Annihilation
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 août 2018
D'après avoir lu que le film est une allégorie de la dépression et n'a finalement rien avoir avec des extraterrestre je l'apprécie un peu plus mais pas non plus un chef d'œuvre.
L'Otaku Sensei
L'Otaku Sensei

349 abonnés 226 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2018
Alex, Alex, Alex ^^....décidément, je suis un mec qui a le chic pour partir du mauvais pied avec la filmographie de réalisateurs pourtant acclamés par la critique ! Pour la 3ème fois ça me fais le coup. D'abord Del Toro avec qui j'ai pris un mauvais départ en voyant trop jeune le macabre conte horrifique espagnol "Le Labyrinthe de Pan" (2006)....avant de d'être soufflé par son "Pacific Rim" et "La Forme de l'Eau", puis il y a eu Nicholas Winding Refn avec qui ça a très mal commencé entre nous à cause de son "Drive" (2011)...avant que je me réconcilie totalement avec lui après ma découverte de l'éblouissant diamant esthétique wtf "The Neon Demon" (2016), et maintenant Alex Garland.
Alex Garland est un réalisateur Britannique novice encore débutant, romancier de formation, qui avait pourtant bien attiré l'attention en juin 2015 avec le succès critique de son second film "Ex-Machina"...qui s'était même vu récompenser par la suite par l'Oscar des meilleurs effets visuels à la 88ème cérémonie des Oscars en 2016. En bon romancier et intellectuel qu'il est, Garland avait démontré à travers "Ex-Machina" qu'il était un bon élève et connaissait sur le bout des doigts ses classiques; hélas, "Ex-Machina" fut pour moi une bien amère déception, à défaut de connaître de fond en comble les Nouvelles littéraires sur l'A.I d'Asimov sur le Cycle des Robots, les 3 lois ect, Sir Alex se contenta de rabibocher sommairement-scolairement l'exosquelette d' "I Robot" de Proyas (2004) en noyant toute réflexivité prétendu dans des dialogues ivres morts entre Oscar Isaac et Domhnall Gleeson qui pendant 1h50, passèrent leur temps à s'enfiler des bières.
A partir de là, dur pour moi d'avoir envie de retrouver ce réalisateur qui m'avais tant gonflé avec son film Asimovien pseudo intellectuel ! ^^
Ce n'est donc pas de gaieté de coeur que je me suis lancé dans "Annihilation", néanmoins, poussé par les bons retours (et par le synopsis vite fait), je me suis lancé dans le visionnage du nouveau film d'Alex.
Bon, "Annihilation", troisième film d'Alex Garland après "Buck Murphy" (2002) et "Ex-Machina", dont il est également réalisateur (le gars a aussi une petite carrière de scénariste, notamment sur "28 Jours plus tard" de Danny Boyle en 2002 et "Sunshine" en 2007), adapté du roman éponyme de Jeff VanderMeer, nous raconte l'histoire de Lena, une biologiste et ancienne militaire. Lorsque son mari (également militaire) revient d'une mission commando sans le moindre souvenir, Lena le conduit alors à l'hôpital lorsque ces derniers sont interceptés par les autorités et endormis. Lena reprend ses esprits aux côtés d'une psychologue dans un étrange centre, a proximité d'un immense champ de force aux couleurs gondolantes. La jeune biologiste se voit alors conviée à participer à une mission commando en compagnie d'autres femmes, visant à pénétrer et l'intérieur du champ de force et à l'explorer afin de découvrir la source du phénomène inconnu. Cependant, il semble qu'il s'agisse de l'endroit ou son mari est allé....est et revenu sans le moindre souvenir de ce qu'il a vu ^^.
Que vont-elles découvrir à l'intérieur de la bulle ? Quel est l'origine, la raison de ce phénomène ? Un tel phénomène est il seulement explicable par la science ?? Lena et les autres n'en sortiront pas indemnes.
Voilà pour le pitch global.
Verdict : Alors là...........Garland m'a complètement pris par surprise ! BAM ! Bonne grosse mandale qui réveille sur la joue !
