10 Cloverfield Lane
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Terreurvision
Terreurvision

237 abonnés 505 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2016
10 CLOVERFIELD LANE n'est au final qu'un parent très éloigné de CLOVERFIELD premier du nom. Une fois ce constat digéré, reste un huis clos efficace dans son interprétation, soigné dans sa réalisation mais trop avare en termes de science-fiction... La critique complète est en ligne sur le site Terreurivision.
gregOL69
gregOL69

40 abonnés 507 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2016
Angoissant, oppressant ce 10 Cloverfield Lane. En effet, la tension est omniprésente, et le suspens très très bien entretenu! Goodman livre une très bonne prestation, et parvient à donner un relief très intéressant à son personnage, donnant ainsi plus de contenu au film, que la simple, mais néanmoins réussie, histoire de SF.
galau7
galau7

30 abonnés 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2016
Malgré quelques longueurs, le film monte en intensité jusqu'au final plein de surprise. Ce huis clos tient donc toutes ses promesses.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 février 2018
Un film surprenant, qui malgre une promotion minime, est au final un bon divertissrment avec des idees de realisation, un tres bon casting et une musique excellente. De plus, l'histoire est interessante et les personnages sont tres bien ecrits. Il y a neanmoins des petites longueurs en milieu de film et un final qui nous laisse sur notre faim, en-dessous de tout ce que nous avait propose le film jusque la.

En resume, "10 Cloverfield Lane" est un bon film a aller voir en salles, entre potes qui vous fera sursauter (SPOILER mention a la scene du debut avec l'accident)parfois grace a une tension extrement bien gere mais vous intriguera egalement par ses personnages tres bien ecrits et une histoire qui s'en sort plutot bien.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2016
10 Cloverfield Lane" raconte le "séjour" dans un bunker d'un
survivaliste d'une jeune femme Michelle et d'un troisième larron Emmett.
En fait la jeune femme kidnappée lors d'un accident de voiture apprend
de la part de son ravisseur que dehors, si ce n'est pas la fin du monde,
cela y ressemble beaucoup. Pays désorganisé, victimes en masse, gaz
toxiques ou radiations nucléaires rendant toute vie impossible.

Le trio va ainsi cohabiter quelques temps jusqu'à ce que la jeune femme
doute des intentions de son ravisseur et n'entraîne Emmett avec elle dans ses
projets d'évasion indépendamment des risques encourus....

Le film est plutôt réussi même si j'ai trouvé les 50 premières minutes interminables et ennuyeuses.
Les choses deviennent plus intéressantes lorsque le trio explose et que
les projets d'évasion sont mis à exécution. A l'extérieur du bunker,
beaucoup de surprises attendront ceux qui arriveront à mettre le nez
dehors...

Les acteurs sont bons: John Goodman dégage avec son physique
particulier une impression déjà particulière habituellement...alors dans
le rôle d'un survivaliste enamouré, il est très inquiétant. Mary
Elizabeth Winstead est convaincante dans le rôle de Michelle.

Le film mélange habilement les genres, passant du drame psychologique au film de science fiction.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mars 2016
Le film 10 Cloverfield lane, qui n’a aucun rapport avec Project Cloverfield, est un huis-clos réussi dans l’ensemble avec une bonne intrigue puisqu’il laisse planer le doute sur les intentions d’Howard (interprété par John Goodman) sur la « séquestration » dans son bunker de « Michelle » (Mary Elizabeth Winstead). Le principal reproche du film est son dénouement final, notamment l’une des scènes « too much » où l’héroïne se la joue en mode Mc Gyver. Avec une fin plus sobre, 10 Cloverfield lane aurait été un excellent film. C’est dommage.
Samuel B.
Samuel B.

