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baudoin n.
3 abonnés
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4,0
Publiée le 20 janvier 2018
Film puissant, juste et remarquablement interprété. On en ressort avec un goût amer qd aux décisions de justice et à l'existence de l'extrême droite en Allemagne et en Grèce. À aller voir d'urgence.
« In the Fade », quoi qu’en pense la presse, ou ce qu’en disent certains est un film de Fatih Akin tout simplement excellent... Diane Kruger joue une mère meurtrie comme si elle était habitée par son rôle, la justesse de son regard, ses expressions de douleur parlent pour elle ! Parler d’un excès de pathos dans une telle situation, semble pour le moins assez curieux, ou dire qu’elle en fait des tonnes également... C’est justement tout le contraire qui se produit sous nos yeux, c’est un véritable chaos, où toutes sortes d’émotion et de sentiments percent l’écran et nous atteignent de plein fouet... Le vide, le néant total pour une femme, une mère qui a tout perdu, difficile d’être plus vraie et crédible ! On suit donc tout ce travail de deuil, puis cette évolution, presque une remise à flot ou en fonction, tant on perçoit une mobilisation d’une énergie insoupçonnée, comme puisée dans l’amour pour cet enfant et ce mari, tous deux disparus... Impressionnant, touchant, et horrible ! Toute cette première phase est en plus baignée à l’image des pleurs et de la douleur atroce, d’une pluie incessante qui semble encore plus la noyer de chagrin en l’enfermant avec elle-même ! Le procès qui s’en suit va être un véritable révélateur de l’état d’esprit de Katja, où la peur de ne pas être crue, considérée, écoutée et reconnue dans son for intérieur est plus que palpable rien que par ses yeux quasiment hallucinés qu’elle jette sur les accusés à deux pas de sa position. La peur au ventre de ne pas obtenir gain de cause, est ressentie à chaque instant ! Les avocats font aussi impression par un jeu d’acteurs diablement efficace et même passionnant à suivre ! La fin par le choix adopté par cette femme, est assez époustouflante en elle-même... Une histoire d’autant plus terrible, qu’elle résonne presque en terme de témoignage quand on considère ces attentats monstrueux qui frappent des innocents là où on ne s’y attend pas ! Un film plus que poignant, difficile et éprouvant, d’un réalisme à fleur de peau et magnifiquement mis en scène !
un bon film mais pas convaincant c’est très bien joué mais il y a des incohérences c’est dommage !le sujet est douloureux, très bien vu du côté des victimes mais la vengeance n’est pas crédible
Un film sans surprise, débordant de mièvrerie. Ici tout est binaire , simple , sans subtilité. Seule Diana Kruger éclaire quelque peu le film par sa beauté mais elle ne le sauve pas du désastre ! très déçu par ce film , je ne vous le recommande pas !
Magnifique film avec un intensité, une émotion du début à la fin. L'interprétation de Diane Kruger est remarquable. Son prix à Cannes est amplement mérité. Très beau film que je vous conseille malgré la difficulté du sujet mais parfaitement maîtrisé.
Pas inintéressant mais il aurait été pertinent de se pencher davantage sur les auteurs de l'attentat, leur psychologie, leurs motivations. On reste un peu sur sa faim. Le cinéaste dénonce les néo-nazis mais de leur itinéraire, on n'apprend rien...
les critiques négatives que j ' ai lues dans la presse portent presque exclusivement sur le fond , on lui reproche son manichéisme , son rapport avec l ' idée de vengeance , ..., mais pour moi j ' ai vu un film qui , après un début un peu faible , la douleur de l ' héroïne après la perte de son mari et de son fils dans un attentat , devient vraiment passionnante dès la venue du procès et jusqu ' à la fin du film. diane kruger est extraordinaire et mérite bien son César !
Quelle belle interprétation de Diane Kruger dans ce film bouleversant sur la perte de son mari et son fils dans un attentat et comment sortira t elle de cette tragédie allez voir
Un film de belle qualité, autant par le jeu éblouissant de Diane Kruger, que par l'élégance de la caméra en toutes situations, extérieurs, gros plan tribunal, nuits, mer, et par la musique qui est très appropriée à la mise en scène....On est presque dans un thriller au niveau rythme, et même si le scénario est assez basique (attentat, tribunal, vengeance) il est conforté par la grande sincérité de l'histoire avec des condamnations politiques évidentes et même le rôle de Facebook et des "like" pour confondre quelqu'un juridiquement....Méfiez vous des réseaux, les bien nommés, donc... Le reflet de la société allemande et de ses ambigüités par rapport à son passé est aussi mis en évidence....Le film a un très beau rythme, je me répète , et Fatih Akin, dont le génie n'est pas démontrer nous gratifie d'un film adroit, politique et très lucide.....Souhaitons quand même que son prochain, regardent plus vers les rapports humains populaires (pas dans le sens péjoratif évidemment), dans le sens premier,où il excelle encore plus.....Je conseille
On a connu Fatih Akin avec des drames forts mettant en exergue la place de la communauté turque dans la société allemande contemporaine. Il nous revient avec un film poignant mettent en scène un couple mixte dont le mari et le fils sont tués lors d’un attentat à la bombe perpétré par des néo-nazis. « In the fade » se concentre sur le ressenti de la femme jouée par Diane Kruger et les conséquences que cela développe sur elle. Des conséquences forcément déchirantes pour un sujet hautement abrasif. Le souci du long-métrage est qu’il peut nous apparaître comme une contre-attaque du cinéaste face aux attentats commis par la communauté musulmane en Europe, une espèce de droit de réponse au climat géopolitique actuel et aux tensions migratoires ayant lieu en Europe depuis quelques années. En ce sens, cela peut paraître très manichéen et cruellement manquer de nuances mais on peut aussi prendre le film comme une œuvre bienvenue qui tente de montrer que le mal et la bêtise peuvent revêtir différentes formes. Un manifeste contre le racisme en quelque sorte mais trop binaire, auquel il manque indubitablement d’un point de vue contradictoire.
