J’ai regardé Ballerina sans attentes particulières, et j’en suis ressorti avec un petit sourire aux lèvres. Le film n’est pas parfait, mais il a ce charme sincère qui fait du bien. L’histoire de Félicie, petite orpheline qui rêve de devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris, m’a touché par sa simplicité et son optimisme. On est clairement dans un conte pour enfants, avec des messages assez classiques sur le courage, la persévérance et l’importance de croire en ses rêves, mais le tout est raconté avec suffisamment de cœur pour que ça fonctionne.
Visuellement, j’ai trouvé l’animation plutôt réussie. Certaines scènes de danse sont très fluides, presque gracieuses, et les décors parisiens, même fantasmés, donnent envie de se replonger dans cette époque. J’ai particulièrement apprécié la représentation de l’Opéra Garnier, majestueux et lumineux, qui devient presque un personnage à part entière du récit. La bande-son, quant à elle, m’a un peu surpris : des morceaux modernes sur une histoire qui se déroule au XIXe siècle, ça détonne, mais ça donne aussi un rythme particulier au film, un petit vent de fraîcheur.
En revanche, j’ai trouvé que le scénario manquait parfois de nuance. Certains personnages sont assez caricaturaux (la méchante danseuse et sa fille, notamment) et les rebondissements sont parfois un peu trop faciles ou attendus. On sent que le film cible avant tout un jeune public, ce qui n’est pas un défaut en soi, mais j’aurais aimé un peu plus de subtilité ou de profondeur dans les relations entre les personnages, surtout entre Félicie et Victor, son ami inventeur.
Malgré ces petites réserves, Ballerina reste une jolie surprise. Ce n’est pas un chef-d’œuvre d’animation, mais c’est un film sincère, bienveillant, qui fait du bien et qui parle aux enfants comme aux adultes restés rêveurs. Pour moi, un 3,5 sur 5 bien mérité : ce n’est pas la perfection, mais c’est une belle envolée.