Derniers Avis : Les Premiers, les Derniers - Page 7
Les Premiers, les Derniers
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ogerardin
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4,0
Publiée le 20 février 2016
un humour rare mais décapant, un scénario aux petits oignons, une atmosphère glauque. Des dialogues au mm, pas de paroles inutiles, vraiment c'est un bon moment de cinéma. L'histoire est habile et nous emmène d'une façon limpide, où finalement tout se petit monde se rencontre, et la boucle est bouclée Une réussite.
A l’invitation d’une amie, je suis allée voir ce film sans trop savoir à quoi m’attendre ; le titre évoquant au mieux, l’évangile selon Matthieu, au pire la chanson de Céline Dion et Goldman «Les derniers seront les premiers». Le ton est donné dès les premières images, le film sera sombre (et accessoirement venté). Nous flânerons dans la (très plate) campagne de Beauce, crapahuterons le long des voies (abandonnées) de l’aérotrain, squatterons une usine désaffectée et trinquerons dans un sinistre bar (qui ne doit pas avoir beaucoup d’avis favorable sur TripAdvisor)… Heureusement, les vestes fluo de la DDE portées par Esther et Willy viendront mettre un peu de couleur dans ce film ! De la mise en scène à la photographie, en passant par l’écriture des dialogues, tout est parfait, soigné, appliqué. Seul bémol, et pas des moindres, où notre chemin (de croix ?) nous mènera-t-il ? A la rencontre de Jésus ? (mais oui, mais oui) A la rencontre de méchants bougres ? (qui ne sont pas très gentils avec Esther et Willy) A la rédemption des chasseurs de prime ? (Sacré acteur le Albert Dupontel) Mystère et Boule de gomme ! Je n’ai pas eu la réponse… J’ai regardé le film, sans ennui, mais n’ai pas compris le propos du réalisateur. L’’incompréhension était telle que ma partenaire cinématographique d’un soir m’a dit à propos de mon prochain billet « t’es bien dans la mouise ! ;-) »
Une grande claque de cinéma, avec deux acteurs épatants, pleins de personnages à trognes magnifiques, un décor (je penche pour Le Loiret, le rail de l'ingénieur Bertin qui parcourt la plaine étant un souvenir marquant de mes années à prendre le train Corail entre Poitiers et Paris) sublime de noirceur, une qualité photographique qui vous fait passer des frissons, l'ambiance rendue donne une épaisseur à un scénario qui aurait pu être un peu mince, malgré les trouvailles de narration pour garder la tension, en variant le rythme. Film d'auteur qui mériterait davantage de distribution car susceptible de réunir un plus large public que les exploitants de salle frileux ne le pensent.
Perso, j'ai adoré ce film. Je suis une inconditionnelle de Bouli Lanners et Albert Dupontel qui forment, dans cette fiction, un duo improbable et attachant. Ce road-movie est assez cocasse et le casting est épatant. Ce paysage de "nulle part" - dont on se demande si c'est réellement en France - rajoute de la noirceur Au-delà d'une certaine violence, il y a de la poésie et de l'humanité. Des sentiments parfaitement représentés par nos deux acteurs. Je conseille vivement ce film.
Les premiers, les derniers est une réussite sur le plan formel. Une mise en scène inspirée : une sublime photographie, des plans larges assumés, une lumière magnifique, le choix de lieux judicieux ... Le film s'inspire ainsi de certains westerns, de David Lynch (la référence à Une histoire vraie est prégnante), voire de Bruno Dumont, la métaphysique retranchée. Bouli Lanners a bien choisi l'écran large ce qui magnifie cette balade dans de si beaux et grands espaces. Notons, les excellentes qualités d'interprétations de tous les acteurs de ce film. Max Von Sydow et Michael Lonsdale ne font pas que de la figuration ; leurs personnages gardent tout leur mystère alors que ces stars savent aussi prendre un certain recul. Seul défaut du film, celui d'hésiter entre plusieurs pistes thématiques, souvent effleurées mais avec talent et sans emphase. Si le scénario parfois se perd un peu, Les premiers, les derniers reste, ce qui est très rare dans le cinéma français, un film de genre réussi dont des questions restent toujours ouvertes, un film comme embué dans ses paysages ravagés et abandonnés.
Film extraordinaire. Les paysages irréels de Beauce sont sublimés grâce au fameux aérotrain, aux nuances de gris des champs, et aux lumières crépusculaires. Les acteurs sont vrais et attachants, et la symbolique des événements en font bien plus qu'un simple road movie initiatique. A voir et.. à méditer!
Road movie humaniste "à la Bouli" où le comédien Belge est particulièrement à l'aise aux côtés de Dupontel, excellent dans le rôle de Cochise le taciturne. La vraisemblance du récit est ici tout à fait secondaire, le cinéaste mettant l'accent sur la captation des rapports humains, des failles et des peurs qui habitent les différents personnages. Seul raté dans le lot, celui de la femme qui séduit Cochise, dont le comportement et les dialogues sont peu convaincants. Selon l'humeur du moment, on sera sensible ou pas aux paysages désolés de fin du monde et à l'ambiance glauque du motel et du bar. Les immenses Lonsdale et von Sydow imposent leur présence improbable avec talent.
