1945, comment on obligea plus de 2000 jeunes soldats allemands à nettoyer les plages du Danemark, à déminer près de 2 millions de mines allemandes à la fin de la guerre. Plus de la moitié de ces jeunes allemands y perdirent la vie ou furent mutilés... On suit donc un groupe de 14 jeunes allemands en charge d'une plage à déminer. 14 jeunes allemands qu'on devine être âgés entre 17 et 23 ans environ dont le sergent danois dit d'ailleurs que ce ne sont que des gosses qui appellent leur maman. "Les Oubliés" est un très beau film, poignant et dur sans tomber dans le larmoyant. A voir et à conseiller.
Les Oubliés est un joli film certes qui ne surprend pas dans sa construction de son récit, sa réalisation soignée, sa belle photographie, son histoire prenante et ses acteurs jouant bien tout cela en fait un film réussi. De jeunes soldats à peine sortis de l'adolescent n'ayant connu que la fin peu glorieuse d'une armée allemande très arrogante doivent faire face à la vindicte que connaissent toujours les vaincus plus encore lorsqu'ils ne se sont pas comportés avec tact du tant de leur occupation violente d'une bonne partie de l'Europe et ici c'est le Danemark dont il est question (qui resta occupé jusqu'à la fin de la guerre) et qui fut le pays le plus miné de la zone envahi par l'Allemagne nazie. On suit donc un groupe de jeunes allemands qui devront déminer une plage, un peu comme dans le film Das Boot malgré tout on s'attache à eux et on se choque devant les humiliations qu'ils subissent. Le récit un peu classique dont le sens ou l'on devine dès le début que certains vont exploser ou pas sur les mines et que l'officier Danois les encadrant bien que dur au début va sympathiser avec eux toutefois Les Oubliés c'est du beau cinéma avec une fin humaine.
Film franchement éprouvant. Dur et difficile. "Sous le sable" se traduit le titre allemand. En effet, c'est là que se cache l'horreur.... Un terrible épisode de la guerre qui est raconté de façon poignante et qui sur sa durée se révèle insoutenable. La tension est vive et les nerfs du spectateur à dure épreuve. Énorme qualité d'interprétation qui rend le récit bouleversant. Extrêmement dur.
Une vision crédible et terrible de ces derniers combattants allemands, de très jeunes hommes, presque des enfants, qui subissaient plus qu'ils n'embrassaient le dessein du führer. La naissance de relations humaines entre prisonniers et geôlier, classique mais si vrai. Un épisode comme de nombreux autres sans doute qui nous offre une lecture et une vision différente de la guerre et de ses soldats.
Evocation d'un fait méconnu de l'après-guerre, cette co-prod germano-danoise se penche donc sur le destin d'un petit groupe de jeunes soldats, chargés de déminer une plage danoise des dizaines de milliers de mines laissées par leurs compatriotes lors de l'occupation du pays. Une bande de très jeunes soldats sous la surveillance d'un sergent des paras danois. Un film tétanisant, soutenu par une mise en scène qui, sans abusée d'effets, crée une tension palpable, et nous raconte, sans s’appesantir trop facilement ou trop moralement sur une situation qui tord les tripes. Ainsi, les fils paient pour les crimes du père, tandis que l'oppressé devient oppresseur. Avec peu de leviers dramatiques, mais qui seront tous utilisés, le film prend à la gorge, et ne dessert jamais totalement son étreinte, avec une violence sèche, parfois gore, qui vous laissera sans doute la larme à l'oeil. Puissant, fort et bien troussé. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Un épisode de l'histoire méconnu, un sujet fort pour un film poignant. Le film n'est pas exempt de longueurs, mais la mise en scène contemplative est la meilleure des alliés lorsqu'il s'agit de souligner l'inutilité de la vengeance. Les jeunes interprètes sont formidables et le film joue bien avec nos nerfs même s'il est parfois un peu trop cru.
Contraste saisissant entre les paysages sublimés et la réalité de sa dangereuse contamination par l'Homme. Réflexion sur la soif de vengeance des outragés, sur l'identité singulière du soldat injustement identifié à une fasciste masse armée, sur les conséquences psychiques d'une défaite ou d'une victoire à travers un pamphlet pacifiste. Le réalisateur parvient à brasser avec cohérence ces problématiques sans pathos ni manichéisme, à hauteur d'homme(s). Poignant.
Un peu trop académique pour convaincre pleinement, le film est magnifiquement interprété. (...) Malgré tout, la qualité de la mise en scène sauve l’ensemble.
Tragédie sous tension, huis clos sous le ciel superbe de la Mer baltique. Histoire oubliée de démineurs allemands, en 1945, prisonniers de guerre à peine sortis de l’adolescence, qui vont être éparpillés pour le plus grand nombre en neutralisant les milliers de mines que leurs compatriotes ont posées quelques années plus tôt. Double peine pour ces jeunes qui n’ont rien compris, enrôlés par les psychopathes nazis et condamnés cyniquement par les vainqueurs. Leur gardien, sergent danois un peu sadique par vengeance et très humain par nature, va tenter de réussir cette mission à hauts risques et sans gloire. Un film lugubre et lumineux, électrisant et bouleversant, réalisé très classiquement et parfaitement interprété. Chacun exprime des sentiments contradictoires mais ô combien humains dans ce drame sans manichéisme qui finit sur une note d’espérance.
