Derniers Avis : La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil - Page 8
La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
Note moyenne
2,3
764 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
136 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
24 critiques
3
31 critiques
2
37 critiques
1
25 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Antoine Barde
12 abonnés
4 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 10 août 2015
« J’ai jamais vu la mer ». C’est la première phrase de La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, le meilleur livre de Sébastien Japrisot. On a pas encore trouvé à ma connaissance d’amorce de roman plus captivante et exotique. Je sors de l’adaptation cinématographique de Joan Sfar sorti mercredi dernier sur les écrans. L’intrigue est infernale, comme la plastique de Freya Mavor. Mais on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’une Marlène Jobert ou une Annie Girardot aurait pu tirer d’un tel personnage. Et la réalisation manque de vigueur, de fluidité, de naturel. Il est vrai qu’aucun réalisateur n’a réussi à tirer un film pleinement convaincant d’un récit de Japrisot. Merci à toute l’équipe du film d’avoir essayé. On passe un bon moment somme toute.
Vintage et esthétisant, avec nouvelle façon de filmer intéressante. Ego centré sur actrice superbe et élégante, hypnotisante, il ne manque qu’un scenario qui tienne la route, assez déroutant pour un road movie. FM
Spécialisé dans le dessin et les scénarios de BD, Joann Sfar a lancé sa carrière cinématographique il y a 5 ans avec le très sympathique Gainsbourg, vie héroïque, un biopic esthétiquement réussi mais qui manquait de folie et de profondeur. Après ça il enchaîna avec l'adaptation d'une de ses propres BD, Le Chat du rabbin, un film d'animation qui reçu de très bonnes critiques malgré un succès en salle plus frileux. Et voilà qu'il revient pour mettre en scène son troisième long métrage, adapté d'un roman de Sébastien Japrisot qui connait ici sa deuxième adaptation au cinéma. Sauf qu'ici Sfar décide de rester assez libre quand à l'adaptation du roman, pour offrir un film sous influence qui se perd en cours de route et qui laisse derrière lui tout le potentiel fascinant de l'histoire mais surtout de l’héroïne. Le principal problème viendra donc du scénario et de son traitement, qui viendra handicaper à la fois la mise en scène mais aussi le jeu des acteurs. Car au final toute cette histoire ne tient sur pas grand chose parce que cette réadaptation enlève toute dimension psychologique à ses personnages. Ici ce ne sont que des âmes errantes, des ombres qui n'ont d'existence que par leurs formes ainsi on sera totalement déconnectés du personnage principal. On l'a regarde faire son voyage mais jamais on ne fait ce voyage avec elle ou à travers elle. Le film utilise même des moyens assez feignant pour que l'on s'identifie à elle, en la faisant parler toute seule pour faire un point sur son état psychologique et émotionnelle. Non seulement le film préfère le dire que le montrer, car à aucun moments on ne ressent vraiment le basculement du personnage dans la détresse et incompréhension, que ce soit par la mise en scène ou la direction des acteurs, mais en plus ses monologues se répète et il n'y a au final aucune vraie progression du personnage. Elle même semble déconnecter de ce qui lui arrive et son véritable objectif est au final assez ridicule. D'ailleurs le film mise sur une narration alambiquée et un scénario faussement complexe pour créer une sorte de mystère qui se révèle assez vain car non seulement le film est prévisible mais quand il met en lumière les tenants et aboutissants des événements tout cela semble ridicule. La révélation est bien plus stupide que j'avais pu l'imaginer mettant en lumières l'inertie et la stupidité des personnages. Heureusement certains personnages secondaires sont là pour apporter un minimum d'intérêt et d'épaisseur à l'ensemble et le début du film est plutôt bien troussé arrivant à nous captiver. L'ensemble s’essouffle par la suite n'arrivant jamais à atteindre ses ambitions de film noir ni même d'offrir une base symbolique suffisamment solide, car les contours de libération sexuelle et d'émancipation de la femme manque de subtilité et on déjà été traitée de la sorte. Après il y a aussi de gros problèmes dans la direction des acteurs, qui fait généralement les mauvais choix. Benjamin Biolay et Stacy Martin seront les premiers à en faire les frais. Même si dans leurs rôles ils veulent se rapprocher des figures énigmatiques et froides des films des années 40, ils n'ont ni le charisme ni la prestance pour de tels rôles. Ils sont justes inertes et n'arrive jamais à être ni angoissant ni attirant. Par contre Freya Mavor s'en sortira bien mieux même si le film exploite son personnage maladroitement. A aucun moment il ne s'intéressera à sa dimension étrange et mystérieuse, préférant tout miser sur la plastique de l'actrice. Néanmoins elle s'impose par la fraîcheur de son jeu et par son charisme indéniable, on comprend la fascination qu'a pu avoir Sfar pour elle même si il passe totalement à côté dans son