Dheepan
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389 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 septembre 2015
Nous savions que les films d'Audiard n'étaient un concentré d'ultra-violence filmés à la va-que-te-pousse la plupart du temps dans l'obscurité et sans véritables interprètes professionnels, bref des films low-cost. Malgré cela, nous avons pris le risque. Erreur, celui-ci confirme la règle. Que demander de plus puisque les prétendus "critiques" y voient toujours des chefs-d'oeuvre et que ça rapporte un maximum pour si peu d'investissements ? Un vrai désastre abracadabrantesque à fuir et se tourner plutôt vers de véritables films nettement plus cohérents et digestes. Pour le reste, les journaux télévisés nous suffisent largement. Horrible !
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2015
une plongée dans une banlieue française là ou une famille de réfugiés sri-lankaise
recomposée vient posée ses valises.
dans cet enfer indescriptible et avec la difficulté de la langue ils vont
tenter de construire et de survivre.
des scènes fortes et des moments intenses nous sont proposés.
la bande son est bonne ainsi que la photo.
mais on se demande enfin moi.....mais que fait la police???????
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2015
Un compte de fées des temps moderne qui donne une belle image de Paris...Plus sérieusement on retrouve facilement "un prophète" dans la psychologie du héros et un peu de Terrence Malick dans la mise en scène de certain plan. En critique : un peu long et caricaturé pour ma part.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 septembre 2015
Film fascinant.

Le "changement de genre" à la fin ne m'a pas dérangé et elle est assez "cohérente".
spoiler: Dheepan, guerrier trouble replonge dans la violence : "on ne change pas, on empire"


La photo ÉBLOUISSANTE d'Éponine Momenceau apporte une qualité supplémentaire.
Je pense que le jury du festival de Cannes n'a pas été insensible à l'image (surtout connaissant l’importance de la photo dans les films des frères Coen).
alexandre75
alexandre75

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2015
Que d'incohérences dans ce film, notamment, la femme qui ne lit que le tamoul et arrivant en France, distribue les lettres dans les casiers ad-hoc (elle possède la science infuse et déchiffre immédiatement nos caractères !!!!)..... Non, M. Audiard, votre film n'est pas bon. Et des incohérences comme celle-ci il y en a beaucoup.... Vous voulez "frapper" (dans tous les sens) le spectateur, mais votre film n'émeut même pas tant il est truffé d'invraisemblances et plein d’esbroufe inutile. Dommage.
marc p.
marc p.

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2015
vranchement déçu. ..bcp de sang pour pas grand chose. ...une histoire qui aurait pu être mieu raconté .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 septembre 2015
Film noir mais très beau dans la même lignée que les précédents du réalisateur.
kpuccino1
kpuccino1

2 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2015
Superbe film. D'une finesse rare. Excellents acteurs et magnifique réalisation - on ne sort pas un instant du film.
Angelina.J
Angelina.J

39 abonnés 265 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2015
ce film est magnifique, extrêmement bien filmé par jacques Audiard, comme d'habitude, , qui maîtrise totalement sa mise en scène, confondant images de l'Inde intemporelle et réalité de la vie des migrants. En sachant que l'acteur principal n'est pas un professionnel il est extraordinaire. Les personnages sont beaux touchants attachants, une vraie histoire d'amour au millieu de la dure réalité de la vie dans les banlieues françaises et de leur guerre incessante, accompagnée d'une BO parfaite. Une palme d'or au dernier festival de Cannes hautement méritée, à voir absolument.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2015
Chaque film de Jacques Audiard est audacieux, le cinéaste se trouvant toujours là où on ne l'attend pas. Prenant comme inspiration "Les lettres persanes" de Montesquieu et "Les Chiens de paille" de Sam Peckinpah, "Dheepan" nous raconte l'histoire de trois émigrés Sri-lankais arrivant en France pour fuir la guerre civile. Se faisant passer pour une famille alors qu'ils ne se connaissent pas, cet homme, cette femme et cette fillette se retrouvent dans une banlieue habitée par des voyous dont la violence ne manquera pas de leur rappeler celle qu'ils ont fuit. Palmé à Cannes sans grande surprise, "Dheepan" est un film intelligent à défaut d'être agréable. Évitant les clichés du genre et le pathos, Audiard et ses co-scénaristes ont su dépeindre la difficulté de cette "famille" de réfugiés à s'intégrer dans une société violente qui n'a pas vraiment de place pour elle. Aidé d'acteurs amateurs mais donnant corps à des personnages profondément humains et d'une mise en scène brute mais retranscrivant bien les sentiments de ses personnages, Jacques Audiard livre avec "Dheepan" une nouvelle réussite même si elle n'est certainement pas la Palme que méritait la sélection du festival de Cannes 2015.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2015
Le film débute au SriLanka et sur la fuite. La guerre est toujours dans l'esprit de Dheepan et de Yalini la jeune femme. Le duo va essayer de vivre une vie calme, en banlieue. Lui est gardien d'immeuble, elle, est aide-ménagère. L'intégration dans cette banlieue violente va raviver les souvenirs de guerre. Le réalisateur nous raconte une vie. Une vie de combats : le départ du SriLanka, l'arrivée en France, l'installation, la recherche de la paix, puis la violence mais beaucoup d'amour..... Jacques Audiard maitrise ce film fort de bout en bout. On est happé, Audiard ne nous "lache" jamais.Antonythasan Jesuthasan et Kalieaswari Srinivasan sont magnifiques.Dheepan est un film atypique, magnifique de sensibilité et d'humanité. Superbe !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2015
Jacques Audiard a déclaré que son film n'était pas politique: si c'est le cas c'est grave. Parce qu'en 2015, filmer une cité est déjà un acte politique en soi. L'ignorer relève de l'inconscience, au pire de la bêtise. Pourtant, avant que la banlieue ne soit représentée comme une zone de guerre, le film promettait un horizon social intéressant avec une justesse trouvée à travers les questions de l'immigration et de l'intégration (parler une langue, trouver sa place à l'école, chercher un métier). Ces perspectives qui portaient le film au delà de son simple et faible matériau narratif sont vites écartées pour mettre en avant un scénario largement inabouti et parfois incohérent et une mise en scène boursouflée dont les quelques effets de style fonctionnant à l'épate contrastent avec un parti pris réaliste. Et si j'admets qui je ne suis pas un grand fan du cinéaste, je regrette de voir que les principales qualités de son cinéma (montage, nervosité, direction d'acteurs) sont ici quasi inexistantes. Que ce soit la bascule artificielle dans le film de genre (grossièrement mise en scène par le trauma de Dheepan), l'écriture globalement peu convaincante et des acteurs qui ne font pas preuve d'une grande présence (les comédiens sri-lankais sont loin d'être impressionnants, Vincent Rottiers lamentable), le film est boiteux sur tous ces points et fait progressivement perdre l'empathie du spectateur pour des personnages qui manquent de consistance. Une caricature des banlieues qui devrait ravir les sympathisants de l’extrême-droite et qui finit en roue libre, comme en témoigne son happy-end à l'invraisemblance ridicule. Une Palme en bois !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 septembre 2015
pas mal le début, et ensuite une succession de clichetons, comme un collier de perle ennuyeux...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 septembre 2015
Bien mais pas plus. Je me demande si sans la palme l'engouement aurait été le même. Le sujet est bien traité , il est actuel , éternel, universel , la technique Audiard fonctionne : caméra bien maitrisé et tension croissante jusqu'à l'explosion finale, on reconnait la patte et l'univers (des voyous) du réalisateur .
Mais il y a des longueurs et c'est un peu pateux et pesant . Je ne serais pas allé jusqu'à voter les 24 carats.
ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

