10 Cloverfield Lane
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753 critiques spectateurs

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Mathieu K.
Mathieu K.

44 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2017
Comme à mon habitude, je ne connaissais de ce film que sa très belle et intriguante affiche, et son genre qui appartenait clairement au thriller. Il s'est très vite avéré que le film était extrêmement prenant et en permanence sous une certaine tension. Pendant 1h30, j'étais tout à fait absorbé dans cet univers oppressant où l'on ne sait que croire, dans lequel on est sans cesse amener à changer la perception qu'on a de la réalité qui nous est présentée. J'adore. Franchement, c'est super bien maitrisé, tout en regardant je me surprenais sans cesse en train d'essayer d'anticiper la suite de l'histoire. Peu d'acteurs étant donné le cadre du film, mais chacun des personnages principaux rentre tout à fait dans la peau de son personnage. On a une bande son qui renforce l'ambiance pesante, qui ne quitte jamais tout à fait la scène. Tout va pour le mieux, donc... Quoique ? La fin arrive, et là, en un coup, tout part en vrille. Nooon, tout le film était si crédible, les portes étaient grandes ouvertes pour faire un final en apothéose, mais non; en deux minutes, la tournure prise est à la limite du grotesque, et sincèrement, c'est peut-être mieux de ne pas avoir fait durer cette chute libre très longtemps. Franchement, mes yeux se sont ouverts comme des soucoupes (désolé) tant j'étais consterné: tant de maitrise, une piste si bien tracée... Pour en finir comme ça. Je pense vraiment que, pour le coup, le réalisateur s'est laissé aller à la facilité et a bâclé la fin alors qu'il avait champ libre pour clôturer son oeuvre en beauté. Vous l'aurez compris, moi je suis totalement convaincu de quasi tout le film, sauf de sa fin qui, malheureusement, entache l'entièreté de ce film. P.S.: lien ou pas lien avec le film "Cloverfield" de 2008, ce n'est pas une justification valable d'une fin comme celle-là pour moi.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 février 2017
Quand Jupiter – Le destin de l’univers est sorti en 2015, Donna Dickens s’enthousiasmait à la vue du personnage joué par Mila Kunis, sur HitFix.com : « Women don’t always want superhuman robots to look up to. We want to be the same klutzy nobody who is cosseted and petted and told we’re special – despite all evidence to the contrary » (Pour ceux qui n’aiment pas l’anglais: « les femmes ne veulent pas toujours admirer des robots surhumains. On veut s’identifier au même balourd lambda qui se fait choyer et cajoler, et s’entend dire qu’il est « spécial » – en dépit de l’évidence du contraire. ») Ainsi s’élevait-elle contre la tendance d’Hollywood à peindre des protagonistes féminins de films d’action modernes comme des « Arnold Schwarzenegger with boobs » (Là franchement, je crois que mon module de traduction ne sera pas utile). A défaut de proposer un chromosome X supplémentaire à l’une des figures les plus emblématiques du film 100% testostérone, l’héroïne de 10, Cloverfield Lane s’attaque à un autre monument viril. Sans rire, si Mc Gyver cherchait son alter-ego féminin, il l’aurait trouvé en la personne de Michelle (Mary Elizabeth Winstead). Un rideau de douche, du scotch, une paire de ciseaux et une bouteille en plastique : un masque à gaz maison. Après un carambolage monstre, elle s’éveille dans une cellule inconnue, enchaînée à une canalisation, et transforme l’embout de sa béquille en arme de fortune à l’aide d’une clé pour l’aiguiser. Elle fait face à un vaisseau alien de la taille d’un porte-avions ? Qu’importe : un chiffon, un briquet et une bouteille, et le cocktail Molotov adéquat se retrouve projeté dans la « bouche » du vaisseau.

Il va sans dire que Michelle n’a donc rien d’une « petite princesse [fragile] », contrairement au rôle que voudrait lui faire jouer Howard (John Goodman, exceptionnel en caricature de théoricien du complot obèse). Une héroïne qui porte haut le flambeau des réclamations féministes du vingt-et-unième siècle, appelant à la barre des personnages féminins enfin autonomes et non plus victimes. Là-dessus, pari gagné assurément pour Michelle. Ca ne l’empêche pas de conserver son maquillage impeccable jusqu’au brillant à lèvres après son accident de voiture monstrueux – de le conserver d’ailleurs, en n’importe quelles circonstances. C’est ce même personnage qui admettra de lui-même sa tendance à « fuir les problèmes » plutôt qu’à les affronter – réflexion qui clôture bien entendu le film, en présentant un ultime choix à Michelle entre l’escapade et l’affrontement. Sa croisade psychologique n’a rien de vraiment extraordinaire, mais le cadre dans lequel elle l’aborde, lui, mettrait sur la touche n’importe quelle technique de psychothérapie, même d’avant-garde.
[...]
Convaincu(e) par ce fragment ? Venez donc lire la suite ici.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2017
Une suite sans en être une, une intrigue qui vous tient jusqu'à la dernière et époustouflante scène. On y retrouve un jeu d'acteur exceptionnel et un John Goodman dans le rôle d'Howard offre une interprétation magistrale.
Hedredo
Hedredo

