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La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
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Gérard Delteil
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2,0
Publiée le 31 décembre 2016
Ca commence plutôt bien et mystérieusement. Malgré la façon de filmer parfois irritante de Sfarr et son choix pénible de faire parler son personnage tout seul pour nous faire savoir ce qu'il pense, on se dit qu'on est tombé sur un bon thriller à mi chemin entre Hitchcock et Boileau Narcejac. De plus Freya Mayor est excellente dans son rôle de secrétaire sexy en vadrouille. Malheureusement, les invraisemblances grossières s'accumulent et la fin est catastrophique. N'ayant pas lu le roman de Japrisot, je ne saurais dire s'il a été trahi, mais le réalisateur accumule les erreurs, dont la principale est de nous donner d'un seul coup toutes les explications du mystère au travers du discours du criminel. On n'y comprend pas grand chose, alors qu'on devrait tout deviner au travers de l'action. Franchement raté en dépit d'un début prometteur.
Pour sa troisième réalisation, Joann Sfar revisite le roman de Sébastien Japrisot, "La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil" dont Anatole Litvak avait proposé une version (le scénario avait été écrit par Japrisot lui-même) cosmopolite en 1970. Le résultat avait été mitigé et on en avait aussitôt conclu que le roman était inadaptable à l'écran. Comment en effet parvenir à rendre la confusion que Japrisot installe entre le rêve et la réalité à partir du détour imprudent que fait une jeune secrétaire au volant de la Ford Thunderbird de son patron après qu'elle l'ait accompagné à l'aéroport d'Orly, dans le simple but d'aller voir la mer ? Si la référence hitchcockienne était de règle dans les années 70, Joann Sfar s'est peut-être dit que c'est du côté de David Lynch qu'il trouverait le moyen de rendre l'aspect onirique et sensuel de cette fugue incontrôlée vers la grande bleue. L'approche visuelle de Sfar, jouant sur tous les effets possibles, est assurément un atout pour envelopper le spectateur dans les méandres de cette intrigue cotonneuse, tout comme le choix de la très longiligne et évanescente Freya Mayor, repérée dans la série britannique "Skins". A elle seule, la belle écossaise compense la faiblesse de certaines scènes à moitié réussies comme celle de l'hôtel que Sfar tente en vain de parer de l'atmosphère absurde et baroque du désormais mythique "Hôtel du Grand Nord" de la série Twin Peaks. Sfar qui a bien compris tout le potentiel érotique de sa jeune actrice ne la lâche pas d'un centimètre de pellicule, quitte à diluer progressivement l'intérêt du spectateur pour le suspense de l'intrigue au profit d'un long clip lysergique, arpenté par les interminables jambes de Miss Mayor. Ce relâchement coupable nous amène un peu en roue libre jusqu'à une conclusion où la clef improbable de l'intrigue qui nous est livrée par un Benjamin Biolay bestial à souhait, nous laisse un peu de marbre. Normal, une heure à admirer la plastique de la dame dans l'auto avec des lunettes mais rarement avec son fusil, nous a un peu ramolli le cerveau. La tentative méritoire de Sfar tout comme celle de Litvak n' a donc pas réussi à trouver l'équilibre parfait, peut-être impossible à atteindre, pour rendre complètement justice au remarquable roman de Japrisot qui se suffit sans doute à lui-même.
Seconde adaptation du roman de Stéphane Japrisot (la première date de 1970, autant vous dire que je ne l’ai pas vue !), la bande-annonce m’avait pris sous sont charme et je me faisais donc une joie de voir ce film. La déception n’en a donc été que plus grande, car, ne tournons pas autour du pot plus longtemps, le film est passablement raté. Si j’ai vraiment apprécié l’ambiance seventies-revival qui offre des images vraiment belles, soutenues par une réalisation léchée, l’histoire, elle, m’a considérablement déçue. Très honnêtement le film ennuie et pendant longtemps on attend qu’il décolle sans que jamais il n’y parvienne, traînant son héroïne dans un road-movie pataud. L’actrice, d’une beauté assez saisissante, ne démérite pas (surtout au niveau de la langue qui n’est pas sa langue maternelle et qu’elle maîtrise avec une rare efficacité), mais son rôle de jolie chose ballottée par les événements finit par agacer plutôt qu’intriguer. Quand vient l’heure des révélations, on tombe des nues tant on est dans un “tout ça pour ça” avec une intrigue construite de grosses ficelles qui peinent à rendre tout cela un tantinet plausible. Pour être honnête, j’ai tenu une heure, mais la dernière demi-heure je l’ai regardé avec un oeil plus que distrait, alors même que tous les événements étaient explicités dans une grande révélation à la Agatha Christie. Un long-métrage à la réalisation soignée et à l’esthétique très réussie, mais qui habille une histoire languissante et finalement un peu creuse ou en tout cas qui manque sérieusement d’intérêt et de nerf. Dommage, mais pas vraiment indispensable.
