Je Ne Suis Pas Un Salaud
Note moyenne
3,5
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89 critiques spectateurs

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Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2016
Admirable Nicolas Duvauchelle ! Tellement crédible dans son personnage de looser impulsif. Mélanie Thierry, en compagne aimante mais meurtrie par cet homme, dont elle ne veut plus se heurter à sa destructivité et à sa violence, est aussi impressionnante. Film choc, qui déroule combien une agression violente peut constituer un choc traumatique aux conséquences boomerang. Un film sombre à la mécanique chirurgicale.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2016
Eddie Moreau n'est pas du genre heureux. Il traîne sa vie, au milieu des rues, l'œil chargé, à la recherche d'un boulot, et sans doute d'un verre ou deux d'alcool. Il a un enfant, qu'il éduque maladroitement, ce qui le rend profondément touchant. Et très vite dans le film, on se rend compte qu'il a ses casseroles, et que, finalement, cette histoire de violence qu'il subit, n'est pas vraiment un hasard dans son existence. "Je ne suis pas un salaud" n'est pas un énième film policier. C'est un drame psychologique, ancré dans l'ordinaire des vies désolantes, celles des gens sans travail, mis à l'écart du monde, qui composent comme ils peuvent, à la lumière de ce dont ils ont été dotés par l'existence. Bien sûr, Emmanuel Finkiel nourrit son long-métrage d'une réflexion plus large sur la société contemporaine, et des exclus qu'elle draine chaque jour. Ce qui intéresse le réalisateur, c'est son personnage central, ce Eddy. La caméra le capte au plus près de la peau, des yeux. Elle guette un plissement de la lèvre, comme s'il était à tout instant au bord du vide, prêt à défaillir. Ce Eddy est perdu, et en accusant ce jeune homme maghrébin d'une agression qu'il n'a pas commise a priori, il s'enfonce inexorablement dans sa propre perte . Nicolas Duvauchelle incarne avec brio ce père de famille triste et attachant. Tout, dans les gestes, dans la voix, résonne au plus profond de ce personnage, comme s'il l'avait toujours habité. Il forme avec Mélanie Laurent un couple à fleur de désespérance. Véritablement, au-delà de la prestation des acteurs, le film est magistralement mené. La musique électronique accompagne cette descente aux enfers d'un homme à la dérive, accentuant la tension perceptible dès les premières images. La photographie joue avec les reflets de fenêtres, les devantures d'immeubles, comme si elle singeait à elle seule le ventre de ses personnages. Bref, "Je ne suis pas un salaud" est un film irradiant, une sorte de descente dans l'enfer ces gens désespérés, qui pourraient être nous.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 mars 2016
Eddie est un mec paumé qui se bat contre lui-même pour avoir une vie « normale ». Mais pas facile quand on est au Chômage, divorcé avec un enfant que l’on récupère de temps en temps pour quelques heures. Une nuit, sa sortie de bar se passe mal. Il se fait salement agresser. Et quand il s’agit au commissariat de reconnaître son agresseur, il désigne à tort un jeune nommé Ahmed. La machine judiciaire s’emballe. En même temps, Eddie essaye de renouer avec femme et enfant mais le regard des autres et son « mensonge » le taraude. Non Eddie n’est pas un salaud !
Emmanuel Finkiel offre à Nicolas Duvauchelle un premier rôle très fort. Souvent confiné dans les emplois de petite frappe au plus ou moins grand cœur, il est ici toujours « déglingué » mais avec un jeu plus intériorisé avec une violence plus sous-jacente. Entre polar et film social, « Je ne suis pas un salaud » raconte une histoire qui nous touche même si quelques scènes sont un peu insistantes. La musique de Chloé claque bien dans ce film de série noire !
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 février 2016
A partir d’un banal fait divers, le cinéaste Emmanuel Finkiel décrit par le menu l’aliénation qui se dessine sous la société de consommation qui nous gouverne tous. En prenant comme héros un personnage déclassé qui n’arrive aucunement à s’intégrer à cette société, tout en rêvant secrètement de faire comme tout le monde, le réalisateur débusque le malaise qui s’est emparé de la société française depuis une quinzaine d’années. Il signe ainsi une œuvre tendue qui sait susciter le malaise jusqu’à une explosion finale aussi inattendue que glaçante. Miné par l’alcoolisme et un déni de réalité de plus en plus prononcé, le personnage dérive devant nos yeux au point de s’autodétruire. Cet antihéros est incarné avec conviction et fougue par un Nicolas Duvauchelle qui prouve de manière impressionnante qu’il fait partie des grands. Il est soutenu par une formidable Mélanie Thierry, tout en dignité. Le tout est porté par une réalisation sobre, mais toujours remarquable dans son refus du pathos. Débutant de manière volontairement anodine, le film crée donc un malaise durable qui survit longtemps après la projection. Un grand film, tout simplement. Les amateurs de Haneke devraient adorer.
Say-me
Say-me

6 abonnés 140 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 février 2016
Bien que ce film puisse mettre en avant certaines réalités de la violence conjugale, je ne l'ai pas trouvé pertinent.
Beaucoup de longueurs s'installent, le scénario est parfois peu crédible et se résume au synopsis.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2016
Un film qui vous glace, qui vous laisse parfois pantois, mais un film remarquablement réalisé. Evidemment, une oeuvre à ne pas conseiller aux spectateurs dépressifs!
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2016
Drame social magnifiquement interprété par Nicolas Duvauchelle, Emmanel Finkiel réussit son récit avec une montée en tension maîtrisée (même si la fin peut diviser), une direction photographique magnifique et une musique efficace signée Chloé.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2016
Un film sombre qui questionne les souffrances d’un homme dans une société de plus en plus dure. (...) Parfois brillant, parfois maladroit, le film n’en est pas moins intéressant.

