Un drame social qui aurait pu être poignant si un quelconque personnage avait été attachant. Ce n’est pas vraiment le cas ici malgré l’interprétation maîtrisée de Nicolas Duvauchelle et une intrigue qui interpelle. Autre soucis du coup, le thème principal est plus que survolé, on s’intéresse d’avantage à la situation du personnage principal, paumé, colérique et idiot. C’est dommage car les thèmes de base sont intéressants mais ça tourne en rond et ça finit par agacer plutôt que de faire réfléchir. Néanmoins, le final marque tout de même, l’ensemble aurait sans doute mérité d’être moins long et plus percutant.
Un drame dans lequel la victime d’une agression en désignant comme coupable à tort l’un de ses agresseurs, se retrouve pris dans un engrenage sans fin. Nicolas Duvauchelle livre une prestation très convaincante, explorant toute la fragilité d’un personnage dépassé par son mensonge.
Ce long-métrage, réalisé par Emmanuel Finkiel en 2016, est particulièrement lugubre dans le sens où il impose une vision sombre de l’être humain. A la suite d’une violente agression, un homme désespéré s’engouffre dans une démarche mensongère pour retrouver sa dignité. Le thème principal de ce récit, même s’il comporte quelques invraisemblances, reste l’injustice qu’elle soit sociale, judiciaire ou morale. En marginal tourmenté mais peu attachant, Nicolas Duvauchelle livre une prestation de grande classe. C’est d’ailleurs ce qui vaut le principal intérêt de ce film. Bref, malgré des longueurs heureusement parsemées de quelques coups d’éclat, ce drame procure un vrai malaise.
Typiquement le film pas inintéressant, ni mauvais mais où malheureusement on s’ennuie trop souvent, la faute à une mise en scène sans énergie qui abuse de scènes qui s’étirent inutilement en longueurs. Pas terrible au final
Je ne suis pas un Salaud est un bon film : 1. Un film dramatique porté par un Duvauchelle au sommet. 2. Un rôle de mec casse totalement dans l'excès autour d'un scénario qui se laisse parfois aller à une forme simplifiée ; une thématique qui laisse parfois pantois sur sa finalité (personnalité de Eddy notamment ; critique sociale ?). 3. Une mise en scène électrique sombre et prenante pour un film globalement réussi.
Remarquable étude sociale du glissement si facile d'accident de la vie en autre accident, des dilemnes insolubles sans aide et de l'enfermement qui résulte de la solitude. La fin n'est pas excessive de nos jours, le film était en avance. Elle peut aussi être la part onirique du film. J'ai vu ce film à sa sortie, je n'en ai rien oublié. Tout homme peut s'y reconnaître.
Le film montre surtout bien l'emballement du système policier et judiciaire. En revanche, le titre est un peu mensonger car si le personnage joué par Duvauchelle n'est pas un salaud, il y ressemble beaucoup. Et si l'on n'arrive pas vraiment à apprécier le film c'est justement qu'il est difficile d'éprouver de la sympathie pour lui, comme pour les autres personnages d'ailleurs...
Un drame social glaçant qui dresse, en dépit d’une dernière partie excessive, le portrait d’un anti-héros impulsif pris dans l’engrenage du mensonge, interprété brillamment par Nicolas Duvauchelle, bien secondé par Mélanie Thierry.
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4,0
Publiée le 22 septembre 2020
Encore une performance exceptionnelle tirée par le formidable Nicolas Duvauchelle en homme ordinaire dans la trentaine qui est au chômage et une nuit, il est gravement blessé par une bande de voyous qui l'ont attaqué et poignardé. L'histoire tragique d'un homme solitaire perdu dans ses bonnes intentions de se battre pour faire partie de la société qui est plein de bonnes intentions. Mais qui est victime d'une sorte de malédiction. Ignoré, plein de colère et seule victime des circonstances. Une confusion, le désir d'être un bon père et un bon mari, une sorte de syndrome de Peter Pan. Un jeune homme à la recherche d'une vie normale honnête et hors de toute chance de convaincre. Un film qui semble familier mais en proposant un angle différent sur une forme de survie qui ne peut pas fonctionner. Un drame puissant et si déprimant que je ne vous conseille pas de voir si vous êtes vous-même sur le point de vous suicider. Mais croyez-moi Duvauchelle donne ici l'une de ses plus brillantes performances et il mérite un César pour ce rôle...
Les bases du récit sont posées de façon claire et on est tout de suite happé dans l'engrenage de cette implacable descente aux enfers d'un Nicolas Duvauchelle parfait dans son rôle. Les dialogues justes, la mise en scène efficace et la bonne gestion du rythme rendent l'ensemble très agréable à regarder, on ne s'ennuie pas une minute jusqu'au final, tragique.
Ce film n'est pas mauvais mais il est inutilement très lent, il comporte quelques invraisemblances gênantes et ne met en scène que la plus grande misère humaine, même celle des juges. Or, même si le film dépeint cette misère de façon réaliste, il omet artificiellement que dans la vraie vie, elle côtoie la beauté, l'espérance et l'amour.