Un film très immersif et très cru, filmé caméra à l'épaule et nous infligeant constamment un sifflement dans les oreilles. La prison est un monde de bruits, sans pause et fatiguant pour le spectateur. Le film en fait en revanche parfaitement ressentir l'horreur, mais cette surabondance de bruits nous empêche d'être empathique. "John Shelby" est irréprochable.
Nouvelle variation sur le sujet populaire de la jeunesse rebelle emprisonnée tiré d'une histoire "vraie", dont l'exemple le plus célèbre reste "Midnight Express". Le réalisateur sait tenir tenir une caméra et réussit à entretenir une tension permanente dans l'enceinte des murs de cette prison thaïlandaise. Tout y est, la violence, les rivalités de clans, le racisme, la crasse, le sang, l'amour familial etc... Du neuf avec du vieux, avec en plus un acteur totalement investi. Il est excellent. Déjà vu donc, surtout ces dix dernières années, mais celui-ci est diablement efficace.
Si vous aimez la bagarre, vous en aurez plein la vue car l'authenticité de ces bonhommes transperce l'ecran. de la brutalité a l'état pur et sans arret (vive les plans séquences!) traduit parfaitement la tension constante du milieu carcéral. L'acteur est un diamant très brut qui mérite d'être mieux connu.
« Une Prière avant l’Aube » conte l’histoire vraie de Billy Moore, un jeune boxeur anglais, incarcéré dans une prison thaïlandaise pour détention de drogue. Dans cet enfer, il est rapidement confronté à la violence des gangs. C’est lorsque l’administration pénitentiaire l'autorise à participer à des tournois de Muay-Thai, la boxe thaïlandaise, qu’il peut espérer une chance de survivre. Déconseillé aux moins de seize ans, ce film est d’une violence considérable. Jean-Stéphane Sauvaire filme de longs plans, caméra à l’épaule, ce qui accentue l’ambiance oppressante et douloureuse de l’histoire. Comme si ce n’était pas suffisant, la virulence est scènes est encore plus agressive tant les personnages sont dénués de toute empathie. Sans temps mort, « Une Prière avant l’Aube » semble alors avoir perdu son message en route. Quant à nous, le sentiment de l’horreur nous hante encore. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Les films de prison donnent rarement envie d’y aller, celui ci inspiré d’une histoire vraie particulièrement pas tellement la prison thaïlandaise décrite ressemble à l’enfer sur terre. D’un point de vue cinématographique ça n’est pas aussi fort que ce qu’il raconte surtout que le film traîne beaucoup trop en longueur et aurait mérité quelques coupes de ci de la.
Une prière avant l'aube, est un bon film carcéral, dur, violent, réaliste, mais en aucun cas original. Les codes du genre sont tous là, bien place trop peut-être, et rien ne nous surprend.
J'ai trouvé ce film décevant: une sorte de Midnight Express version thaï mais qui n'est vraiment pas à la hauteur. Inspiré de faits réels, basés sur la vue de B. Moore, incarcéré en Thaïlande pour possession de drogue, l'histoire raconte la vie du jeune homme en prison, où se mêlent violence, et boxe. Le film n'enchaine pas plus de répliques de dialogues. Et ca lui dessert plutôt qu'autre chose. De plus le doublage semble de très mauvaise qualité. A noter que le montage lui-même semble mal agencé. C'est très moyen à mon goût.
Sans concession ce film assez étonnant sur l univers carcéral à l autre bout du monde . Bien sûr on pense à Midngiht Express mais à la fois le réalisateur a décidé de raconter son histoire comme si on était à la place de son personnage et ça change toutes les perceptions. Une expérience dure mais au final un film qui bouscule.
