Arrêtez tout : je crois qu'on a trouvé le film le plus original, voire le plus barré du XXIème siècle ! Franchement, qu'est-ce qui a pu se passer dans l'esprit de Nacho Vigalondo pour arriver à un tel résultat ? Commençant comme un « retour aux sources » mélancolique, « Colossal » se dirige par la suite vers quelque chose de beaucoup plus étonnant, mélange de culture asiatique et américaine dans une quasi-logique de jeux vidéos... Si vous ne savez quasiment rien sur le titre, je préfère ne pas vous gâcher la surprise, mais disons que c'est à la fois totalement WTF et finalement assez « crédible », pour peu que l'on accepte ce genre de postulat à base d'avatars monstrueux de l'autre côté du monde, dont l'explication provoquera sans doute quelques sourires (au moins y en a t-il une, acceptable si l'on adhère au principe de base). C'est toutefois à travers les personnages que le réalisateur s'épanouit peut-être le plus, notamment à travers le lien étrange, pour ne pas dire troublant, unissant Gloria et Oscar, loin de ce que les premières minutes laissaient imaginer. L'évolution de leur relation est étonnante, pour ne pas dire inquiétante. Jason Sudeikis est excellent, mais Anne Hathaway rayonne dans un très beau rôle, l'un des meilleurs de sa jeune carrière. Son sourire, son charme irrésistible ne dissimule nullement une fragilité évidente, jusqu'à un dénouement « logique » mais assez émouvant. Une œuvre étonnante, assez inclassable qui, si elle aurait peut-être mérité une production plus ambitieuse (notamment dans les effets visuels, même si ceux-là peuvent plaire), apparaît vraiment séduisante, pour ne pas dire marquante : une réussite.
On pourrait croire de prime abord que ce film est un long métrage subventionné par les alcooliques anonymes avec comme leitmotiv le fameux « Boire, c’est mal ! ». En effet, le scénario, qui semble avoir été rédigé un soir de beuverie, prend forme assez tardivement : le rythme initial du film est poussif et « Colossal » est très long à se mettre en route. Pourtant, il y a ensuite de très bonnes séquences et quelques pointes d’humour qui viennent récompenser le spectateur qui a fait l’effort de s’accrocher. Le film laisse des regrets car, avec un meilleur réalisateur et des effets spéciaux plus aboutis, cela aurait pu être tellement mieux…
Super film, afin de contrebalancer les avis spectateurs il mérite 5 étoiles. Un film de science fiction originale et sans des scènes d'actions qui n'en finissent plus !
Attendu de pied ferme, le film n'est malheureusement pas génial, génial... Bien trop absurde à bien des égards, et bien trop surjoué de la part de Miss Hathaway, le spectateur reste de marbre face à ses dilemmes d'alcoolique. Mais le message "peace" reste relativement touchant, et les effets spéciaux réussis.
Tout l’attrait de “Colossal� réside dans son concept hautement improbable, qui réunit deux histoires sans aucun rapport apparent pour mieux les fondre en une seule : d’une part, ce poncif du cinéma américain qu’est le retour aux sources : paumée et plaquée par son mec, Gloria retourne dans sa ville natale pour faire le point et retrouve un de ses amis d’enfance qui possède un bar ; d’autre part, le kaiju-eiga : à l’autre bout du monde, un monstre géant apparaît périodiquement à Séoul et dévaste la ville. La plupart des réalisateurs se seraient plantés avec un concept aussi tordu, même s’ils l’avaient pitché eux-mêmes...mais pas Nacho Vigalondo qui, après le Mindfuck temporel, le vaudeville sur fond d’invasion Alien et le Thriller numérique fenêtré, prouve à nouveau qu’il n’y a pas grand chose qui lui fasse peur. La partie américaine témoigne d’une parfaite maîtrise des codes de la romance-sur-fond-de-remise-en-question, dont il ne conserve que la meilleure partie après en avoir évacué tous les clichés irritants, tandis que la partie coréenne possède des effets spéciaux suffisamment probants pour ne pas ruiner tout le crédit du film. Surtout, “Colossal� fait preuve d’une virtuosité peu courante dans le