Comme Un Avion
Note moyenne
3,5
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314 critiques spectateurs

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EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2016
Enfant de Mai 68, nombre de mes premiers émois cinématographiques ont été liés à ces utopies politiques, sociales, sexuelles, dont auteurs et spectateurs des années 70 étaient friands : entre "Sérieux comme le Plaisir" et "L'une chante, l'autre pas" - deux exemples qui me viennent à l'esprit mais ne sont sans doute pas les plus significatifs -, le cinéma cherchait vaillamment des issues individuelles ou collectives à un monde qui nous paraissait déjà bien corseté et bien triste. J'ai envie de placer "Comme un avion" dans cette filiation-là, plutôt que celle des films de la Nouvelle vague, de Jacques Rozier en particulier, parce que la première partie du film de Podalydès insiste sur l'aliénation absurde de nos vies : entre réalité virtuelle au boulot, et commandes sur Internet pour s'inventer un moyen de fuir, tablettes au lit avec son épouse, le héros paresseux et rêveur de "Comme Un Avion" vit piégé comme nous le sommes tous aujourd’hui dans un univers où l'infini des possibles (commerciaux, forcément) a annihilé toute opportunité de vivre ses rêves (même piloter un avion peut être offert comme cadeau d'anniversaire...). L'utopie se matérialisera ici comme un lieu ensoleillé où l’absinthe et le sexe, en fait le partage généreux du plaisir, emportent vite toute velléité de fuite, de voyage : un lieu de régression où l'on tourne beaucoup en rond, et où le combat politique des années 70 se réduit à une sorte de générosité bienveillante envers la folie des autres. Le bonheur que l'on ressent en regardant ces scènes en disent finalement plus sur nous-mêmes, sur notre propre désarroi, que sur le film, à la fois facilement critiquable pour son inscription dans une société aisée très "bobo", et parfaitement réussi. Le dernier plan de "Comme Un Avion" (sur une belle chanson, dure, de Bashung) m'a personnellement semblé terrible, avec ce retour à une normalité dont l'hypocrisie est maintenant dévoilée, et dont tout échappatoire a été désormais définitivement ridiculisé.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 avril 2016
Longue promenade tout en apesanteur et en sourrires
J'ai 20 ans et ce film pour vieux en pleine midlife crisis envoie un message positif et ne semble meme pas éviter les pièges de la comédie franchouillarde car il depasse ses traits.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2016
C'est la deuxième fois que je regarde un film de et avec Bruno Podalydès, le premier étant : “Adieu Berthe”. Ce dernier ayant été un moment bien pénible, je ne partais pas avec des a priori positifs pour “Comme un avion”. Heureusement, un même réalisateur ne fait pas des longs-métrages qui se ressemblent tous et si le premier m'avait laissé un souvenir cuisant, ce second film, sans m'avoir transcendé, a été un sympathique moment de cinéma. Comme dans sa première œuvre l'histoire que nous conte Bruno Podalydès met en scène un personnage un peu lunaire de quadra/quinqua qui se trouve dans un moment où il remet un peu en cause sa vie. Ici, un infographiste fan de l'aéropostale qui se toque de kayak et part sur une rivière effectuer un périple en solitaire. Cela paraît peu rock'n'roll, mais la magie des situations à la limite de l'absurde et des personnages cocasses permettent de se prendre d'affection pour cette comédie douce-amère. Les situations sont parfois pleines de poésie et certaines répliques valent leur pesant d'or. Alors, ce genre de cinéma peut ne pas plaire à tout le monde (la preuve j'ai détesté le précédent!), mais si on se laisse embarquer au fil de l'eau avec ce kayakiste un peu bras-cassé, on passe un bon moment de détente dans un univers fluvial et hédoniste. Un film plaisant, qui sans être passionnant, se révèle touchant et sympathique. Il mérite vraiment le coup d'œil.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mars 2016
Poétique et lunaire, l'ensemble du film est à l'image de son héros, et c'est un pur bijou de fantaisie tranquille et apaisante, légèrement bucolique, post baba-cool... Un vrai régal, une pause zen bienvenue dans notre monde de brutes. Bruno Podalydès s'est écrit sur-mesure un rôle de Pierrot, aimant les choses bien faites, s'émerveillant devant une structure de Kayak, sachant que les plus beaux voyages ne sont pas forcément les plus longs... Par ailleurs, mise en scène splendide et très inspirée (merveilleux travelling de fin qui clôt le film). Un chef-d'oeuvre du genre, mariant le réalisme poétique des années 30 et l'insouciance de la Nouvelle Vague : remarquable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 mars 2016
