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    13 Hours
    note moyenne
    3,8
    3128 notes dont 232 critiques
    répartition des 232 critiques par note
    13 critiques
    94 critiques
    78 critiques
    27 critiques
    14 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur 13 Hours ?

    232 critiques spectateurs

    HawkMan
    HawkMan

    Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 784 critiques

    4,0
    Publiée le 6 mars 2017
    13 hours est un film puissant, très bien produit et réalisé. Utiliser des acteurs peu connus améliore le réalisme de l'histoire. Il est toujours angoissant de voir un film de guerre tiré d'une histoire vraie car la fiction, dans ce cas, est très proche de la réalité. Michael Bay a retrouvé de l'énergie pour ce film. Il faut dire que ces dernières réalisations étaient vraiment décevantes. On ne peut qu'admirer le courage de ces soldats, surentraînés, mais rempli d'humanité. Seul vrai reproche : le film met du temps à se lancer et surtout on n'évite pas les éternels serments patriotiques américains...
    Bref : un combat de 13h magistralement mis en scène pendant 2h.
    Aristote Clochard
    Aristote Clochard

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 22 critiques

    4,0
    Publiée le 4 avril 2016
    20 octobre 2011, Kadhafi meurt, c'est la fin de la révolution en Libye. Et après? C'est la question que nous pose Michael Bay, un réalisateur et producteur spécialisé dans les blockbusters américains. Après "No Pain No Gain", c'est un nouveau film tiré d'une histoire vraie qu'il nous propose.

    Le 11 septembre 2012 à Benghazi, l'ambassadeur est attaqué par de nombreux assaillants. Seuls six hommes armés et entraînés peuvent tenter de le sauver et repousser l'attaque. Mais cela s'annonce plutôt mal pour les américains largement inférieurs en nombre. Le combat au déroulement incertain durera 13 heures.

    Bien rythmé avec des plans vraiment très intéressants, le spectateur est plongé au coeur de l'histoire et partage le même point de vue que les espions américains: ils découvrent la Libye après la révolution: c'est toujours l'enfer. Entre les guerres de territoires entre commandos et la progression de l'état islamique, la paix ne semble pas pour bientôt. C'est donc avec grand étonnement que l'on découvre les habitants locaux qui vivent leur vie en plein combat (certains regardent un match de foot à moins de 50 mètres d'une fusillade par exemple). spoiler: Ce film ne valorise en rien l'Amérique: les généraux attendent le dernier moment avant d'envoyer leur troupes sauver l'ambassadeur américain pris au piège ou encore les cadavres que les soldats laissent derrière eux, laissant la Libye sombrer toujours plus dans le chaos
    . Très informatif sur le déroulement des batailles entre les forces armées américaines et l'état islamique, ce film comporte aussi une bonne dose d'explosions et de tirs à coups de Kalachnikov et de RPG.

    Un film recommandé pour tous les amateurs de films de guerre et de violence, il l'est aussi pour ceux qui veulent voir un film qui retranscrit le plus réellement possible l'ambiance présente pendant une bataille avec les forces spéciales contre l'état islamique.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 2 avril 2016
    13 hours : Un film d’action géopolitique… et de vision du monde.

    Pour beaucoup Michael Bay est un réalisateur de blockbuster, bien calibré, et/ou les neurones peuvent se reposer. Il n’y a rien d’autres à voir lorsqu’on va voir un de ces films… Enfin, c’est ce que l’on pense, parce-que ça serait méprisant de percevoir Bay comme un réalisateur sans réflexion et le roi des films nanars et de type de série B.

    Parce que oui, que l’on le veuille ou non, Bay a une marque fabrique et ses films forment une œuvre. Son thème principal, son fil conducteur, c’est la confrontation de l’humain et de ses choix qui peuvent avoir de grandes conséquences.

