Dheepan
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389 critiques spectateurs

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bangharyofr
bangharyofr

16 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2015
On quitte son pays qui est en guerre, c'est piur trouver la PAIX, non? Mais là c'est PIRE...!!! Bravo c'est mérité pour obtenir le PALME
D'OR...!!!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 septembre 2015
Grotesque, nauséabond, faisant fi de la vraisemblance (je parle de la vraisemblance interne au film, il n'est même pas question du rapport au réel dont visiblement Audiard se contref...), bref on évitera. Dans les circonstances actuelles cela pourrait même mettre en colère !
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2015
Après le puissant "De rouille et d'os", Jacques Audiard revient avec ce décevant "Dheepan", qui n'est toutefois pas exempt de qualités. Le premier tiers du film est un récit d'immigration et d'intégration intense et prenant, où le spectateur développe naturellement de l'empathie pour les protagonistes. Une empathie qui va malheureusement décroître au fil des minutes, la faute à des héros finalement peu intéressants, pas suffisamment fouillées et incapables d'échanger autre chose que des dialogues assez creux. Côté personnages secondaires, c'est encore pire avec en point d'orgue le rôle tenu par Vincent Rottiers, qui échoue complètement à donner un semblant de crédibilité à cet improbable personnage de voyou au grand cœur. Globalement, c'est toute la structure narrative de l'oeuvre qui s'avère bien trop fragile pour ne pas laisser le spectateur indifférent: il y a un manque de liant criant entre les diverses pistes scénaristiques explorées par le film (le traumatisme de la guerre, l'amour naissant entre les héros qui transforme une fausse famille en vraie famille, la menace des dealers dans la cité) qui nuit à la progression dramatique du récit (celle-ci en devient quasi-inexistante), d'autant plus que ces pistes elles-mêmes manquent de densité et de justesse dans l'écriture. Enfin, politiquement parlant, l'inconséquence de Jacques Audiard a des conséquences fâcheuses sur le sens que l'on peut donner à son film. Pour ma part, j'y vois une vision d'extrême-droite franchement déplaisante puisque la morale (même involontaire) me semble être la suivante: pas la peine de faire dans la dentelle pour résoudre le problème des banlieues; toute la racaille qui y fait la loi ne mérite pas mieux que d'être massacrée sans trop se poser de questions ! Plus bête que vraiment fasciste, "Dheepan" est tout simplement le moins bon film d'Audiard.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 septembre 2015
Jeaques Audiard mêle ici savamment tendresse et violence, tension et humour, entre onirisme et réalisme, pour une émouvante histoire d’amour au cœur d’un drame social et politique qui laisse une place à l’imaginaire du spectateur.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 septembre 2015
Film Tres mauvais. Que de clichés... On présente les gens de banlieue comme des monstres sauvages. Vraiment quelle honte. Je suis née dans une cité et je n'ai jamais vécu le dizieme de ce qui est énoncé dans ce film.
Les dialogues sont creux, histoire décousue, on perd vite le fil.
Bref nullissime.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 septembre 2015
Un bon film, avec un épilogue, peu vraisemblable, mais jouisssif :-) Le réalisme est là, nous faisant peut-être (je ne le connais pas) toucher du doigt le quotidien des migrants, sans papiers et autres sans-droits de la France. En tout cas respect aux habitants des cités si c'est ça leur quotidien. Mais on ne sait jamais ou commence la caricature au cinéma. Sujet revenant aussi sur la guerre au Sri-Lanka que tout le monde a oublié en Europe, et qui s'est quand même terminée par un gigantesque massacre des Tigres tamouls.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2015
Pas aussi abouti que "Un prophète", le dernier Audiard est pourtant génial jusqu'à l'apparition de la "No war zone", puis le film se transforme peu à peu en "vigilante movie" et perd de sa superbe. Heureusement, la fin, qu'on devine fantasmée, est juste magnifique et conclut ce métrage au casting incroyable d'une façon idéale.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2015
Jacques Audiard a donc reçu la Palme d'or pour son film le moins réussi à ce jour... Le choix du jury cannois (présidé par les frères Coen) demeure étonnant. Est-ce une Palme qui récompense un auteur plus qu'un film ? Une Palme de conscience politique autour d'un thème d'actualité (les migrants) ? Mystère. Le début du récit est pourtant prometteur. En quelques touches, le réalisateur pose un contexte de guerre civile au Sri Lanka et les conditions d'une migration. Puis il développe deux axes intéressants : l'adaptation de trois étrangers en terre inconnue (trois Sri-lankais en banlieue parisienne) et la cohabitation de ces individus au sein d'une famille pas comme les autres, composée de toutes pièces, où chacun joue un rôle. Sans être particulièrement original, ce développement se tient bien sur les deux premiers tiers du film : réalisation maîtrisée en mode "réalisme social" ; bonne direction des acteurs principaux, non professionnels mais très convaincants ; narration prenante, entre évocation d'une intimité de plus en plus douce, sentimentale, et tableau social de plus en plus violent. Le problème, c'est la suite et ce qu'elle sous-tend. De façon discordante, le réalisme social bascule dans un registre de film de genre. La violence se déréalise stylistiquement à mauvais escient et surtout accentue une comparaison pas très heureuse entre la guerre civile au Sri Lanka et le chaos qui règne dans une banlieue parisienne. Comparaison suivie d'une autre, déconcertante de simplisme, entre une France apocalyptique et une Angleterre idyllique, célébrée en un dénouement aux accents célestes. Ces maladresses surprennent de la part d'Audiard et laissent au final une impression mi-figue mi-raisin sur l'ensemble du film, bien lancé, mal abouti.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2016