Un infographiste rêveur à ses heures nous fait une gentille crise de la cinquantaine. Joué par Bruno Podalydès, ce passionné d’aéropostale se trouve soudain une tout autre obsession : le kayak, il décide alors de prendre quelques jours de congés pour satisfaire le petit enfant qui est en lui et qui n’a jamais renoncé à ses rêves, il passe cette fois à l’action et décide de naviguer sur une petite rivière… jusqu’à la mer selon ses dires. Sa femme, jouée par Sandrine Kiberlain, est assez compréhensive et le laisse faire son petit délire. Seulement voilà, après quelques kilomètres de navigation, il tombe sur un endroit sacrément apaisant, une petite auberge perdue dans la campagne, hors du temps, avec des gens forts sympathiques, il est alors difficile pour lui de quitter ce doux moment d’évasion, et de reprendre l’eau à bord de son kayak. Bref c'est un film d'une grande fraîcheur, très apaisant... et drôle. Parmi tous les réalisateurs de comédies françaises, Bruno Podalydès mérite une place de choix.

Vous pouvez consulter mon classement des meilleurs films de 2015 ainsi que des critiques complètes (illustrées et parfois accompagnées d'extraits) sur mon blog:
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2016
Certains diront que c'est un joli petit film, sans prétention. Ils ont sans doute raison, sans prétention mais d'une grande inspiration. "Comme un avion" nous emmène en voyage, dans l'imaginaire d'un doux rêveur (magnifiquement interprété par le toujours juste et si drôle Bruno Podalydès) mais aussi dans un périple lent et inattendu, presque onirique. De Sandrine Kiberlain à Agnès Jaoui, en passant par Michel Vuillermoz, la crème du cinéma français s'est donnée rendez-vous pour nous offrir des personnages décalés et attachants. On s'immerge vite dans cette parenthèse champêtre, un peu hors du temps, chaleureuse et drôle comme quelques jours de vacances avec de bons amis. Le résultat est une petite merveille de douceur, qui nous laisse un petit goût sucré, comme un bonbon qui fond dans la bouche en nous rappelant des jours lointains. La douceur, voilà qui va bien à ce joli petit film, sans prétention.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2016
Oeuvre légère et anti-stress, "Comme un avion" est surtout le portrait d'un personnage rêveur et détendu, répondant à son instinct de manière systématique. Bruno Podalydes incarne brillamment cet homme, atypique et terriblement drôle dans sa manière d'être et de penser parfois. Si le film ne m'a pas transporté, on passe un bon moment, y compris en la compagnie du petit groupe que va rencontrer notre kayakiste, où chaque membre possède son charme et la même légèreté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 février 2016
on se laisse aller au fil d l'eau dans un voyage onirique avec de la tendresse,de humour,de l absurde ,du pur plaisir!
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2016
Parfois, ce genre de comédie classée Académie Française fait peur. On redoute ces moments où la réalisation nous prend de haut avec des mots dont peu comprennent. Comme un avion est en vérité une ode à la liberté et au bonheur. Bruno Podalydès met en scène son frère avec une extrême énergie tout en étant teinté de mélancolie. Cet homme à la vie routinière rêve et se donne le défi d’une conquête dont tout le monde sait qu’il n’arrivera pas. Mais qu’importe d’y arriver ou non, le tout est de le vivre et c’est ce que fait Michel. Ce road-trip en aller-retour incessant et disons-le parfois lassant est la construction de rencontres loufoques et inattendues. Comme un avion est un film certes répétitif et toujours attendrissant.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2016
J'ai vu un film... tout en nuance et en émotion... avec une touche de projection sur les éléments importants et le sens de la vie... On est touché par les personnages et leurs histoires. Et on découvre un film, un peu hors du temps, comme une parenthèse dans la vie d'un homme. Les images sont belles porteuses de douceur et de bonheur... C'est un hymne à la vie simple et à la redécouverte de soi, à une période où l'on a un peu le sentiment de se perdre de vue, et de se quitter. Il y a dans ce film une cohabitation émouvante entre la mélancolie de la vie qui passe et la mise en valeur des bonheurs simples... La bande originale est douce, mélodieuse et très appropriée, avec du Bashung, Moustaki, Le casting est parfait, avec en plus de Bruno Poladylès, une Sandrine Kiberlain et une Agnès Jaoui totalement incarnées dans leurs personnages...