Je m'attendais vraiment pas à ça, je ne l'avais vraiment pas vu venir, même de loin !! Pfffiouuu, oh là là, quel film incroyable !! Et moi qui pensait que les films Netflix n'étaient pour la plupart que des série B sans moyens, dignes de téléfilms M6, là je viens d'avoir la preuve on ne peu plus clair que non. Ca va être compliqué mais compliqué de parler d' "Annihilation" clairement et synthétiquement sans s'égarer tant le film tant le fond, la forme, la réflexivité, les thématiques sont d'une profondeur intellectuelle abyssale !! "Annihilation" est un véritable casse tête, une énigme en soit, un rubix cube qu'on tourne et qu'on retourne tant il est flexible et insaisissable et tant la puissance qui le traverse est transcendante...atteignant presque le métaphysique !!
"Annihilation" est un pur OVNI dans le cinéma de Science Fiction, un film savant non identifiable, plein de mystères, indécis à la croisée des genres de cinéma. Entre Science Fiction, Thriller, Aventure, Epouvaante-Horreur, le film est une véritable anguille, maline et intelligente, qui ne se laisse jamais prendre dans les mailles du filet, une peinture abstraite.
Ce film est quasiment, au delà de la métaphore, un être vivant composé de noyau, de cellules, de tissus, de membranes suivant un métabolisme naturel.
L'histoire, le scénario est un noyau autour duquel les genres gravitent; SF, Horreur....tous sont des cellules obtenues de la division d'une seule et même cellule oeuf à la base de tout. La Science Fiction, le savoir Asimovien du romancier-réalisateur est la cellule mère qui féconde autour du film les autres cellules-genres. Le film n'a pas d'identité pointée, définitive nan, il est en gravitation continue, un organisme filmique en mutation constante, jamais cloîtré dans un genre près-établi, jamais coincé par les barrière d'une convention oppressante quelconque, le film n'a pas de "sexe", il se travestit et embobine, nous met à l'épreuve visuellement et émotionnellement !
Le scénario d' "Annihilation" est absolument imprévisible, à l'image du champ de force appelé phénomène de "Miroitement" dans le film, toute prévisibilité apparente n'est que mirage et s'efface bien vite. Le spectateur n'est plus sûr de rien, plus sûr de ce qu'il regarde au bout de 15 petites minutes ^^; sa profondeur se trouve dans sa plus grande simplicité et il ne faut pas se fier aux apparences.
Intriguant, fascinant, beau et onirique d'un côté...et pourtant sur l'autre facette de la même pièce: macabre, flippant, dérangeant, pendant 1h55, Alex Garland nous balade d'émotion en émotion et a un talent pour nous faire passer a l'émotion contradictoire de manière brutale sans avertissement.
Presque semblable à un conte par moment, mister Alex laisse libre cours à ses influences. On ressent une ressemblance scénaristique avec "Alice au Pays des Merveilles" de Lewis Carol (tiens tiens, un roman anglais ^^) dans la dimension psychologique. On le comprend bien vite, Garland nous met au parfum a travers les dialogues et les mystères entourant le miroitement, tout le film s'articule autour d'une dimension et d'une réflexion psychologique ! spoiler: Au cinéma, on dit souvent que l'environnement caractérise les personnages, eh bien ici c'est tout à fait le cas. L'environnement sauvage et indompté qu'est la jungle à l'intérieur de l'immense champ de force circulaire représente/traduit concrètement à l'écran l'esprit des personnages. L'intérieur du miroitement EST l'intériorité des personnages, leur esprit dans lequel les héroïnes se perdent. Tout comme la petite Alice qui se perd dans les limbes de son esprit dans le roman de Carol, les héroïnes sont toutes des Alice en train de se perdre dans leur propre cauchemar; la jungle, les marécages, le sanglier zombie, caractérise l'errance des personnages sombrant dans la folie et le désespoir, une transposition concrète de leur état psychologique à travers l'environnement. On le comprend très bien car à vu d'oeil, cette immense bulle bleu-pourpre-mauve a tout d'irréel, d'anti-naturel.
Une dimension psychologique complètement appuyée par les couleurs majoritairement froides, le bleu comme étant symbolique de rêve et de spiritualité, le vert qui au théâtre est une couleur associée aux superstition, le violet, couleur associée à la psychologie et à la mémoire. Toutes ces couleurs colorient cette toile filmique abstraite, cette "peinture de l'Esprit".
