L'Hermine
Note moyenne
3,6
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351 critiques spectateurs

5
29 critiques
4
122 critiques
3
127 critiques
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58 critiques
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11 critiques
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4 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 décembre 2015
Petit film plein de subtilité et de charme, délicat et maîtrisé. Avec son petit nez qui se plisse sur un sourire magnétique, Sidse Babett Knudsen (série « Borgen » sur Arte) séduit et bouleverse un Luchini boudeur qui me touche par sa maladresse érudite.
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2015
Vu il t a 15j

Impeccable, j en redemande

Énormément d intelligence, en particulier celle d oser aller contre l attente de beaucoup de spectateurs.
Je peux me tromper, mais j imagine que beaucoup peuvent ressortir du film en regrettant que le film ne propose pas du prêt à penser tout mâché. Qu il ne passe pas le surligneur pas en plus de grasser son propos.

Le film à la grande force de s assumer, d assumer ses choix. Peu importe les Rangers au fond, l important est ce que ça explique sur le fonctionnement de la justice, nous fait réfléchir sur notre attente en matière de justice.

Finalement, au fond, je suis comme ceux que je viens de dénoncer, et j aurais apprécié la facilité d avoir un avis tranché sur ce juge: a t-il changé ou est ce toujours une question de point de vue depuis avant le début du film. ?

En tout cas, le film a beaucoup de moments de très grande grâce, tel que la visite du juge dans sa maison avec cette femme de ménage ou la discussion entre le juge et le médecin sur leur rapport à leur travail.

Un film qu il faudrait que je revois.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2015
Le temps peut rendre aigri et antipathique le plus doux d’entre nous. Président de Cour d’assises depuis des années, Michel Racine est détesté de beaucoup de son entourage. Sévère et peu causant, il est réputé pour infliger de lourdes peines aux accusés. Jusqu’au jour où une sainte fait une apparition dans son tribunal. Choisie pour être juré dans un procès d’infanticide, Ditte Lorensen va chambouler le quotidien de cet homme.

Par ce récit, apriori simpliste, Christian Vincent confronte deux niveaux de lecture d’ordre privé. La Cour d’assise d’une part, lieu théâtral où les détails les plus intimes d’une vie sont exposés. Puis les rendez-vous « galants » d’autre part, exposant le personnage principal sous un autre jour, plus pudique, moins assuré. Multipliant les enjeux (sociétales, individuels) de son film, le réalisateur bouscule un spectateur qui ne sait pas forcément sur quel pied danser.

L’Hermine est loin d’être une œuvre parfaite et n’a pas l’ambition de marquer les esprits. Néanmoins, elle scrute l’homme et son rapport au monde de façon minutieuse. Dans l’obligation de délaisser l’un de ses thèmes dans son fil narratif, le réalisateur finit par abréger le procès, sacrifié sur l’autel des sentiments. Qu’importe, puisque le réalisateur réussit sa liaison avec souplesse. Démontrant, au-delà des nombreux « on-dit » et autres calomnies décriés dans le film (les collègues de Racine, les témoins du tribunal), qui est réellement ce Président de Cour d’assise. Subtile, à l’écoute et complexé, cet homme se dévoile peu à peu grâce à la finesse de jeu de Luchini.