17 abonnés 204 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2016
Une bande annonce mystérieuse pour un film mystérieux ! 3 personnes enfermées dans un bunker pour raison d'atmosphère contaminée en surface. Mais Est-ce vraiment le cas ? Dès le début du film, on est confronté à cette question. Est-ce vraiment le cas ou Est-ce qu'Howard, le proprio du bunker, a-t-il tout inventé pour retenir les 2 autres en otages ? Après 40 minutes, le temps d'installer le mystère et de semer le doute (ce qui est un peu long mais nécessaire), on commence à y voir plus claire... ou pas ! Mais plus l'histoire avance et plus cela devient intéressant. Ce huit clos oppressant ne serait rien sans son trio d'acteurs avec en tête de fil le génial et talentueux John Goodman, inquiétant à souhait. En face de lui, la belle Mary E. Winstead est parfaite dans cette femme essayant de comprendre la situation. Fort heureusement, la deuxième moitié du film est riche en rebondissement, avec un final surprenant. A voir.
Jutjut
Jutjut

10 abonnés 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2016
Quel suspens, quelle tendion, quelle surprise ce beau petit film ... Courrez y vous ne le regretterez pas, jj abrams (star wars 7, lost,...) produit un film qui nous coupe le souffle et on en redemande !!
trineor
trineor

204 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2016
T'as sous la main un acteur de génie ? Un huis-clos pas trop mal écrit ? Et si tu gâchais le tout avec une fin moisie ! Voilà, voilà... Je crois avoir pas trop mal résumé ce que j'ai à en dire. Ceci étant, il faut concéder que ça tient plutôt bien ses promesses sur, disons... les trois premiers quarts du film, allez, et que de ce point de vue le visionnage reste globalement agréable, voire conseillable à un amateur du genre. Pour ce qui est du genre, d'ailleurs, on dira "thriller à huis-clos" pour faire simple puisque, précisément, ce que le film a d'attrayant vient de sa façon de jouer tout du long avec ce que l'on croit savoir (y compris – et ça c'est intelligemment joué – avec ce que la promo ou le titre du film ont pu suggérer ou laisser croire), si bien que rien ne se décide aussi facilement en fin de compte, de savoir si l'on a bien affaire à de la séquestration, à de la science-fiction ou à du post-apo. Partant de là, le plaisir, pour autant que la chose a à en offrir, tient dans son petit art de ménager le suspense et, par conséquent, je ne saurais assez recommander à l'œil encore vierge de tout révélation qui se retrouverait devant cette critique de fermer instamment l'onglet et de ne plus rien lire avant d'être allé se caler dans un fauteuil rouge.

Encore là ? J'aurai prévenu, hein : gâchée la surprise, il ne reste pas énormément à se mettre sous la dent. Enfin si, tout de même : il y a John Goodman ; et s'il n'y a rien de très surprenant à ce qu'il soit parfait dans son rôle – je ne me souviens pas qu'il ait jamais été autrement que parfait dans un rôle, le bougre – là, il faut dire ce qui est : il est carrément, prodigieusement flippant ! Le centre de gravité du film, ça n'est clairement pas la fille mais lui, et sans doute que c'est un peu pour ça aussi que la fin part en vrille : parce qu'elle n'a plus son centre de gravité. Il faut voir que tout l'intérêt de l'intrigue réside dans ce que, rapidement, quoique sans arrêter de semer le doute, l'alternative présente au départ – à savoir : "le mec dit-il la vérité sur ce qui se passe à l'extérieur, ou bien est-il un dangereux psychopathe ?" – va céder la place à un plus intéressant car plus paranoïaque : "est-ce qu'il ne dit pas la vérité tout en étant un psychopathe ?" Or, c'est là que Goodman fait des merveilles : à souffler le chaud et le froid, à ménager dans chacune de ses apparitions le rassurant et l'inquiétant, à promener ce corps trois fois trop massif dont on sent en permanence la présence quelque part, à raidir sa face de molosse dans un air féroce qui t'annonce sans ambiguïté un homme dérangé, sans pour autant que tu puisses bien distinguer si dans cet homme dérangé tu as affaire à un pervers ou à un père traumatisé, autoritaire à l'excès sans être pour autant foncièrement malveillant... et Goodman de prendre un malin plaisir à jouer sur les deux tableaux et, ce faisant, d'épaissir son rôle d'une dose d'ambiguïté bien plus intéressante que ce que le film aurait eu à proposer s'il avait fallu s'en tenir à la façon dont il est écrit et filmé.