LA SUITE :
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2016
"Je ne suis pas un salaud" nous pose la question de notre place dans notre société. Ici, nous suivons un homme qui est en décalage avec le monde actuel, qui a du mal à le supporter et qui finit par "s'en venger" en dénonçant un faux coupable suite à une agression. Mais tout ne tourne pas comme prévu et finit par le rattraper. Le scénario est plutôt bien construit mais il manque par moment du rythme. Les personnages sont bien écrits. Nicolas Duvauchelle est très impressionnant. Mélanie Thierry est géniale. La réalisation est à la fois sobre et sophistiquée, offrant des cadrages et des plans magnifiques en jouant avec les vitres. La bande son est, par contre, très irritante. Un beau film qui malheureusement n'a pas une grande distribution en salles.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2016
Je ne suis pas un salaud : non, sans doute, mais un type paumé et incapable de s'insérer dans l'impitoyable jeu social, cela, c'est certain. Le film d'Emmanuel Finkiel vient, après La loi du marché et Arrêtez-moi là, confirmer que le cinéma français n'a plus peur de s'attaquer à des sujets si souvent traités par nos voisins belges ou britanniques. Je ne suis pas un salaud n'est pas un modèle de subtilité et ses postures sont parfois plutôt assénées que suggérées, notamment avec un dénouement spectaculaire d'une outrance injustifiée. N'empêche, le film possède une vraie tension qui passe par le jeu fébrile d'un Nicolas Duvauchelle on ne peut plus crédible en inadapté et marginal, trop fragile et violent intérieurement pour se plier aux règles de la société de consommation.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 février 2016
Une horreur ce film, j'ai souffert pendant tout le film.
C'est pas bien joué, l'histoire est horrible, je rêvais de pouvoir partir avant la fin mais j'ai pas osé.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2016
Le film est bien réalisé et bien interprété.
Le sujet est intéressant.
L'acteur principal est parfait.
On est face à un drame terrible, dur, triste.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2016
Un film social et violent sur la trajectoire d'un pauvre type d'aujourd'hui chômeur et alcoolique ..Son agression va redorer son image auprès de sa femme et son fils. Il accuse on ne sait pourquoi un jeune innocent qui fait un coupable idéal, tout cela se passe dans un environnement d'une tristesse affligeante, décor fait de barres d'immeubles, de centres commerciaux. Nicolas Devauchelle que l'on suit pendant tout le film est remarquable
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 février 2016
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Critique Esteban : 7/10
On ressent clairement l'enjeu du "rapport à autrui" ; prédominant et centrale. "Je Ne Suis Pas Un Salaud" bénéficie d'une forme de justesse (relative clairvoyance), en ce qui concerne les réactions d'Eddie. D'ailleurs Nicolas Duvauchelle incarne bien cette personnalité doucement haineuse. Ce film à viser juste , les nombreux enjeux ambigue sont très bien mis en perspective. Ce film souffre néanmoins d'un manque flagrant d'ardeur, de vie... Ce drame sociale en a pourtant largement besoin. La conséquence est la présence de nombreuses longueurs. Finkel semble vouloir contre-balancer avec quelques scènes choc et poignante. Cela fait effet mais une en particulier me semble hors propos : le débat est ouvert...

Critique Théo : 7,5/10
L'histoire en elle-même n'est pas forcément très passionnante. Mais c'est surtout le personnage principal qui est intéressant. Tout le film tourne autour de lui, et heureusement, car ce personnage est tellement fort et complexe que ça nous intrigue. Mais toutes les scènes ne se valent pas. Celles qui rentrent dans le cadre de sa vie professionnelle peuvent être perçues comme presque inutiles, alors que celles qui présentent sa vie familiale sont beaucoup plus efficace. Certains passages peuvent même atteindre une très haute intensité qui nous captive totalement. Un drame juste, pouvant offrir des scène d'une puissance alarmante.

Cinétime le Mardi de 18h à 19h sur Radio Campus Rouen !
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2016
Eddie est un type à fleur de peau. Son mariage a connu de tristes jours, il est au chômage et il boit un peu trop, exacerbant son tempérament de sanguin. Un jour, il se fait agresser et poignarder dans la rue. Lorsque vient le moment d'identifier son agresseur, il désigne Ahmed, qu'il a aperçu quelques jours plus tôt mais qui n'est pas l'agresseur. Eddie maintient son témoignage, même dans le doute alors qu'il trouve un nouveau travail et se rapproche de sa femme et de son fils. Mais tiendra-t-il ? Révélera-t-il la vérité ? Son équilibre va-t-il alors basculer ? Avec "Je ne suis pas un salaud", Emmanuel Finkiel signe un drame social glaçant et nous présente un personnage complexe, pas salaud mais enfermé dans son espèce de lâcheté. Il est cependant difficile de le rendre tout à fait sympathique malgré la composition saisissante de Nicolas Duvauchelle. Heureusement on peut s'accrocher via le personnage de Mélanie Thierry, femme que l'on serait trop heureuse d'avoir mais qu'Eddie rejette inlassablement par son bouillonnement intérieur. Comportant quelques longueurs, le film bénéficie tout de même d'une mise en scène sous tension soulignée par une musique nerveuse. Et développe d'intéressantes thématiques sur la société d'aujourd'hui. Il reste cependant hermétique mais diablement efficace, en particulier lorsque le final intervient, glaçant d'effroi.
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