C'est toujours un régal de pouvoir visionner ce premier opus. Les séquences de combats que l'on doit au génial Yuen Woo-Ping ( " Tigre et Dragon " et " Matrix " ) sont toujours aussi fascinantes à suivre, la mise en scène de Tsui Hark ne manque pas de rythme et Jet Li interprète le rôle principal avec un charisme légendaire. Bref, on est en présence d'un divertissement de très haute volée et qui se suit toujours avec autant de délectation.
Evoquant la rencontre culturelle entre fausses promesses, ambitions personnelles et questionnement identitaire, le scénario ne parvient jamais à exploiter cette riche matière. Les raisons en sont multiples: des scènes d'action bien chorégraphiées mais terriblement désuètes, une réalisation attendue (sinon dans une séquence romantique jouant des images ombreuses), un humour puéril, des gags pesants, un casting occidental catastrophique, un manque de mise en contexte, tant des enjeux que des protagonistes (sinon dans la tirade la plus artificielle possible pour présenter l'arrière-fond historique au spectateur), des seconds rôles vidés de toute substance, des intrigues accumulées sans fluidité ni cohérence. Peu passionnant.
Ça c est du spectacle. La caméra hyper active de Tsui Hark sublime un Jet Li au top de son art martial. Que ce soit avec des câbles, des échelles, des bancs, des cordes enfin bref tout ce qui lui passe à portée de main ou de pied, il tape sur les méchants dans des numéros d acrobates bluffants. Le scénario et beaucoup de personnages sont caricaturaux mais cela n empêche pas d en prendre plein les yeux.
Tsui Hark, réalise avec "Il était une fois en chine" non pas une saga, mais une épopée et un moment de pur cinéma comme on en voit peu. Composé de deux trilogie, une avec Tsui Hark dèrrière la caméra et Jet Li devant, et une autre parait il moins bonne, la première trilogie s'impose à l'instar du "Seigneur des anneaux" non pas d'une trilogie mais d'une seule et même oeuvre même si la qualité diminue légèrement à chaque opus. Jet Li incarne une figure mythique et réel de la chine, le docteur Wong Fei Hung, médecin et maître en arts martiaux chargé de sauvegarder une paix fragile dans une chine colonisé en voie à l'occidentalisation. Point de patriotisme de bas étage à l'américaine, mais une dénonciation du colonialisme. Tsui Hark filme avec une virtuosité hallucinante une chine en plein chaos dirigé par des anglais, des américains, des français, des évangélistes tentant de convertir le peuple, des mafieux profitant de ce chaos pour leur profit personnel, une industrialisation imposé et une perte de traditions. Point de place au blabla pour tout expliqué et mettre en place, "Il était une fois en chine" illustre son propos par l'image. Tsui Hark s'amuse à défier la grammaire cinématographique via ses décadrages, son découpage frénétique, ses changements d'angles incessants, caméra au niveau du sol, plongées et contre-plongées vertigineuse, rien ne nous est épargnés et si à première vue cela semble un bordel filmique il n'en n'est rien. La fluidité narrative et visuelle est à tombé par terre. Mais le coeur d'un film d'art martiaux c'est bien sur, les combats. Varié, formidablement excécutés, le maître Yuen Woo Ping semble au sommet de son art, d'autant que le découpage fait partie intégrante de la chorégraphie. Un p***** de film et une claque dans la tronche.
L'un des meilleurs films du cinéma de Hong-Kong, une fresque historique mettant en scène le maitre a tout faire Wong Fei-Hung. Véritable révélation, Jet Li irradie l'écran de son charisme, bien aidé par la virtuosité de Tsui Hark derrière la caméra (le Spielberg asiatique). Le début d'une grande saga fourre-tout (art martiaux, romance, comédie) sur fond de colonialisme, dont la construction, les décors, ou encore les personnages secondaires, permettent d'atteindre une profondeur et une qualité globale jamais atteinte dans le genre. O.U.A.T.I.C. est donc a l'image de sa BO : exaltant !
16 164 abonnés
13 124 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Dans la Chine de la fin du XIXe siècle, un docteur expert en arts martiaux affronte les triades... Flanquè des meilleurs techniciens et des plus inventifs chorègraphes d'arts martiaux, Tsui Hark imagine cette ambitieuse saga pleine de bruit et de fureur! Jet Li, star du kung-fu, s'est imposè comme l'incarnation idèale du hèros en 1991, avant de cèder la place à Chiu Mang Cheuk pour les volets 4 et 5! Le champion de wu-shu fait revivre un hèros mythique de l'histoire chinoise dans cette belle fresque qui mèlange l'humour et le kung-fu, avec des combats survoltès et une philosophie spirituelle! La substance qui en ressort au final est plutôt jouissive...
