Dheepan
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L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2015
Dheepan est un film nerveux et intransigeant, où Jacques Audiard ne tombe jamais dans le misérabilisme. A travers l'histoire d'un ex-combattant Tamoul débarqué en France, le cinéaste déroule une fable poétique où les interprètes sont menés avec brio. Le dernier quart d'heure n'est pourtant pas à la hauteur du reste. Dommage ! Pour en savoir plus, lisez notre critique complète sur :
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 septembre 2015
Du grand Audiard!!! Une histoire émouvante et réaliste !!! Bravo
vincenzobino
vincenzobino

132 abonnés 390 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2015
Quelle expérience que cette Palme d'Or 2015!!!
Profitant de l'avant-première romande, la météo humide et hostile s'allie parfaitement avec le parcours de Dheepan: ayant perdu sa femme et sa fille au Sri Lanka, guerre civile oblige, il recompose une nouvelle famille avec une femme n'ayant aucune expérience maternelle et une jeune fille ayant déjà subi ce que nul enfant ne devrait connaître.
Et sitôt la séquence introductive passée, nous nous retrouvons dans une cité appelée le Pré, qui ne correspond pas vraiment a la définition française.
Et c'est la que Audiard nous bluffe: alors que l'on pourrait s'attendre a une guerre des tranchées identitaires, un savoureux cocktail sur l'intégration et ses difficultés nous est soumis, donnant lieu a des situations cocasses très drôles et parfois tendres. Sauf que le guerrier en Dheepan n'est pas mort et qu'un événement va mettre le feu aux poudres.
Bluffant, le film l'est par des prises de vues splendides rappelant Malick par moments; par une musicalité saisissante et surtout par la prouesse de notre trio sri lankais impeccable et d'une justesse hallucinante.
A recommander vivement, l'expérience doit être vécue...
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2015
Non, « Dheepan » n’est pas un grand film. Ne pas y voir dans cette phrase ni dans cette critique une once de provocation, comme certains aiment le croire, plutôt y observer l’envie de commenter l’impossibilité d’un auteur à se réinventer et à y réanimer la flamme de l’émotion, émotion qu’il faisait si durement jaillir dans ses anciens films. On arrive tel un cheveu dans la soupe en plein camp, une soi-disante famille créée sur le vif et envoyée dans une des très nombreuses banlieues pour en remplacer une autre. Les clés des immeubles du quartier accrochées à sa ceinture, l’interprète qui incarne Dheepan, le regard bientôt inébranlable de fermeté, nettoie pièces et couloirs derrière petits gars qui se la jouent gang, qui parlent et parfois aboient des insultes pour mieux se faire respecter. On poursuit les mésaventures de trois personnes qui donnent aux autres l’illusion d’être autre chose que des immigrés, mais, à la place, de véritables gardiens ou une pure écolière. Quelques idées de mise en scène parsèment une oeuvre correcte mais inégale. Audiard filme la plupart du temps sans savoir y inscrire une identité, que ce soit dans la contemplation d’une fusillade ou dans les relations entre des personnages avec lesquels on se sent comme privés de la possibilité des les apprécier, ne serait-ce qu’un seul moment. Et ce malgré d’excellents atouts présents dans un casting efficace. Cela serait presque comme trop sage et trop simple, même avec un final qui réveille plus d’une heure de long-métrage, et qui impose enfin une certaine énergie, alors que les idées de mise en scène, accompagnées par un scénario faible et fade, bafouillaient depuis le départ. Et puis terminer l’histoire d’une telle manière, spoiler: mode du guerrier intouchable façon « Scarface » dans ses derniers moments mais avec un don spectaculaire d’invincibilité
, n’a pas été la meilleure représentation du talent que possède Audiard fils. Car il en a sous le capot, mais ici il paraît tomber dans ce qui serait un schéma intelligent pour le thème qu’il raconte en même temps que dans l’objet défaillant. Pas grandiose pour un sou.
Madjet L
Madjet L

4 abonnés 131 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2016
Un film navrant et désolant en tout point de vue. Au même titre que "De rouille et d'os" Audiard répète les mêmes erreurs sur ce qu'il croit être une marginalité ou une virilité de luxe. Aucun mot pour expliquer l'existence ou la compréhension de ce film. Circulez, y'a rien à voir.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2015
Dheepan est un metafilm, carrément, il a plusieurs niveaux de lecture. C'est l'histoire d'un mec qui fait semblant d'en être un autre. C'est l'histoire de personnes qui font semblant d'être une famille. C'est l'histoire d'une fausse famille qui s'aime réellement. C'est l'hisoire enfin du regard des étrangers sur notre belle France.