Alors qu'est-ce que donne la palme d'or cette année? En un mot : dur. Après un rapide coup d’œil sur la filmographie de Jacques Audiard on peut aisément mettre en avant le thème de la violence de l'être humain, qui passionne le réalisateur. Avec "Dheepan", c'est toujours cette thématique qui est abordée mais sous fond d'immigration et de communauté minoritaire sur le sol national. Étrange finalement que ce film sorte maintenant car il est d'autant plus d'actualité. Dheepan parvint à surprendre seulement dans la dernière demie heure et pour le reste, on a la triste impression de se laisser berner par un nouveau caprice de réalisateur en vogue à Cannes. Mais il y a quand même quelque chose de profondément humain, notamment dans cette famille qui n'en est pas une, et le déroulement de l'intégration de chacun des membres. Sinon la volonté de présenter la France comme un terrain hostile peut faire débat, et c'est d'autant plus étonnant car la notion politique de l'histoire est détournée trop facilement. Mais cela donne quand même une impression de malaise évident. C'est la photographie et le décors qui finalement amène l'empathie pour les personnages. Du misérabilisme oui il y en a, on peut difficilement passer au travers. Bref pas un grand chef d'oeuvre pour ma part, car Dheepan souffre de petits défauts qui rend la démarche gênante par moment mais cela reste une expérience de violence traumatisante et bouleversante tant soit peu comme Jacques Audiard sait bien le faire.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2015
Palme d'or incompréhensible et pourtant, je suis fan d'Audiard. Grande déception! Impossible de mettre même "moyen", alors que la réalisation est toujours impeccable et puissante, les interprètes magnifiques (les 3 héros bien sur, hallucinants mais mention à Vincent Rothier, complexe et charismatique à souhait). Audiard aurait-il voulu aller trop loin dans le social esthétisme violent? Ca sent la Palme politique et de remerciements pour l'ensemble d'oeuvres plus que pour un film. Le mixte ne prend pas du tout, on assiste à un débalement incohérent de violences urbaines et presque métaphysiques. Certes, on peut le prendre comme une fable sur notre monde et la puissance de l'amour mais les éléments ne prennent pas car les personnages sont présentés comme trop ancrés dans la réalité dès le départ (enfin LA réalité vue par Audiard). On s'attend donc, comme c'est le cas dans tous ses films, à une présentation de personnages se débattant dans une réalité sociale et politique difficile mais où tout reste possible grâce à l'amour, à la lutte sans merci des "héros" face à leur destin, qu'il soit bon ou mauvais au final. Mais ici, malgré ce même thème repris d'une autre manière et dans un autre contexte, on ne peut pas passer alors de "l'autre côté" avec ces personnages de Deephan et sa fausse famille : celle de la lutte par la guerre dans les cités. C'est juste irréaliste! Déjà, on passe les incohérences sociales du début du film (étant dans le milieu du social, j'ai tiqué sur leur arrivé en France, leur installation et intégration - puis sur la culture tamoul complètement occultée, voire tronquée...gros bémol mais passons, c'est une fiction, y compris dans un Audiard), mais, la tournure que prend l'affrontement entre le "pauvre" gardien et les gangs (où aucun flics n'intervient JAMAIS ?? Certes, il y a bien des lieux où violences, guerre des gangs et drogues font rage mais la France n'est pas une zone de non-droit malgré tout....éh oh réveillons-nous!!). C'est pourquoi, pour une fois, je rejoins les critiques (certaine presse et spectateurs plus nombreux, surement moins complaisants face à la réalité et à l'art/bobo/intello) : la dérive finale ne sert absolument à rien et la réalité ne tient plus. Pire avec l'image finale où la fausse famille est devenue une vraie, vivant en harmonie (fictive?) en Angleterre entourée de gentils amis multi couleurs. Irréaliste ? Nouveau fantasme ? Où est la réalité, où est la fable ? Où est la vision censée du réalisateur ? Gone!
Bien sur que tout ceci reste brillamment filmé et démontré. On ne s'ennuie pas du tout, on a peur, on rit parfois, on pleure même. Il n'y a que Audiard pour filmer le prisme de l'amour avec autant d'acuité, de force. Les sentiments sont forts, sans retenue (paradoxalement aux personnages). Ca vibre et c'est bien là que le film pourrait rester et démontrer comme ses précédents. C'est LE sujet du film et ici, c'est une réussite. Audiard aurait dû rester sur ce sujet, comme exploiter plus comment cette famille en devient une, les liens avec la jeune fille (sous exploitée alors que leurs scènes sont les plus intéressantes - vraiment dommage). Je me suis sentie frustrée de ne pouvoir assister à un autre film, à mieux comprendre leur réalité.
On comprend bien donc que le reste du film est l'alibi pour que cet amour prenne corps et explose, principalement dans la scène de "dégommage en règle" des truands comme le prince vient délivré sa princesse dans le château et tue le dragons et autres monstres, comme une vision guerrière d'un jeu vidéo, comme dans la jungle du Sri Lanka où Deephan a exercé "ses talents meurtriers", il monte vers sa belle. Ca en serait presque lyrique et poétique. Mais c'est lourd (comme l'image récurrente de l'éléphant dans certains plans). Où est passé votre subtilité Mr Audiard ? Fable ou réalisme, c'est comme "boire ou conduire"...il faut choisir!
Loupé et presque énervant...me suis sentie manipulée comme avec notre cher Danois Lars. Next!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 septembre 2015
l'un ou le plus mauvais film de l'année 2015 pour le moment ,c'est vide ,mou et il ne se passe rien ,et il y a très peu de dialogues, il ne mérite pas la palme d'or
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2015
Jacques Audiard est un cinéaste inégal, qui a réalisé des films réussis, et même excellents, -et d'autres moins. Disons qu'il excelle dans le registre intimiste, bien français. Quand il essaye de se lancer dans le grand film avec action et à vocation sociale, comme Dheepan, il se plante lamentablement.