Je savais que les deux premiers "Il était une fois en Chine" faisaient partie des meilleurs films de Tsui Hark. Et je ne me suis pas trompé. Avec ce premier volet, le cinéaste démontre d'une ambition narrative et visuelle stupéfiante.
Le film est tout bonnement foisonnant dans son intention de dépeindre une Chine en pleine mutation. Cette Chine qui fait face à la colonisation et à la mondialisation, qui voit ses repères culturels à la fois assimilés par certains y étant étranger, et d'autres cherchant à les bouleversés. Tout ce message peut-être résumé en un plan, faisant opposition entre la culture local et l'arrivée d'un groupe chrétien dirigé par un occidental, à la fois d'une grande beauté plastique mais terrifiant dans son antagonisme.
Toutefois le long-métrage n'est pas qu'une opposition manichéenne entre chinois et occidentaux, l'écriture des personnages est beaucoup plus subtil de part le regard qui est posé sur une Chine qui se déchire même de l'intérieur, et où le personnage qui viendra en aide à Wong Fei-hung, personnage charismatique et touchant incarné par un Jet Li phénoménale, est un prêtre occidental. Il est toutefois étonnant de voir, dans un film qui est assez intelligent pour ne pas tomber dans un manichéisme dérangeant, des personnages tel que Su le bègue qui, à l'image de toutes les tentatives d'humour du film, est risible au possible.
Mais, Tsui Hark derrière la caméra oblige, il va falloir parler des combats du film. Et là, c'est d'une qualité impressionnante, que ce soit la mise en scène percutante, le montage puissant, les chorégraphies parfaites ou le fait que, malgré leur durée, ils parviennent à ne jamais être ennuyeux, tout cela réuni offre un résultat quasiment parfait. Quasiment car la seule ombre au tableau est que le meilleur combat du film, entre Habit de Fer et le maitre de sabre, intervient au milieu du récit, c'est violent, c'est cru, c'est intense et ça parvient à flirter avec la viscéralité du duel final de "The Blade". Incroyable.
"Il était une fois en Chine" parvient a être à la fois une vision riche d'un Chine changeante et un film d'action magistral. La mise en scène de Tsui Hark sait parfaitement alterner entre le sublime des moments graves et la puissance des combats. Quelques défauts viennent ternir le long métrage qui reste malgré tout magistral.
6983 bastons à l'heure, Tsui Hark sait heureusement, en plus de savoir parfaitement les réaliser, les varier pour que le spectateur ne ressente aucune lassitude. Mais globalement, "Il était une fois en Chine" n'arrive pas, croulant un peu trop sous ses 6983 bastons (enfin 13966 environ puisque le film dure un peu plus de deux heures !!!), à trouver vraiment le bon équilibre entre action, personnages forts et histoire solide (la seule oeuvre du genre de toute façon qui semble avoir réussi cela est "Tigre et Dragon" !!!). Toutefois, on ne s'emmerde pas une seconde, il faudrait vraiment être difficile pour ne pas se laisser un peu prendre au jeu, il y a aussi le charisme de Jet Li et puis une bonne grosse quantité d'humour. Ce n'est pas un film majeur du genre mais on éprouve du plaisir à le regarder.
Un film d’arts martiaux réalisé par Tsui Hark racontant les aventures d’un maitre du kung-fu dans la Chine de la fin du 19ème siècle. Le film se montre parfois décousu avec une construction narrative qui peut s’avérer confuse mais l’intérêt d’un tel long-métrage réside en premier lieu dans ses combats et sur ce point le cinéaste fait preuve d’une réelle maitrise orchestrant des affrontements aux chorégraphies acrobatiques. Dans le rôle-titre, l’acteur Jet Li démontre ses capacités athlétiques en prêtant ses traits à cette figure historique de la Chine.
