Asphalte
Note moyenne
3,7
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107 critiques spectateurs

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Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2015
Poésie émouvante et touchante, orchestrée avec grâce, talent et humour par Samuel Benchetrit. Une photographie nostalgique du HLM au 1:33 réussie, au service d'une galerie de personnages inoubliables.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2015
Il y a plein de jolies choses dans « Asphalte » mais elles sont tellement décousues les unes des autres qu’on a beaucoup de mal à y adhère de façon pérenne. Il manque un liant à ces trois histoires de duos. Hormis le fait qu’elles se déroulent dans le même immeuble et qu’elles convoquent six solitudes, une interaction prégnante entre ces trois rencontres aurait permis au film de ne pas ressembler à une compilation de trois court-métrages. En l’état, il est certain que s’ils étaient vus séparément, ils auraient beaucoup plus d’impact et de charme que maladroitement montés ensemble comme ici.
Bien sûr, il y a un ordre de préférence. Il est rare dans ce genre de film que tout soit homogène et qu’on aime de manière égale les différents segments. L’histoire du cosmonaute débarquant chez la vieille dame arabe est un cran au-dessus grâce à la poésie et la drôlerie qu’elle dégage. Quelques moments sont d’ailleurs vraiment rigolos quand d’autres sont plus attendrissants. Ensuite, l’actrice sur le retour jouée par la toujours impeccable Isabelle Huppert et le jeune homme livré à lui-même forment une partition attachante qui réserve quelques rires également. A l’inverse, si elle démarre par une excellente séquence de syndic au comique ubuesque, la partie avec Gustave Kervern et Valerai Bruni-Tedeschi est plus ennuyante et redondante quand bien même elle finit par toucher.
Il est également dommage que Samuel Benchetrit ait choisi de rendre sa banlieue si terne et triste. En effet, on n’a jamais vu barre d’immeuble aussi moche et défraichie. Y’avait-il un sens en cela ? Mystère. On ne pourra lui reprocher le manque d’originalité, son film étant différent, iconoclaste et loin des sentiers battus. Mais l’originalité ne paye pas toujours et trop de scories empêchent de réellement s’attacher à son « Asphalte ». Le manque de rythme et l’ennui parfois le disputent à la curiosité et l’empathie envers des personnages hauts en couleur dans leur simplicité. Une chronique de l’ordinaire teinté d’un humour à la Jacques Tati qui reste vaguement sympathique à défaut d’être totalement abouti.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 octobre 2015
Un pur joyau cinématographique le dernier film de Samuel Benchetrit “Asphalte”, adapté d'un des ses romans “Chroniques de l'asphalte”. Réunissant de brillants acteurs au sommet de leur art, Isabelle Huppert, Valeria Bruni-Tedeschi en passant par l'acteur américain Michael Pitt et le génial Jules Benchetrit (fils du réalisateur et de Marie Trintignant), les scènes de l’ “Asphalte” se situent dans une banlieue perdue et grise, au sein d'un immeuble rongé par les tags et la décrépitude. Il s'y passe trois rencontres insolites et loufoques qui suscitent chez le spectateur autant l'euphorie irrépressible que l'émotion née de la tendresse des échanges de ces duos improbables, que l'on n'ose à peine dévoiler tellement c'est déjà trop donner à voir, cette truculence de vies de tous les instants. Un film entre rires francs, sonores, sentis et larmes discrètes au coin de l’œil donc, comme on aime être secoué au cinéma. Un humanisme fort et sensible fondé sur de grandes petites rencontres, bordées d'absurde, de rêves ou de brisures. Des personnages attachants, agissant tous selon leur propre logique - des mondes se rencontrent et s'ajustent - qui se révèlent dans leur profondeur, des échanges qui versent tantôt dans le petit gros chagrin ou ennui gardé en soi tantôt au contraire dans une possible (re)naissance de la toute beauté. De toute façon, pas de triche. Et aussi de la lumière au bout. Des liens d'amour, d'innocence faite chair. Oui, d'amour réinventé sous toutes ces formes. Un film de cœurs.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 octobre 2015
Asphalte est au cinéma ce que les chatons sont à Internet : ça ne fait de mal à personne et beaucoup sont prêts à aimer (le "c'est trop mimi ! " se transformant ici en "un véritable coup de coeur ! ").