Dheepan (Antonythasan Jesuthasan, extrêmement convaincant) fait partie des tigres tamouls. Sa famille est massacrée par les forces gouvernementales, il veut quitter le Sri-Lanka mais pour avoir quelque chance d'être retenu dans le triage humanitaire, il doit se faire passer pour une victime pourchassée par les rebelles et il racole une femme sans mari, Yalini (Kalieaswari Srinivasan) et une petite fille sans parents, Illayaal (Claudine Vinasithamby). La vraie fausse famille est ainsi recueillie et arrive en France, où Dheepan va se voir confier un emploi de gardien d'immeuble dans une cité pourrie de chez pourrie au bout de tout, aux limites de la campagne.

Dans cette cité où la police ne pénètre jamais, il y a une pièce que Dheepan n'a le droit de nettoyer (et croyez moi, rien qu'en canettes et bouteilles, y a à faire!) qu'après 18h, quand ces jeunes gens sont partis. C'est la petite officine des dealers. Des salariés venus d'une autre cité, pour qu'il n'y ait pas de mélange entre voisinage et affaires....

Dheepan veut tourner le dos à la violence. Et au fond, comme nous le montre une scène onirique à la fin du film, son rêve c'est d'arriver à former une vraie petite famille avec ses deux femmes, d'apprendre la langue, de quitter la cité pourrie et de devenir un petit ménage français heureux comme tout le monde. Il travaille dur, nettoie, répare, et se tient à carreau.... Pour Yalini, qui bouillonne de désirs et de refoulements, les choses sont moins claires. Elle trouve un travail, elle aussi, le ménage et la cuisine chez un vieux catatonique - spoiler: manque de bol, l'appartement du monsieur est aussi devenu le bureau du PDG du lieu, du
caïd de la cité en liberté sous bracelet électronique, Brahim (Vincent Rottiers excellent dans son personnage de petite frappe!

Un jour une autre bande rivale débarque, pan-pan-pan, ça défouraille de tous les côtés, les deux femmes sont prises dans la fusillade, Dheebo, à moins que ce ne soit Rampan a la rage, spoiler: il est obligé de prendre les armes et tout ça finit mal.

L'ennui, c'est qu'on n'y croit pas une seconde. La même histoire, narrée par un cinéaste américain (des noms possibles viennent en pagaille) pourrait nous accrocher, mais là, non: on reste extérieur, on ne croit pas aux personnages et il nous semble bien que le portrait de la cité (j'en sais rien, je n'ai jamais mis les pieds dans des cités vraiment difficiles...) soit vraiment tiré au noir -à la caricature.