film. C'est dommage car elle avait clairement la prestance nécessaire pour être une grande héroïne de film noir, malheureusement ici on n'exploite pas son plein potentiel et malgré son talent, elle ne parvient pas à tenir le film sur ses épaules ni l’élever. La vraie surprise viendra de Elio Germano qui se montre ici excellent dans un rôle trouble qui arrive à créer à la fois le mystère, l'attirance et l'angoisse. Sinon la véritable force du film viendra de son aspect technique, que ce soit la photographie très esthétisée qui se montre du plus bel effet ou encore le montage millimétré qui assure un bon rythme à l'ensemble malgré quelques errances en passant par une sélection musicale enivrante et mémorable. Tout est d'une maîtrise et du cinégénie incroyable. Il est juste dommage que la mise en scène en face un peu trop, se montrant au final trop superficielle malgré des tentatives intéressantes mais qui ne sont pas tenu. A l'image de l'envie de faire une ambiance très lynchienne mais par manque d'audace et d'inventivité cela se montre très fade, et peine à créer un véritable aura de mystère. Sfar a aussi trop tendance à réemployer les mêmes astuces de mise en scène que ce soit dans les montages psychédéliques ou dans la manière de filmer sont actrices. Pour les premiers, on a une emploi systématique de split screens, de fondus enchaînes et de superpositions d'images qui finissent par tourner à vide et montrer l'absence d'idée d'une mise en scène certes maîtrisé et esthétique mais vaine et tapageuse. Ensuite la manière qu'a Sfar de filmer son actrice pose aussi problème, car il filme l'actrice et non le personnage. On a une impression de voyeurisme à défaut d'avoir une sensation de mystère et de sensualité. Car filmer le corps de l'actrice sous toute les coutures et dans des positions lascives ne suffit pas à rendre le personnage iconique et fascinant, parce que certes l'actrice est très jolie, on a compris que Sfar l'appréciait beaucoup mais à aucun moments le personnage n'en ressort grandit ou plus mystique. Après le film aurait pu exploiter une forme de fétichisme érotique pour dynamiser son film et le rendre plus sensuel, car ici Sfar passe énormément de temps à faire des gros plans sur les jambes et les pieds de son actrice ( j'ai arrêté de les compter tellement il y en a ) mais au final, là aussi ça ne même à rien car ce n'est qu'un prétexte pour s'attarder sur cette partie de l'anatomie de l'actrice sans servir le film de cette "fascination". En conclusion La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil est un film superficiel et assez vain mais qui sait par, de rares occasions, se montrer accrocheur et charmant quant il n'est pas tout simplement fade et un bête. Au final toute cette joyeuse bande a voulu prendre la route mais s'est trompée de voie passant ainsi à coté de son film. La plupart des intentions sont ratés, le scénario se révèle stupide et habité par des personnages inconsistants tandis que la mise en scène ne se montre pas aussi puissante que prévu. Reste que le film est conduit par une actrice ravissante et qui à un fort potentiel, grâce à son charisme, son naturel de jeu mais aussi son charme étrange et fascinant qui va bien au delà de son physique ( chose que n'a malheureusement pas compris le film ). Sans parler aussi d'une technique irréprochable qui nous offre quand même un film très esthétique et plaisant à écouter. Mais voilà de belles images, une bonne bande son et une très jolie actrice ne suffisent pas à faire un bon film car ils ne sont en aucun cas utilisés de manière pertinente faisant que le film passe à côté de ses belles promesses. En tout cas le film révèle quand même Freya Mavor, actrice talentueuse à suivre de près, ce qui fait que toute l’entreprise n'aura pas servit à rien.
Joann SFAR signe ici un film d'une rare nullité, la bande annonce plutôt alléchante est trompeuse, on s'ennuie ferme dans un film incompréhensible où alternent réalité et songes de l'héroïne. A éviter surtout si vous n'êtes pas abonné et que vous payez plein tarif. Dans le cas contraire vous n'aurez perdu que 2H00.
trop d'esthétique nuit à l'embarquement dans l'histoire pas très original malgré tout dans sa forme petite erreur de script ou de dialogue quand une voiture a une batterie débranchée , elle n'émet aucun son de démarrage contrairement à la scène de l'hôtel avec l'italien
Où dois-je m'adresser pour me faire rembourser? Ca fait longtemps que je n'avais vu un tel navet, je m'en veux de n'être pas sorti avant la fin. J'ai naïvement espéré que les choses allaient s'améliorer, las, vers la fin je guettais plus l'heure de la sortie que le dénouement bâclé. Décors et ambiance années soixante ringards petit budget, deux bagnoles d'époque et des machines à écrire et couleurs délavées dans un flou "artistique", acteurs sans talent, histoire décousue et très mal racontée. Bref, rien ne tient debout. Non, franchement, Sébastien Japrisot doit retourner dans sa tombe.
Grâce au charme de son actrice, mais aussi à sa mise en scène alambiquée, son montage hypnotisant et son scénario retors, le troisième film de Joann Sfar est une excellente surprise.