Le film est un brouet de bons sentiments qui s'auto-exaltent dans un décor de banlieue parsemé d'habitants hébétés, ce qui permettra à quelques critiques de s'exclamer "On n'a jamais filmé les cités comme ça ! "

D'abord, le mec désagréable et dans la lune, Gustave Kervern, reprend son rôle de Dans la cour. Comme la vie est bien faite, il sera puni de sa mauvaise action initiale, puis il rencontrera par hasard une infirmière désespérée (mais qui revêt les traits d'une grande bourgeoise de Valeria Bruni Tedeschi). La vie est belle : il s'inventera photographe et se lèvera de son fauteuil roulant (miracle de l'amour !) pour une marche zombiesque d'un ridicule extrême.

Ensuite, une actrice sur le retour (Isabelle Huppert, follement crédible) séduit platoniquement un jeune homme qui boit du lait et n'aime pas les films en noir et blanc, mais les aime quand même au final, parce que tu vois l'actrice est jolie quand elle est jeune, et le cinéma ça peut être bien quand l'histoire est bien. Même en noir et blanc. Vous voyez la légèreté du truc.

Et enfin, un cosmonaute américain atterrit chez une maman arabe qui lui fait sa meilleure recette de couscous. Comme elle lui donne le maillot de l'OM de son fils, alors l'américain est heureux et lui répare une fuite d'eau. Mais il n'y arrive pas. Alors un hélicoptère de la NASA vient le chercher dans la cité (sans se faire caillasser).

Voilà. Tout cela serait simplement mauvais si l'emballage n'allait piocher insidieusement chez plusieurs auteurs : la façon de filmer la ville chez Kaurismaki, le décalage chez le trio Gordon/Abel/Romy, le personnage joué par Kervern chez Salvadori, l'aspect grinçant des premières scènes justement chez le duo Délépine/Kervern, les plans fixes de personnages mutiques chez Roy Andersson, etc.

Du coup Asphalte n'est pas simplement un navet, il en devient une escroquerie intellectuelle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 octobre 2015
Génial !!! Je ne m'attendais vraiment pas à ça en voyant la bande-annonce ! Je pensais que ce serait un film lent et ennuyeux... L'horaire a fait que j'y suis quand même allé et heureusement !! Certes le rythme est assez lent, mais on ne s'ennuie pas du tout, j'ai ri aux larmes !! Film sous forme de séquences, avec des scènes complètement loufoques et rocambolesques. Bien sur il faut aimer l'humour absurde et le second degré, mais en tout cas, toute la salle était pliée de rire ! Mention spéciale pour Tassadit Mandi qui est exceptionnelle dans ce rôle !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2015
tout est réussi: le jeu des acteurs, le scénario, les dialogues, le rythme, la photo....une petite merveille
bolt
bolt

156 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2016
Asphalt est un film surprenant, bizarre, étonnant, et inclassable. C'est un ovni cinématographique totalement dégenté Un film conceptuel qui sort des sentiers battu. Une véritable "oeuvre cinématographique" que j'ai vraiment apprécié.
Humphrey D.
Humphrey D.

21 abonnés 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2015
Agréable petite surprise que ce petit film réalisé avec de petits moyens. Dans le marasme actuel du cinéma français, quel plaisir que de rencontrer une oeuvre parfois non-sensique, parfois absurde, si décalée dans son humour et sa forme. Les comédiens jouent leurs partitions avec détachement, mais conviction. Mention particulière pour "VBT" parfaite dans son rôle d'infirmière frêle, timide et néanmoins offerte.
Le film se suce comme un bonbon et laisse dans la bouche le goût délicieux d'une tendresse retrouvée et d'un optimisme sans éclat.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 octobre 2015
Un régal. De la fraternité, de la tendresse, de l'humour, d'excellents acteurs. Un vrai petit moment de bonheur!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 octobre 2015
Un film très touchant sur le thème de la solitude et de l'humanité.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2015
Trois histoires de rencontres inattendues forment la texture d'Asphalte. Elles ont en commun l'immeuble d'une cité, anonyme et grise, et de jouer sur le décalage entre des personnages solitaires qui se croisent de façon impromptue. Le film est comme une compilation de trois courts-métrages dont l'un, par son essence absurde (le cosmonaute et la chaleureuse madame Hamina), surpasse largement les deux autres, au mieux anecdotiques et sans surprise. Les précédents films de Samuel Benchetrit irritaient beaucoup par leurs parti-pris et leur stylisation désuète. Asphalte est bien meilleur quant il parvient à distiller poésie et humour mais son caractère inégal, ses sauts laborieux d'un récit à un autre, en limitent la portée. La cause Benchetrit n'est cependant pas définitivement perdue, L'originalité de son univers et sa créativité éparpillée laisse à penser qu'il parviendra un jour à tourner un film totalement emballant.
Gregoire D.
Gregoire D.