Ainsi, nous avons dans ce film une différente perspective sur ce qu'est notre pays et cela est assez intéressant comme approche. Cela se caractérise par exemple par le personnage de Brahim qui est un antagoniste fascinant, loin d'être méchant mais plutôt prisonnier de sa condition.

C'est une histoire très profonde, entrainante, étonnante, émouvante. On sent tout au long du film la retenue qui mène jusu'à l'explosion de la scène finale où on voit que malgré tout, lorsqu'on chasse le naturel, il revient au galop et que Dheepan est un vrai guerrier. Mais il n'est pas que cela, ce film le montre, il est également un père, un mari, un ami.

On ne sait pas toujours où veut en venir Audiard pendant le film, c'est très souvent contemplatif, lent, la narration pêche un peu mais tout prend finalement sens. Prendre des héros tamouls, les faire observer les français, utiliser cette langue qui nous est inconnue et jouer sur les différences et l'incompréhension donne un résultat de toute beauté.

Tout cela m'amène à dire que c'est une palme d'or méritée bien que le film soit loin d'être parfait.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2015
Audiard propose, avec son propre style poussé à l'extrême, un film sociétal ou j'ai trouvé deux parties bien distinctes: l'arrivée en France d'une famille qui essayera se réinventer une nouvelle identité autant qu'une nouvelle vie tout court, loin de son Sri Lanka natal, pays en guerre dont ils procèdent. Ils luttent pour se faire un poste comme gardiens dans une barre HLM ou des bandes rivales se bâtent pour l'hégémonie dans le quartier en imposant sa loi. Jusqu'ici, pour moi c'est un grand film. Et les personnages mènent l'histoire d'une façon magistral. C'est dans la deuxième partie que ça se gâte. Là, tout parte en brille, en n'importe quoi, en violence absolument exagérée....et paradoxalement les personnages perdent en force et crédibilité. Dommage.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2015
Après "De rouille et d'os", Audiard prouve ici qu'il peut traiter tous les sujets, même ceux qui - à priori - sont étrangers à son univers.
Ce qui est beau et remarquable, c'est que le cinéaste s'approprie cette histoire de migrants et l'imbrique finalement dans un monde qu'il a déjà exploré (dans "Un prophète" par exemple), celui des dealers en banlieue, des petits caïds sans foi ni loi. Pour s'en sortir, tel le grand Clint dans "Gran Torino", le personnage principal, qui a pourtant tout de l'anti-héros, retrouve une violence enfouie avec la paix dans son pays d'origine pour dynamiter l'espace hostile qui l'entoure, retrouver la sérénité et conquérir le cœur de son épouse supposée. Certes, tout cela n'est pas léger mais fonctionne parfaitement et tient le spectateur en haleine.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2016
Encore une belle réussite pour Audiard. Le choix de suivre un parcours atypique est vraiment intéressant et filmé sans concession et sans fioriture. Les acteurs sont impeccables renforçant ce sentiment de réalité (scénario d'après l'histoire vraie de l'acteur principal) qui ne peut que toucher le spectateur. Toujours cette sorte de pudeur, de retenue dans la réalisation et un choix de scénario judicieux qui fait d'Audiard un grand réalisateur.
CLEM 06
CLEM 06

13 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2016
DHEEPAN (2015) de Jacques Audiard

avec Antonythasan Jesusthasan Kalieaswari Srinivasan Claudine Vinasithamby Joséphine De Meaux

Le héro principal du film synthétise à lui seul le grand écart audardien entre cinéma social et cinéma de genre. Ce personnage est a la fois ex guerrier tamoul et gardien d’immeuble parlant à peine le français.

Chez Audiard les titres de films sont assez importants car ils apportent déjà une part de réflexion sur le film lui même. Mais ici le titre Dheepan à deux sens. C’est le nom du héros mais aussi celui de l’héroïne. C’est bien a un film a deux voix auquel il faux s’attendre.

