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0,5
Publiée le 15 juillet 2020
In the Fade est un film ennuyeux avec une mauvaise mise en scène et une histoire peu crédible. Je me demande qui écrit ce scénario et je ne veux pas le savoir. Le jeu des acteurs étaient terrible. Dans chaque phrase il y avait une pause, puis un regard infini dramatique, une autre pause et une autre phrase à nouveau. Tout était amateur et a petit budget. La mise en scène était trop stérile, pas convaincante et sans réelle émotion. J'attendais beaucoup plus de ce film. Ce que j'ai vu était ennuyeux, moralisateur et prévisible. Katja était un personnage tellement détestable qu'il était impossible de ressentir de la sympathie pour elle. Le film avance lentement surtout après que la femme a perdu sa famille. Le personnage principal est également très antipathique. Donc vous vous retrouvez à regarder un tas de scènes ennuyeuses mettant en vedette un personnage que vous n'aimez pas et auquel vous ne pouvez pas vous identifier. À un moment donné dans la scène du tribunal, j'ai réalisé que le père du suspect était beaucoup plus sympathique que le protagoniste principal. Enfin de nombreuses scènes sont complètement jetables et n'ajoutent rien au film et servent simplement à vous engourdir de plus en plus alors que ce film continue sa conclusion ennuyeuse et prévisible. Conclusion : Les drogues sont cool et les nazis sont violents. Une vraie perte de temps...
Bof ! Si le jeu de Diane Kruger est le point fort du film, j'ai trouvé l'ensemble franchement peu profond et crédible. D'abord, on imagine mal Diane Kruger se rapprocher d'un type ancien dealer et sortant de 4 ans de prison. Elle même l'avait connu à la fac pour se procurer de l'herbe, ce qui situe le personnage qui ne cadre pas avec cette actrice. Ensuite le procès contre les néo nazis, dont les débats et l'issue paraissent tout de même quelque peu olé olé. Enfin la poursuite des coupables en Grèce par la veuve décidée à faire justice elle même : on n'y croit guère, sans doute en raison de la faiblesse de l'écriture du scénario. A prendre plus comme une série B bien moyenne que comme un témoignage sur cette plaie néo nazie, dommage.
Dans In The Fade, on va voir la déchirance d’une femme qui a perdue son mari et son fils dans un attentat à la bombe. Sa recherche de la justice et de la vengeance vont la ronger de l’intérieur. L’actrice Diane Kruger porte se film. Sa prestation est vraiment à couper le souffle. On comprend pourquoi elle a obtenu le Prix d’interprétation Féminine au Festival de Canne 2017. In The Fade est vraiment un drame très dur sur le thème de la vengeance. Mais au-delà de la souffrance de cette mère de famille qui à tout perdu, il aborde un message politique. En effet, le réalisateur Fatih Akin veut dénoncer la violence de la part des groupe Néonazi Allemand. Une problématique peu abordée dans le cinéma moderne. Le choix de découper le film en 3 partie le rend plus agréable à regarder, chaque partie abordant un thème précis et surtout éprouvant. Quand on en change, cela nous fait repartir sur un nouveau dynamisme. Sans ce système, In The Fade aurait pu devenir anxiogène à mon avis. C’est donc une véritable réussite pour ce film.
J’ai beaucoup aimé ce film mis en valeur par la prestation magistrale de Diane Kruger. La palette des sentiments jouée à l’écran est d’une belle sincérité. Que ce soit pour la partie joyeuse de vie de famille ou la partie plus en lien avec la phase de souffrance suite au deuil de son mari et son fils. L’histoire ne laisse pas insensible car cela touche à la famille dans un contexte lourd sur fond de racisme. La partie procès est très intéressante à suivre et on ressent bien à l’écran le long combat que subit le personnage de Katja. Par la justesse du jeu de Diane Kruger, l’atmosphère donné au film et l’intérêt pour cette triste histoire, In the fade vaut d’être regardé.
Même si Diane Kruger porte le film avec force en donnant toute la souffrance et l'incompréhension à cette femme meurtrie, le film de l'excellent réalisateur Fatih Akin manque souvent de crédibilité que ce soit lors du procès, du verdict ou même de la scène finale. Dommage.
Le film tient plus du drame que du thriller, aussi bien dans son illustration de la violence que dans la phase du procès qui a constitué, à ma grande surprise, l'essentiel du propos. C'est plutôt bien mené même si tout n'est pas parfait, le film souffre de nets déséquilibres entre une Diane Kruger très exposée (et notoirement brillante) et le reste du casting qui est beaucoup trop effacé, et la fin (qui surprend) laisse quand même une impression étrange. En un sens, la dimension politique du récit nous échappe un peu, car l'on reste très focalisé sur la douleur personnelle et la quête de vengeance. Il n'en demeure pas moins que c'est plutôt un beau film, pas impérissable mais qui tient la route.
Film ô combien excellent et poignant mené de bout en bout par une Diane Kruger au sommet de son art. On ressent toute sa souffrance et tout son désir de vengeance face aux meurtriers (spoiler: un couple de simplets ) convaincus du bienfait de leur acte barbare. La fin, plutôt inatendue, est amené de main de maître et ne nous laisse absolument pas sur notre faim !
Superbe film avec Diane Kruger magistrale en femme forte malgré le deuil et face à l'injustice du tribunal, la vengeance prend le dessus...haletant jusqu'au bout. Et Denis Moschitto dans le rôle de l'avocat est criant de vérité. A couper le souffle !!