Bouli Lanners ne parvient pas à retrouver le souffle d'Eldorado. Scénario et mise en scène sont ici trop appuyés. Et ce, autant en ce qui concerne le personnage de "Jésus" que les filtres colorés rappelant poussivement les films de Jean-Pierre Jeunet. Les deux jeunes gens sont pénibles et le regard porté sur eux est un peu trop misérabiliste. Seul Albert Dupontel est très bien. On oublie ce film très vite. Sans doute idéal pour passer une bonne soirée devant la télévision. Mais pas au-delà.
Un peu lent peut-être, mais si le rythme était différent, pas sûr que toutes les qualités de ce film ressortirait : une ambiance d'une belle mélancolie, et des personnages caractérisés comme il faut. Un vrai coup de coeur que ce film de Bouli Lanners, avec beaucoup de scènes marquantes. Notamment ces images de plaines de la Beauce, avec des routes, des champs, le béton de l'autorail, ça et là quelques habitations, le tout sous un ciel gris. Et puis, aussi, ces personnages qui se trimballent, comme errant dans ce paysage, des deux personnages principaux, joués par Albert Dupontel, classique, et Bouli Lanners, touchant, aux deux jeunes marginaux qu'on apprend à nous faire apprécier, en passant par de très bon seconds rôles, des gueules du cinéma francophone, Michael Lonsdale, Max Von Sidow, Suzanne Clément, Serge Riaboukine et Lionel Abelanski...Et, last but not least, dans ce monde près de l'apocalypse, le personnage joué par Philippe Rebbot, dont on apprécie toutes les apparitions. Une musique fort agréable de western, et nous voilà embarqués. Curieux des rebondissements, et apprenant à apprécier l'humanité des deux compères, des deux amoureux, de la femme et des deux vieux. Le film porte un regard aussi sur la mort, et, un peu l'amour. On sent une oeuvre sincère.
Lanners et Dupontel s'en vont dans un western belge, aux allures apocalyptiques. Bouli, de son prénom, se trouve être un magnifique metteur en scène. L'image, sa texture, parle. C'est divinement beau. Il croît à son excentricité et çà fait toute la différence. Deux roublards à la dégaine de cowboys texans en fin de parcours, deux octogénaires qui viennent jouer les croque-morts, deux jeunes tourtereaux fauchés de l'esprit mais pas du coeur, deux caïds se l'a jouant tortionnaire du dimanche. Le film est figé, n'a pas vraiment d'époque, se sublime par sa forme.
bon alors coup de cœur pour cette petite pépite de cinéma qui vient encore de Belgique. Je dois adorer les films belges
deux mecs doivent récupérer un portable voler avec des images compromettantes pour le proprio. Ce film est donc leur quête !!
drôle, acerbe, acide, un film qui ne fait aps de concession !! les tettes sont toutes patibulaires , les personnages très bien écrit mais c est surtout le scénario et les sentiments mis en avant par le film qui sont trop beau !
Une mise en scène sublime par de long travelling sans fin a travers la campagne belges qui rend magnifiquement bien !! une image épurer du feu de dieu
Des acteurs irréprochables surtout les deux petites jeunes qui sont juste tendres ^^
Quand le ciel est si bas que les derniers humains pourraient s’y pendre. Quand la plaine infinie est battue par un vent mauvais. Et que les héros empruntent un monorail de béton qu’aucun aérotrain n’a jamais pu prendre… Ce plat pays qu’est la Beauce, devient un décor de fin du monde. Du coup, on y croise de drôles de paroissiens. Cochise et Gilou, deux détectives ( ?) marginalisés et fatigués qui tentent de retrouver un téléphone dont le contenu pourrait faire chanter son propriétaire. On croise aussi Esther et Willy, un jeune couple abîmé et psychologiquement fragile qui cherche juste un enfant et le bonheur. Et encore un Christ illuminé qui rencontre sa croix ou un vieux sage en son jardin… Décor crépusculaire pour histoire à dormir debout. On ne sait plus très bien ou on est dans ce film venu d’ailleurs. Western, polar, récit d’anticipation ? En tout cas un genre incertain, entre conte absurde et odyssée intimiste. On nous assure que « vivre ce n’est pas seulement respirer » et se laisser aller, mais espérer et avancer. Lutter sans impatience ni violence, en entendant la bonne parole, car il y a de la place pour « les premiers et les derniers ». Original, sombre et décalé, le film de Bouli Lanners porte une moderne parabole. On peut l’entendre. Avec deux jolis duos de comédiens qui s’opposent : Lanners/Dupontel pour l’expiation et Lonsdale/Von Bulow pour la rédemption ! Il n’empêche, à l’image du réalisateur, son scénario s’essouffle un peu et l’histoire ne décolle pas vraiment. Et nous on lambine en chemin en pleine zone de basse pression.