350 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2015
Ici donc, Audiard (toujours accompagné de son indéboulonnable complice Thomas Bidegain à l'écriture, mais aussi de Noé Debré pour le coup) nous conte l'histoire d'un guerrier tamoul qui se bat du côté des Tigres, des indépendantistes réclamant la création de leur propre État contre le Sri Lanka. Cet homme ne se nomme pas réellement Dheepan, c'est le nom qu'il "emprunte" lorsqu'il raccroche les armes et décide de fuir cette guerre civile (à ce propos, celle-ci s'est terminée en 2009 après seize années de conflit). Dheepan est en réalité un homme qu'il ne connaît pas, décédé depuis quelques mois, et dont on lui offre de récupérer les papiers. Le guerrier déchu se fait alors lui aussi passer pour mort. Un fantôme dans le corps d'un mort en somme. Il usurpe non seulement son identité, mais aussi sa vie. En effet, Dheepan était marié et père d'une fille de neuf ans. La femme et les enfants du guerrier tamoul sont morts durant la guerre, alors il se trouve une nouvelle famille de fortune, une femme et une fille qu'il n'a jamais vues et qui cherchent elles aussi à quitter le Sri Lanka. Ces trois-là ont tout perdu, ne se connaissent pas, et les voilà parachutés en France, à la recherche d'un asile politique. Ils finissent par s'installer, après pas mal de galères, dans une cité sensible de la banlieue parisienne où le nouveau Dheepan trouve un emploi de gardien d'immeuble, où une nouvelle vie commence. Dans un pays qui n'est pas le sien, où l'on parle une langue qu'il ne comprend pas, formant une fausse famille avec deux personnes qu'il ne connaît pas, Dheepan tente de se reconstruire. Mais la violence régnant en maître dans la cité va agir comme une menace pesante, de plus en plus lourde, et l'empêcher de trouver le repos et de panser ses plaies...

La première scène montrant le personnage principal évoluant dans l'Hexagone est éloquente : il vient de quitter un pays ravagé par la guerre, à la recherche d'une nouvelle lumière, et les premières que l'on voit apparaître de lui sont celles de jouets pour enfants clignotant dans la nuit et qu'il vend à la sauvette. Lui, le guerrier implacable, se retrouve affublé d'un serre-tête lumineux de pacotille et déambule dans les rues. Cette dichotomie symbolisant sa déchéance est aussi pathétique que touchante. Puis, une fois bazardé gardien d'immeuble, Dheepan va alors tout tenter pour passer inaperçu et se reconstruire. Malin, il comprend vite les rudiments de son nouveau métier et s'emploie à l'exercer au mieux. Il apprend à parler la langue de Molière, et essaie progressivement de se rapprocher de cette famille de substitution, tout aussi paumée que lui. Et notamment d'une femme dont le seul désir est de rejoindre sa famille exilée en Angleterre et non de croupir ici à Paris. Il se fond tellement dans la masse, qu'il va jusqu'à demander à son "épouse", de confession hindouiste, de porter un voile car "toutes les femmes en portent ici". Petit à petit, l'ancien guerrier tamoul se convainc d'être Dheepan, au point de finir lui aussi par croire à ce mensonge. Mais il semble bien être le seul. Car de solitude, il est souvent question ici. Même s'il est entouré au quotidien de deux compatriotes, Dheepan est seul. Tout comme elles par ailleurs. Les héros d'Audiard sont de toute façon des solitaires. Des gens blessés, broyés, des inadaptés au monde dans lequel ils évoluent aussi. Ils taisent un rejet, une incompréhension, une blessure, contiennent une violence sourde, enfouie. Et tout ça ne demande qu'à exploser...

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