    Il est vrai, qu’à première vue, Bay a une perception très nationaliste, patriotique de son pays : il y a le bien et il y a le mal ? Il y a toujours un ou des gentils et un ou des méchant. Reprenons, ses films :
    Bad Boys  : Les gentils, sont les deux guguss que sont Will Smith et Martin Lawrence et le méchant, Tchéky Karyo, un gros parrain de la drogue ;
    Vient ensuite Rock avec Nic cage en bon agent du FBI qui doit déjouer un commando ayant pris la prison d’Alcatraz, pour ensuite propager un virus monstre.
    Armageddon : les gentils astronautes face au terrible astéroïdes
    Pearl Harbor : les soldats américains face aux méga-méchants soldats hippons
    Transformers par exemple, les Autobots dirigés par Optimus Prime, face aux redoutables Decepticons dirigés par Mégatron .
    Bref, j’arrête. Une vision que vous me diriez très américaine, très conservateur et ou l’étranger est le méchant. ( Un peu raciste, tout ça… Allons y pourquoi pas…

    Sauf que voilà, ça serait trop simple et si on y regarde un peu plus près, il y a une vraie reflexion chez lui derrière la confrontation qui est souvent extérieures… C’est la confrontation même de l’intérieur. La confrontation entre hommes de terrain (soldats/ flics/ astronautes…) et hommes d’états qui pensent tout connaître, tout savoir, et que leur décision est toujours le meilleur choix sans avoir jamais été confrontée au terrain.

    13 Hours est peu être justement son meilleur film par rapport à ce que je viens d’énumérer. Chez Bay, même si l’action passe avant tout, il y a dans chacun de ses films un regard politique. Dans celui-là, c’est un regard géo-politique,. Celle d’un groupe de militaire qui se retrouve encerclé par des terroristes dans leur base en Libye, à Benghazi, quelques jours après l’attentat du 11 septembre. Cette histoire vraie qui a laissé la vie à l’ambassadeur américain J. Christopher Stevens résume bien que les films de Bay ne sont pas simplement divertissants.
    En effet dans ce film de guerre, la confrontation se situe des deux côtés :

    En premier lieu, les terroristes qui prennent l’assaut, tuant ainsi le politique, les soldats, des innocents etc… De l’autre côté le chef de la CIA qui lui refuse l’intervention de ses soldats pour venir en aide aux victimes, ( dont l’ambassadeur) car ils sont seulement observant pour garder une pacification avec le pays. Et enfin des soldats qui eux, ont pour mission de sauver des vies en reniant l’ordre et l’autorité de leur chef…

    Tout le film jongle, donc, entre les militaires de terrain et les militaires bureaucrates.
    Il y a même cette scène qui est très drôle ou un jeune loup du côté administratif avec pleins de diplômes demande au traducteur ce qui se passe dehors. L’un des militaires lui dit : « viens en haut avec moi. Et tu verras… » Refusant de le croire et de lui parler (puisque miliaire et neuneu d’après lui), il préfère demander confirmation au traducteur qui valide la gravité de la situation.
    Michael Bay avec une mise en scène brutal et vif, dénonce à travers ce film de guerre efficace et violent (certaines scènes sont insoutenables) la stupidité des bureaucrates. Qui en plus sont récompensé par leur inactivité.
    Une nouvelle fois, Bay derrière son blockbuster continue son engagement et son soutien aux hommes de terrain qu’on méprise, et qu’on oublie un peu trop souvent.

    En plus de ça, il y a une autre réflexion, qui montre que Bay tiens un engagement politique dans ses films… Ici dans 13 hours, c’est celle-là : faut-il absolument se mêler de la politique d’un pays pour le bien soi-disant de l’humanité et assassiné son prédisent-dictateur quand on voit ce qu’est devenu le pays par la suite ?

    Un très bon film.
    Galaise77
    Galaise77

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 101 critiques

    1,0
    Publiée le 16 mars 2016
    Benghazi (Libye), 11 septembre 2012. Face à des assaillants sur-armés et bien supérieurs en nombre, six hommes ont eu le courage de tenter l’impossible. Leur combat a duré 13 heures. Ceci est une histoire vraie.

