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Arnaud R
99 abonnés
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3,5
Publiée le 14 janvier 2019
Un film fort mais qui manque de tension émotionnelle par moments par rapport à ce qu'on pourrait attendre. Diane Kruger est extraordinaire et la réalisation léchée.
La performance de Diane Kruger a été saluée à juste titre. En revanche le scénario de Akin déçoit par son insuffisance de profondeur des caractères, d'analyse de leurs motivations ou de leur passé et l'invraisemblance de certaines situations (le trip de en Grèce de l'héroïne). Akin milite contre une réalité de la persistance d'une mouvance néonazi violente, et le fonctionnement de la justice "démocratique", mais on attendait beaucoup mieux de l'auteur de L'autre coté, et des relations compliquées entre la communauté turque et l'Allemagne. Notons la courte performance de Ulrich Tukur (en père de l'accusé) très juste et touchante. DVD vo aout 21
En mère de famille en quête de justice après la perte de son mari et de son fils dans un attentat à la bombe Diane Kruger se montre déchirante et mérite amplement son prix d'interprétation au festival de Cannes. Au-delà de son interprétation "In the Fade" demeure un drame poignant qui n'évite pas certains effets de mise en scène dispensable mais qui évoque avec une certaine pertinence les maux de la société allemande sur la question migratoire et les relents fascistes que cela entraine.
Fatih Akin, réalisateur allemand d'origine turque utilise le thriller ou plus exactement le revenge movie pour faire contrepoids au discours ambiant qui fait monter la tension dans toute l'Europe et particulièrement dans son pays sur la population émigrée ou d'origine étrangère suite aux récents attentats djihadistes. Pour ce faire, il s'approprie les évènements survenus entre 2000 et 2007 qui avaient vu un groupuscule néo-nazi exécuter huit hommes d'origine turque et un autre d'origine grecque. Les faits remontent à dix ans et depuis le contexte a sensiblement évolué notamment depuis janvier 2015. En ne datant pas précisément son film, Fatih Akin entretient une certaine confusion. Cet amalgame dont on peut facilement comprendre la visée idéologique a contribué à démonétiser le film d'Akin auprès de la critique qui lui reproche rapidement et non sans raison un parti pris subjectif. Fatih Akin indique qu'il voulait du réalisme pour donner corps à son thriller, estimant que le tout venant hollywoodien du genre lui semblait parfaitement improbable et donc peu captivant. Le raisonnement peut facilement être retourné. Reste la prestation de Diane Kruger complètement impliquée pour son premier rôle en langue allemande qui confirme un talent largement entrevu dans ses films précédents. A elle seule elle parvient à faire oublier les scories qui ici ou là mitent un scénario malgré tout assez efficace. Un prix d'interprétation à Cannes (2018) est venu récompenser cette prestation. Quant à Fatih Akin, son intrusion radicale dans le film de genre n'est pas à la hauteur de ses merveilleux films du début des années 2000 ("Julie en juillet", "Head-on", "Soul kitchen").
Prix d’interprétation à Cannes franchement mérité pour Diane Kruger qui livre une prestation magistrale dans un rôle il est vrai taillé pour les récompenses. Côté mise en scène c’est plutôt inégal, on alterne entre des moments très forts comme pour les scènes de procès et d’autres passages plus plats. Problématique, surtout qu’on y fait d’autant plus attention que scénario n’est pas follement original et ne demande pas beaucoup d’efforts d attention. Ce n’est pas un très grand drame, mais on peut y voir un grand personnage dramatique.
In the Fade, film de Cannes germano-français dans lequel il a remporté le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère sans avoir été retenu dans la catégorie aux Oscars. C'est le premier film de l'actrice Diane Kruger dans sa langue maternelle, celle de l'allemand et dont elle a brillé lors du dernier Festival - en recevant le prix d'interprétation féminine. Le récit est séparé en trois chapitres distincts en suivant l'ascension d'une femme (Diane Kruger) qui vient de perdre son mari et son fils dans un attentat à la bombe. Est-ce la faute du passé criminel de son époux ou bien autre chose ? A l'incompréhension du système de la justice, elle va tenter d'exercer sa propre vengeance... Le réalisateur Fatih Akin s'inspire de faits qui ont surgi dans les années 2000 ! Nous sommes plus dans spoiler: le drame psychologique que dans le vrai thriller... En effet le premier chapitre est très mou, faisant attendre le spectateur pour que cela soit mouvementé ! spoiler: Il faut faire le deuil, trouver du réconfort et se souvenir des bons moments passés avec eux.. Ensuite vient une seconde partie, un peu plus dense, assez intéressante sur spoiler: le questionnement des faits au tribunal. Et un dernier tiers typiquement spoiler: hollywoodien qui ne peut qu'attirer les américains ! Heureusement qu'il y ait Diane Kruger pour garder toute notre attention jusqu'à la fin de ce long-métrage ! L'actrice trouve un de ses plus beaux rôles en carrière, juste. Elle est de presque tous les plans, fragile et forte à la fois, prête à se faire valoir lorsque les injustices lui éclatent au visage... Une prestation qui rappelle - en mode mineur - celle de Frances McDormand dans Three Billboards Outside Ebbing, Missouri. Les deux films sont des messages envers l'état déplorable des choses, même si le film de Martin McDonagh soit de bien meilleur qualité ! La photographie de In the Fade ressemble plus à un vieux téléfilm, de même pour sa trame sonore... Pour finir, In the Fade est une œuvre cruelle, assez glauque mais tout à fait regardable dans lequel l'allemande Diane Kruger impressionne par son jeu. A découvrir seulement pour elle !
