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circusstar
168 abonnés
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4,5
Publiée le 14 juillet 2016
Excellent film remarquablement interprété, tout à fait riche, original et passionnant. Une histoire profonde et puissante et un magnifique hymne à la musique, à l'amour et la vie. Remarquablement dirigé par Stephen Freas. A ne manquer sous aucun prétexte, des films de cette qualité sont si rares. Mention spéciale à Simon Helberg dans le rôle du pianiste, qui a un talent incroyable et qui est une véritable révélation.Un oscar pour Meryl Streep ?
Une performance de Meryl Streep et un Hugh Grant dans une belle envergure de renouvellement d'acteur. Le tout sur le fond d'une histoire vraie...très beau film
Voilà tout bonnement la version anglophone de « Marguerite » avec Catherine Frot ! Certains craignent le cinéma français mais il donne de belles idées à nos producteurs étrangers… Issue de l’histoire vraie de cette Castafiore qui chantait faux, le film est par conséquent une jolie comédie naïve et dramatique. Les instants d’amusements sont excellemment dosés et restent candidement sain. Nous rions beaucoup, entre autre de situations cocasses mais dans l’évolution du film, la moquerie vis-à-vis de la voix de Florence Foster Jenkins en devient presque désolante. Le personnage interprété par Meryl Streep englobe un tel registre que notre empathie succombe sans exagération de pitié et nous accroche à son histoire et son goût de la vie malgré une situation triste jusqu’à en être injuste. Une sorte de magie plane face à tant d’illusions musicales, un tout finalement basé sur le mensonge quand on saisi toute la protection mise en scène par ses proches afin de la préserver. Le casting est une belle recette mais le biopic est honnêtement moyen. Le temps d’adaptation du départ se fait rapidement désirer car notre compréhension à saisir le contexte persiste sur la longueur. La révélation de l’acteur Simon Helberg, star de « The Big Bang Theory » est sensiblement splendide. Aussi, un grand passage du film priorise l’imposition des personnages autour de la vie de Florence à défaut de sa présence. Le pianiste, le mari et sa maîtresse dominent alors l’espace jusqu’à en devenir des personnages principaux laissant ensuite un libre jugement de départ quant à ceux néfastes pour notre Castafiore qui revient très vite sur scène nous offrant un régal continu jusqu’au final !
Bilan : Quelques fausses notes mais une juste chronique plaisante et américanisement sympathique.
Quel plus beau trio pouvait-on réunir pour ce film à la mémoire de cette chanteuse si touchante ? Meryl Streep et Hugh Grant sont au sommet de leur art ; quant à Simon Helberg (qui a des petits airs de Stéphane Bern), il est formidable de justesse dans la peau de ce prof de piano timoré mais tellement talentueux et humain. On se régale à chaque seconde, à chaque plan ! On passe du rire aux larmes, mais sans pathos ni condescendance. Cette femme, qui me rappelle beaucoup Bianca Castafiore dans Tintin, avait cette candeur et cette générosité, que l'actrice sait retranscrire à travers son jeu d'exception. Un excellent Stephen Frears dont on ressort un peu changé.
Excellent film plein d'humour au talent magnifiquement interprété par une meryl streep absolument surprenante et tellement drôle ! elle peut tout jouer !
Avec Florence Foster Jenkins, Stephen Frears réalise un condensé de la dernière décennie de sa filmographie. Il met à nouveau son cinéma au service d’une histoire vraie : celle de la riche héritière éponyme se voulant cantatrice qui a déjà auparavant inspiré Xavier Giannoli pour sa Marguerite (France, 2015). Il renoue ainsi avec ses nouvelles obsessions pour des héroïnes d’âge mûr – de Chéri (2006) à Philomena (2014) – et retrouve ses démons sur la dissimulation de la vérité qui irriguait notamment son dernier film, The Program (2015) sur Lance Armstrong. Cependant parmi toutes ses résonnances, Florence Foster Jenkins se rapproche surtout de l’incursion de Stephen Frears dans la comédie qu’avait été Tamara Drewe (2010). Le cinéaste anglais recouvre alors un genre salutaire qui lui permet d’apporter une légèreté à sa mise en scène habituellement appuyée et de le tenir à distance du pathos qu’il semble tant aimer.
En effet, Florence Foster Jenkins séduit en se voulant être un hommage assumé aux comédies des années 1940. Stephen Frears recrée ainsi, par le rythme effréné du cinéma contemporain à son protagoniste, une époque charnière partagée entre la flamboyance d’une société élitaire encore très « XXe siècle » et l’horreur de la Seconde Guerre mondiale qui vient pourtant que sporadiquement perturbé l’univers de Florence. Le cinéaste suit alors les préceptes de la screwball comedy, malgré un scénario quelque peu prévisible, en appuyant son caractère comique sur des dialogues ciselés et sur un burlesque allant jusqu’à l’illusion cocasse d’un orgasme sonore et corporel entre Florence et son professeur de chant. De plus en mettant en avant – à l’inverse de Xavier Giannoli – son mari joué par Hugh Grant (remarquable), il semble également lorgner vers la comédie de remariage avec ce tendre couple atypique cherchant un moyen d’exister pleinement entre les illusions (chacun se pensant talentueux dans son domaine) et les aléas conjugaux (maladie, maitresse).
