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Kouto
30 abonnés
4 775 critiques
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4,0
Publiée le 12 septembre 2025
Un drame dans lequel la victime d’une agression en désignant comme coupable à tort l’un de ses agresseurs, se retrouve pris dans un engrenage sans fin. Nicolas Duvauchelle livre une prestation très convaincante, explorant toute la fragilité d’un personnage dépassé par son mensonge.
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3,0
Publiée le 28 février 2017
Deux destins liés par un mensonge. Eddie a le droit à une seconde chance alors qu'il n'avait plus rien tandis qu'Ahmed qui lui avait tout se retrouve sans rien... Nicolas Duvauchelle qui est très bon incarne une sorte d'antihéros impulsif qui ne réfléchit pas beaucoup à ce qu'il fait et aux conséquences qu'il peut y avoir sur lui, les autres, mais surtout sur sa famille et ça, on s'en rend compte jusqu'au bout et cette terrible scène finale. Cet homme insouciant vit plutôt bien cette situation pourtant peu évidente jusqu'au jour où ce mensonge devient trop lourd à porter. À ce moment-là, j'aurais aimé que le réalisateur nous le fasse sentir en installant une ambiance anxiogène sans pour autant transformer ce drame social en thriller, mais en assurant un peu mieux cette transition au niveau de l'histoire. Le film est très réaliste ce qui est une bonne chose, mais cela veut aussi dire qu'il y a pas mal de scènes sans grand intérêt juste là pour renforcer ce réalisme ce qui créé de nombreuses longueurs. C'est inconstant, mais c'est quand même un bon film dur et sobre à la fois qui est surtout porté par un très bon casting qui donne toute la force nécessaire à cette histoire.
Je ne suis pas un salaud : non, sans doute, mais un type paumé et incapable de s'insérer dans l'impitoyable jeu social, cela, c'est certain. Le film d'Emmanuel Finkiel vient, après La loi du marché et Arrêtez-moi là, confirmer que le cinéma français n'a plus peur de s'attaquer à des sujets si souvent traités par nos voisins belges ou britanniques. Je ne suis pas un salaud n'est pas un modèle de subtilité et ses postures sont parfois plutôt assénées que suggérées, notamment avec un dénouement spectaculaire d'une outrance injustifiée. N'empêche, le film possède une vraie tension qui passe par le jeu fébrile d'un Nicolas Duvauchelle on ne peut plus crédible en inadapté et marginal, trop fragile et violent intérieurement pour se plier aux règles de la société de consommation.
aussi austère qu'anxiogène, Emmanuel Finkiel signe un film dur et violent porté par Nicolas Duvauchelle, excellent de bout en bout, qui trouve ici incontestablement son rôle le plus puissant. Un César aurait dû le récompenser sans nul doute! Pas d'espoir ici, aucune fenêtre d'optimisme ni de rédemption, la machine judiciaire autant que la culpabilité broient dans leur étau ce personnage qui n'attire aucune empathie en s'enfonçant dans son mensonge et sa violence intérieure. Un film fort qui aurait pu cependant épargner au spectateur son jusqu'au boutisme dans les dernières scènes.
Ce film offre à Nicolas Duvauchelle un de ses meilleurs rôles, il porte littéralement le film sur ses épaules. Il joue avec beaucoup de subtilité ce père de famille alcoolique et trop fier, qui enfermé dans un mensonge va culpabiliser de ruiner la vie d’un homme innocent. La progression du drame est elle aussi bien menée, lentement, mais sûrement, le mensonge d’Eddie gangrène tout ce qu’il essaie de reconstruire, sa famille, sa carrière. Le personnage d’Eddie est vraiment très crédible et permet également de retranscrire la force d’inertie de la machine judiciaire où tout acte, toute déclaration a immédiatement des conséquences et pourtant qui est menée par des hommes et des femmes faillibles (les épisodes avec les policiers ou la juge sont à ce titre édifiants). Un drame solide et sobre sur un homme à la dérive dont l’agression va servir à la fois de tremplin pour se reconstruire et le boulet qui peu à peu va l’entrainer vers ses vieux démons et vers la catastrophe. Un film prenant et qui mérite amplement le coup d’œil, ne serait-ce, encore une fois, que pour la prestation bluffante de Duvauchelle.