Tantôt antipathique, sa froideur mêlée à une certaine estime de lui-même se confronte à un autre versant : son total manque de confiance en lui. C’est par l’intermédiaire de Ditte, femme se dévoilant tel un ange dans ce tribunal, que le monstre se révèle être un enfant qui ne sait pas aimer. Touchant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 décembre 2015
Super film j'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs . Même si l'ambiance est un peu pesante du fait du procès en cours j'ai trouvé que l'histoire était très joli. Apres il y a des scènes qui ne servent à rien comme l'insistance sur l'histoire d'une pomme ou l'arrêt sur les deux dessinateurs du procès. Mais on pardonne car le reste est génial !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 décembre 2015
J’apprécie toujours autant le jeu d'acteur de Luchini: pinçant, drôle et aussi agaçant qu'attachant. Film intéressant permettant de voir l'envers du décors d'un jugement et permettant de réfléchir sur le fonctionnement de la justice française. Deux:trois scènes très drôles.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 décembre 2015
Au centre de ce beau film, l'amour ! L'amour rédempteur et l'amour guérisseur de l'âme, l'amour qui redonne le goût de vivre.
Que demander de plus !
Très bonne interprétation des deux acteurs principaux qui sont dans la sobriété qui sied parfaitement au film !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 décembre 2015
Fabrice Luchini est une nouvelle fois impeccable dans son jeu d'acteur, ici dans le rôle d'un président de cour d'assise, sa partenaire Sidse Babett Knudsen est elle aussi convaincante mais, il y'a selon moi un problème de réalisation qui fait que le film n'est pas aussi bon qu'il aurait pu l'être : on ne commence à s'intéresser vraiment qu'au bout d'une heure de film aux sentiments du président pour cette femme qu'il a connue 6 ans auparavant et, le jugement est très vite expédié à la fin alors qu'on a eu tous les détails de cette affaire d'infanticide dans la première partie qui est plus dans le documentaire que dans la fiction.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 décembre 2015
Un film laborieux, ou l'intrigue d'une relation d'amour ne décolle pas, une atmosphère glauque sur des images en dégradées de gris. Seul quelques dialogues amusant donne un peu de relief.
Les meilleures scènes sont déjà dans la bonne annonce donc passez votre chemin !
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2015
Un magnifique duo d'acteurs (Luchini est une nouvelle fois impeccable) donne à ce film un rythme à la fois lent et animé, si bien que l'on ne sait plus trop si l'on est dans une simple comédie ou dans un drame romantique..
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 décembre 2015
Bonne mise en scène, j'ai surtout aimé la manière dont le réalisateur fait ressortir des contrastes sur le plan de la symbolique des moments du procès qui sont mêlées aux sentiments des personnages, sentiments souvent contradictoires dans le cadre d'un procès d'assises.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 décembre 2015
Film très touchant; Sidse Babett KNUDSEN est magnifique, rayonnante ! Son petit accent nordique est délicieux; Luccini est sobre, ce qui ne gâte rien.

Un juge qui s'humanise parce qu'il est amoureux, à la fois jubilatoire et inquiétant, mais ... tellement vrai.

A voir, toutes affaires cessantes.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 décembre 2015
Un rôle à la mesure de Luchini mais...ses 2 aspects ( peau de vache et tendre ) me laissent une impression mitigée... Comment l'amour peut transformer un homme... Oui...je n'ai pas été convaincue par le personnage au sourire crispé qui montre les dents, mais bien par ses yeux quand il parle d'amour. Des séquences un peu didactiques sur le déroulement de la justice contrastent avec des prestations d'intervenants dans le procès qui ressemblent à un reportage ou film vérité... J'ai beaucoup aimé l'actrice principale et j'espère revoir et retenir son nom.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 décembre 2015
Ce film retrace la vérité des gens, pas de fioritures, de la justesse, de la tendresse et des "notes" d'humour mélodieuses. D'ailleurs en ce qui concerne la musique, là aussi douceur et justesse, très jolie musique.
Les acteurs, 1ers et seconds rôles sont parfaits, sans fausse note.
J'ai beaucoup aimé ce film pour sa justesse et son humour même si je trouve que notre justice est bien peu de choses...
jaja77
jaja77

75 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2015
au vus des critiques plutôt positive, je m'attendais à un grand film. pour moi, je le classe dans une bonne moyenne voir un peu plus dû à la bonne prestation des acteurs avec un plus bien sûr à "un fabrice luchini" qui tient un joli rôle de président de cours d'assises qui donne un plus au film et certains personnages secondaires assez bon aussi. puis un poil trop long par moments ce qui me donne un avis général de 3 étoiles maxi. voilà j'ai connu beaucoup mieux dans le même style comme" présumé coupable" sorti il y a quelques année.
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

122 abonnés 300 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2015
Christian Vincent affiche en trente ans de carrière une filmographie relativement marquée par la comédie, du moins pour les films les plus récents. Catherine Frot et Jean d’Ormesson se donnaient la réplique en 2012 à l’Élysée dans un conte culinaire, Les saveurs du Palais . En 2006 c’est Isabelle Carré et José Garcia formant un couple machiavélique qui squattaient les palaces de la côte d’Azur dans Quatre étoiles et en 2004, dans Les Enfants, Karin Viard et Gérard Lanvin se perdaient dans les affres mouvementés d’un foyer recomposé…

