Pour sa première réalisation, Clovis Cornillac a fait le choix surprenant mais original de nous présenter une comédie romantique légèrement décalée…pour ne pas dire totalement abstraite. Car oui, soyons franc : cette histoire d’amour entre deux « colocataires » qui ne se voient jamais est puissamment capilotractée…mais si on parvient à se convaincre qu’il s’agit tout simplement d’un joli conte un peu loufoque (un peu comme avec les aventures de la famille Malaussène dans "Au Bonheur des Ogres"), on se laisse facilement entraîner dans cette belle romance qui prône la beauté intérieure face à la dictature actuelle de la beauté physique. Avec un humour fin (comprenez « qui ne soit pas lourd ») présent du début à la fin, le film parvient à être totalement sincère et touchant sans être mièvre et cela fait du bien : une bonne petite bouffée d’air frais dans le cinéma français juste avant de se bouffer les pellicules formatées « drame social » et inintéressantes du Festival de Cannes. Il faut aussi souligner l’excellent travail du casting qui participe à la réussite du métrage : le duo « Machin » / « Machine » fonctionne très bien à l’écran grâce au côté vif et romantique de Clovis Cornillac et Mélanie Bernier, la belle Lilou Fogli incarne avec fraîcheur une femme mère de famille remettant en cause sa vie, et Philippe Duquesne est remarquable de justesse dans le rôle du copain fidèle mais un peu bourru mais tellement attachant. Même Manu Payet, pourtant peu présent à l’écran dans ce tout petit rôle d’employé de supermarché, parvient à être marquant lors de ces courtes apparitions. Pour un premier coup, Clovis Cornillac a réussi à rendre une bonne copie, ce qui est plutôt prometteur : "Un Peu, Beaucoup, Aveuglement" est une surprenante et agréable petite comédie romantique qui vaut le coup d’œil et permet de passer un très agréable moment. Parfait pour se remonter le moral.
3.9/5 de moyenne spectateurs pour ce film, j'en reste pantois... Certes l'idée de départ est originale, mais c'est invraisemblable de niaiserie et de clichés. Pourtant bon public avec ma partenaire, on a plusieurs fois baissé la tête de honte tellement certaines scènes sont neuneu, pour finir par prendre un fou rire/craquage nerveux. Trop de bons sentiments, trop de naiveté, une écriture premier degré sans subtilité. Bref, à moins d'être un inconditionnel de comédies françaises bobo, passez votre chemin.
Tous les ingrédients d'une bonne comédie romantique sont réunis! Un casting sympa, une histoire originale, des personnages amusants bien qu'un peu caricaturaux. En tout cas, on passe un bon moment d'1h30 et c'est le plus important !
Une très belle comédie sentimentale française alliance le rire au l'arme avec un humour inhabituel et plus caustique que dans les films "romantiques" habutuels. Une bonne vague d air frai.
J'ai beaucoup aimé ce film où Clovis Cornillac ainsi que Mélanie Bernier jouent très bien ensemble. Ici nous remarquons le manque de confiance en eux et qui à travers un mur arrivent à communiquer. Ce film français permet de réfléchir sur l'amour. J'ai l'impression que ce film veut nous prouver qu'il n'y a pas que le physique qui compte car ici ils ne se voient pas et s'entendent extrêmement bien. Je ne me suis pas du tout ennuyée devant ce film même mon copain qui n'aime pas trop les films français en général à bien accrocher.
Des personnages très attachants, de beaux décors, oui certaines ficelles sont grosses mais il est agréable de se laisser porter par cette véritable comédie romantique. Un bon "feel good movie" pour changer des autres films moroses ou angoissants
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3,0
Publiée le 28 mai 2015
« Un mur les sèpare mais tout les rassemble ! » Drôle et poètique, agrèable et romantique, "Un peu, beaucoup, aveuglèment" est le premier long-mètrage de Clovis Cornillac derrière la camèra! Quand on devient metteur en scène, on se surprend à être passionnè pour une petite cuillère! C'est ça qui est formidable quand on tourne car tout devient important! Une comèdie qui fonctionne bien et qui dèveloppe son imaginaire, sa crèativitè comme jamais, d'après une idèe originale de Lilou Fogli qui joue dans le film le rôle de Charlotte, une femme dèlurèe! Le personnage de Cornillac est une sorte de misanthrope, de gars qui s'est arrêtè de vivre sept ans auparavant après un drame, et surtout de type qui invente un casse-tête où le seul moyen de le rèsoudre c'est de l'avoir conçu! Inutile de dire qu'il a besoin de silence et qu'en plus il est un peu compliquè! Quand arrive cette jeune fille qui joue du piano, incarnèe par la pètillante Mèlanie Bernier (enfin un premier grand rôle dans une comèdie), qui va entrer dans l'existence d'un carcan un peu lourd! Silence et piano! Pas tout a fait compatible mais la rencontre est belle, un peu violente au dèpart, mais amusante à l'arrivèe! Bref, on trouve ici tout ce que l'on peut demander à un bon film français distrayant, quand il est bien composè, rèalisè avec soin (dècors et casse-têtes sont très rèflèchis), et interprètè par des acteurs de beau talent face à un mur! Même les seconds rôles, notamment Philippe Duquesne, excellent deuxième rôle et souvent sous-exploitè, rèussissent au film! Un fort capital sympathie pour un premier long prometteur...
On peut faire crédit à Clovis Cornillac de beaucoup de choses pour son premier film, le plus important étant sans doute un vrai respect pour le genre, qui permet à "Un Peu, Beaucoup, Aveuglément" de dépasser allègrement la masse assez répugnante de la "comédie franchouillarde" qui nous fait généralement honte : le point de départ du film est un "concept" fécond (disons "s'aimer sans se voir,... et après ?") comme il était de mise à la grande époque de la comédie (l'axe Lubitsch - Wilder, à mon sens inégalable), développé qui plus est avec un vrai respect des personnages, en particulier de la partition des personnages secondaires chargés de ramener de la "vie", voire du "danger" dans le programme. De plus, Cornillac multiplie les bonnes idées de mise en scène pour éviter la claustrophobie inhérente à son dispositif, une chose pas si courante, surtout chez un débutant. Alors, pourquoi "Un Peu..." échoue-t-il finalement et ne nous enchante-t-il pas ? Sans doute à cause d'un déroulement beaucoup trop prévisible de son parcours d'obstacles vers ce couple forcément réalisé dans le dernier plan du film, à cause d'un excès de bons sentiments (une dose de méchanceté n'aurait pas fait de mal !), et surtout, surtout, à cause d'une complaisance exagérée envers les clichés les plus ridicules de l'interprétation musicale du répertoire classique (la pianiste complexée qui se "libère" en dénouant ses cheveux et ouvrant son corsage... pitié !). On passe donc une fois de plus à côté de LA comédie française de l'année, qu'on continue d'espérer.
PS: Nos "artistes" devraient aussi comprendre que la population française ne se divise pas uniquement entre les bons bourgeois écoutant Chopin et les autres fans de... Serge Lama (ou Cloclo, ou Michel Sardou...). La démonstration aurait été beaucoup plus pertinente si Cornillac avait illustré une passion pour Radiohead ou Blur, non ?