Derniers Avis : Don't Breathe - La maison des ténèbres - Page 30
Don't Breathe - La maison des ténèbres
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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 octobre 2016
Un véritable marathon émotionnel vous attend devant ce film. Le temps est comme suspendu, on stresse, on attend, on panique, on sursaute, on est soulagé, puis la tension reprend de plus belle... Quand on croit que c'est fini, c'est reparti. Un VRAI thriller, et pour moi l'un des meilleurs huis clos que j'ai pu voir ! On ne s'attend jamais à ce qu'il va se passer, les surprises s'enchaînent et c'est un régal. Les sons sont géniaux et viennent soutenir l'ambiance déjà bien oppressante qui règne au sein de cette maison diaboliquement austère. Un film qui porte donc très bien son titre, à couper le souffle !
Revenir à l'angoisse pure et dure, celle qui oppresse vraiment, pas bourrée de fantômes partout où le surnaturel laisse trop souvent place a nos peurs les plus ancestrales. Cela faisait assez longtemps que je n'avais pas vraiment eu peur au cinéma et certains films m'ont vraiment déçu la dessus (The Conjuring et The Witch pour ne citez qu'eux).
Trois jeunes ados en manque de sensations fortes décident de faire un dernier "coup" en allant braquer la maison d'un vétéran de guerre qui a perdu sa fille, et qui possède un gros butin chez lui. Mais ce n'est qu'une fois à l'intérieur qu'ils s'aperçoivent que leur hôte est en réalité aveugle...ils pensent donc que leur mission sera simple et facile...grave erreur, elle deviendra leur pire cauchemar.
L'énorme point positif de ce film c'est son casting, enfin plutôt un acteur au casting, car quasiment tout repose sur lui, et au vue de sa musculature il y a de quoi faire, je veux bien sûr parler de Stephen Lang dans le rôle de l'aveugle (on ne connait pas son nom). Il est tout simplement exceptionnel. Personne n'oubliera son rôle du méchant Quaritch dans Avatar, je l'avais aussi bien aimé dans la seule saison de la série Terra Nova. Il n'est je pense jamais facile de jouer un tel rôle, les yeux ouverts et d'agir comme un aveugle qu'il n'est pas dans la vie, mais ici l'illusion est parfaite, ses gestes sont vraiment ceux d'un homme qui ne voit pas du tout, et cela renforce vraiment le sentiment de peur du film. Franchement je ne le voyais pas dans un tel rôle après avoir vu la bande annonce mais je me suis trompé, il est tout simplement énorme.
Ba franchement je n'attendais rien de ce film, et j'ai eu une bonne surprise. Mélange entre thriller et slasher, le tout est plutôt bien orchestré avec un maniement de l’environnement plutôt habile. Stephen Lang est bien flippant et à le mérite de ne pas être un bête méchant cliché. Quelques éléments sont parfois prévisibles mais d'autres sont plutôt bien trouvés. le tout donne une bonne atmosphère et on passe un bon moment dans une tension bien gérée. Bref mérite d'être vu.
le titre est trompeur : ne vous attendez pas à des possessions ou autres esprits maléfiques, ce film est un thriller haletant sur 3 amis cambrioleurs qui vont avoir la frayeur de la vie sur un de leur coup : cambrioler un aveugle vétéran de la guerre d'Irak ... tres bien rythmé et bien joué ce film est une vraie réussite!
Fort de la réussite plastique de sa refonte d'Evil Dead, Fede Alvarez revient sur les écrans avec un concept original : après le home invasion, le home exit, où de jeunes cambrioleurs victimes de la crise tentent de s'échapper de la demeure d'un non-voyant décidé à ne pas les laisser partir. Dans le royaume de l'aveugle, les sons sont rois : Don't Breathe nous invite dans un huis-clos radical où le moindre effet sonore à son importance, les règles de survie dédiées au silence. Dommage qu'Alvarez ne reste pas constamment fidèle à cette règle : l'un des scènes fortes du film par exemple, où les survivants se retrouvent dans le sous-sol plongé dans le noir, est envahie d'une musique assourdissante et inutile alors que la tension est à son comble. Qu'importe, les faux-pas sont rares au sein de cette exercice insoutenable à la mise en scène inventive de bout en bout : on notera un excellent plan-séquence transcendant le cadre-regard, où les voleurs découvrent la maison de l'antagoniste, la caméra volant de protagonistes en protagonistes, traversant les murs, se rapprochant des éléments qui seront vitaux dans la suite de l'histoire... Coupez votre souffle, ou quelqu'un vous entendra définitivement crier.
Il y a quelque chose de Carpenter dans l’ambiguïté développée des personnages et de la question du handicap torturé, sans parler de l'athéisme revendiqué, de L'Exorcisme dans ce jeu de lumière contrasté, la satire sociétale digne d'un Romero (le replis sur soi dans une ville en déclin, car le choix de Détroit n'est pas anodin et l'aliénation, l'aveuglement est un fléau à combattre surtout en période d'élections américaines face à Trump), de Jusqu'en enfer de Sam Raimi par le maquillage de l'aveugle sa démarche désincarné maladroite, de Dario Argento et sa sensibilité chromatique... Sans oublier de citer l'adaptation ciné de Kubrick, le chien diabolique Cujo par l'inconnu Lewis Teague en 1983 ! Mais savez-vous que les trois principales références d'Alvarez ont été Psycho d'Hitchcock, Bande à part de Godard et Panic Room de Fincher? Le premier pour la construction scénaristique en entonnoir qui déplace la première mort rapidement survenue vers une enquête intérieure et une lutte pour sa propre survie sous forme de thriller. Le deuxième pour la dynamique triangulaire des cambrioleurs. Et la troisième pour la réalisation en huis clos inversée (de l'intérieur vers l'extérieur et non l'inverse). Il est certain que Don't Breathe convainc par sa fraîcheur et ses différents niveaux de lecture élevant l'objet en une véritable création et rare est de constater que peu de réalisateurs dépassent les limites de ce qui se fait habituellement. Fede Alvarez et son acolyte Rodo Sayagues tenter d'émuler les plus grands et vraisemblablement, avec ses confrères Aja, Roth et le moins productif Laugier, une révolution est en marche. Citons les nouveaux noms David F. Sandberg et Andrés Muschietti (Mama en 2013 remarqué à Gerardmer). Il signera l'adaptation ciné de Ça en 2017 d'après Tommy Lee Wallace pour le petit écran avec Tim Curry... Et cela tombe bien, notre prochaine rétro sera dédiée à Stephen King !