Impeccablement réalisé (un sans faute pour ma part) et retranscrivant à la perfection l'ambiance des films des années 60 (à la limite du Giallo), La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil vaut en très grande partie grâce à la sublime Freya Mavor, dont le charme subjuguant illumine chacun des plans où elle apparait, portée tout en sensualité par une bande son particulièrement réussie.
Techniquement parfait (les décors et l'éclairage sont sublimes), Joann Sfar (dont je suis loin d'être fan) distille ce qu'il faut de mystère pour tenir le spectateur jusqu'au bout, malgré les quelques baisses de rythme que l'onirisme affiché inflige à la narration.
Et quand bien même on reprocherait au film sa proximité avec Lynch (que j'exècre!), là pour le coup, on a une vraie histoire!
C'est raté, c'est dommage car le roman est vraiment excellent. Le film ne tient pas la route, pratiquement rien ne fonctionne : jeu des acteurs, construction, moyens insuffisants. On n'y croit, pas on n'y entre pas. Seule la musique est sympa.
Pfff, j'aurais mieux fait de rester chez moi. Quelle déception. Je crois que je me suis fait avoir par le titre et l'affiche. Mal joué, scénario cousu de fil blanc. Aucune surprise...
Belle telle une muse qui aurait séduit Joann Sfar, Freya Mavor fait toute la beauté du vide qui se lie à cette oeuvre esthétisante qui empreinte les codes à d'autres. Joann Sfar est créatif bien plus en tout cas que le film n'est réellement récréatif. Mais on a de quoi être charmé.
Finalement il est difficile de faire des reproches techniques à ce film qui porte l’un des titres les plus longs de l’année. Joann Sfar connu pour son dessin animé Le Chat du Rabbin ou encore la biographie de Gainsbourg accorde une réelle attention à ses décors et accessoires. Ainsi la Thunderbird est tellement étincelante qu’elle prend une position prépondérante dans le film. Parlons tout de même de l’actrice. Freya Mavor incarne à elle seule la folie, la candeur et la séduction. Son jeu semble fragile mais il est maîtrisé. Ce qui cloche dans La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil c’est son scénario. Trop souvent tarabiscornu, on se perd dans la trop démonstrative histoire qui nous fait perdre tout intérêt. Enfin, même s’il n’est présent qu’au début et à la fin, le fidèle acteur insupportable du cinéma français Benjamin Biolay, vient gâcher tous les jeux presque érotiques de ce thriller. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
très bonne surprise ! le film est bien amener et l'intrigue captivante on ne c'est pas ou le dénouement va nous conduire (voiture conduire :) lol ) dsl... bref très bon film
Dès les premiers instants, on est comme subjugué par l'atmosphère rétro mais aussi et surtout par la présence de l'actrice Freya Mavor. Débordante de sensualité, elle nous entraîne dans sa folle chevauchée et tout comme elle, on se retrouve un peu déboussolé par le déroulé des événements. Le seul souci c'est qu'au bout d'un moment cette ambiance mystérieuse laisse place à de l'ennui pur et simple ; un film qu'on quitte avec quand même une certaine déception.
Un navet, bien que l'histoire soit traitée de manière un peu originale. La résolution de l'histoire nous est servie sur un plateau à la fin du film, à la manière d'un vulgaire téléfilm (vous savez ceux qu'il y a l'après midi sur tf1...). Les jeux d'acteur sont déplorables. L'actrice principale a de jolies gambettes mais c'est tout ce qu'il y a de positif chez elle. Ses monologues sont insupportables et surjoués. J'ai pas pour habitude d'écrire des critiques mais là il fallait que ça sorte.
Quelques longueurs... dommage parce que le scénario et le dénouement sont très bons! Le casting est agréable. L'actrice principale est bien dans son rôle. Beau projet loin des autres films... à voir, belle surprise.
le film est très joli formellement, lumière, musique, mise en scène envoutante et intrigante voire inquiétante. Les acteurs ne sont pas trop mauvais pour un film francophone c est même pas trop mal, la bande son et l ambiance retro fonctionne parfaitement . En revanche si le film nous tient en haleine ce n est que pour nous livrer un dénouement a peine surprenant et totalement irréaliste,se contentant de tenter de nous embobiner dans un flou artistique assez feignant.
bilan : un jolie performance esthétique et un ratage scénaristique