Florence Foster Jenkins
Note moyenne
3,6
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114 critiques spectateurs

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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2016
Stephen Frears, qui n’est pas le premier venu, connait son métier. Voilà un film tenu de bout en bout, sans une seule scène superflue, sans un seul dialogue tirant en longueur, qui tient la route du début à la fin sans jamais nous faire décrocher. C’est réalisé avec beaucoup de maîtrise et de professionnalisme (même si on peut trouver que ça manque peut-être un peu parfois de folie ou d’audace) et la musique, omniprésente, est utilisée avec intelligence. Il n’y a pas que du classique et de l’opéra mais aussi du jazz, mais jamais en présence de Florence Foster Jenkins. Comme si, symboliquement, toute amoureuse de la musique qu’elle est, elle reste dans le domaine exclusif du classique et ne semble pas concernée par l’émergence d’une musique nouvelle qui va prendre presque toute la place. D’une certaine manière, cette femme semble figée dans un monde qui va devoir perdre son monopole, un monde du passé, pour tout dire. Meryl Streep, dont personne ne peut douter du talent, compose une Florence Foster Jenkins à la fois drôle et tragique, affaiblie par une maladie qu’elle cache (et qui finira par l’emporter), amoureuse et passionnée, terriblement attendrissante et attachante. Elle chante tellement faux que cela sonne… faux parfois. On se demande dans quelle mesure le scénario n’a pas exagéré un tantinet tant tout cela est dissonant et désagréable à l’oreille ! Maisn du coup, l’effet comique est assuré. Le choix de Hugh Grant pour incarner son mari (ils vivent séparément et forment un couple amoureux mais platonique) m’a semblé déconcertant au premier abord, je l’imaginais… comment dire… trop jeune pour incarner le mari de Meryl Streep ! Mais c’est surtout parce que je garde à l’esprit le Hugh Grant « jeune premier » des années 90, dont il arrive malgré tout à se détacher peu à peu. Il compose un Bayfield sincère malgré les apparences (St Clair est aussi mauvais acteur que sa femme est mauvaise chanteuse, et il profite pleinement de sa fortune) et plus le film avance, plus on sent l’attachement fort qui lie ces deux artistes contrariés. Le second rôle le plus aboutit échoue à Simon Helberg, qui incarne un pianiste pétrifié par la voix de sa chanteuse, très réticent à l’idée de flinguer sa carrière en se montrant à ses côtés (on le comprend) mais qui va, lui aussi, succomber au charme de Madame Florence et de sa sincérité. C’est bien de sincérité qu’il s’agit ici, et le scénario ne le perd jamais de vue : Madame Florence parle et surtout chante avec son cœur, avec tout son cœur et c’est cela qui emporte l’adhésion au final. Le film, qui tire davantage vers la comédie que vers le drame (au point de flirter parfois avec le surjeu et le Boulevard), ne perd pas l’occasion de montrer dans quel bain de cynisme et d’hypocrisie ce petit monde new-yorkais évolue. St Clair sélectionne l’audience, interdit l’entrée aux vrais mélomanes et aux critiques incorruptibles (qui semblent bien peu nombreux !), soudoie prof de chants et directeurs de salle, protège tant qu’il le peu sa Florence (qui est aussi, il faut bien le dire, sa poule aux œufs d’or !). Mais un jour les choses lui échappent, la Carnegie Hall se profile et d’un coup, il ne maîtrise plus rien : Le vrai public, qui voit en Florence Foster Jenkins une occasion de rire (on est en 1944, on n’a pas beaucoup l’occasion de rire à l’époque !) prend au second degré un spectacle qu’elle donne avec tout son cœur. On croit que cela va passer en force, on fait semblant d’y croire mais c’est fugace et la vérité, cruelle, refait toujours surface quoi qu’on fasse. La toute fin du film, tragique, évite le piège du pathos en restant digne et juste émouvante. Du coté des petits défauts, on pourra reprocher parfois au film de Stephen Frears une certaine facilité, un petit manque de finesse (dans l’humour notamment), quelques scènes un peu surjouées et outrancières. Le film aurait pu faire la part plus belle à l’émotion et moins à la comédie, il aurait gagné en équilibre et en finesse. Mais cela ne gâche pas la bonne impression générale d’un long métrage qui tient ses promesses et nous emporte pendant presque 2h, sans faiblir, dans le sillage d’une femme qui aimait la musique d’un amour non réciproque…
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2016
J'ai beaucoup aimé ce film.
La qualité est irréprochable et les acteurs sont parfaits.
C'est une histoire à la fois dramatique et amusante.
J'ai beaucoup apprécié la relation tendre et affectueuse entre Florence et son époux.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2016
Après "Marguerite" l'année dernière (simplement inspiré de l'histoire réelle, et transposé dans la France des années 20), voilà donc le "biopic" de l'incroyable FFJ, par Stephen Frears (lequel romance cependant pas mal, notamment en la mariant avec St-Clair Bayfield, qui n'était que son agent..). Force est de constater que son film, bien que parfaitement mis en scène, souffre de la comparaison avec la version hexagonale - beaucoup plus dense sur le plan dramaturgique, et très recherchée sur le plan esthétique ! Côté interprétation, mêmes bémols : Meryl Streep joue le rôle sur une seule note (si je puis me permettre...), outrée (même si, à 67 ans, elle a un physique plus convaincant que Catherine Frot, se rapprochant du modèle, décédé en 1944, à 76 ans... cette dernière livrait une prestation nettement plus riche !), Hugh Grant jouant pour sa part une sorte de gigolo (même au grand coeur...), sans grand intérêt par rapport au baron Dumont alias André Marcon.... Seul Simon Helberg (bien que très loin, lui, de son modèle, au physique...) est épatant - en "Cosmé McMoon", l'accompagnateur de la reine des fausses notes. Au bilan, juste la moyenne pour Stephen Frears.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 juillet 2016
Je n'ai vraiment pas accroché. Le film traîne en longueur, les vocalises deviennent insupportables! Le film est heureusement un peu relevé par cette belle brochette d'acteurs dont celui qui joue le pianiste qui est particulièrement drôle.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2016
Il s'agit d'un excellent film de très bonne qualité.
La réalisation et l'interprétation sont parfaites.
C'est sobre, élégant.
J'ai autant aimé cette version que la version française de l'année dernière ("Marguerite").
Les deux versions sont différentes mais très bien toutes les deux.
Ce film est cependant plus drôle et amusant et moins dramatique que l'autre.
svog
svog