9 abonnés 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2017
J'ai adoré ce film ! Du lourd ! Une histoire paraissant de prime abord un "thriller" un peu classique mais qui révèle des surprises de bout en bout. Bien sûr si vous vous êtes abstenu de lire les spoiler.
Une histoire servi par un beau casting, impressionnantes performances de nos deux acteurs principaux qui nous sèment dans le doute tout au long du film. Appuyé par un suspense présent mais pas toujours pesant, le film passe relativement vite, commençant par un rythme haletant qui s'adoucit par la suite, qui revient en explosant de manière exponentielle dans les derniers moments du film. Une réalisation menée à l'excellence... A voir !

Quand au final, pour ceux qui ont vu le film et qui ont posté des critiques :
spoiler: Le film n'a rien à voir avec Cloverfield (on se demande si certains ont vraiment vu le film lol). Il s'agit d'un prequel à la Guerre des Mondes, cela semble plutôt évident ! Il n'y aura donc pas de suite étant donné c'est déjà un spin off et que les humains ont déjà repris l'avantage (CF LA GUERRE DES MONDES).
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 janvier 2017
Quasi huis-clos dans un abri antiatomique, "10 Cloverfield Lane" joue avec le spectateur comme avec les fausses pistes que le réalisateur prend un malin plaisir à instiller. Enlèvement ou sauvetage, le doute est tout de suite mis en place et ne cesse de revenir jusqu’au retournement final quelque peu démesuré et surréaliste ! Avec sa gueule de cinéma, le savoureux John Goodman amène la tension psychologique nécessaire qui règne tout le long de ce thriller surprenant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2017
J'ai vraiment beaucoup aimé ; le réalisateur a su jouer sur les deux tableaux afin de susciter le doute ... vrai faux?? chouette!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 janvier 2017
Un bon film, original, bien interprété, une intrigue intéressante à suivre grâce aux nombreux rebondissements entre autre, mais quelques scènes inutiles voire comiques (mais pas dans le bon sens). Un final qui peut surprendre.

La critique en intégralité sur mon blog
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2017
Un huis clos stressant. Avec une inconnue capitale: y a-t-il eu ou non l'apocalypse? Le bunker où se retrouve l'héroïne avec un psychopathe est-il plus ou moins sûr que l'extérieur soi-disant contaminé? La question se pose tout le long. Les personnages jouent les uns avec les autres. On ne s'ennuie pas une minute.
Shiwamada
Shiwamada

46 abonnés 559 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2020
Je ne m'attendais pas du tout à ca. Là où le premier film était un film catastrophe en found-footage, on est ici devant un huis-clos post-apocalyptique. Quand l'héroïne, qui vient de rompre avec son copain, est victime d'un accident de la route, elle est "recueillie" par un homme dans un bunker anti-atomique où ils ne manquent absolument pas de provisions. Malgré tout, elle va logiquement plusieurs fois vouloir en sortir, son hôte ne semblant pas le mieux intentionné et son compagnon d'infortune étant trop naïf pour affronter l'évidence.
Mais finalement, le film est assez creux, l'aspect post-apocalyptique est mentionné tout au long du film par le personnage de John Goodman pour justifier qu'il faut rester dans le bunker, mais on en voit finalement très peu. La psychologie des personnages est également assez primaire et leur évolution trop prévisible.
Seule la fin nous rappelle qu'on est devant la suite "spirituelle" de Cloverfield spoiler: , mais le film s'arrête quasiment là où il devrait commencer
.
Le point positif quand même, l'interprétation de John Goodman excellent encore une fois, arrivant à merveille à retranscrire le personnage que l'on a instinctivement envie de fuir.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2017
Ce "Cloverfield Lane" est une bonne surprise, sorte de divertissement haut de gamme plutôt esthétique qui laisse planer le doute jusqu'au bout. Et puis, avec John Goodman, le film prend tout de suite une autre dimension...
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2017
Film qui mélange de manière astucieuse la science-fiction et le thriller, "10 Cloverfield Lane" se trouve être un huis-clos bien plaisant à suivre. En effet, l'action se déroule quasi intégralement dans un bunker. La mise en scène est ingénieuse et il y a une excellente interprétation du casting, notamment en ce qui concerne l'inquiétant John Goodman et de la jolie Mary Elizabeth Wintead. Cette dernière étant une habituée du cinéma de genre puisqu'on a pu la voir dans "Boulevard de la Mort", "Destination Finale 3" ou encore le remake de "The Thing". On sent par ailleurs que l'ombre de Stephen King plane sur ce long-métrage et si je devais lui faire un petit reproche cela concernerait le déroulement de l'histoire qui possède quelques petites longueurs. Mais bon, on est clairement en présence d'une très belle surprise et nul doute que les fans du genre prendront un certain plaisir à visionner ce long-métrage qui s'avère par moments bien angoissants.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 janvier 2017
Certes, le final est déroutant, mais d'une certaine manière, c'est bien la seule chose qui donne un peu de saveur au film. Le huis-clos (qui représente quand même 80% du temps) est complètement raté : les personnages sont caricaturaux, les dialogues plats, l'intrigue désagréable... On se prend plusieurs fois la tête dans les mains en se demandant pourquoi agissent les protagonistes d'une façon si absurde. Au moins, on se marre bien les dernières minutes, après avoir somnolé pendant plus d'une heure.
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2017
Contraire aux avis presse et téléspectateurs, 10 Cloverfield Lane se veut bien plus posé, moins stressant que les films d'"horreur" - catastrophe. Et pourtant, pendant plus d'une heure, on ressent le fait d'être cloîtré dans ce miteux appartement souterrain où logent 3 personnes dans le propriétaire est comment dire très glauque. A vrai dire, je m'attendais à un vrai film type thriller et finalement, rien de cela, mis à part la fin où enfin un peu d'action se montre !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 janvier 2017
Lorsque l'on regarde un huit clos, on a toujours peur que l'histoire se dégonfle assez vite et nous plonge dans l'ennui. Les constantes évolutions de celui là nous permet de passer un excellent moment.
Même en connaissant l'histoire du 1, on se demande ce qui serait le mieux, être à l'extérieur, ou pas, de ce bunker. La fin peut laisser un gout amer selon les préférences de chacun.
Ce film ne révolutionnera rien mais permettra de passer un (très) bon moment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2017
Tourné sous le titre de Valencia, envisagé pour le cinéaste Damien Chazelle avant qu’il ne s’embarque pour Whiplash, 10 Cloverfield Lane fut “marketé” sur le tard par son producteur J.J. Abrams comme parent spirituel de Cloverfield (2008). Non pas la suite du film de monstre géant de Matt Reeves, mais un petit frère SF qui jouerait aussi finement sur les échelles, compresserait l’apocalypse.