Bref je suis pas convaincue, et pour une palme d'or: ah non!!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 septembre 2015
Dheepan a raflé la palme d'or au dernier festival de Cannes malgré des concurrents de poids. Si le film de Jacques Audiard commence plutôt bien - la relation de Dheepan et de sa famille est très intéressante - il bascule rapidement et brusquement dans la violence gratuite. On peut s'interroger sur les raisons de l’engouement pour ce film malgré les incohérences et les lacunes du scénario.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 septembre 2015
Je suis déçu de Dheepan. J'ai beaucoup apprécié les précédents films d'Audiard pour le scenario, le rythme. Dheepan a une narration banale et c'est pour moi un film de la rubrique faits divers. Film sans grand intérêt. Je ne vous le conseille pas.
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2015
Ah, Jacques Audiard ! Je ne peux le nier : le bonhomme est quand même sacrément doué lorsqu'il s'agit d'instaurer une tension, créer un univers éminemment personnel ou faire preuve d'une maîtrise technique imparable. De plus, difficile de faire plus d'actualité qu'en évoquant la situation des migrants (en l'occurrence sri lankais) et leur situation extrêmement difficile une fois arrivés dans leur pays d' « adoption ». Ce qui offre certaines scènes éloquentes et réussies, renforcées par la situation pour le moins surprenante des trois héros : se faire passer pour une famille alors qu'ils ne le sont pas du tout. On apprécie d'ailleurs qu'Audiard ne passe pas une demi-heure à nous raconter leur situation au Sri Lanka pour presque tout de suite se plonger dans le vif du sujet, tout comme cette volonté de garder un regard objectif sur le trio, n'hésitant pas à les montrer sous un jour parfois fragile. Et pourtant, difficile de développer un quelconque enthousiasme tant « Dheepan » est plombé par quelques défauts rédhibitoires. D'abord, je ne doute pas que certains endroits en France ressemblent beaucoup à ce qui est décrit ici, mais ne pas faire apparaître une seule voiture de police en près de 120 minutes et surtout faire s'installer cette « famille » à cet endroit comme si c'était quelque chose de courant a quelque chose de démagogique, voire d'outrancier. Ensuite, si la nuance est de mise un temps concernant les personnages, celle-ci finit par se dissiper au profit d'une violence assez crue, qui prend évidemment toute son ampleur dans le dernier tiers. Non pas que cela soit mal fait (quoique, par moments), mais le discours d'Audiard, jusque-là fort et généreux, devient alors illisible dans le meilleur des cas, douteux dans le pire. Qu'essaie vraiment de nous dire celui-ci ? spoiler: Qu'il faut répondre à la violence par la violence ? Que ce n'est pas forcément bien mais que nous n'avons pas toujours le choix ?
Fort de son apolitisme, l'auteur d'« Un prophète » nous offre une quasi-bouillie idéologique et sociale où on peut lire à peut près tout et n'importe quoi, naviguant entre extrême gauche et extrême droite sans réellement trancher, mais ne se préoccupant surtout pas de donner une vision apocalyptique de la France de façon totalement injustifiée. Cela en devient presque haineux parfois, le ridicule atteignant tout de même son paroxysme lors d'un dénouement où spoiler: nous découvrons nos héros « revivre » depuis leur départ de l'hexagone pour l'Angleterre où ils vivent désormais quasiment comme des rois dans le meilleur des mondes
. Je ne suis pas pour écrire que tout va merveilleusement bien dans notre beau pays, mais nous dire aussi sciemment spoiler: qu'il fait bien mieux vivre au Royaume-Uni pour les migrants à côté du cauchemar qui les attend probablement en France
, ce n'est pas loin d'être de la provocation, qui plus est de la part d'un cinéaste aussi réputé. Mais bon, il semble qu'il y ait des icônes qu'il ne faut jamais toucher, et l'ami Jacques semble en faire incontestablement partie, à l'image de cette Palme d'Or devant laquelle il est difficile de ne pas se poser de questions... Bref, si on ne peut que saluer une fois encore le talent formel du bonhomme pour nous raconter une histoire de façon forte et personnelle, qui plus est en se renouvelant vis-à-vis de ses œuvres antérieures, difficile de justifier un discours aussi discutable moralement, venant clairement ruiner les beaux espoirs de départ. Non, décidément, après un « De rouille et d'os » déjà légèrement en demi-teinte, Jacques Audiard déçoit et je commence à douter de revoir un jour l'exceptionnel auteur de « Sur mes lèvres » et « De battre mon cœur s'est arrêté ».
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