    Inspiré de faits réels, qui se sont passés un 11 Septembre, mais 2012 cette fois-ci, (la date reste tout de même symbolique), le nouveau film de Michael Bay : « 13 Hours » affiche ses couleurs dès le départ avec une tonalité très patriotique. Comme il nous l’avait déjà fait dans toute sa longue carrière d’ « Armageddon » à « Transformers » en passant par « Pearl Harbor », il arbore la bannière étoilée avec une certaine consistance, qui lui font même prendre des largesses avec les faits réels, au point d‘en oublier certains détails qui pouvaient avoir leur importance. Notamment cette propension à ne cesser de tenir un discours tout au long du film, qui consisterait à affirmer que les américains étaient seuls en Lybie.

    Passons ce petit côté certainement chauvin qui gratte, puisque le scénario limite l’ensemble des belligérants au conflit à les « Alliés » et les Américains, et intéressons-nous plutôt au film en général. Le problème c’est justement que le film, qui s’étire sur une durée de 2h24, ne fait pas dans la finesse, et comme à son habitude le réalisateur nous offre le meilleur de la mise en scène, le pire aussi, comme cette image finale où l’on voit le drapeau américain flottant dans une mare à côté d’un obus. Et si dans l’ensemble le réalisateur fait le show, tout en recyclant de vieilles idées comme celle venue tout droit de « Pearl Harbor » où la caméra suit un obus de mortier avant sa chute, il offre aussi de sublimes instants d’inventivité comme la bataille nocturne dans l’abattoir qui sert de couverture.

    Mais c’est tout de même le manque de finesse qui reste sur l’estomac ! Car si le scénario est inspiré de faits réels, Chuck Hogan qui avait pourtant signé le très bon scénario de « The Town » de Ben Affleck, adapte l’histoire aux besoins d’un film balourd qui transpire le patriotisme mal intentionné et n’arrive jamais à rendre réellement hommage à ces hommes qui luttèrent pour leur survie, contre toutes les mauvaises décisions de leur état-major et surtout contre des hommes déterminés à détruire la demeure et tous ceux qui y habitent. Surtout le scénario pose en permanence une question dont la réponse sera mal amenée et mal traitée dans un film qui voudrait expliquer la progression de l’Etat Islamique dans une région que l’occident à aider, à tort ou à raison, à déstabiliser. Et c’est certainement ça le plus grand reproche que l’on peut faire à « 13 Hours » ! Le scénario profite de l’occasion pour glorifier le courage des soldats américains, annihile tous les autres éléments du conflit et utilise les faits (la destitution de Kadhafi, le chaos en Lybie) sans y mettre la moindre subtilité nécessaire à une meilleure compréhension de la situation. Le scénariste et le réalisateur signent un film dans la droite lignée de la filmographie de ce dernier, mais les faits sont encore trop douloureux pour l’occident pour qu’ils soient traités avec autant de légèreté.

    Côté distribution, tout y est : un casting de seconde zone qui fait le job et en rajoute à foison dans les caricature, jusqu’à ce moment où les soldats essuient des tirs d’artillerie lourde. On y voit la famille, l’honneur et la patrie, les méchants et les gentils, tout le monde y va d’un jeu assez fade et tout ce qu’il y a de plus conventionnel. Rajoutez à cela une musique particulièrement envahissante, signée Lorne Balfe (En routeà qui vient nous dicter toute la grandeur de chaque scène et le tour est joué.