Parce que de ce côté-là, on a beau avoir quelque chose de pas trop mal fichu – le petit jeu des retournements de situation qui est bien mené, le rythme dans l'ensemble qui fonctionne – on ne peut pas dire non plus que ce soit d'une subtilité à retourner la tête : rien de mémorable à mentionner à la réalisation, assez nerveuse et soignée pour ne pas faire tache mais loin d'exploiter le décor du bunker aussi bien qu'elle l'aurait pu pour mettre en scène la promiscuité, la paranoïa ; rien de bien fou non plus – ni rien de honteux d'ailleurs... disons que ça suffit à rentrer dans le film, sans être exempt d'effets outranciers ou usés – rayon musique, ambiance ou écriture des personnages. Mais s'ils voulaient que le truc devienne vraiment suffocant, à la limite intolérable (toute proportion gardée bien sûr, on le sait que J.J. Abrams n'est pas Haneke, et de toute façon personne n'a envie en allant voir ça de se faire broyer le crâne façon Funny Games, il aurait fallu à tout le moins semer plus d'indices discordants, entretenir plus patiemment la peur, jouer des sous-entendus sans en faire des caisses – la scène du : "je vois tout, je suis partout" pendant la partie de jeu de société aurait pu être une vraie réussite, mais à trop forcer le trait elle finit par se désamorcer toute seule.

Puis surtout, il aurait fallu essayer de pas péter une durite sur le dénouement.
Et là, garez vos miches, parce que je passe en mode fontaine à spoilers.

spoiler: On a donc la fin du huis-clos qui se précipite de façon totalement prématurée par rapport au rythme instauré jusque là, tout ça parce que ça veut se ménager vingt minutes de scènes spectaculaires bidon hors du bunker sans pour autant s'aventurer au-delà de la prudente heure quarante de film. Et faut bien le dire : en termes de connerie, c'est le festival ! On commence donc par clore l'épisode souterrain sur un Goodman tronche ravagée à l'acide qui, poignardant quinze fois le conduit d'aération dans lequel se trouve l'héroïne, réussit à passer quinze fois deux centimètres à côté de sa cible. Après quoi la fille, découvrant rien de moins qu'une invasion extraterrestre, donne pour toute réaction dans le : « sans déconner ?! » – où l'on sent l'intérêt qu'il y avait à passer tout le film avant ça à développer des comportements à peu près crédibles. Puis passé ce point, c'est fini... il n'y a plus de limite, plus de décence : va comme je te pousse qu'elle tatane de l'alien en cgi hideux – cruel moment de vérité, toujours, que celui où un film de SF se sent obligé de te balancer ses aliens face caméra –, qu'elle se protège d'un nuage de simili gaz moutarde avec une combinaison à base de rideau de douche, de gros scotch et de bouteille d'eau, et qu'elle t'improvise en cinq secondes chrono avant de le balancer quinze mètres plus haut à la seule force de son petit avant-bras un cocktail Molotov ayant à peu de chose près la puissance explosive d'une palette de C4... non, mais non... mais sérieusement ?...