Un jeune boxeur brutal et héroïnomane est incarcéré au nord de la Thaïlande à cause de ses vices, et intègre un univers de sauvagerie inouïe entre clans barbares de prisonniers, gardiens violents, survies où absolument tout se joue et se trafique, viols, harcèlements, suicides, dysenterie et insoutenables séjours en cachot. Biopic inspiré de la véritable histoire de Billy Moore, qui intervient sur un caméo d’ailleurs, ces deux heures quasi-ininterrompues d’ultra-violence présentées sous de bien diverses formes et ambiances, pas seulement des gnons, racontent la stratégie de survie du prisonnier pour survivre. Intégrer le groupe des boxeurs thaïs au traitement relativement privilégier pour autant que les victoires s’en ressentent sur le blason de la prison, tenter de se sevrer d’un vice suicidaire dès l’instant où le désir de vivre devient prioritaire dans son inconscient malade, entretenir une lueur sentimentale par la présence d’une prisonnière de la zone des femmes, et surtout canaliser au fil des souffrances toutes ses douleurs en rage, hargne et fureur, aspirent désormais notre héros vers le seul chemin possible. Outre l’aventure sportive, douloureuse et humaine de la veine d’un Midnight Express, ce film dur mais captivant instruit sur les particularités locales, les horreurs du milieu carcéral thaïlandais à la fin des 2000’s, et étonne par ses aspects tiers-mondistes, parfois tellement surréalistes et défaillants qu’on en reste pantois sans pouvoir imaginer que l’auteur ait pu les inventer.
L'enfer des prisons et de la boxe en Thaïlande. Hyperréaliste mais trop long, trop de boxe thaï et bande son pénible. Midnight Express tu n'étais rien. Ne donne pas envie de visiter le pays.
Après le très bon Johnny Mad Dog qui traite des enfants soldats en Afrique de manière ultra réaliste et brutale , le réalisateur Jean-Stéphane Sauvaire s'attaque de manière tout autant réaliste a l'enfer carcéral des Prisons Thailandaise , le tout sous forme de Biopic puisque le film retrace la condamnation pour usage de drogue du Boxer Anglais et auteur de sa propre histoire , Billy Moore. Que dire sur ce film.. Dans un premier temps que celui-ci se scinde en deux actes. La première partie reflétera la dure réalité des conditions extrêmes d'internement du 7ème pays au monde comptant le plus de prisonniers. Drogue, Viol, Corruption, Violences, Surpopulation des cellules, folie, Absence totale de confort.. Tout ces aspects sont parfaitement mis en avant à la première personne, le tout dans l'incompréhension la plus totale plongeant le spectateur au côté de Billy qui ne parle pas un mot de Thaïlandais. Puis vient la seconde partie, plus conventionnelle et posée , puisque celui-ci commence l'entrainement et la compétition , la méditation et ceux jusqu'à la rédemption. Peu d'enjeux sont alors mise en avant et la priorité du film se veut de mettre en exergue la détermination du jeune homme et l'univers empli de respect et de camaraderie qu'est la boxe. Cette seconde partie tranche totalement avec sa première puisqu'il s'agit de deux univers séparé, celui des prisonniers et celui des boxers. Ce film traite donc de son sujet de la manière la plus globale qu'il soit. L'histoire incroyable de cet homme ancien toxicoman et aujourd'hui reconnu mondialement pour sa capacité a avoir eu le respect de ses compagnons prisonniers spoiler: et ceux jusqu'à obtenir amnistie par le rois de Thaïlande.
Une prière avant l'aube n'est donc pas ce genre de film romancé qui se veut toucher le plus grand nombre et beaucoup de spectateur s’ennuieront purement et simplement , sans reconnaître ses qualités par manque d'analyse. Pour autant le cinéma c'est aussi ça, refléter la réalité de la manière la plus simple qu'il soit. Joe Cole est de loin l'acteur le plus impressionnant qu'il m'ait été donné de connaître cette année et mérite le respect pour , on le voit, avoir donner autant de sa personne pour incarner ce rôle. Bravo pour cette totale immersion . Et bravo a son réalisateur ;
Encore une claque visuelle qui nous transporte dans les geôles de Thaïlande où règne la violence, drogue....le tout dans une chaleur moite. Soit l'histoire vraie de Billy Moore addict à la drogue et boxeur. Bon nombre de dialogues non traduits renforçe la tension que dégage la vision de ce film. Saluons l'interprétation de Joe Cole, vu récemment dans Gangs of London, ange déchu dans cet univers poisseux et qui tente de survivre jusqu'à ce combat final... Inutile d'en dire plus...film puissant qui nous prend aux tripes.