Souviens-toi... que c’était mieux en 97
Alors, parlons des mecs : c’est pas des acteurs, c’est des figurants pour pub de parfum. Tu pourrais les interchanger comme des cartes Pokémon, personne verrait la différence. Côté nanas, c’est encore mieux : entre celles qui ont pris un abonnement “chirurgien esthétique illimité” et celles qui n’ont pas plus de charisme qu’un tuto TikTok, on nage dans la fausse sensualité. Et pour se donner bonne conscience, on colle deux-trois dialogues pseudo-féministes, histoire de dire : “non mais on est modernes hein !”. Résultat : t’as un casting en plastique qui ferait passer les Sims pour du néoréalisme italien.
Dans le film de 97, t’avais quand même deux-trois frissons. Là, niveau tension, c’est comme regarder un épisode de Scooby-Doo sans le chien. Le twist avec Jennifer Love Hewitt et Freddie Prinze Jr, tu le sens arriver comme un TER à 2 km : ça klaxonne, ça brille, et tout le monde fait semblant d’être surpris. Et bien sûr, le vieux procédé de “caméra qui insiste trop longtemps sur un suspect pour que tu comprennes que c’est pas lui”... merci mais on a vu ça mille fois, même dans Inspecteur Derrick.
On est en 2025, et les mecs arrivent à filmer des meurtres avec moins d’imagination qu’un gosse de 8 ans avec une PlayStation 2. Pas de gore inventif, pas de mise en scène qui te cloue, rien. On dirait un DLC foireux de Dead by Daylight fait par un stagiaire sous Lexomil. Pas une goutte de sueur, pas un frisson. Dans un slasher, t’es censé serrer les fesses, là tu vérifies ton portable entre deux scènes.
Un film d’horreur sans musique marquante, c’est comme Star Wars sans John Williams : ça marche pas. Ici, c’est silence radio. Pas de montée sonore qui te colle les poils, pas de thème qui reste. On a l’impression qu’ils ont tourné le film avec les enceintes débranchées. Du coup, même quand le tueur débarque, tu t’en fous : c’est filmé comme si c’était un reportage animalier sur Arte.
Tout transpire le réchauffé : la bande de jeunes cons, le pacte foireux, le retour du tueur mystérieux… On a déjà vu tout ça, mais mieux fait, il y a 30 ans. Et comme si ça suffisait pas, ils nous ramènent les survivants de 97 pour jouer les consultants. C’est pas un film, c’est un épisode spécial “nostalgie” de Fort Boyard. Et encore, au moins dans Fort Boyard, tu flippes quand Passe-Partout court.
Ce Souviens-toi... l’été dernier version 2025, c’est la preuve que Hollywood a la créativité d’un flan. Pas de peur, pas de tension, pas d’envie. Juste un produit cynique, déjà prêt pour sa suite inutile. On aurait aimé trembler, mais au final, la seule chose qui fait peur, c’est de voir qu’on continue à financer ce genre de daube. Bref : mieux vaut revoir celui de 97, au moins là, quand tu te demandes “qui est le tueur ?”, tu te fais pas chier en attendant la réponse.
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