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Alex Motamots
10 abonnés
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4,0
Publiée le 24 août 2021
Dheepan, le gardien de la cité perdue Qui a-t-il dans sa tête, personne ne peut le dire, lui qui, après avoir été Tigres tamoul et fait régner la terreur, se retrouve de l’autre côté du fusil dans une banlieue française. Sa femme et sa fille, qui pensaient avoir fuit la guerre, se retrouvent au milieu de règlements de compte à l’arme à feu. Un film filmé de façon classique, l’intérêt est dans les non dits du récit.
Un drame social puissant et fascinant par sa description d’un choc des cultures, mais beaucoup moins pour sa dernière partie avec un virage soudain vers un récit plein de violence, en dépit d’une mise en scène super maîtrisée. Palme d’Or à Cannes.
Quelle déception que cette fin bâclée qui ruine tout l'ensemble. Incompréhensible que les frères Coen lui aient donné la Palme plutôt qu'à Le fils de Saul, autrement réussi.
Un Prophète était déjà violent. Mais à côté de Dheepan, c'était une bleuette ! Il semble que Jacques Audiard se soit fixé comme objectif de devenir le pape de la violence filmée. Je le soupçonne de prendre du plaisir à montrer cette violence sous prétexte de la dénoncer. Une certaine complaisance comme Pulp Fiction pour Quentin Tarantino...
Avec ce long-métrage, Jacques Audiard obtient la Palme d’or du festival de Cannes en 2015. On suit l’exil de trois individus sri-lankais sans lien de parenté fuyant leur pays en guerre. Arrivés en France, ils forment une alliance familiale et exécutent des petits boulots dans une cité malfamée. Si la matière première de ce scénario laisse présager une œuvre dramatique de qualité, on se perd peu à peu dans les méandres d’une histoire confuse. En effet, certains thèmes restent convaincants, notamment l’apprivoisement mutuel de ces trois réfugiés qui apprennent à se connaitre et s’aimer, la démonstration des difficultés d’intégration dans une société qui leur est étrangère. Malheureusement, le film comporte également une intrigue policière alambiquée qui n’apporte rien et souffre de quelques longueurs étouffantes. Bref, une distance s’instaure avec le spectateur ce qui empêche d’éprouver la moindre empathie pour les différents personnages.
Malgré un thème inhabituel sur des réfugiés politiques sri-lankais, ce film m'a paru assez pesant sans pour autant délivrer de message clair. Le "couple" a du mal à trouver un équilibre dans des banlieues françaises où règne une certaine terreur mais ça veut dire quoi ? Que les migrants sont mieux chez eux ? Qu'en restant ils contribuent à une certaine violence ? Qu'on devrait mieux les accueillir ? Et puis la deuxième moitié du film reste difficilement compréhensible et malgré beaucoup de coups de feu, on se demande ce que fait police... pas très crédible. Seul le jeu des principaux acteurs qui renseigne sur les différences culturelles me paraît mériter vraiment le visionnage.
Dheepan est un bon film de Jacques Audiard sur l'immigration et plus précisément sur celles des réfugiés tamoul. Les acteurs sont convaincants. Antonythasan Jesuthasan est bon dans ce rôle à moitié autobiographique (puisque le récit reprend en partie son histoire). Kalieaswari Srinivasan et Claudine Vinasithamby sont également très bien dans les rôles de son épouse et de sa fille sur le papier. Ensemble, l'illusion d'une fausse famille est très convaincante à l'écran. L'idée d'une fausse famille qui doit apprendre à en devenir une vraie est assez captivante et est racontée avec talent. D'autant qu'elle mêle également les traumatismes du conflit dont les trois protagonistes s'échappent. spoiler: Le parti pris final, affirmant que l'Angleterre réussit là où la France échoue est en effet un peu dommage car il créé par la même un happy end qui tranche trop sévèrement avec la dureté et le réalisme du reste du film. Néanmoins, si l'on ne se formalise pas sur ce point, le reste du film est très convaincant.
J'aime beaucoup les films de Jacques Audiard en règle générale mais je trouve que depuis quelques temps il a du mal à vraiment raconter des histoires. C'est le cas pour Dheepan. D'abord concernant le contexte de l'histoire. spoiler: Qu'est ce que c'est que cette banlieue où le héros et sa "famille" se retrouvent ? Des hommes en armes sur les toits, des fusillades, des immeubles à moitié abandonnés et perdus au milieu de la campagne, pas de police aux environs. C'est ça l'image de la banlieue pour Audiard ? Les malfrats sont peu crédibles, spoiler: on ne comprend rien à l'histoire du règlement de comptes à la fin. Dheepan se retrouve au milieu de tout ça mais son implication dans la vie de ce quartier est tellement mal amenée. On a du mal à croire au croisement entre son histoire passée et ce à quoi il est confronté dans cette cité. Il se rebelle, mais du coup ce n'est pas très crédible.spoiler: La preuve en est cette scène "d'action" où il tue tous les voyous dans l'immeuble pour sauver sa "femme". Cette scène est mal filmée, on ne voit rien. Et puis la fin où il se retrouve en Angleterre. Cette fin n'est pas crédible, on se demande même si c'est un rêve du héros. C'est là où l'on voit je pense qu'Audiard et ses scénaristes n'ont pas su comment terminer cette histoire, à cause de tous les éléments précédents qui ont été très mal amenés. Concernant l'interprétation des acteurs c'est plutôt bon par contre, enfin surtout pour Antonythasan Jesuthasan qui se débrouille très bien.