Dheepan a remporté la Palme d’Or au Festival de Cannes 2015.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mars 2017
Je suis toujours autant client de Jacques Audiard ! Un long métrage nerveux et sous tension, j'ai été pris aux tripes. La chronique social est intéressante, un peu forcé mais assez attachante et porté par un trio d'acteurs ( plus Vincent Rottiers ) impressionnant. D'ailleurs, c'est la que le film prend, Audiard dirige ces acteurs dans une multitude de directions et réussit le pari insensé de joué avec les contrastes émotionnel de tout le monde. Peut être pas son meilleur film, Dheepan est malgré tout une jolie réussite.
zazzblouze
zazzblouze

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3,5
Publiée le 3 septembre 2015
Une très belle direction d'acteurs mais un scénario un peu trop "tiré par les cheveux".
Sophie D.
Sophie D.

11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2015
Le début et la fin du film sont sacrifiés et trop expéditifs, beaucoup de lenteurs dans le film, scénario et façon de filmer un peu bâclés. C'est dommage car les acteurs sont excellents, et le sujet l'était aussi... A voir tout de même...
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2015
Une fois de plus, la Palme d’Or fait polémique. C’est à croire que cet état de fait est devenu une litote. Le cru 2015 est signé Jacques Audiard qui, 6 ans après le Grand Prix accordé à Un Prophète, reçoit enfin la récompense suprême. Dès le départ, il a annoncé qu’il s’était lancé dans l’élaboration de son film à partir de deux sources d’inspiration à priori difficilement connectables : Le roman Les lettres persanes de Montesquieu et le film Straw Dogs de Sam Peckinpah. Et pourtant, en voyant le résultat, le lien entre les deux œuvres, qu’est le déracinement, apparait comme évident et superbement traité par le parti-pris, pourtant discutable, d’Audiard. En embauchant trois acteurs non-professionnels sri-lankais et en les faisant jouer dans leur langue natal, le tamoul, le moins que l’on puisse dire est le réalisateur s’est imposé des contraintes colossales au profit d’une recherche d’authenticité. Et en axant le récit depuis le pont de vue de deux d’entre eux, le drame ressenti par leurs personnages passe par un regard très subjectif apporté par le choc des cultures. C’est cette subjectivité, source d’une tension omniprésente et d’un alourdissement de la violence, qui a justement posé polémique car là où le contexte aurait naturellement suscité une approche sociétale autour des difficultés d’intégration des immigrés (ce qui aurait justement été développé en adoptant le point de vue de la jeune fille allant à l’école en classe d’’adaptation), mais c’est la peur que ce couple -traumatisé par la guerre, c’est indispensable de le souligner- ressent envers les voyous de leur quartier qui devient l’élément central de cette réalisation. La façon dont les autres habitants du quartier, les plus âgés et donc ceux qui ont eux-mêmes émigrés pour venir vivre en France, n’apparaissent que comme des fantômes errants dans les halls de ces immeubles insalubres participe à cette angoisse que provoquent ces figures menaçantes de dealer traités par la mise en scène comme de véritables créatures de film d’horreur. Ce qui peut alors passer pour un film à charge se réappropriant les codes du film de gangsters est en fait, sur le fond, un habile mélange des genre, entre histoire d’amour subtile, drame intimiste et revenge movie brutal, dont le cadre est finalement davantage un prétexte à sa finalité qu’un sujet d’étude et dont la façon de passer d’une scène d’ouverture marquée par un réalisme acerbe à un happy-end purement superficiel indique bien qu’il s’agit d’un exercice purement fictionnel dans lequel il serait dommage de chercher un discours politique profond ou une étude sociologique. Sur la forme, ce sont donc avant tout les interprétations des comédiens (les trois révélations sri-lankaises bien sûr mais aussi Vincent Rottiers qui réussit l’exploit de rendre attachant son personnage pourtant terriblement antipathique) mais surtout la maitrise de la mise en scène pour installer cette atmosphère menaçante et cette montée crescendo de la violence de la peur qui va avec, qui font de ce Dheepan un long-métrage captivant et même un exercice cinématographique parfaitement réussi.
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