qu'il n'y a aucun lien fort les unissant. Je ne demande pas une relation ambiguë. Mais un minimum de connivence. Or, ici, elle est aux abonnées absents. Donc difficile de se passionner pour l'histoire. La réalisation me pose problème également. Franchement, le film se serait passé dans le Paris d'aujourd'hui, on s'en serait foutu, on connaît. Mais le Paris de la fin des années 10, on ne connaît pas. Certes, la reconstitution est crédible, mais à cause d'une mise en scène bien paresseuse, Dupontel n'exploite carrément pas les décors à sa disposition. Quelques plans-séquences ça et là ne suffisent pas à gommer ça. Même au niveau de l'interprétation, c'est pas le Stromboli. Arestrup, pas de problèmes. Il est clairement au-dessus du lot. Il est tranquillou le meilleur acteur du film. Dupontel, Biscaryat et Balster, individuellement, s'en sortent. Laffite alterne le bon et le moins bon. Les autres, que ce soit Emilie Dequenne, Mélanie Thierry ou encore Philippe Uchan (pour ne citer qu'eux), ne servent absolument à rien. Tout cela est bien dommage. Pour moi, malgré son ambition artistique, "Au revoir là-haut" se regarde une fois et s'oublie aussitôt.
bug bunny
bug bunny

53 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2019
un film remarquable.C'est rare de voir une histoire aussi intéressante, foisonnante, passionnante. A la fois nous sommes émus et nous rions. Aussi, la qualité du film est vraiment haut de gamme, à tous les niveaux. Bravo et pour ce magnifique film.
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