Merveilleux film d'animation autour de la danse classique !! Alors certes le début est poussif et j'ai craint le pire avec un humour omniprésent et des personnages un peu pénible (je pense à Victor qui est très lourd dans la première moitié du film et cela m'a gavé !!) mais ensuite le ton du film change dès que Félicie pénètre à l'Opéra de Paris et là je dois dire que j'ai été émerveillé par l'histoire, les décors, les danses...Les personnages sont attachants (Odette, Mérante) ou odieux (Camille & sa maman sont excellentes tant elles sont pimbêches) et certaines scènes sont très émouvantes et nous avons passé une soirée magique en famille !! Vive Ballerina !
Visuellement ce n'est pas vilain, mais il y a un flagrant manque de cohérence entre le chara design des différents protagonistes. Alors que certains sont à la limite du photoréalisme, d'autres sont stylisés façon vieil animé japonais. Le style est hyper caricatural, costumes sophistiqués, dégaine guindée, l'ensemble donne l'impression d'un mélanges de sources et d'intentions mal accordées. Les décors sont totalement plats, ce sont juste des textures apposées sur des parallélépipèdes, c'est un peu limite pour une production de 2016. Pour un métrage centré sur la danse, avec pareille animation, ça frôle le lamentable de voir les personnages bouger comme des pantins mal articulés. Les auteurs ont aussi une drôle de conception de la gravité, sachant que la gamine ne fait qu'enchainer les sauts carpés, c'est passablement raté. L'histoire n'est pas inintéressante, mais là aussi mal mis en scène. Mademoiselle veut aller à Paris? Pas de problème, elle n'a qu'à entrer dans le premier wagon à l'arrachée pour arriver dans la capitale. Elle veut entrer dans une école de danse? Qu'à cela ne tienne, il lui faut juste passer la porte pour être admise. C'est tellement gros que ça en devient ridicule. Quand ce n'est pas manichéen c'est bourré de bons sentiments. Comme toujours, on me rétorquera que c'est avant tout destiné aux enfants. Mais on peut proposer aux petits bambins des histoires cohérentes sans pour autant leur servir pareille soupe immonde et à la limite du débile. Un petit point sur la psychologie des personnages, là aussi on frôle l'ineptie. Dans une scène, des jeunes filles fondent à la vue d'un beau jeune homme, prêtes à se battre entre elles pour savoir qui aura droit de l'approcher. Puis le plan suivant lorsque le dit bel étalon tente un baise main, ces mêmes jeunes filles s'offusquent de son comportement et tentent de se débarrasser de lui. Et des comportements du genre il n'y a que ça de bout en bout. Les surveillants d'orphelinat qui ne veulent voir personne sortir de la pension et qui finalement conduiront d'eux même la gamine jsuqu'à son spectacle. La méchante rivale qui suite à sa tentative manquée de saut carpé, tombe dans les bras du personnage principal alors qu'elles n'ont fait que s'écharper depuis le début de l'histoire. L'ami toujours de l'héroine qui rêve de sortir avec elle fait tout pour lui coller aux basques quand tout à coup, il lui fait la tronche et refuse de lui parler, sans raison, au point de ne parler avec elle que par personnes interposées, caché sous un bureau, dans une scène d'une rare débilité. Il ne vient même pas la chercher quand celle ci est tenue éloignée de la capitale, enfermée dans l’orphelinat. Enfin chers réalisateurs un peu de sérieux et un peu de cohérence, le rendu est vraiment lamentable. Les doubleurs sont à vomir, pas un ne peut terminer une phrase sans hurler. La palme revient au doubleur de Victor, un guignole qui mérite le grand prix du jury, 95% de ses répliques ne sont que des suites de "ooooh ooh oh oh ooooh ooooh oh oh oh oh oh oh oh" Quand à la musique, elle est à la hauteur du reste, les chansons, des tubes pop à l’enthousiasme artificiel exacerbé façon The Greatest Showman dénote avec l’époque dans laquelle se déroule l’histoire. Je ne connais pas le nom des artistes (j’ai peut être reconnu Sia Furler) mais les mélodies dégoulinent de rêve américain avec de bons gros beats qui ne s’accordent pas du tout avec ce qu’on a l’écran. Il n’y a pas grand chose à récupérer, hormis peut être la partition orchestrale qui n’est pas mauvaise, mais c’est vraiment gratter pour trouver du positif. Comme je l’ai déjà dit plus haut, ce n’est pas parce que vous travaillez à réaliser un film pour enfant que vous pouvez vous permettre de faire n’importe quoi. Et là clairement on se retrouve avec un long métrage proche de la débilité profonde.
Grande amatrice de danse, je suis un peu déçue par ce dessin animé qui manque de réalisme. On passe tout de même un bon moment et tout est bien qui fini bien.