Toutefois, cette tonalité singulière semble surtout taillée pour servir d’écrin à l’exubérance du personnage de Florence Foster Jenkins. Elle nous apparaît sous les traits révélateurs de l’Ange de l’inspiration symbolisant à la fois son rôle crucial dans le maintien d’une vie artistique new-yorkaise et sa volonté de vivre dans une représentation théâtrale permanente. Elle fait d’ailleurs corps avec les décors et les costumes allant, tout comme eux, jusqu’à la surcharge pour tendre vers un doux absurde. Un même absurde qui lui dicte ses aspirations, livrer un récital classique dans la mythique salle du Carnegie Hall, en lui offrant autant d’assurance que de manque de talent. Néanmoins, de ce gouffre Stephen Frears parvient à dégager non pas un objet de moquerie, mais une bienveillance. Il transforme le rire qu’elle suscite en une démonstration de son véritable talent : celui de parvenir à créer de l’émotion et à procurer du bonheur.
Cette sincérité repose également sur un émérite trio d’acteurs – mené par une Meryl Streep retrouvant (enfin) un rôle à sa mesure – parvenant à insuffler par la richesse de leur jeu un degré supplémentaire de comique, la farce. Stephen Frears utilise habillement les personnages du mari et du pianiste, Cosmée McMoon (joué par un Simon Helberg éblouissant) comme de relais pour les réactions du spectateur. A l’aide de nombreux gros plans, il scrute leur visage pour y remarquer les réactions épidermiques qu’ils tentent de dissimuler pour ne pas entraver la passion d’une femme qui les fait vivre. Le cinéaste guide ainsi les émotions du spectateur en lui imposant une complaisance tacite envers Florence Foster Jenkins. L’acte prévaut alors sur le résultat comme elle le disait elle-même à la fin de sa vie : « les gens pourront toujours dire que je ne sais pas chanter, mais personne ne pourra jamais dire que je n’ai pas chanté ».
Florence Foster Jenkins n’est ni une œuvre parfaite ni un grand film, mais il remplit amplement ses objectifs en offrant – à l’image de son protagoniste – un spectacle qui parvient à créer de l’émotion et à générer une sorte de supplément d’âme. Et n’est-ce pas finalement la beauté du geste qui manque principalement à la plupart des œuvres ?
L’ambiance et l’atmosphère qui se dégagent de Florence Foster Jenkins sont très agréables. Les décors, les costumes et la musique accompagnent parfaitement la talentueuse Meryl Streep et le très british Hugh Grant. Stephen Frears a un regard très tendre vis à vis de la cantatrice.
Il est vrai que l’on rit beaucoup de la prestation et de la voix horrible de Florence Foster Jenkins. Mais on ne s’en moque jamais. Le regard est toujours bienveillant et tendre face à toute cette excentricité. Et puis le film raconte aussi la tendresse et l’amour de ce couple. Un couple qui a trouvé un équilibre et qui se protège mutuellement.
Dans le rôle du pianiste Cosmé MCMoon, Simon Helberg. Simon Helberg est un pianiste confirmé. Simon Helberg tourne actuellement dans » The big band theory » la série tv à succès nommée aux Emmy Awards et aux Golden Globes pour laquelle il a remporté Le Critics Choice Television Award 2013 du meilleur acteur dans un second rôle. Dans Florence Foster Jenkins, il est parfait. Il incarne le pianiste qui accompagne la cantatrice mais qui n’assume pas du tout les prestations. L’amour et la tendresse qu’il porte à Florence le retient à ses côtés.
Florence Foster Jenkins est un biopic tendre, drôle. Il raconte l’histoire d’une excentrique new yorkaise fan de musique. C’est aussi une belle histoire d’amour. Meryl Streep est une fois de plus remarquable dirigée par le talentueux Stephen Frears. Un beau moment !
Le titre fait référence à une chanteuse lyrique américaine (1868-1944) qui pensait avoir du talent alors qu’elle chantait faux et n’hésitait pas à s’attaquer à des monuments de l’opéra tels que « L’air des clochettes » (« Où va la jeune indoue, Filles des parias » dans l’acte II de « Lakmé » (1883) de Léo Delibes ou l’air fameux (2 octaves !) de la reine de la nuit (« Une vengeance infernale brûle dans mon cœur ») dans l’acte II de « La flute enchantée » (1791) de Wolfgang Amadeus Mozart. Elle fonda le Verdi Club où elle chantait devant un parterre féminin choisi et recevait le chef d’orchestre italien Arturo Toscanini (1867-1957). Son rêve absolu était de chanter au « Carnegie Hall » (dont l’auditorium principal peut accueillir 2 804 spectateurs) : il se réalisa le 25 octobre 1944, un mois avant sa mort. Sa vie a aussi inspiré Xavier Giannoli pour « Marguerite » (2015) avec Catherine Frot. Plus qu’une biographie objective qui aurait eu peu d’intérêt car le personnage est ridicule, Stephen Frears réalise, non seulement, une comédie, drôle, enlevée, brillante, à la façon de Woody Allen dans une mise en scène fluide et une superbe reconstitution de New-York à la fin de la seconde guerre mondiale mais aussi un mélodrame, grâce à la magnifique interprétation de Meryl Streep qui la rend attachante et très émouvante : c’est son amour de la musique et du chant qui lui ont permis de résister à une longue maladie invalidante. Sans oublier son mari anglais protecteur (joué par Hugh Grant), St Clair Bayfield. Elle était d’ailleurs consciente des critiques à son égard : « Les gens pourront toujours dire que je ne sais pas chanter mais personne ne pourra jamais dire que je n’ai pas chanté »..