Comme quoi Mr. Alvarez ne fait pas que des navets et celui-ci en est la preuve. Jeux d'acteurs convainquant, une bonne ambiance stressante avec des moments forts de contrebalance, prévisible ou non ils ont le mérite d'être présent, tellement jouissif!L'histoire et l'intrigue sont super intéressantes et rendent d'autant mieux à l'écran, c'est fluide et le message délivré est également bien transmit, un régal. Cependant ce film n'est pas un film d'horreur à proprement parlé, plutôt un gros thriller. Comme quoi toujours garder l'espoir envers un réalisateur même après un aussi médiocre evil dead. 4/5
Malgré une salle de cinéma désastreuse, j’ai quand même bien kiffé ce Don’t Breathe ce qui veut dire beaucoup sur ses qualités. Le pitch de départ est ingénieux, comme la plupart des films d’horreur en fait, sauf que le réalisateur Fede Alvarez et son équipe l’exploite parfaitement pour accoucher d’un jeu du chat et de la souris passionnant, prenant, parfois stressant, bourré de bonnes idées et de quelques jump scares efficaces. Un film du genre comme on les aime. Mention spécial à un Stephen Lang monstrueux en Blind Man.
Un excellent thriller et film d'épouvante qui tra ché avec les derniers films sortis. Une relai dation parfaitement réussie , un sentiment d'angoisse maîtrisé, bref à recommander !
Note : 16/20 Très bon thriller d'épouvante sous tension et sans temps mort avec une mise en scène soignée, un scénario simple mais efficace, une interprétation très convaincante, des frissons ... Vu en Replay le 15/04/2018 - Note : 17/20
Toute la promo autour de ce film, "le meilleur film d'horreur américain des 20 dernières années", le titre "La maison des ténèbres" ainsi que la bande-annonce sont extrêmement trompeur ! En effet, je m'attendais à un film d'horreur et selon moi, "Don't breathe" n'en est pas un. C'est un vrai thriller haletant au suspense minutieusement aiguisé ! Mais ne vous attendez pas à un film de genre car aucun esprit, ni monstres ni giclure de sang abondante ne viendront vous effrayer ! C'est du pure suspense dans un huis clos où les intrus deviennent les proies et où les victimes deviennent prédateur. Cela répond parfaitement à l'expression "L'homme est un loup pour l'homme". Très ingénieux, des mouvements de caméra d'une fluidité étonnante et une interprétation dans l'extrême tenue par des acteurs au taquet, "Don't breathe" est une histoire originale qui contourne les "déjà-vu" et les clichés maintenant presque habituels des films de cet acabit. Pour ma part, j'ai beaucoup pensé à "Panic Room" avec Jodie Foster qui relate d'événements similaires ou encore au vieux film "Cujo" pour certaines scènes. Ici, trois jeunes en quête d'un nouveau départ souhaitent braquer une maison en plein quartier déserté de Détroit où réside un vétéran aveugle qui aurait des milliers de dollars en sa possession. Seulement voilà, ce qu'ils pensaient être du gâteau se révèle être un vrai calvaire car cet ancien combattant, bien qu'handicapé, réserve bien des surprises... Le scénario est intéressant et subtil car il nous place, en tant que spectateur, en porte-à-faux, c'est-à-dire qu'il nous rend témoin d'un incident qui dégénère et s'embourbe dans l'irréparable. Comme si nous devions choisir notre camp. La tension est palpable en continu et le fait d'être dans un huis-clos nous place directement dans la situation. Les scènes où l'aveugle ne sent pas la présence des autres dans la même pièce sont à couper le souffle, au sens premier du terme. On s'attache facilement aux personnages des jeunes braqueurs, même si ils ont pris la pire décision de leur vie en faisant ce braquage, et les jumpscares sont d'autant plus efficaces grâce à cette proximité ! La scène dans la pénombre totale est très réussie et rappelle des moments d'angoisse profonde comme dans la scène du grenier dans "Rec" pour n'en citer qu'un. Le secret du propriétaire est inattendu et très bien amené, ramenant sur le tapis un fond psychologique angoissant et complexe. On retient la super prestation des acteurs dont le souffle nous tient en haleine tout du long. Mention spéciale à Stephen Lang qui, habitué aux rôles de méchants (souvenez-vous dans Avatar...), renferme toute l’ambiguïté troublante entre sa position de victime et ses sombres secrets. Un super film d'angoisse, donc, original et à l'esthétique sombre mais je le répète, ce n'est pas un film d'horreur. Il n'y a pas de fantastique ni de gore, tout se joue dans un rapport de force, incluant subtilement le spectateur dans ce jeu dangereux du chat et de la souris.