Le dernier quart d'heure saccage le film de façon consternante.
Limite, il y a comme une rupture schizophrène qui s'est opérée dans ma tête entre le petit thriller à huis-clos sympa que j'ai vu hier soir et la copule grotesque dont il était affublé. Un truc pareil ne peut pas être autre chose qu'un ajout foireux sorti de la tête d'un producteur ; ça jure trop avec le reste, c'est pas possible. Puis c'est tout bête, mais tant qu'à surprendre, ç'aurait été classe que le film ose réellement aller où on ne l'attendait pas, qu'il coupe carrément les liens avec Cloverfield et s'arrête à la sortie de la trappe : que la fille se retrouve d'un coup complètement seule, et qu'on sache que quelque chose ne va pas, sans même savoir quoi. Ç'aurait fait râler, c'est certain, mais ç'aurait été tellement mieux... et ç'aurait épargné le déferlement d'effets cheap.
legend13
legend13

289 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2017
Une très bonne surprise que ce '10 Cloverfield Lane" qui n'a finalement de Cloverfield que le nom (même si les 15 dernières minutes nous replongent dans l'ambiance du film de 2008). J.J Abrams à produit dans le plus grand secret, et à l'ombre de son très médiatisé "Star Wars 7", ce huis clos oppressant et paranoïaque à souhait. Suspicion, faux semblant, ambiance glauque. Tel sont les ingrédients de ce thriller apocalyptique emmené par la sexy Mary Élisabeth Winstead (Déjà aperçu dans les 2 derniers Die Hard) et par le charismatique John Goodman ici excellent dans le rôle du "sauveur" parano et inquiètant. En bref, cette modeste production est une belle surprise que je vous conseil d'aller voir !
Marceau G.
Marceau G.

424 abonnés 365 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2016
Vraie-fausse suite de "Cloverfield" (2008), ou du moins vendue comme, "10 Cloverfield Lane" est une véritable surprise. Une grande prouesse de scénariste. Un film à concept ET à twist. Après un accident de voiture suspect, la belle Michelle se réveille attachée mais soignée dans une cellule qui s'avère être la chambre d'un bunker souterrain. Son geôlier, propriétaire de l'abri antiatomique, lui apprend qu'il la secourue, lui permettant au passage d'échapper à une attaque chimique. Mais Michelle doute de la sincérité de son hôte… Ce long-métrage, huis-clos angoissant et étouffant, dispose d'une construction assez imparable dans laquelle tous les doutes et toutes les issues scénaristiques possibles sont envisagées. Le spectateur en deviendrait presque parano…Sentiment renforcé par l'interprétation parfaitement ambiguë de John Goodman, aussi sinistre que rassurant dans un rôle aux multiples facettes. Dan Trachtenberg, réalisateur débutant, ancien podcaster (et accessoirement disciple de la team Abrams/Reeves/Goddard), a su s'imposer dans le genre du huis-clos en insufflant une tension permanente et en donnant de la perspective et de la profondeur à un espace confiné. Et malgré quelques facilités dans le script, "10 Cloverfield Lane" est un film qui déroute et qui étourdit.
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2016
Ne tournons pas autour du pot, "10 Cloverfield Lane" est bon, voire très bon mais tout dépend des attentes que l'on peut avoir autour du film pour déterminer son appréciation.

Ses principaux défauts sont peut-être son titre et d'avoir été annoncé en amont comme relié à l'univers du "Cloverfield" de Matt Reeves diminuant de fait l'impact d'une partie du film (mais rassurez-vous, je n'en dirai pas plus quant à l'intrigue).
"10 Cloverfield Lane" repose sur un récit en apparence classique (ce que laisse suggérer la bande-annonce très maligne a posteriori) mais à la mécanique d'une précision et d'une efficacité franchement redoutables où chaque rebondissement est amené de manière abrupte, toujours dans l'optique de mieux jouer la surprise avec les ressorts habituels d'un genre (le film d'enfermement) afin de faire repartir l'histoire dans une direction différente.

Cette propension à ne jamais savoir où l'on va s'incarne parfaitement dans la relation versatile des trois personnages principaux très bien dessinés, oscillant sans cesse entre l'entente et la méfiance. Tous trois sont incarnés par des acteurs au diapason qui sont un vrai plus à la réussite du film : Mary Elizabeth Winstead impressionne (comme toujours) face au jeu d'un John Goodman épousant totalement l'imprévisibilité du récit et John Gallagher incarne un habile point de liaison entre eux.