mélange des genres : d’une entame dont on croit comprendre les mécanismes, le film se montrer capable d’un humour qui aurait pu être totalement inapproprié mais qui fonctionne à la perfection, avant de transformer ce marivaudage inoffensif en quelque chose de beaucoup plus noir, pervers et manipulateur, sans qu’on se sente, en tant que spectateur, trahi par la tournure prise par les événements. Quant à la manière dont les deux trames s’entrecroisent et se relient l’une à l’autre, il ne faut évidemment pas exiger la cohérence à tout prix : il s’agit avant tout d’un prétexte pour développer quelque chose d’autre, et il serait dommage de gâcher la surprise (même s’il suffit d’une petite demi-heure pour qu’on soit fixé). Sachez simplement que la logique ressemble à celle qui prévalait dans un célèbre film de Spike Jonze sorti il y a une vingtaine d’années. Que cette petite perle, cette symbiose parfaite de comédie, de monster-movie et de thriller rural, qui est probablement le meilleur film de Vigalondo à ce jour (en tout cas, certainement le plus équilibré) ait bénéficié d’une sortie en catimini chez nous, est une preuve supplémentaire que quelque chose va très mal dans le cinéma, même le cinéma de genre, contemporain.
Tout cela est quand même sacrément tiré par les cheveux. Comment contrôler le monstre qui est en soi ?Métaphore sur l'auto-destruction, le film réussit une peinture réaliste des bourgades américaines mais parvenir à combiner réalisme et film de monstre se passant du coté du soleil levant, relevait de la gageure. La résolution notamment ne pouvait qu'être décevante. Anne Hathaway est pourtant convaincante mais rien n'y fait, on est déconcerté avant de finir par décrocher...
Une comédie surprenante et bien réalisée qui m'a happé de bout en bout, un excellent divertissement donc, original en bien des points ; et qui surclasse allègrement les films que j'ai pu voir récemment. Dans un autre genre, une comédie romantique un poil fantastique : The one I love.
Quelle idée originale !!! ... ce film est frais et tellement drôle. Pas du grand cinéma .. mais c'est très divertissant. Mention spéciale pour Anne Hattaway.
Parce que ce film est atypique et réussi, il faut l'avoir vu. Inclassable, il est tout publique. Il y a juste ce qu'il faut d'un peu tous les genres (SF, drame, comédie) pour en faire un film plaisant.
D'abord comédie pop rythmée, qui se moque de Pacific Rim et offre un postulat de départ très drole et très innovent, va changer de ton, a la manière de Young Adult. Colossal va tomber dans le drame social pesant dans lequel les personnages vont dévoiler leurs démons les plus enfouis.
Anne Hathaway et Jason Sudeikis affichent une belle complicité à l’écran et permettent à ce pitch farfelu de toujours retomber sur ses pieds. En résulte un film assez clivant, mais pas dénué d’intérêt. Pour amateur d’ovnis
Disponible en e-cinéma, le film du réalisateur espagnol Nacho Vigalondo, avec Anne Hathaway, est une des perles de l’été, entre science fiction et comédie romantique. Le scénario est original et prenant, les personnages sont bien développés et les acteurs jouent très bien leurs rôles.
Un concept rafraîchissant qui fait le lien entre les films de monstres et les comédies dramatiques mettant en scène des trentenaires paumés. Traité avec sincérité, ponctué de jolies trouvailles scénaristiques, et très bien interprété, "Colossal" se révèle plaisant et drôle malgré quelques longueurs.
Belle surprise. Un peu long à démarrer et quelques longueurs au cours du visionnage mais franchement, c'est un vrai bon film qui mérite d'être vu. Une fois qu'on est pris dedans, l'histoire est vraiment captivante. Une fin en apothéose. 3.5/5
J’ai regardé le film avec une certaine appréhension. Pour autant, l’ambiance fantastique mêlée à la complexité des personnages merveilleusement interprétés confères au film un penchant très attractif et original. J’ai vraiment accroché à ce conte contemporain, enfantin par moment et résolument moderne. Je conseille.