Je trouve Audiard très prétentieux, je n'appelle pas ça du cinéma mais une course à la récompense, palme d'or etc .. Ces realisateurs français qui font dans les films sociaux avec des titres de films aussi prétentieux que les idées de scenarios qui sont uniquement là pour le trophée final au détriment du reste .. J'avais adoré un heros très discret mais depuis , c'est le néant.. Le cinéma français souffre de chevilles qui enflent jusqu'à l'explosion
« Dheepan » remporta la Palme d’or à Cannes. Comparés aux autres « chef d’œuvres » de Jacques Audiard, c’est clairement celui qui le mérite le moins, surtout au regard d’« Un prophète ». Le problème des jurys est qu’ils ont l’habitude de corriger une erreur pas une autre, au nom de la compensation, les Academy Awards tenant le pompon dans ce lamentable exercice. Bref, notre grand maître national se lance dans un film d’amour subtil et souvent plein de grâce (magnifique regard de Kalieaswari Srinivasan pour attirer son futur vrai mari). Le tout filmé en tamoul avec des acteurs totalement inconnus et novices à l’écran. Cette partie parfois un peu longue, parfois tendue est de loin la plus intéressante du film. Inspirée des « Lettres persanes » de Montesquieu (de très très loin), elle doit beaucoup aux trois interprètes, toujours justes et attachants. Mais en dégénérant dans un simili Bronson-justicier, la photographie devient confuse. La bagarre n’est pas dans les qualités du cinéaste, comme l’annonçaient les piteuses scènes de street fights de « De rouille et d’os ». S’il avoue une filiation avec le « Strawdogs » de Sam Peckinpah (si si, je vous assure), il montre surtout qu’il ne faut jamais se prendre pour ce que l’on n’est pas. Cela éviterait aussi des erreurs de casting comme Vincent Rottiers en chef d’un gang de dealers aussi peu crédible que Depardieu en petit rat de l’opéra. Reste un regard glacial et glaçant sur les quartiers, zones de non droit, toute force de l’ordre étant soigneusement absente à l’écran. Le happy end tant décrié, renforce encore davantage la crainte que peut susciter ces cités. A noter, que plusieurs âmes bien pensantes ont fait remarquer que la cité qui servit de cadre au film ne connut plus de coup de feu depuis trente ans. Pas sur que si l’équipe s’était installée dans un endroit « difficile » un quelconque film en serait sortit.
Audiard maitrise la forme de bout en bout. Le film se livre sans détour et affronte de face ses thèmes, debout, la proue au vent, sans fléchir. Il parle de ces exils, de ces banlieues, de cette intégration, de cette histoire d'amour ténue, tendue qui ne se laisse jamais conter et qui émeut, ces personnages sans lien qui s'attachent les uns aux autres et se rattrapent par le bras, à tour de rôle, avant la chute, c'est beau, c'est maitrisé alors la fin, crue dans sa violence superficielle, envoie valdinguer la patiente construction de tout un récit pour offrir à leur union un socle solide et rédempteur, et discréditer un personnage patiemment construit dont plus rien ne fait sens, dans ce déchainement presque grotesque de violence, à qui, subitement, il ne peut plus rien arriver, protégé par un destin devenu subitement certain.
Etrange aussi, ces ultimes images d'une Angleterre accueillante et protectrice, comme si les problèmes de drogues et de violence des banlieues françaises ne pouvaient exister outre-Manche.
Constat légèrement amer sur la fin après cette très enivrante 1h30
Audiard est excellent ! Ce film est un très bon film pas assez connu d'ailleurs.
L'histoire est bien ficelé et on s'attache aux personnages principaux. L'enfer des cités est bien décrit même si certains pensent que ça fait un peu cliché, c'est malheureusement comme ça dans certains endroits. Très bon film. A voir !
Un film qui sort de l’ordinaire, où l’on suit 3 Srilankais fuyant leur pays en guerre et migrant vers la France en se faisant passer pour une famille. Ils sont envoyés dans une banlieue parisienne où les dealers de drogue règnent en maître et où la violence est habituelle. J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de cette famille recomposée et les difficultés que cela représente de vivre ensemble et de faire semblant d’être une famille sans se connaître. Fuir son pays pour arriver dans un quartier qui baigne dans la violence, c’est raviver des traumatismes passés. Mais au milieu de ces environnements de destruction et de violence, Dheepan, son épouse et sa fille vont faire naître une véritable famille où l’amour et l’affection les unissent. Très beau film.
méfie toi de l'eau qui dort ! derrière un homme calme silencieux , se cache une personne avec un très lourd passé . deux schémas de narration avec le.meme personnage -guerre civile dans son pays -confrontation dans une cité le réalisateur a bien étudié ces deux univers et mis en.oeuvre dans ce film une guerre généralisé et une guerre silencieuse . un très bon film même si j'ai du mal a voir l'évolution soudaine du personnage.