"10 Cloverfield Lane" ne marquera peut-être pas autant les esprits que son prédécesseur à cause de son statut de "film issu de" mais son habilité à constamment nous captiver rend le détour par cette adresse indispensable.

Il n'y a pas de scène en plus mais, si vous restez pendant le générique, un anecdotique mais amusant détail vous fera sourire lorsque la distribution complète des acteurs du film apparaît)
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

71 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2016
Depuis plusieurs mois, « 10 Cloverfield Lane » a beaucoup fait parler de lui et à la sortie de la projection, on peut confirmer qu’il tient toutes ses promesses et offre un thriller de science-fiction de choix ! Et ce, pour plusieurs raisons :

- Son scénario tout d’abord. Très original, il nous tient en haleine durant toute la durée du film. Rempli de surprises, palpitant, intriguant, il nous cueille dès les premières minutes et ne lâchera jamais notre attention. Sans réel lien avec le premier « Cloverfield » (sorti sur nos écrans en 2008) il détient cependant quelques connexions minimes avec ce dernier. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui n’auraient pas vu le film de Matt Reeves, puisqu'ils peuvent donc suivre l’intrigue sans se sentir perdu puisqu'il n’est ni un préquel, ni une suite des aventures d’un personnage quelconque déjà présenté ultérieurement. Il s’agit ici d’une histoire bien à part, avec sa trame propre, ses héros, ses mystères.

- Sa réalisation impeccable. Dan Trachtenberg a fait fort, très fort, pour son premier long-métrage. A 34 ans et avec une expérience quasi inexistante, il nous offre ici un long-métrage digne des plus grands réalisateurs du genre ! Produit par J.J. Abrams, le film recèle quelques mystères et éléments chers à l’univers du réalisateur de science fiction le plus en vogue ces derniers temps. Il n’y a pas à dire, l’équipe du film a su mêler tous leurs talents pour nous proposer un thriller passionnant.

« 10 Cloverfield Lane » n’est pas le seul film du moment à évoquer une séquestration. « Room » le faisait début de ce mois avec une histoire totalement différente. Mais là où le film porté par Brie Larson peinait à nous faire vivre la claustrophobie de ses personnages, celui de Dan Trachtenberg parvient à le faire indubitablement. Les aménagements réalisés dans l’abri de Howard sont incroyables. On se doute que l’équipe de décorateurs du film a eu bien du fil à retordre pour créer un tel imbroglio de pièces, de recoins, de moyens de survie aussi réalistes. On y croit et nous sommes même découragés à l’idée de savoir que toute sortie de ce lieu est quasiment impossible !

- Son casting exceptionnel. John Goodman (Flintstone) y est génialissime ! Bipolaire, il peut être tantôt accueillant, tantôt carrément flippant. Ses excès de colère nous font tressaillir dans notre fauteuil et son personnage n’a de cesse de nous questionner : Qui est-il ? Quelle est son histoire ? Quelles sont ses intentions ? L’acteur, que nous adorons, nous offre ici une panoplie de jeux les plus incroyables les uns que les autres. Il passe du sourire au courroux, de la bienveillance à la réprimande en un temps trois mouvements…et quand les murs de son bunker tremble, nous n’avons qu’une seule certitude : on ne voudrait pas être coincé dans pareille situation avec ce gars-là. Le « Monuments man » dont la carrière est connue des petits comme des grands, assure son statut de monstre du cinéma et on le retrouve, malgré tout, avec beaucoup de joie ! Il y a d'ailleurs fort à parier que son rôle d’Howard, restera longtemps dans les annales.