Film poignant qui relate un fait historique plutôt méconnu de la fin de la seconde guerre mondiale, la réquisition de soldats allemands pour déminer les plages danoises. La tension du déminage et les relations entre les différents protagonistes sont très bien rendues. Roland Moller est impeccable dans ce rôle de sergent tiraillé entre la mission qui lui a été confiée et ses jeunes soldats dont la tâche attribuée les conduit vers une mort quasi inévitable. Contrairement à certains commentaires lus, les horreurs nazies ne sont pas oubliées, c'est d'ailleurs elles qui justifient aux yeux de certains gradés danois le traitement infligé à ces jeunes soldats. Le sergent n'a également pas la même attitude vis à vis de tous les soldats allemands (cf première scène avec le drapeau) selon leur possible implication. Mais la jeunesse de ces soldats en fait une cible plus facile (ils ont prêts à déminer car n'ont pas encore perdu l'espoir de rentrer dans leur pays), même s'il est vrai que rien ne garantit leur non participation aux atrocités de la guerre, le réalisateur suggère ici quand même que ces jeunes ont plutôt été victimes des deux côtés. Un film qui ne peut en tout cas pas laisser insensible.
Une belle surprise, un film simple mais très dur et sans concession sur un épisode peu connu de l'immédiate après-guerre. Son histoire est pourtant simple : de jeunes prisonniers de guerre allemands doivent déminer les plages danoises. Au delà des séquences de déminage d'une tension pesante, la torture physique et psychologique subie par les prisonniers est mise en avant. Ici, on regarde un groupe de jeunes soldats. Chacun a son nom, son identité et on arrive à s'y attacher. C'est aussi le but du film, qui peut se prétendre humaniste. Pourtant, celui-ci se ressaisit de ses larmes en rappelant sans le cacher mais à son grand regret que les gestes cruels des nouveaux vainqueurs se comprennent par les gestes de l'ancienne armée ennemie. L'esprit de vengeance est toujours présent et il n'est pas omis, à bon escient. Il permet à ce film de rester simplement juste. En tenant sur 1H30, pas de longueurs. A connaître absolument.
Un film dur poignant réaliste sur une histoire méconnu de l après guerre. Un excellent film. Les jeunes acteurs sont tous très bons avec une mention spéciale à l instructeur.
Relatant un fait méconnu de l’histoire danoise – l’emploi de soldats allemands souvent mineurs à la fin de la 2nd guerre mondiale pour déminer les plages du pays – ce drame est avant tout un film humaniste servi par des personnages forts où la haine de l’autre peut donner naissance à des sentiments plus nobles, une forme de compréhension mutuelle dépassant les clivages belliqueux que la guerre occasionne.
Complètement inattendu dans une actualité cinéma où "Logan" et "T2 Trainspotting" dominent, "Les Oubliés" vient surprendre et émouvoir. Choisi pour représenter le Danemark aux Oscars 2017, le film nous fait découvrir une partie trop méconnue de l'Histoire : ce moment après la guerre où au Danemark, de jeunes soldats allemands sont forcés de déminer les plages du pays sous la supervision des danois. Ces soldats qui ne sont finalement que des gamins ont beau avoir la trouille et crier maman quand une mine leur arrache un bras, ils ne s'acquittent pas moins de leur mission. Le film s'attarde sur un groupe de jeunes sous la supervision d'un sergent autoritaire vouant une haine féroce à l'Allemagne, comme tout le monde après cette guerre. Mais au contact d'une innocence brisée et soumise chaque jour au danger, le sergent s'adoucit quand bien même il sait qu'il doit envoyer ces enfants sur la plage à chaque fois que le soleil se lève et que tous ne survivront pas... Écrit et réalisé avec simplicité, "Les Oubliés" est un film puissant qui dégage une très belle humanité. Plutôt que de vraiment miser sur la tension (finalement, chaque moment où une mine explose n'arrive jamais sans qu'on l'ai vu venir) et sur la cruauté de la situation, le film de Martin Zandvliet mise sur l'humanisme qu'éprouve un sergent fatigué par la guerre face à des enfants qui, finalement, pourraient être les siens. Pudique face à la violence, subtil dans la façon dont il distille l'émotion, le film est très classique dans le fond et dans la forme mais sait se renouveler dès qu'on sent qu'il risque la répétition. Réalisé avec un sens du cadre certain mettant en avant une plage à la fois lieu de détente et de mort, "Les Oubliés" passionne d'abord par son sujet mais surtout par ses personnages, très bien écrits. On saluera la prestation intense de Roland Moller dans le rôle du sergent dont le regard tendre et faible contredit les paroles dures qu'il prononce aux jeunes membres de son escouade. Personnage rongé par des sentiments complexes, le sergent est clairement le pilier du film, Mollar lui donnant une véritable épaisseur faisant naître l'émotion régulièrement avec de belles nuances. A noter également la jolie partition de Sune Martin, lancinante et berçant le film jusqu'à sa très belle fin.
Vae Victis ! Un film nécessaire qui fait suite à la défaite allemande et à la fin de l'occupation de son armée en Europe. Ici, un groupe de jeunes allemands est réquisitionné pour déminer les côtes du Danemark. On s'attache aux personnages et au déroulé qui montre des scènes loin d'être poussivement violentes mais réalistes sur la façon dont les derniers prisonniers allemands, ici des gamins, furent traités. Un film historique sans prétention mais à découvrir.