Sur le versant purement cinématographique, « In the fade » se décompose en trois parties toutes les trois intéressantes articulées autour d’une narration rythmée et d’une mise en scène coup de poing. Au début, on est en plein drame, on assiste à la destruction de la vie d’une femme qui perd ses repères tout comme son envie de vivre en même temps qu’elle perd sa famille. Et c’est l’interprétation impeccable et toute en fêlures, sans exagération, de Diane Kruger qui permet un processus d’identification fort et indiscutable. Elle a pris ce rôle difficile à bras le corps et mérite amplement le prix reçu à Cannes. Elle est le moteur et la force principale de cette œuvre dure dans tous les sens du terme. L’émotion est tangible et rarement on avait ressenti avec autant de force les conséquences d’un attentat et de la perte d’êtres chers au cinéma. Puis vient la partie judiciaire tout aussi édifiante où les rouages de la justice sont montrés du doigt, une justice qui peut laisser libres des coupables par des vices de procédure ou des détails ridicules. Cette partie est prenante et nous prend aux tripes. Enfin, la partie vengeance se pare d’une idéologie discutable mais dont le parti pris est assumé jusqu’au bout en vantant la loi du Talion. « In the fade » manque donc parfois de subtilité et peut sembler démonstratif avec un fond qui pourra prêter à débat. Néanmoins, il reste un thriller qui fait froid dans le dos et verse avec mesure dans le pathos en dépit d’un sujet qui aurait pu l’y faire sombrer totalement. C’est attirant et maîtrisé sur la forme mais assez maladroit sur le fond pour qui n’est pas versé à la cause du cinéaste. Dans tous les cas, on est happé par cette histoire et on passe un moment de cinéma intéressant et fort.
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Enorme déception pour ce film aussi caricatural, dualiste dans sa construction dramaturgique, que convenu sur le plan esthétique et idéologique (un plan en trois parties laborieux digne d'une mauvaise copie de collège). Les méchants nazis contre les gentils turcs. Cousu de fil blanc, et malsain (racialisé, nunuche et dans le pathos facile, donneur de leçon). La partie consacré au procès est particulièrement manichéenne, forcée et ennuyeuse. Aucune profondeur.
film en deux temps . l'affaire - la "suite" je ne dis pas le thème de la 2eme partie car se serait annuler le suspens. Diane est fabuleuse et son avocat magistral. la première partie filmée en contre jour ou clair obscure pour donner plus de force, a l'image, tres peu de musique juste quelques notes presque"invisibles" une émotion terrible et un sujet malheureusement si d'actualité . un film tres fort .
Pour moi ce film est un véritable coup de poing remarquable. J'ai énormément de mal avec les quelques mauvaises critiques que je trouve infondées et tout à fait injustes. Bravo à ce réalisateur et bravo à cette actrice. J'ai été "saisie" par cette histoire du début à la fin.
Diane Kruger a beau être exceptionnelle dans ce film nous permettant de se laisser prendre au film, on a l'impression d'avoir déjà vu ce film des dizaines de fois. De plus, le titre ne laisse que peu de doute à la fin de ce film et tout se déroule de manière totalement longiligne sans réel rebondissement. Cepandant, hors sujet purement cinématographique, une très bonne bande son ave Courtney Barnett et Lykke Li
Quand Katja perd son mari et son fils dans un attentat à la bombe, c'est tout son monde qui s'écroule. En quête de justice, elle réalise l'impuissance de la justice allemande à l'aider et décide de se venger à sa façon... Film profondément politique et terriblement d'actualité, "In the Fade" a rapidement créé la polémique lors de sa présentation au Festival de Cannes. Il faut dire que le manichéisme du cinéaste, délaissant la subtilité pour essayer de faire efficace, n'aide pas vraiment le film. Construit en trois parties s'imbriquant assez mal, sois trop sensationnaliste et démonstratives soit carrément douteuses, "In the Fade" ne parvient jamais à apporter l'émotion recherchée. Il faut dire que la morale du film, assez douteuse et prenant trop facilement le spectateur par la main, laisse un peu circonspect. Le sujet était casse-gueule, Fatih Akin en récolte les conséquences. Si son ambition est louable, sa façon d'imposer sa vision des choses a du mal à passer et peine à totalement convaincre. Seule Diane Kruger, incandescente en femme qui voit le monde s'écrouler autour d'elle, parviendra à mettre tout le monde d'accord. Son prix d'interprétation à Cannes n'est pas volé. Le reste du film est plus discutable et d'autant plus dérangeant que sur un sujet similaire, "3 Billboards" est sorti le même jour chez nous avec un regard infiniment plus nuancé et subtil. Difficile dès lors d'accorder du crédit au film, sa fin ayant franchement du mal à passer.