Un film magnifique...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2016
Peu familier de l uivers de Bruno Podalydès et a priori allergique a l univers boboïsant qui lui correspond, je dois avouer que je suis tombé sous le charme de ce film leger et attachant, qui m'a en plus, bien fait rire...
Rafraichissant
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2016
Michel se prend soudainement de passion pour le kayak qui lui évoque sa passion pour les avions et sa soif d'évasion. Il s'en achète un sur Internet et décide de partir une semaine en voyage sur la rivière.
On suit un Michel utopiste, un peu lunaire, dans sa préparation et son périple. Les personnages sont cocasses et sympathiques, les interprètes parfaits (Sandrine Kiberlain, Agnés Jaoui et Bruno Podalydés). Le film très contemplatif offre des moments drôles mais il ne s'y passe pas grand chose. Sympa mais à peine vu, déjà oublié.
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 février 2016
Je pense qu'il en va de ce film comme d'un bâton de réglisse : c'est spécial, indescriptible et ou on aime ou on déteste d'emblée. J'ai détesté. Un tas de choses. Mais surtout ce faux rythme et ce personnage principal qui a le charisme d'une huître et duquel toutes les femmes tombent raides dingues... Quel ennui !
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2016
Un river-movie (le pendant « traversée d’un fleuve sur un kayak » du road-movie !) poétique, relaxant dont l’humour des dialogues est à base de jeux de mots tous plus réjouissants les uns que les autres. Ce film remplit son rôle puisqu’il donne envie au cadre urbain de s’évader de sa vie quotidienne très réglée pour partir dans une aventure rurale et fluviale sans limite et sans contrainte. Ce qui est étonnant, c’est que j’ai vu ce film très peu de temps après « La Vie très privée de Monsieur Sim » et les deux films sont très proches par bien des aspects spoiler: : je pense entre autre ici aux faux carnets de bord de l’expédition et aux techniques modernes d’espionnage de son conjoint
. Il est d’ailleurs drôle de constater que la vision que l’on a de l’épouse du héros change au fur et à mesure de l’aventure (au sens propre) de celui-ci spoiler: . Les aventures réelles et supposées, au sens figuré, laissant peu de place pour l’épouse compréhensive et attentionnée des débuts.
Par contre, il est assez étonnant que deux films français de ces trois dernières années, « Comme un avion » et « Les Gamins », offrent une histoire similaire - un quinquagénaire frustré fuyant son foyer en quête de liberté -, une épouse interprétée à chaque fois par Sandrine Kiberlain et pourtant un traitement aussi antagoniste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 janvier 2016
Sans doute la meilleure comédie française de 2015. Il est impossible de ne pas passer un très agréable moment devant "Comme un avion". Son humour est touchant, sa drôlerie est toujours un peu mélancolique. Ce savant mélange n'appartient qu'à Bruno Podalydès, dont on reconnaîtrait la patte entre mille. C'est ainsi que, si l'on est resté de marbre face à l'excellent "Adieu Berthe", pour n'évoquer que celui-ci, il est fort à parier que l'on ne sera pas beaucoup plus convaincu par "Comme un avion".
A moins que? Il faut dire que son scénario est particulièrement sympathique et amusant. L'apparente légèreté nous offre tant une respiration qu'une véritable promenade. Et puis, cette fois, c'est une première, le réalisateur choisit de ne pas s'effacer en tant qu'acteur : il joue le personnage principal de son film. C'est un succès : l'acteur est beau, touchant, il n'a rien à envier au talent de son célèbre frère. Les autres acteurs sont tout aussi bons. Il faut voir Agnès Jaoui en patronne de guinguette!
Et puis, comme dans "Adieu Berthe", toujours l'humour est accompagné par des réflexions existentielles, qui sont sans prétention aucune, mais pourront sans doute parler à tous les spectateurs. Enfin, la poésie est encore là, en sourdine. Peut-être fait-elle moins mouche que dans "Adieu Berthe". Le film n'en est pas moins séduisant et réussi à bien des égards.
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