[Spoilers] Coïncidemment, j’ai vu Saturno Contro (Ferzan Özpetek, 2007) la veille de voir In The Fade. Les deux furent réalisés par un réalisateur turc à l’étranger. Les deux ont le deuil pour thème central, mais le premier le fait mal, l’autre bien.
Akın est direct. Cela le protège du commentaire que je formule souvent à l’égard de films dénonciateurs, comme quoi ils oublient souvent leur moelle au profit de l’immaculé extérieur. Akın est 100% moelle. Il continue dans son habitude de garder au moins un acteur de sa collaboration précédente en la personne d’Adam Bousdoukos, qui a joué dans Soul Kitchen (2009) et son traitement sombre pour un thème clair ; In The Fade, c’est l’inverse : un thème atroce mais un traitement qui appuie à fond sur le sentiment et peu sur la mécanique scriptique. Il y a du Gone Girl quoique c’est, ici, les autres qui partent.
Diane Kruger y trouve son second rôle germanophone et une Palme cent fois méritée pour la douleur qu’elle porte seule. C’est elle qui vit le deuil de son mari et de son fils après une attaque terroriste. Elle est statique comme un pilier alors même que la photographie malmène l’image au gré des chapitres. Les mouvements sont partout.
Au tribunal, la multiplication des angles de vue est si folle qu’elle passe pour m’as-tu-vu, mais les travellings ne vont pas d’un personnage à un autre : ils vont d’une âme à une autre. C’est la mouvance de l’esprit tandis que la mise au point est celle de l’objet. Je m’invente peut-être l’analyse, mais il est curieux que le moment le plus fort du film, la désillusion, emploie un travelling contrarié qui combine justement les deux comme pour mieux figurer l’écroulement.
Et puis il y a les notes qui se marquent sur les calepins et les plaidoiries qui s’égrènent. Des cascades d’éloquence formidables plantées droit comme le I sans point d’Akın dans les rôles d’avocat par Denis Moschitto et Johannes Krisch (c’est le nouveau Kinski, ce gars !). Dommage, la justice n’est pas développée et l’on reste un peu coincé entre des promesses commerciales de résultats fabuleux et la suprématie froide d’un juge qu’on ne verra que de loin. Peut-être le réalisateur était-il trop occupé à soigner des inserts attentionnés au service de la clarté générale, ces plans en 2D qui, de temps à autre, montrent et déshumanisent à la fois les coupables.
Quand l’utilité des moyens mis en œuvre met le doute, on peut toujours se reposer sur la garantie qu’Akın est un cinématographe hors-pair. Je repense à cette longue scène, en Grèce, ou Kruger achète un objet bénin (si bénin que je le tais, moins par pudeur que par crainte de tout casser) et que le caméraman la suit tout le temps de son entrée dans le magasin et de son échange silencieux avec le vendeur – parce qu’elle téléphone et ne parle pas grec de toute manière. Ce long plan filé contient toute l’humanité dont Akın est capable et résume à lui seul qu’il mérite son Golden Globe.
Prix d’interprétation à Cannes franchement mérité pour Diane Kruger qui livre une prestation magistrale dans un rôle il est vrai taillé pour les récompenses. Côté mise en scène c’est plutôt inégal, on alterne entre des moments très forts comme pour les scènes de procès et d’autres passages plus plats. Problématique, surtout qu’on y fait d’autant plus attention que scénario n’est pas follement original et ne demande pas beaucoup d’efforts d attention. Ce n’est pas un très grand drame, mais on peut y voir un grand personnage dramatique.
Cette histoire de vengeance aux accents politiques contemporains interroge sur la nature des intentions de son réalisateur. Une femme perd sa famille dans un attentat et se met en tête de punir les commanditaires, coûte que coûte. Tout le film se déroule dans une sorte de torpeur molle, sans le côté assumé des vigilante movie des années 70. Le scénario aligne les scènes convenues (le chagrin, la colère, les scrupules, le passage à l'acte etc) sans ampleur. Avec au milieu de tout cela des dialogues inutiles pour "justifier" le parcours intérieur de ce personnage. Diane Kruger en fait des tonnes, fume des cigarettes en tremblant des mains, a le regard hagard. Elle beau se donner corps et âmes, elle ne peut convaincre dans un propos aussi ambigüe. La fin est bien ce qui pose problème malheureusement. On en vient à se demander pourquoi le réalisateur n'assume pas totalement son opinion et ses choix. Au lieu de cela, il livre un film raté qui n'ose pas dire ce qu'il pense.
Diane Kruger est non seulement belle, polyglotte, mais surtout une grande et intelligente actrice, ce qu'elle démontre ici, avec à la clef un trophée mérité à Cannes. Comme en France, on constate que les tribunaux allemands sont laxistes et imprécis. Si la photo n'est pas éblouissante, un bon film.
Thriller intimiste sur la dure réalité des attentats en europe et plus précisément en Allemagne . Le réalisateur Fatih Akin touché de près par un attentat en Allemagne met son cœur pour décrire la souffrance extrême de Diane Kruger. Son prix d interprétation féminin à Cannes n est pas volé. Elle joue son plus grand rôle . C est dur , intense et si proche malheureusement de la réalité .
Le décision du tribunal bouscule l’actrice et l auditoire mais aussi le spectateur . On s identifie à cette femme ... et on est sous le choc . Ce qui prouve que le film est réussi .
Tout d abord un drame bouleversant dans la première heure , in the fade tourne à un thriller de qualité dans la dernière demi heure . Même si c est un peu manichéen et que le réalisateur ne rentre pas dans le détail des mouvements nazis , le scénario centré sur la souffrance de la femme est bon .