Ce film n'est pas un ratage total (mais presque) car son ambiance de "road-movie rock'n'roll" associée à son esthétique très typée issue des "années 60", sont l'une et l'autre réellement très bien imaginées et transposées vers une décennie suivante, qui reste assez indéterminée pour le spectateur... -
Car ce film tente de raconter, en usant de trop d'effets de style narratif encombrants, un récit semblant se dérouler durant les années 80, du coup, si certains spectateurs sont allergiques aux années 60, ils pourront toujours accrocher leur perception temporelle sur les éléments du récit datant des années 80. ^^ -
Mais à priori, pour beaucoup de spectateurs, la mise en scène assez fumeuse et le scénario inutilement alambiqué, constituent les points faibles trop prononcés de ce film, qui disposait pourtant de sérieux atouts en poche pour offrir un spectacle sortant totalement des sentiers battus - donc, en souffrant de telles faiblesses, autant dire que le spectateur n'a plus grand chose à se mettre sous la dent pour s’immerger dans son film (!), hormis peut-être, le plaisir innocent d'admirer la plastique longiligne et sensuelle, de cette grande poupée "schizophrène", avec son fin visage de porcelaine constellé de taches de rousseur et enveloppé de sa flamboyante crinière rousse !... -
Quel vilain gâchis que constitue ce film (!)... avec des idées réjouissantes osant mettre cote à cote, un road-movie troublant et sexy dans un contexte de névroses indéfinies latentes, et de manipulation mentale potentielle, le metteur en scène a pourtant réussi à foirer lamentablement son film, à force de vouloir trop se concentrer sur l'impact esthétique parfois diablement efficace de certaines scènes, - mais à mon avis, peut-être que cette erreur de pronostique narratif découle-t-elle d'une éventuelle fascination que l'actrice à trop fortement exercée malgré elle sur son metteur en scène semblant totalement groggy, avec sa caméra paraissant constamment comme aspirée et subjuguée par la rousseur lascive de son héroïne (!)... - car objectivement, dans ce film, le corps de l'actrice semble constituer un élément central dans la mise en place de l'ambiance psychologique de "type sixties", puisque la plupart du temps, son corps semble tendre à définir une véritable portion du décors filmé (!) - or, à force de trop vouloir inonder le regard du spectateur avec des images sexy, le réalisateur arrive à désamorcer littéralement la cohérence et la fluidité dramatique de son récit, pour finalement transformer celui-ci en un véritable pétard foireux faisant ressembler certaines scènes à des séquences qui proviendraient d'un catalogue publicitaire de prêt-à-porter !... -
J'ai l'impression que les concepteurs de la bande-annonce de ce film donnent pourtant l'impression d'avoir compris ce à quoi ce film aurait dû s'acheminer et ressembler, si son réalisateur ne s'était pas évaporer égoïstement dans ses songes érotiques ou des considérations annexes superficielles (!) ^^ - car la musique et son tempo tiennent une identique grande importance dans ce film comme dans sa bande annonce, avec sa musique rock qui arrive littéralement parfois à fusionner avec certaines "scènes de route ensoleillée", mais hélas, une jolie ambiance psychologique, cela ne saurait remplacer l'absence de cohérence dans la façon de tramer son intrigue, et le manque de logique dans la manière d'amener la plupart des scènes les une après les autres !... -
Bref, si l'on peut admettre volontiers que ce film ne possède pas que des défauts, il est tout aussi obligatoire d'observer que l'enveloppe d'un cadeau ne constitue en rien la valeur de son contenu... - or, "La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil" représente seulement une jolie boite que l'on aime déballer, pour admirer son ingénue rouquine longiligne souvent lascive, mais pour finalement découvrir que le contenant est entièrement du vide !...
Une très belle héroïne, une très belle photo, une bande son sympathique, une ambiance 'seventies' très réussie. Cela suffit-il à en faire un bon film. Affirmatif. La qualité des dialogues et les quelques longueurs n'ont pas eclipsé mon plaisir de voir ce film.
la bande annonce ma complètement leurre naïvement je pensais voir un road movie à la tarantino hélas ce n'est qu'une purge à la française. scénario hallucinant. n'y aller pas
Pour sa troisième réalisation, Joann Sfar adapte le roman de Sébastien Japrisot déjà mis en images par Anatole Litvak en 1970. Il en résulte un film à la qualité esthétique indéniable mais néanmoins enfermé dans un scénario bancal et des effets de mise en scène maladroits. Si la reconstitution des années 60 est de qualité et que la bande-originale est superbe, le personnage de Dany, jeune femme timide empruntant la voiture de son patron pour aller voir la mer sur un coup de tête, semble douloureusement stupide à l'écran. Freya Mavor a beau être belle, elle peine à faire exister l'héroïne très complexe qu'elle incarne, la faute surtout à un scénario truffé de dialogues frôlant le ridicule qui n'aide pas les acteurs. Sfar lui-même en fait trop, surdécoupant sa mise en scène jusqu'à nous filer le tournis, tentant tant bien que mal de créer une atmosphère intrigante qu'il n'arrive jamais à bien maintenir sur la durée...