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2016
Meryl Streep est bien sûr magnifique d'humanité dans son personnage fantasque et fragile. Mais les seconds rôles tenus par Simon Herlberg (le pianiste) et Nina Nirianda (la fille des « faubourgs sans aucune éducation » selon les codes de la haute ^^) font l'intérêt de ce film , à mon avis, plus que réussi.
Simon Helberg est, in finé, le 1er rôle de ce film. Il est épatant.
Roman G.
Roman G.

19 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2016
Après le film de Xavier Giannoli ("Marguerite") dont le personnage était inspiré par la même chanteuse à la voix catastrophique? Or la comparaison, se fait au détriment de l'œuvre de Xavier Giannoli.. Meryl Streep et Hugh Grant interprètent leurs rôles à la merveille. Un film d'une justesse incroyable, touchant tant par l'univers de l'époque, merveilleusement reconstitué, mais aussi par la merveilleuse interprétation de tous les acteurs. Un film touchant, bouleversant à voir ... Pour ma part, je vais le revoir !!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 juillet 2016
Excellent bio pic de cette fameuse Florence Foster Jenkins; le réalisateur a le soin de traiter cette chanteuse épouvantable avec une grande tendresse, le reste du cast est parfait spécialement le petit pianiste Cosme Mac Moon qui tire son épingle du jeu brillamment, tout comme Hugh Grant.
Un conseil: écoutez sur YouTube quelques vidéos de Florence Foster Jenkins avant d'aller voir le film... ça vous mettra dans l'ambiance!!
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2016
Comment ne pas comparer ce film avec celui de Xavier Giannoli ("Marguerite") dont le personnage était inspiré par la même chanteuse à la voix catastrophique? Or la comparaison, il faut le dire, se fait au détriment de ce nouveau film. Meryl Streep et Hugh Grant (surtout ce dernier d'ailleurs) jouent leur rôle à la merveille. Mais le film de Giannoli faisait intervenir toute une comédie humaine, tout un éventail de personnages, parmi lesquels un majordome plein d'ambiguïté, qui le rendait passionnant. Ici, dans ce film de Stephen Frears, rien de tel, rien d'aussi subtil. On risque même de s'ennuyer un peu car l'effet de surprise n'est plus de mise. 6/10
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juillet 2016
Une reconstitution sans profondeur sauvée par l’interprétation d’un bon trio d’acteurs.