    On l’aura très vite compris, « 13 Hours » ne vient pas jouer ans la cour des grands mais plutôt dans cette de la supercherie historique. Le réalisateur et son scénariste profitent de l’histoire, assez proche de nous, pour nous servir une soupe patriotique assez indigeste qui fera certainement plaisir aux partisans de Donald Trump, mais choquera les autres. Même sa mise en scène recycle de vieilles idées déjà utilisées, et sa distribution fait le job mais ne parvient pas à faire mieux. Un film à oublier !
    Steven Merlier
    Steven Merlier

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    4,0
    Publiée le 1 avril 2016
    Le voila notre nouveau michael Bay et comme a son habitude avec un bon gros film d action qui tache !
    mais la ou il surprend c est que c et pas des robots mais une histoire vraie , sur une attaque d une antenne de l ambassade des USA ! Lors du 11 septembre 2012 !

    Alors oui il y a une vingtaine de drapeaux américains tout le long du film mais la ou se plantait american sniper celui la voit plus large et ne me pas le cote : je me bat pour mon pays" en avant mais la famille , cela reste très cliche ! hey les mecs c est Michael Bay quand même!

    Plus dans la lignée d un chute du faucon noir dont il font reference dans le film ( du moins des événements ) le film est efficace , on s attache à cette escouade d homme qui traîne des pneus pour s entraîner ! mais alors on souffre pour eux car oui il est super hard core en terme de violence ! des membres arraches , des amputations et tout !

    mais le film prend au tripes on est avec eux , on a mal pour eux , on pleure avec eux !

    un grand film de guerre qui malheureusement peut faire écho aux événement qui ne sont toujours pas fini avec l état islamique !

    Michael Bay est capable de faire des bons films avec de grosses explosions !
    Michel F.
    Michel F.

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    3,5
    Publiée le 21 mai 2020
    Stéréotypé et convenu. Les gentils américains aux prises avec les méchants libyens se battent pour sauver leur vie. Ce film de propagande est bourré de poncifs et manque totalement d'objectivité. Si les américains, les français et quelques autres n'avaient pas décidé d'envahir la Libye et de tuer Khadafi, ce film et cette histoire censée être vraie n'auraient pas existé et on n'aurait pas eu à supporter ce film banal et trop long. L'interventionnisme américain justifié par ce type de films est un problème récurrent depuis des décennies. La présence US en Libye est une invasion illégale qui ne peut être justifiée. Ce film est un pensum dont la crédibilité est proche du zéro pointé.
    antony Z.
    antony Z.

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    4,5
    Publiée le 4 avril 2016
    la réalisation est brillante et nous place au plus proche de l'action tout en s'attardant sur les principaux personnages pour bien illustrer ce qui se cache sous ces "guerriers" d'élite. L'action étant basée sur des faits réels, ça ne fait que renforcer l'empathie envers ces courageux soldats et partager avec eux l'angoisse de cet "affrontement"...
    Pierre Pelmoine
    Pierre Pelmoine

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 396 critiques

    4,0
    Publiée le 2 avril 2016
    Pour la réflexion, on repas­sera mais fina­le­ment ce n’est pas ce qu’on attend du réali­sa­teur améri­cain. On peut même se féli­ci­ter de consta­ter qu’il tient toujours ses promesses: lorsqu’on va voir un de ses films sur grand écran, on en a pour son argent. Et on en prend plein les yeux.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 5 avril 2016
    [...] Les scènes, parfois trop réelles de fusillades, rappellent une actualité difficile et en ce sens il existe une beauté brutale au film. Entre les assauts par instant irrespirables et les émotions vues au travers de ces soldats (Jack, Tanto) il est difficile de ne pas avoir une petite pensée pour eux[...]

    Mon Avis: 14/20
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 31 mars 2016
    Très bon film ! Le scénario tiré d'une histoire vraie est vraiment intéressant et d'actualité. Ce qui est bien dans ce film, c'est que contrairement aux autres films de guerre dans ce genre, ce n'est pas des fusillades et des bastons pendant 2h, il y a une vraie introduction et des "pauses" entre les scènes d'action, ce qui permet de vraiment se mettre dans le contexte. Seul bémol : une ou deux minutes assez crues à la fin, qui n'étaient pas forcément nécessaires dans leur entièreté.
    Jonathan M
    Jonathan M

