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Un visiteur
3,0
Publiée le 17 septembre 2017
Une comédie romantique magnifiquement interprétée par Georgia Scalliet avec une belle histoire d’amour, de très beaux paysages et un scénario très original.
Un film tendre, qui s'efforce de faire surgir un peu de lumière pendant la Grande Guerre, en créant une relation ambiguë, voire ambivalente entre deux personnages simples, l'un rescapé de guerre avec une jambe en moins et qui demande l'autre en mariage, une pauvre femme veuve mais résistante, autour de qui gravitent la mémoire d'un homme aimé et celle d'une fille à élever. De cette situation, Gilles Legrand fait découler une union à mi-chemin entre le devoir et le respect vis à vis de l'autre, avec une Angèle (Georgia Scalliet, impeccable quoiqu'un peu trop timide) tiraillée entre deux époques, qui frustre son mari Charles (Olivier Gourmet, rugueux mais fragile, qu'on imaginerait bien dans un livre de Zola) à cause du souvenir d'un fiancé mort à la guerre. Frustration sexuelle, en premier lieu, puis morale, et enfin sentiment d'impuissance et de jalousie. C'est une histoire assez naturaliste (on pense notamment à Maupassant), très propre et pas très audacieuse, avec des péripéties vite réglées par des élément réconciliateurs un peu bancals... Mais bon, si cet amour (parfait?) ne donne pas vraiment de relief au film, il reste encore la beauté des plans, la mélancolie et le romantisme qui en émanent, avec deux performances au sommet. Et un cerf bien mystérieux, assez allégorique et dont chacun pourra tirer sa propre interprétation...
Une belle histoire entre deux éclopés de la vie, entre deux victimes de la guerre, entre un homme gentil, spirituel et pas si moche que ça (ça vous sauve un bonhomme la barbe) et une femme drôle, pétillante et facétieuse... Ou entre un unijambiste et une grosse menteuse, entre un vieux monsieur très riche et une pauvre jolie femme très jeune (oups, désolée, ça m'a échappé). Et pourtant, ce qui est fou c'est que, malgré tout, on se laisse véritablement embarquer par la relation qui s'installe entre Charles et Angèle, grâce à des dialogues savoureux interprétés avec un naturel confondant, grâce à des joutes verbales extrêmement modernes (au point de sembler un poil anachroniques par moment). Jusqu'à ce que Charles demande à Angèle de l'épouser... La suite ici :
Les canons grondent au loin. En 1918, un officier de cavalerie , amputé d'une jambe, retourne dans sa grande propriété perdue aux milieu des forêts. Pour lui prodiguer ses soins quotidiens, il engage une jeune infirmière qui s'installe avec sa fille. Les sentiments humains étant ce qu'il sont, bien difficiles à contenir, et le bon parti qu'il représente malgré son handicap, lui font espérer un rapide mariage. Mais elle, pense toujours à son amour parti sur le front, et ne veut pas trahir.
Olivier Gourmet, tour à tour, amant pressant, et mari colérique, est juste impressionnant une nouvelle fois. Ça devient une bonne habitude. C'est pour moi, un des meilleurs acteurs francophones et son jeu touche la perfection (aussi bon que Vincent Lindon dans Journal d'une femme de chambre
Je ne connaissais pas Georgia Scaliett. Elle crève l'écran en femme tourmentée, qui essaie pourtant d'accomplir ses devoirs conjugaux. Lorsqu'elle se promène sur son cheval au galop, elle croise souvent un cerf. Symbole du difficile choix entre la sécurité du cheval (l'aisance promise à sa fille par un bon mariage) et la liberté du cerf majestueux (l'absence de bride à laquelle aspire chaque femme). La toute dernière image du film donne la réponse.
En nous transportant au milieu des paysages bucoliques d'un autre siècle, dans une vieille atmosphère des campagnes profondes, des domestiques curieux, d'un déserteur intéressé et d'un couple qui se cherche, avec des scènes d'amour intenses, une bien belle découverte en ce dimanche morose et pluvieux d'octobre.
Une comédie romantique magnifiquement interprétée par Georgia Scalliet avec une belle histoire d’amour, de très beaux paysages et un scénario très original. C’est pas mal.
Un film émouvant, bien interprété, l'histoire d'une relation de deux être blessés au sens propre et figuré, qui apprendront à se connaitre et à s'aimer, avec en prime, de belles images d'une campagne au coeur de la grande guerre.
Film qui se laisse voir mais sans plus. Pour autant, je ne pense pas qu'en 1918 une telle histoire aurait pu avoir lieu . Les vedettes de ce film restent pour moi le cerf et les chevaux. Tout un symbole
L'époque est bien rendue, les acteurs sont bons, pourtant il manque quelque chose; un peu d'humour et un peu de romantisme auraient rendu le film moins lourd, moins pesant, plus digeste. Tout au long du film j'ai ressenti comme un malaise, comme si l'histoire devenait malsaine et que chacun des personnages se transformait au fur et à mesure que leur histoire avançait. Les chevaux tiennent une grande place dans le film et la relation voulue entre les deux animaux et les deux humains est flagrante. Bref, je suis sortie du cinéma avec un sentiment bizarre où le plaisir était absent. Dommage, j'aime beaucoup Olivier Gourmet et le réalisateur.
Un film où l'on s'ennuie, on ne comprend pas trop le sujet en plus de cela le titre n'a rien avoir avec le film et franchement j'adore Olivier Gourmet mais alors là comme je lui ai dit en avant première cela ne lui va pas