LA SUITE :
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2016
A New-York en 1944, ce film raconte l'histoire inspirée de la vie de Florence Foster Jenkins, héritière passionnée de chant et qui souhaite se produire en public, mais n'ayant pas conscience de chanter faux et que son entourage lui cache la vérité.
J'ai trouvé intéressant le fait que la découverte de Florence Foster Jenkins et de son univers se fasse principalement à travers le regard de Cosmé McMoon, le pianiste qu'elle embauche. L’interprétation est excellente pour l'ensemble de la distribution. L'histoire se passe sur un temps relativement court et progresse rapidement ce qui rend le film très fluide et captivant malgré un sujet qui peut paraître répétitif de prime abord.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2016
Apprendre à chanter (si) faux n'est pas si facile !!! Dans cette belle réalisation, cousine de notre "Marguerite" de Xavier Giannoli avec Catherine Frot (c'était l'année dernière), c'est Meryl Streep qui s'y colle, un personnage assez différent tout de même ! Qui a copié l'autre ..? Alors que notre Catherine se débrouillait toute seule, ici Hugh Grant lui vole pratiquement le rôle principal, tant par sa composition, que par son flegme et son charme. Ici la "Florence Foster Jenkins" de Stephen Frears est un peu plus mûre, malade gravement, et assisté de HG. Une agréable complicité avec ce mari à vie multifaces et le pianiste (Simon Helberg) excellent également !
Beaucoup de talent, des photos remarquables, un très bon film !! **
vincenzobino
vincenzobino

132 abonnés 390 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2016
Fauxnomenal!!!

Florence Foster Jenkins (nom de son premier époux) est l'une des plus importantes mécènes new-yorkaises des années 1930-40. Elle vit avec M. St Clair et organise plusieurs réceptions. Lorsque l'envie de remonter sur scène lui prend, un mouvement s'organise pour rendre le tout faisable en dépit d'un gros hic: les cordes vocales de Mme Foster. L'arrivée d'un jeune pianiste virtuose va-t-elle lui permettre de vivre son rêve de même que la condescendance de ses proches?
L'automne passé, Marguerite traitait déjà du même sujet sauf que son réalisateur s'était inspiré de Mme Foster Jenkins pour son film aux 4 Césars.
Des récompenses, ce dernier opus de Stephen Frears en mériterait:
-l'écriture tout aussi brillante que the Queen ou les liaisons dangereuses avec un ton plus comique (et moqueur aussi) que le film de Giannoli mélangé à une aussi belle évocation de l'hypocrisie sous une forme singulièrement différente et si votre crainte serait d'avoir un copier-coller du bijou franco-belge, vous n'avez rien à craindre et la séquence d'ouverture illustre avec brio ce qu'était la vie de Flo.
-le casting: Lady Meryl est absolument géniale (impératif de le voir en VO en particulier sur les vocalises encore plus fortes que Catherine Frot) par sa présence, ses émotions et son hommage: un rôle sur mesure pour la maestria du septième art. Elle est parfaitement entourée par Hugh Grant parfait tyran profitant de la faiblesse de sa promise et odieusement méprisable à une exception près qu'il avait du reste provoquée. Et surtout Simon Helberg, Mozart du piano et des rictus, est hilarant et rappellera Tom Hulce.
- La conception artistique : les décors et costumes de toute beauté, une photographie haute en couleurs et, comme l'on pourrait s'en douter, une musicalité de toute beauté en particulier pour les mélomanes (assis a-côté d'un violoniste professionnel, ce dernier m'avoua à la sortie avoir été bouleversé par la note finale apportée. Et il y a de quoi.
A recommander vivement et le générique de fin propose d'entendre la vraie Florence...
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2016
Une comédie touchante et drôle en tous points réussie, portée par un trio de comédiens brillants et quelques scènes absolument hilarantes.
Une critique plus détaillée et d'autres sur
Alexandre H.
Alexandre H.

10 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2016
C'est une très belle histoire, une femme courageuse et positive qui a un rêve et le réaliser. C'est pas seulement un film, c'est une leçon qui nous apprend comment découvrir les points forts des autres ...
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