Mary Elizabeth Winstead assure haut la main elle aussi. Prisonnière d’un endroit clos dont elle sait peu de choses, elle sera tiraillée entre l’envie de croire à cette vérité qui est lui racontée et celle de s’évader d’un abri tout confort où elle se retrouve enfermée. Tout au long du film, son personnage gagne en intensité et réalise un fameux bout de chemin. Pour nous, la comédienne est une vraie révélation. Bien qu’à l’affiche de quelques films ces dernières années, elle est souvent cantonnée à des rôles secondaires. Ici, elle prend toute la place et le fait de façon de magistrale. Elle nous fait vivre l’angoisse de son personnage, nous donne envie de l’aider à s’échapper et de découvrir ce qui s’est réellement passé. Ses interrogations deviennent les nôtres et elle nous guide dans la découverte d’une vérité difficile à croire. Intéressante car convaincante, il faudra suivre la carrière de la jeune américaine de très prêt.

Michelle et Howard ne sont pas les seuls à vivre dans ce bunker. Etonnamment, Emmett, jeune constructeur, s’est lui aussi réfugié dans l’abri peu après la catastrophe d’origine inconnue. A la fois témoin crédible et ami de fortune, Emmett sera un allié de taille pour Michelle qui ne sait plus que croire. Interprété par John Gallagher Jr., acteur de comédies musicales (vu aussi dans la série « The newsroom »), Emmett est touchant et est, pour nous aussi, un repère important. Le comédien assume lui aussi son rôle jusqu’au bout et sait trouver sa place entre les deux têtes d’affiche.

Le trio de comédiens assure vraiment malgré leurs rôles peu évidents à porter et réalise tous un sans faute. On croit réellement à leurs histoires, on vit à leurs côtés des jours durant et leurs inquiétudes deviennent véritablement les nôtres. C’est une belle preuve que l’on peut être encore agréablement surpris par un casting peu connu ou par un acteur qui n’a plus à affirmer son talent !

Le film aurait sans doute été parfait (n’ayons pas peur des mots) si le twist final n’avait pas été celui-là. Nous savions que « 10 Cloverfield Lane » était un film de science-fiction mais tout au long du film, nous nous interrogeons sur ce qui lui apportera cette touche si particulière et ne nous ne doutions pas une seule seconde que les scénaristes (Josh Campbell et Matthew Stuecken) prendraient cette option là. On a beau tout s'imaginer durant une bonne heure trente, on est parfois bien loin de ce qui attend notre héroïne. Parviendra-t-elle à sortir? De quel monde se protègent nos trois protagonistes? D'une attaque chimique humaine? D'une invasion extraterrestre à la "Signes" de Shymalan? De rien? Le danger est-il forcément dehors? Tout est possible et même si nous émettons quelques réserves (sur ces 10 dernières minutes qui font d'ailleurs perdre un point à ce « Cloverfield »), le long métrage tient la route et nous aura grandement fait palpiter et nous aura scotchés dans notre fauteuil rouge tout au long de l'intrigue. Il aura mis plein les yeux et aura fait battre notre coeur à du 100 à l'heure au point de nous poursuivre encore quelques heures après sa vision !

Nous ne serons trop vous conseiller d’aller vous faire votre avis par vous-même mais attention cependant, le film n’est pas à mettre devant tous les publics. Ce thriller psychologique offrent certaines scènes sont choquantes et l’atmosphère pesante… Ames sensibles s’abstenir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 avril 2016
Huis Clos angoissant, bien joué, scénario surprenant et original pour son sujet.
Je n'ai pas vu le temps passé.
TchoSensei97
TchoSensei97

42 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2016
Une ambiance angoissante et sous hautes tensions parfaitement réussie. Dans ce huis-clos mettant principalement en scène trois personnages forts, les suspicions s'enchaînent, et la perception que l'on a de certains d'entre eux évolue. Les situations sont globalement assez plaisantes, mais le film offre surtout de grosses surprises saisissantes à certains passages, qui feraient même monter la panique chez le spectateur. Mais pourquoi créer un mystère qui n'est finalement pas totalement résolu ? On ressort avec l'impression assez frustrante que même les scénaristes ne connaissaient pas exactement les réponses aux questions que l'on se pose pendant le film.
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