Si Cloverfield mettait son Godzilla dans un cadre genre film YouTube, la première réalisation de Dan Trachtenberg (auparavant animateur de podcast geek et auteur d’un court basé sur le jeu vidéo d’évasion Portal) déploie un sentiment de fin du monde entre les quatre murs d’un bunker. Fuyant sa vie en voiture dans un prologue moite au parfum de Psychose, Michelle (Mary Elizabeth Winstead) a un accident et se réveille menottée dans l’abri souterrain bâti par Howard (John Goodman), qui lui assène qu’entre-temps, une mystérieuse attaque (des Russes ? Des extraterrestres?) a rendu le monde extérieur irrespirable et inhabitable. Sceptique, elle ne pense (d’abord) qu’à s’échapper.

Là où Cloverfield optait pour la caméra portée guérilla pour nous mettre sur des montagnes russes, 10 Clovefield Lane est bien plus posé mais tout aussi nerveux. La tension monte savamment alors que Michelle, comme le spectateur, cherche à percer les intentions de son “hôte”, agressif de bienveillance (Goodman, qu’on n’avait jamais vu aussi inquiétant depuis Barton Fink). Trachtenberg utilise bien toutes les ressources apparemment réduites de son décor, explorant les possibles portes de sorties, diversifiant l’air de rien les ambiances et ouvrant le film. Une cellule glauque façon torture porn à la Saw. Un conduit d’aération pour un remake de Die Hard (clin d’oeil, Winstead jouant la fille de Bruce Willis dans les deux derniers volets de la franchise). Un salon familial avec jukebox pour trip régressif eighties autour du jeu de plateau Destins et une VHS de John Hugues.

La métaphore donaldtrumpienne d’une Amérique repliée, bunkerisée, est très lisible mais la résonance politique de 10 Cloverfield Lane est moindre que son prédécesseur taraudé par le 11 Septembre. Et lorsque la dernière partie louche sur Steven Spielberg circa 2005, le film rate un peu l’envie d’Abrams de transformer Cloverfield en label, en anthologie de films hantés par l’esprit de Rod Serling, le showrunner de La Quatrième Dimension : là où les épisodes de la série se terminaient sur une pirouette existentielle se riant de notre libre arbitre, Tratchenberg préfère la leçon de vie, bien sûr très louable, de Unbreakable Kimberly Schmidt (série comique sur une prisonnière d’un bunker, lui aussi équipé d’un jukebox, décidément). Les femmes sont fortes, “strong as hell” et la grace butée de Winstead efface en un clin d’oeil son rôle de poupée cheerleader dans Boulevard de la Mort. Reste le charme d’une série B énergique, sans temps mort, où ne manque que le vertige radical du « voyage au bout de ténèbres » que promettait Serling sur petit écran.
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