Avec L’HERMINE, Vincent change de registre et choisit un thème beaucoup plus dramatique. Il nous ouvre les coulisses d’un procès en cours d’assise, coté cours et jurés sous le joug d’un grand Fabrice Luchini. Il n’abandonne pour autant pas son goût d’un cinéma « vraisemblable » et extrêmement documenté en conservant son dispositif de prédilection : l’immersion dans un microcosme socioprofessionnel dont il mesure les conséquences émotionnelles à travers la figure d’un couple. Il y a donc dans L’HERMINE deux histoires imbriquées l’une dans l’autre dont le but rapidement affiché est qu’elles se fondent, s’influencent et créent l’émotion. Malheureusement le film souffre d’une certaine irrégularité de l’écriture et d’un manque de « liant » entre les deux intrigues. Il y a d’un côté le « portrait »d’un procès en cours d’assise et de l’autre la romance.

À l’étape de la préparation le réalisateur avait assisté à deux procès au tribunal de Bobigny afin de livrer le film le plus « juste » possible. Pari hautement réussi! L’HERMINE restitue avec perfection l’essence de la vie des assises et de ses acteurs dans une mise en scène extrêmement précise et détaillée. De la nominations des jurés, aux déjeuners au bistrot ou aux délibérations , nous sommes témoins des vicissitudes d’un procès vécu de l’intérieur. Le président qui détend son cou avant de rentrer dans l’arène, les coups de fils incessants de l’avocat de la défense , les allers et venus des spectateurs qui troublent les témoignages à la barre…La restitution des cinq jours de procès est tout bonnement passionnante et on peut le dire, brillante ! On oublie qu’il s’agit d’un scénario et de comédiens, on se pense être devant la diffusion d’un procès réel et en direct. La grande force de ces séquences relève en effet d’une écriture particulièrement aboutie et d’une superbe mise en scène, mais ce n’est pas tout, c’est remarquablement bien joué. Quels acteurs, et quelle direction d’acteurs! Fabrice Luchini dans sa robe de magistrat confirme sa maestria mais se sont les seconds rôles qui sont particulièrement bluffants. Jurés, avocats , accusés, tous sont intenses, vrais… Parfaitement naturels. Cette partie du film ne contient aucune fausse note, c’est une belle performance !

Le film aurait pu n’être que cela, la restitution d’un procès vu en coulisse, et il aurait laissé l’idée d’un film fort et parfaitement maîtrisé. Mais il y a l’histoire d’amour… L’arrivée soudaine d’un lien du cœur pour le juge austère et froid dont on devine qu’il va l’emmener vers plus de clémence…. Une sorte de renaissance de l’empathie, de réveil d’une compassion qui se serait enfouit. Au contact de la douceur de infirmière rencontrée des années avant, le rigoureux juge s’adoucirait et accéderait à la bienveillance des âmes tendres… L’idée, bien qu’un peu attendue, n’est pas mauvaise mais pour autant on ne parvient pas du tout à entrer dans cette dimension du récit qui ne trouve pas véritablement sa place. Son traitement est bien trop rapide et le peu de scènes consacrées à ce sujet minimisent voire en annulent tout l’intérêt! On assiste à quelques séquences de dialogues relativement plat. Et pour preuve du manque de maîtrise de cette sous histoire, il a été nécessaire d’intégrer des échanges de SMS et un personnage à la fonction « sous-titre » en la personne de la fille de Ditte. Elle dit à voix haute tout ce qu’il y à comprendre de cette rencontre et traduit ce qui se passe entre les deux protagonistes afin de s’assurer que le spectateur ne passe pas à coté. C’est maladroit et un peu grossier. Il n’y a pas de réel climax , on ne saisit pas l’enjeu de l’introduction de cette romance et on a une vraie sensation de parasitage du film. Est-ce l’écriture, ou peut être le temps qu’il restait au montage qui ont poussé le réalisateur à un traitement superficiel? On l’aurait voulu soit plus intense, soit juste suggérée mais elle reste un élément trop tiède qui se perd au milieu d’une première tension scénaristique parfaitement bien tenue. C’est dommage: ces scènes amènent ennui, longueurs, perplexité et gâche notre opinion générale.

Bien que dans son ensemble L’HERMINE soit un film inégal, il demeure une grande chronique judiciaire et une reconstitution bluffante d’un procès d’assise. En amoureux de Fabrice Luchini on se régale; il campe son rôle et porte le film à la perfection. Même si une fois sorti de la salle le film ne reste pas en tête, on doit lui reconnaître une justesse et une crédibilité remarquable.

Critique par Sarah, pour Le Blog du Cinéma
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