    Suivre son activité 86 abonnés Lire ses 1 380 critiques

    1,5
    Publiée le 3 avril 2016
    Le FPS se mue en film de genre, et Michael Bay saisit l'opportunité pour rebondir sur un fait d'actualité. Toutes les scènes d'assaut sont vraiment à mettre au crédit de ce film. Film de guerre entre un état nation et un adversaire jamais vu de l'intérieur. Très manichéen, le mal est forcément pourri et le bien forcément bénit. Très (trop) long, il y a rien à voir de positif là-dedans.
    AM11
    AM11

    Suivre son activité 3447 abonnés Lire ses 6 149 critiques

    4,5
    Publiée le 25 mai 2016
    Michael Bay fait du Michael Bay et ça envoie sacrement du lourd. Le contexte politique qui est déjà pesant donne le ton au niveau de la tension, mais avec cette situation qui semble insurmontable et ce gros huis clos dans lequel sont coincés les soldats et agents l'intensité est incroyable à tous les niveaux et peu importe les scènes que ça soit d'action ou pas. À part pour "Pain & Gain" où le budget n'avait pas besoin d'être très conséquent, c'est la première fois depuis "Bad Boy" qu'il tourne avec un budget "réduit" et pourtant, ça ne se ressent jamais. Les scènes de guerre sont parfaites, impressionnantes et variées, je ne vois pas comment on pourrait faire mieux, c'est déjà très immersif, réaliste et détaillé. Les personnages deviennent peu à peu attachants et malgré le contexte, il y a une petite touche d'humour très appréciable avec des dialogues pleins de sarcasmes. "13 Hours" est un excellent divertissement, mais pas que, on n'oublie pas l'acte de bravoure de ces gens ainsi que le point de départ qui montre que ce renversement est à l'origine de la montée de tous ces groupes extrémistes.
    CRITICATOR
    CRITICATOR

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 384 critiques

    4,0
    Publiée le 26 mai 2016
    Dans la lignée de lone survivor mais en moins bien j'ai trouvé le film assez réaliste un peu long sur le début car le film dure 2H20 , les scènes de guerre sont très bien filmées et les acteurs jouent bien , un bon mickael bay que je recommande aux fans de films de guerre
    Ditcinema
    Ditcinema

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 66 critiques

    4,0
    Publiée le 31 mars 2016
    Film très bien monter la réalisation et parfaite et donne un rapelle àu attaque d'une ambassade je classerez ce film en film documents presque mes dès film comme sa j'en réclame d'autre bravo àu acteur monteur et autre équipe du film mes toutes personne qui iront voir ce film comprendro mieux ce qu'est la vie d'un soldat
    Flaw 70
    Flaw 70