On a ici une fusion entre la SF dépressive/pessimiste de Stanley Kubrick et le Fantastique onirique expressionniste de Tim Burton ! Une chimère, un croisement entre "Big Fish" (2003) et "2001: l'Odyssée de l'Espace" (1968). On ressent aussi une influence marquée dans le registre Science Fiction des Scott/Spielberg/Nolan/Villneuve,
"Alien: le huitième passager" (1979), "Rencontre du Troisième type" (1977), "E.T" (1982), "Interstellar" (2014), "Premier Contact" (2016). Par dessus le marché, (comme si les influences n'étaient pas assez nombreuses déjà), Garland munit son récit d'une esthétique partageant quelques traits standards avec l'ADN des jeux vidéo ("Tomb Raider", "Uncharted", ou les jeux FPS). Là encore c'est tout sauf un hasard puisque Alex Garland a été....développeur de jeux vidéo (le CV de ce mec c'est du jamais vu o_O ^^). spoiler: En fait, je ne crois pas extrapoler en insinuant que le champ de force "Miroitement" du film est non seulement une matérialisation de l'esprit, la folie des protagonistes féminins du commando....mais en plus, en poursuivant dans ce sens, on pourrait même tenter de supposer....une transposition de l'esprit même du réalisateur !! (C'est compliqué et je vous comprends, je vais essayer d'être le plus clair possible ^^) Au cinéma, la question du point de vue est à ne jamais perdre de vue; dans un film on a le point de vue: du personnage, du spectateur et du réalisateur. Ici, nous observons dans la fiction l'esprit des personnages, mais le réalisateur porte lui aussi un point de vue sur l'état psychologique (supposé matériel ici ^^). Ainsi se tisse un vecteur entre les points de vue et à travers le point de vue du réalisateur sur ses personnages, on peut émettre l'hypothèse qu'on se trouve étroitement...dans l'esprit du réalisateur, dans son esprit ou toutes les références de tous les genres se mélanges dans un chaos ordonné !! Nous sommes dans la tête d'Alex Garland en étant dans la tête des personnages, tout est lié !

Comme dirait le philosophe Français Gilles Deleuze (1925-1995) dans ses textes sur l'Art, le but de l'Art et de structurer et de donner à voir le chaos (ce qui n'a pas de forme défini), "Annihilation" c'est totalement ça, le film est un magnifique chaos d'idées, une réflexion sur la psychologie, l'Esprit, l'Art et le Cinéma, tout ça à l'extrême ! Ici, la réflexion ultime du film s'articule entre une comparaison métaphorique continue entre spoiler: la Folie/L'Esprit et le Cinéma. Garland est ici un véritable visionnaire qui vient juste de prendre une grosse longueur d'avance sur ses maîtres. Le cinéma peut il/est il le reflet, l'incarnation de la folie de l'esprit humain ? Ou bien la Folie est elle du Cinéma ? La comparaison avec le cinéma a tout lieu d'être puisque à la fin du film, Lena trouve une caméra dans le phare, de plus, le fait que le phénomène inexpliqué s'appel le "miroitement" n'est pas anodin puisque l'écran de cinéma a toujours été théorisé comme étant un miroir de la vie, un miroir de l'imagination et de l'esprit. Edgar Morin (1921-), dans son texte "Le Cinéma ou l'Homme imaginaire" (1956), avait théorisé l'hypothèse que si le cinéma est à l'image de notre psychisme, alors notre psychisme est à l'image du Cinéma.
Le film a également une époustouflante dimension de réflexion métaphysique et dont la fin du film est encore plus énigmatique que celle de "Blade Runner" de Ridley Scott.
spoiler: Lorsque dans le phare, Lena assiste à la naissance cellulaire de l'extraterrestre métallique sans visage. Sans doute une des plus belles et des plus profondes scènes qu'on ait vu dans un film de SF depuis fort longtemps. Ici, Garland va même jusqu'à matérialiser le métaphysique à travers cet être sans agressivité imitant les faits et gestes de Lena. Il est question de mettre l'homme au centre de thématiques métaphysique, d'interroger le rapport entre l'Homme et le Divin, entre la Science et le Divin, une bataille du spirituelle contre le rationnel au centre de la thématique d'une cellule unique à la source de tout. Le phare dans "Annihilation" serait en quelque sorte l'inconscient à l'intérieur de la sphère paranormal qui serait l'esprit. Garland laisse entendre que le fruit de la connaissance est dans l'inconscient, qu'accéder à l'inconscient serait de l'ordre du Pêché (pêché évoqué plus tôt déjà dans la séquence de l'enregistrement ou le soldat s'ouvre le ventre et découvre qu'il a un serpent à la place des entrailles).