Curieux, j'ai toujours aimé explorer le cinéma du Monde, les Coréens par exemple font des merveilles. Le cinéma chinois est plus critiquable à mon avis. Jet Li est bien sur l'étoile montante et son personnage de Maitre des arts martiaux, sage et d'un calme Olympiens est comme un "héro" dans lequel on s'identifie avec plaisir. Le reste est plus contestable comme les acteurs secondaires, débutants, caricaturés à l’extrême (le chinois de base, idiot et soumis...), la réalisation n'est pas très bonne, des plans sont coupés en fin de scène (images figées), d'autres images donnent le tournis quand certaines scènes de combats ressemblent plus à des numéros de cirque acrobatique qu'à de véritables combats. La bande son fait dans l'authenticité avec bien sur de la musique uniquement chinoise et des bruits de coups (lors des combats) exagérés à souhait. L'histoire, enfin, ressemble à un des films de Bruce Lee, du copier -coller, quoi, j’espère que le 2ieme volet sera mieux...
Une fresque exceptionnelle, drôle et fascinante où l'action se mêle à l'intrigue avec beaucoup de fluidité. Tsui Hark nous offre un spectacle époustouflant, avec des scènes de combat aussi nombreuses que brillantes. Celles-ci s'enchaînent avec beaucoup de rythme, et sont toujours mises en scène avec clarté. Le tout s'inscrit dans une histoire passionnante aux personnages fascinants. C'est joué avec délicatesse et détachement, et on sent, que le tout est fait sans se prendre au sérieux et avec un certain humour. Sublime.
Très populaire en Asie orientale,la série des "Il était une fois en Chine",fit à la fois connaître le charismatique et bondissant Jet Li,l'orfèvre du wu xia pian qu'est Tsui Hark,mais aussi une fresque historique typiquement chinoise,tant dans l'humeur badine générale que dans la précision des innombrables combats d'arts martiaux.Ces derniers sont d'une folle inventivité et en mettent plein les mirettes.Que ce soit avec des échelles,des bambous,des couteaux dans les nattes...,ce sont des morceaux de bravoure superbement chorégraphiés mettant en valeur les prouesses physiques d'acteurs chinois talentueux.Ce qui fait passer le film dans la catégorie supérieuse,c'est aussi ce regard triste et mélancolique que pose Tsui Hark sur la société chinoise sous influence occidentale et qui se bat pour préserver son identité et ses traditions.En cela,le contenu politique est fort,bien que sous-exploité et dilué dans une intrigue tortueuse,ayant du mal à présenter concrètement les personnages et les enjeux.Le ton est apparemment proche du burlesque,et ce commençement de saga(il y a 6 épisodes en tout)prend la tournure d'aventures sur le héros chinois,Wong Fei-Hung.Divertissant.
Du sens, de l'action, de l'humour, du burlesque, un film très bien tourné qui interroge sur la relation à l'inconnu que représentent des civilisations étrangères envahissant un pays de traditions.
Tsui Hark signe avec ce film une saga qui a pour héros Hunag Feihong ou Wong Fei-Hung (1847-1924), qui a réellement existé et qui est considéré comme le Robin des Bois de la Chine. Comme l'a prouvé John Forddans "L'homme qui tua Libertuy Valance" (1962) ... "... quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende" ... Et c'est bien ce que fait Tsui Hark en offrant le premire vrai grand rôle de Jet Li en Wong Fei-Hung. Reprenant des faits plus ou moins vrais Tsui Hark réalise une fresque où le Wu Xia Pian est une nouvelle fois au plus haut niveau. Entouré par les meilleurs spécialistes ce film reste un must du genre. Le scénario est assez dense pour ne jamais laissé place au temps morts, le rythme assez soutenu reste constant. Le fond de l'histoire place la politique bien en avant et notamment la place des occidentaux dans la Chine nouvelle de la fin19ème. L'importance des occidentaux n'est donc jamais négligerable. Par contre les acteurs les représentants sont franchement mauvais notamment les deux américains corrompus. Le maitre Hunag Feihong symbolise parfaitement toute la culture chinoise, de la philosophie de vie à l'importance des arts martiaux. Les scènes de combats sont bluffantes, les chorégraphies inspirées jusqu'à ce duel final dans des méandres d'échelles de bambou, des prouesses survoltées. Le petit plus reste l'humoiur omniprésent mais jamais discordant avec un fond historique pourtant peu optimiste. Un grand film.
Porté par les talents d'acteur et d'arts martiaux de Jet Li, Il était une fois en Chine est un film de combat traditionnel à l'ancienne qui fait plaisir à voir. Bon enfant, mettant en scène des personnages manichéens mais attachants, le long métrage présente quelques combats parfaitement exécutés sur fond de l'oppression occidentale sur la Chine.