Pourquoi diable avoir gaché ce film avec des chansons en anglais????? Même Disney prend soin d'avoir des versions francophones des chansons. Une belle occasion gachée d'exporter notre langue....
Cela aurait pu être beaucoup mieux . J'enlève une étoile pour la musique pour pre-adoslescents américains plus qu'anachronique, et une étoile pour les grossières erreurs historique d'un Paris sot disant "fidèlement reconstitué" mais qui fait se rencontrer Tour Eiffel (commencé en 1887 et achevé en 89) et la Statue de la Liberté (sur son socle de NY depuis 1886) . Cela me laisse comme un arrière gout de compromis culturel Nord-Americain et Européen. Mais on passe un bon moment tout de même.
Film d’animation sur le thème de la danse. Une jeune héroïne pimpante et plein de rêves portés par une mise en scène réussie. Des moments d’action, de drame mais aussi des moments sur la danse à travers le concours sont bien réalisés.
Non dépourvu de défauts (fin prévisible, manichéisme grossier...), ce film d'animation "made in France" n'en demeure pas moins de qualité grâce notamment à la générosité de son héroïne, au charme du Paris du XIXème siècle, et à la jolie poésie qu'il dégage. Une bonne surprise.
Déjà le film est réussi dans son ensemble. Techniquement parlant, il arrive à intéresser car de bonnes idées visuelles jalonnent le récit, ce sont surtout les personnages, plutôt creux, qui obéissent au doigt et à l'oeil de leur destin cousu de fil blanc, conte oblige. Là aussi, des raccourcis et des situations incohérentes viennent entâcher par moment le récit. Certaines séquences amusantes viennent enrichir l'histoire somme toute classique. Je suis d'accord pour dire que les chansons ultra-modernes dénotent avec l'aventure ici racontée qui se passe à la fin du XIXème siècle. Il aurait fallut équilibrer le tout, en mettre qu'une seule par exemple. Cela tent à gâcher les motivations des personnages. Les seconds rôles sont assez creux aussi, cela manque de subtilité. Pour le reste, on suit très bien cette histoire et ce n'est pas une perte de temps.
J'ai adoré ce film ! je pourrais le voir des milliers de fois pour moi il mérite 5 étoiles c'est recherché, les personnages sont drôles et attachants, le décors qui représentent bien Paris sont magnifique.
Quelle belle surprise que ce film d’animation français qui avec une jolie image et animation, pétille la joie de vivre et fait du bien. Mais surtout le traitement est intelligent et le et les sujets sont incroyablement adultes et réfléchis pour le public visé. Le rêve, le travail et la passion : les 3 critères fondamentaux de la vie bien mis en scène dans Bellerina, qui s’extrapole à bien plus que la danse et qui arrive à s’adresser aux enfants mais à parler aux adultes à la manière des meilleurs Disney. Par exemple, derrière le « pourquoi tu danses », il faut comprendre « pour quoi tu vis » et avec ça en tête, le film n’a pas la même ampleur. Habilement, il répond même intelligemment à cette question en rappelant ces 3 éléments : le rêve, le travail et la passion. C’est un peu facile, prévisible et standard mais qu’est que ça fait du bien au moral !
Une belle animation pour les enfants, surtout les danseuses et danseurs en herbe... Ballerina reste tout de même cadré pour ce public-cible : chansons de "djeuns", humour enfantin, situations improbables et méchants caricaturaux, les adultes feront surtout plaisir aux petits choux qui s'en émerveilleront. Car, à parler adulte, si le sourire était présent quelques fois, le rire non (gags faciles pour les enfants), des facilités de scénario (la boite qui tombe devant la charrette au début devrai s'arrêter rapidement, du fait de son faible poids... Et je ne parle pas des machines volantes, qui ont surtout vocation de faire rêver les jeunes, ce qui marche bien quand on voit leur étincelle pétillante dans leur yeux devant les ailes du jeune garçon volant par-dessus Paris...). Surtout un bel anachronisme m'a immédiatement sauté aux yeux : que font la Statue de la Liberté et la Tour Eiffel en même temps à Paris ?! Elles sont pourtant loin de s'y être croisées : la Statue de la Liberté se monte déjà à New-York fin 1885, et la Tour Eiffel commencera à peine fin 1887 et au stade où on la voit dans le film, rajoutez encore une bonne année ! Bref, très étonnée de voir cette facilité pour les besoins du scénario qui l'utilise pour son final, car autrement le reste était d'un magnifique réalisme (par exemple l'Opéra Garnier trouve ici un hommage splendide d'antan...). Le film se termine à peine que les petites filles déambulent en gesticulant dans les allées de sièges, voulant danser "comme Félicie", vraiment très mignon ! Un film davantage tourné pour les petites danseuses et les jeunes rêveurs...