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2015
Des prises de vue superbe, comme un album photo. De belles histoires qui se croisent, interprétées avec une belle sensibilité. Un très beau moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 octobre 2015
Magnifique, très touchant, simple, très bien joué ... très belle sensibilité !
Pas prétentieux pour un sou ... Belle surprise ... vraiment !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 octobre 2015
Un chef d'oeuvre de poésie et d'humanité. C'est doux, émouvant, intelligent et drôle. Ce n'est pas démonstratif mais suggéré. C'est fin et délicieux.
Le format de projection qui surprend au départ, est tout à fait adapté. L'image prend moins de place pour laisser s'exprimer les sentiments. Les acteurs sont excellents.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2015
Ne nous fions pas aux apparences: derrière la loufoquerie et la nonchalance qui habillent ce film, derrière l'étrangeté de ce qu'on voit à l'écran, se devine aisément le regard tendre d'un réalisateur qui parvient sans peine à nous faire aimer chacun de ses personnages.
Tout ou presque se déroule dans un immeuble des plus délabrés où, d'emblée, il est question de remplacer un ascenseur toujours en panne. C'est là, dans ce lieu déshérité, que nous faisons connaissance avec les personnages: le réalisateur nous conte trois histoires d'hommes et de femmes esseulés qui, tous, trouvent une sorte de salut dans la rencontre de quelqu'un d'autre. Rencontres de gens seuls, d'êtres en mal de vivre pour qui germe enfin quelque chose qui ressemble à l'espoir et qui fait du bien à l'âme.
Un célibataire (Gustave Kervern) qui, au départ, a refusé de payer sa part pour l'achat d'un ascenseur qu'il ne prend jamais (il habite au 1er), mais qui se retrouve plus tard en fauteuil roulant, rencontre une infirmière de nuit (Valeria Bruni-Tedeschi) dont le mal-être l'émeut et auprès de qui il se fait passer pour un photographe.
Une actrice dépressive (Isabelle Huppert) qui échoue dans un appartement minable et se lie d'amitié avec son jeune voisin de palier (Jules Benchetrit) tout ébahi de se trouver en présence de quelqu'un de connu.
Et une dame d'origine kabyle (Tassadit Mandi) qui voit littéralement tomber du ciel un visiteur en la personne d'un astronaute américain (Michael Pitt) échoué là avec sa navette, et qui, entre deux visites à son fils emprisonné, se fait un plaisir de converser avec son hôte (malgré la barrière de la langue) et de lui faire goûter son couscous.
Pour chacun et chacune, même si la vie garde un goût amer, quelque chose change. La rencontre de l'autre brise enfin le terrible isolement et laisse place à de la solidarité, voire à de l'amour. C'est ce que le réalisateur fait apparaître au fil des trois histoires. Peu importe qu'elles soient invraisemblables, elles n'en sont pas moins extrêmement touchantes. C'est même par une sorte de miracle de l'amour que se trouveront réunis (malgré de gros obstacles) les personnages du célibataire et de l'infirmière de nuit lors d'une des scènes finales du film. Un « miracle » qui n'est pas sans rappeler la sublime et ultime scène d'un chef d'oeuvre du cinéma muet (« Lucky Star » de Frank Borzage – 1929). Samuel Benchetrit est certes loin d'avoir le génie de ce dernier, mais son film est tout de même éminemment sympathique et très recommandable. 7,5/10
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