Très bon moment, je ne m'attendais pas à si bon d'ailleurs, c'est donc une bonne surprise. L'histoire est crédible, rapidement prenante et reste captivante jusqu'au bout notamment grâce aux personnages auxquels On peut facilement s'identifier. Il faut biensur souligner l'interprétation de Mélanie Thierry et Duvauchelle que j'ai trouvé vraiment géniaux, on ne peut plus convaincants . Toute l'intensité du film repose d'ailleurs sur cette excellente interprétation selon moi. Tout comme l'ambiance, le rythme qu'a installé Emmanuel Finkiel dans sa mise en scène, pile poil pour ressentir le malaise que traverse ce couple en apparence sans histoires... Le final est un peut être un peu extrême mais il ne gâche en rien la très bonne impression générale que j'ai eu de ce film fort et prenant dont le réalisme fait froid dans le dos !
Film âpre et dur ou comment un homme qui ressemble à monsieur tout le monde en arrive à changer du tout au tout ,Nicolas Duvauchelle est une fois de plus parfait
Les bases du récit sont posées de façon claire et on est tout de suite happé dans l'engrenage de cette implacable descente aux enfers d'un Nicolas Duvauchelle parfait dans son rôle. Les dialogues justes, la mise en scène efficace et la bonne gestion du rythme rendent l'ensemble très agréable à regarder, on ne s'ennuie pas une minute jusqu'au final, tragique.
Nicolas Duvauchelle offre sa meilleure performance dans ce film "je ne suis pas un salaud". Evidemment, ce titre évocateur n'en ai rien face à la réalité du personnage tant les scènes sont violentes, tendues, austères et dont la personnalité du personnage principal pourrait faciller entre un homme aigri, voué par l'instabilité chronique. En tout cas, le film est relativement bien réalisé, mais qu'est ce que le scénario est lent à se dessiner. C'est dommage car le film vaut qu'en même la peine d'être vu.
Un film qui vous glace, qui vous laisse parfois pantois, mais un film remarquablement réalisé. Evidemment, une oeuvre à ne pas conseiller aux spectateurs dépressifs!
On se perd un peu dans ce film, on se perd dans la tête de ce personnage qu'interprête Nicolas Duvauchelle. Il est assez doué lui d'ailleurs, il a son truc, j'en suis presqu'à dire que pour certains aspects, même s'il n'a pas besoin d'être comparé, c'est un peu notre Ryan Gosling à la française. Bref, lui et Mélanie Thierry forment un bon duo. Tout tourne autour d'un agression qui s'insinue au milieu d'une histoire d'amour, de famille déjà compliqué. Vont-ils renouer ou non dans la douleur, comment Nicolas Duvauchelle va-t-il gérer son agression et ce qui en découle ? Il sera soumis à une identification visuel. De là, on suivra son point de vue et celui de son coupable potentiel. Comment être sûr après le choc de l'agression, comment le vivre, comment en parler...jusqu'au bout j'ai essayé de comprendre et là, tout s'éclaire. Je me suis senti bête, mais c'était une belle ballade.
Typiquement le film pas inintéressant, ni mauvais mais où malheureusement on s’ennuie trop souvent, la faute à une mise en scène sans énergie qui abuse de scènes qui s’étirent inutilement en longueurs. Pas terrible au final
Eddie se fait agresser un soir par une bande. Il désigne Ahmed, coupable idéal mais en sachant au fond de lui qu’il n’est pas l’auteur des faits. Mais la machine judiciaire s’emballe et Eddie tombe dans une machine mensongère, tout en tentant de reconstruire sa vie affective et professionnelle. Je ne suis pas un salaud est un thriller psychologique qui sait nous donner froid dans le dos. Nicolas Duvauchelle est habité par son personnage et est pleinement aidé par Mélanie Thierry qui œuvre toujours pleinement pour donner de la profondeur à ses personnages secondaires. D’ailleurs, il serait peut-être temps de lui offrir un César. L’injustice est donc le maître mot de cette histoire aberrante. Toujours filmé du point de vue de la victime, on en oublie malheureusement que le présumé agresseur souffre également. C’est le point le moins réussi, car il y aurait eu matière à raconter les faits dans les deux sens. Quoi qu’il en soit, le scénario tient la route et nous sommes en haleine jusqu’à la dernière minute. Je ne suis pas un salaud est un long-métrage réaliste sur une spirale dramatico-judiciaire profonde. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Un homme en perte de contrôle où son statut de victime se troque avec celui de coupable ! "Je ne suis pas un salaud", avec son scénario fort et intrigant inspiré d'une histoire vraie, ne mettra pas longtemps à s'emparer du spectateur pour lui faire partager la situation délicate de son personnage central. Agrémenté par de jolies prestations (Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry), ce long-métrage saisit par son concept de situation inconfortable ne cessant de s'aggraver, où seules les valeurs et la morale d'un homme permettront de rendre justice en contrepartie de conséquences irrévocables !