4 thèmes dans ce drame (pas thriller). Le terrorisme, le deuil, la justice, la vengeance. Ces 4 sujets mis à l'écran ne sont pas d'égales intensités, d'où une certaine déception. La prestation magistrale de D. Kruger sur l'item du deuil "écrase" de par sa prestance la suite de l'histoire, devenant assez insipide et attendue au final. Quelques longueurs. A voir ! 3.5/5 !!!
Même si Diane Kruger porte le film avec force en donnant toute la souffrance et l'incompréhension à cette femme meurtrie, le film de l'excellent réalisateur Fatih Akin manque souvent de crédibilité que ce soit lors du procès, du verdict ou même de la scène finale. Dommage.
Excellent film, mettant en scène une Diane Kruger plus convaincante que jamais. "In the fade" est découpé en trois parties de niveau égal, que j'ai autant apprécié. C'est un film qui brasse nombre de sujets, du deuil d'une mère à la quête de vengeance, en passant par le système judiciaire allemand. Tout est traité avec une grande justesse de ton et avec une mise en scène de qualité, qui est surtout mise en évidence dans la troisième et dernière partie.
Diane Krueger a reçu un prix d'interprétation à Cannes pour ce film dans lequel elle est magistrale avec cette femme endeuillée par le crime atroce de son mari et son enfant. Par contre, le film pose question, déjà car c'est un film mineur, le découpage en 3 actes surligne, et il aurait pu faire un John Wick-like si il y avait eu de l'action et du rythme. Sans compter les méchants nazis qui prêtent presque à sourire tant cela est facile et ressemble à un fantasme de l'extrême gauche... bref, c'est bof.
Le spectateur est comme Katja, il ne connaît pas les terroristes. Il est placé un peu comme elle, dans l’incompréhension et l'ignorance. Ceci pour dire que le récit ne s’attarde pas sur la psychologie des terroristes. Le pourquoi, le comment, ce qui les conduit à agir aussi crapuleusement. Un couple ordinaire qui passerait inaperçu sur une plage de Grèce. Diane Kruger campe un personnage brut, vrai, et évidemment déchiré par la perte de son mari et de son fils. On la sent instable, enragée et déterminée à ce que la justice réponde à ses attentes. A cela s’ajoute une suspicion sur Katja, alors qu’elle est victime. S'il est impossible de rester indifférent à cet attentat odieux, au sort de Katja et à son errance, il est possible de rester à distance. A partir du procès, jai ressenti moins d'intensité. A voir en V.O parce que c’est très rare d’entendre Diane Kruger dans sa langue d'origine. A noter, son prix d'interprétation à Cannes est mérité.
Un très bon scénario, mais une mise en scène un peu légère. Grâce au talent de Diane Kruger, la mauvaise prestation des autres acteurs passe au second plan. Sans elle, je ne pense pas que ce film aurait aussi bien marché.
Quoi qu’on puisse en dire, difficile de rester insensible à ce "In the fade". Articulé autour de 3 chapitres (l’attentat, la (in)justice, la vengeance), le film suit la détresse d’une femme qui perd son mari et son fils. Diane Kruger (Prix d'interprétation à Cannes) est parfaite dans son rôle et si la réalisation ne permet pas de réelles envolées, il n’en reste pas moins que le sujet est d’actualité et pour le moins intéressant ...
In The Fade est un drame/thriller noir, poignant et traité avec une réelle justesse. Diane Kruger est tout bonnement phénoménale et les 3 chapitres abordés sont à vous glacer le sang tellement ils sont réalistes. Une bien bonne surprise, simple, mais drôlement efficace.
Le film ne brille pas vraiment par son scénario ni sa mise en scène. Tout repose sur le personnage principal en quête de justice. Diane Kruger nous offre ici une interprétation nickel. Le spectateur vit sa douleur, sa peine, sa haine, sa soif de vengeance.