    Suivre son activité 240 abonnés Lire ses 422 critiques

    3,5
    Publiée le 2 avril 2016
    Michael Bay à opéré un tournant assez intéressant au sein de sa filmographie depuis son Pain and Gain en 2013. Même si il n'a pas foncièrement changé, il a gagné une certaine maturité, calmant quelque peu son style outrancier pour offrir un cinéma moins patriotique et plus ouvert à l'ironie et à la satire de l'Amérique. Réfléchissant sur la suprématie américain, principalement constitué de valeurs beauf, de stupidité et de lâcheté parfois, il porte aussi un regard sur son propre cinéma, sur sa propre beaufitude et sa propre stupidité au point d'en faire une parodie astucieuse et savoureuse, mais pas subtile, avec son Transformers : Age of Extinction. Il reste un bourrin manquant de finesse, mais il porte un regard plus pertinent sur ses valeurs et ce qui le défini. Venant accomplir sa mutation dans son nouveau film, probablement le plus mature et le plus classique de sa carrière mais assurément un des plus réussis.
    Scénarisé par Chuck Hogan, écrivain mais aussi co-créateur de la série The Strain qui adapte les romans qu'il avait écrit avec Guillermo del Toro, le film tend à retranscrire les événements qui se sont déroulé à Benghazi en Septembre 2012. Inspiré d'une histoire vraie, il suivra donc tout les poncifs de ce genre de scénario, commençant quelques jours avant les événements principaux pour nous présenter les personnages et l'univers dans lequel ils évoluent. Les personnages sont très stéréotypés et leurs relations sont caricaturales, pour nous faire connecter avec eux le plus vite possible, le film use de beaucoup de clichés propre aux films de guerre qui tendent à rentre notre limiter notre intérêt pour eux. On reste assez en retrait émotionnellement pour véritablement se concentrer sur les faits et lorsqu'il tente de toucher la corde émotionnelle, le tout tombe dans le pathos. Les scènes avec la famille du héros sont mal écrites et vraiment agaçantes tombant souvent dans le ridicule. C'est vraiment l'univers et la manière dont l'ensemble s’enchaîne qui nous maintient en haleine, le film faisant le choix intelligent de ne pas trop en révéler aux spectateurs pour le maintenir dans le même état d'incertitude que les personnages. Qui sont les alliés ? Les ennemis ? Pourquoi tout cela arrive vraiment ? Jamais les tenants et aboutissants de ce chaos ne sera vraiment expliqué ou alors de manière éclipsée et discrète au détour d'une phrase. Le récit à le bon goût de ne pas tomber dans le manichéisme, même si l'on suit le point de vue des américains, il ne va pas jusqu'à tomber dans le patriotisme qui aurait pu être de rigueur, ne diabolisant pas les assaillants et ne présentant pas le système américain comme une chose clean et sans faille.
    Les protagonistes étant des mercenaires et non pas des soldats de l'armée américaine, ils font office d'outsiders. Devant faire le sale boulot sans être pleinement soutenu en étant même globalement méprisé par leurs supérieurs. Ici on nous montre l'histoire d'hommes abandonné par leur hiérarchie au sein d'une situation impossible. On se retrouve donc face à une certaine critique de l'impérialisme américain, qui veut se mêler de tout - même de ce qui ne le regarde pas - dans le plus grand des secrets, fait preuve de condescendance mais fini par détourner le regard quand la situation lui échappe, laissant seuls leurs hommes en première ligne. Il se montre assez ironique dans son rapport avec les symboles américains, les moquant sans détour même si sur ce point il aurait mérité plus de mesure et de subtilité. Le propos est bien trop lourd et manque de nuances, car même si il est très satirique sur l’Amérique, il reste très grandiloquent dans sa tendresse envers le soldat, ici peu importe son origine et son pays. Après on reste dans quelque chose d'assez classique en terme de récit, mais c'est un film plus réfléchi que la moyenne du genre arrivant même à traité le trouble du soldat qui se bat pour une cause qui le dépasse, quitte à délaisser sa famille, avec justesse et donne une dimension beaucoup plus mélancolique et noble à ceux qui sont généralement considéré comme les ennemis. La fin se permet même de montrer les répercussions sur eux et leurs familles de manière sensible et bien amené.
    Le casting est ici impeccable. Majoritairement composé d'acteurs de second plans, plus habitués aux seconds rôles et aux séries télés mais qui n'en sont pas moins talentueux que les grandes stars. On retient surtout James Badge Dale dans cette optique, étant un second rôle de plus en plus présent et qui hérite ici du personnage le plus marquant du film, celui du chef d'équipe. Il brille par son charisme et la justesse de son jeu. John Krasinski est lui aussi très convaincant dans le premier rôle, livrant une prestation toute en retenue et en émotions refoulés. Les autres acteurs seront surtout connus pour les fan de séries TV mais se montre tous très bon dans leurs rôles, même si ce ne sont pas forcément de grosses performances, ils font le job à la perfection.
    Pour ce qui est de la réalisation, Michael Bay n'a plus à prouver qu'il est un faiseur d'image hors pair. Il s'offre une photographie stylisée qui imprègne la rétine, surtout lors de somptueux passages de nuit et est soutenu par un montage nerveux, parfois déstabilisant dans la première moitié du film qui se montre chaotique appuyant la perte des repères du personnage, mais qui est admirable dans sa façon de s'harmoniser dans sa deuxième partie, donnant un rendu plus clair malgré la brutalité des combats et la densité des personnages présents à l'écran. On regrettera juste une musique de Lorne Balfe peu inspirée et carrément pompeuse lors des moments plus intimistes. La mise en scène de Bay reste totalement dans ses obsessions, on retrouve sa fascination pour le culte du corps déjà présent dans Pain & Gain. Que ce soit le corps bodybuildé de ses personnages ou le corps armée d'une bande d'individu qui prennent d'assaut une place, faisant corps comme un seul homme. Il filme ça de manière presque religieuse et galvanisante, notamment lorsqu'il offre de superbes travellings avant lors de courses effréné magnifiant l'effet de masse. Il retrouve aussi certains plans de ses anciens films, notamment un issu de Pearl Harbor qu'il retravaille avec habilité. Il cherche à représenter la fatalisme d'une situation, cherchant à y remonter à la source pour définir une trajectoire inévitable. C'est ce qui défini aussi sa passion pour la chaîne de commandement, étudiant et montrant d'où part un ordre et où il abouti pour en voir l'origine mais surtout les conséquences, chose très présente dans ses Transformers. Il s'impose vraiment, pour ceux qui en doute encore, comme un auteur visuel qui possède son propre langage de cinéma. Il filme comme personne le réalisme de l'affrontement, la tension que celui-ci entraîne et la manière dont il dépasse les protagonistes. Ayant toujours son amour des belles explosions, il s'en donne à cœur joie dans des scènes d'actions dantesques et rarement vu dans le genre prouvant qu'on peut encore faire dans l'inédit à partir d'une mise en scène en constante évolution et vraiment inventive dans sa manière de se confronter à la guerre. Il va même jusqu'à avoir une approche abstraite du conflit et de la violence qu'il entraîne, plongeant dans des phases plus mélancoliques ou allant même jusqu'à pousser son film vers le cinéma d'horreur. Il le fait sans subtilité mais en retire trois séquences formidables - les meilleures du film - avec un assaut dans une zone appelé Zombieland, tout un passage dans une maison en flammes et une scène sidérante par sa brutalité où après le combat il est temps de compter les morts et soigner les blessés.
    En conclusion 13 Hours: The Secret Soldiers of Benghazi est un bon film. Même si on lui reprochera un côté bien trop pompeux et empli de pathos ainsi qu'une absence gênante de subtilité, il faut aussi reconnaître qu'il se montre bien plus réfléchi que la moyenne sur le conflit qu'il retranscrit et sur l'aspect factice des symboles américains. Ici les vrais héros sont ceux contraints de se battre pour des bureaucrates lâches et méprisants, et peu importe le camp ou les raisons de se battre c'est le soldat qui est noble pas sa cause, ni son pays. Même si le message est simpliste, il évite au moins de tomber dans le patriotisme ou le manichéisme, présentant les "ennemis" non pas comme une menace diabolique mais comme un corps uni et désincarné qui se bat pour ce qu'il croit être juste. Un traitement qui est aussi appliqué aux "alliés". Michael Bay arrive donc à ne pas se renier tout en parvenant à gagner en maturité et en recul sur son propre cinéma. Faisant des films plus aérés et moins indigent étant plus dans un classicisme noble que l'hystérie incontrôlé de ses débuts. Il fait des œuvres plus aboutis visuellement, mieux rythmées et moins bourratives même si ici on aurait quand même pu se passer de 20 min de film, le tout étant un peu long. Il signe donc avec 13 Hours, un des meilleurs film de sa carrière, moins fulgurant qu'un Pain & Gain mais bien plus mature et maîtrisé que ses anciens films.
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