Niveau jeu d'acteur, Nathalie Portman ("Star Wars" I,II, III, "Léon", "Black Swan", "Jackie") livre une performance tout à fait juste, bonne perf également de la part de Tessa Thompson, l'actrice de "Creed" (2016) et "Thror Ragnarok" (2017) continue d'améliorer ses talents en diversifiant ses registres dans différents types de prod auxquelles elle prouve qu'elle sait tout à fait s'adaptée.
Bon, je pense en avoir laaaaaargement dit assez, en conclusion, "Annihilation" est une immense surprise, un véritable coup de génie inattendu qui m'a complètement assommé et retourné les tripes, un chef d'oeuvre unicellulaire !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 août 2018
OVNI cinématographique quant à l'univers du film et aux créatures mutantes,mais on se laisse toutefois porter par le suspense présent tout le long jusqu'au dénouement final.
À voir, attention toutefois certaines images peuvent choquer les plus jeunes.
artemus4
artemus4

10 abonnés 97 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 août 2018
Encore une fois, Garland n'est décidément pas un cinéaste. Il multiplie comme toujours les plans visuellement beaux mais vides de sens. Aucun cadrage ne semble avoir été pensé pour apporter quelque chose au film. Portman est impeccable, le film se laisse voir, mais son auteur n'a ni le propos intelligent de Kubrick (même s'il en a l'air persuadé) ni de sens artistique suffisamment développé pour intéresser au-delà d'une simple et jolie série B... ... ce qui n'était clairement pas le but de son auteur.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 août 2018
Médiocre. 2 heures de tuées. Histoire tordue et sans queue ni tête. La bande annonce laissait entendre un film intéressant.
merthelence .
merthelence .

14 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2018
Ce film ... Est chelou. Au début on part sur un film classique d'une sorte d'invasion ou contamination aliène. Puis très vite on tombe sur des différences très spéciales (Mention spécial aux entrailles ... Ceux qui auront vu comprendront). Ensuite on a le moment explication du pourquoi ... Où on commence à avoir bobo à la tête. Et finalement le final, le phare où on ne sait pas si on doit se faire dessus ou être émerveiller.
Bon globalement pour le scénario, autant la première partie (grosso modo tout avant les "ents", ce qui verront comprendront) je ne suis globalement pas un fan. C'est mou et la seule chose qui nous maintient éveillé c'est le décors et la mise en scène. Mais après, je sait pas pourquoi alors que je n'aime pas du tout les trucs assez psychédéliques, je trouve ça assez fascinant. D'ailleurs la scène du phare, même un joint doit pas faire mieux.
Parce que parlons en. Que ce soit effets, idées de mises en scène, ... C'est un super bon travail. J'ai rarement vu ça, et rien que pour ça ce film mérite d'être vu.
Question acteurs ... Bon c'est la faiblesse du film. Pourquoi prendre Portman pour un tel rôle ? Elle ne savait pas jouer d'émotion dans Star wars, et bien c'est toujours le cas. Pour le reste, c'est pas mauvais mais rien de transcendant non plus. Allez mention spécial à Oscar Isaac, qui arrive a avoir autant d’émotion de Portman (Faudrait presque un Oscar à ce niveau là).
Mais LA faiblesse du film c'est les facilités du scénario, concernant les choses simples. Une équipe composée uniquement de femmes, pourquoi ? Uniquement de suicidaire, pourquoi ? Pourquoi entrer dans la zone depuis la terre ferme ? Pour faire le base du scénario.
Bref petite surprise intéressante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juillet 2018
Très bon film ! Portman est superbe. Une histoire bien ficelée..un scénario assez original ça change !! Une suite serait la bienvenue.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 juillet 2018
Trop long, pas assez d'action, 2 étoiles uniquement pour la beauté du film, les couleurs et ses grafismes
stallonefan62

378 abonnés 2 957 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 juillet 2018
Je n'ai rien compris à l'histoire et à aucun moment j'ai été captivé par celle ci, dommage je m'attendais à autre chose ...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 juillet 2018
Tarkovski chez les scouts. Set de protagonistes génériques, manque cruel de créativité. Le jeu des acteurs sauve les meubles?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 juillet 2018
Très belle réalisation, l'atmosphère est prenante, malgré une certaine lenteur.
C'est un film qui invite le spectateur à chercher ses propres déductions. Pour le spectateur lambda qui vient regarder un blockbuster avec des explosions pendant 1h30, c'est le coup fatal.
A la fin, j'ai supposé que le couple représentait Adam et Eve, sous une nouvelle forme de vie.
Chacun peut interpréter ce film, c'est ce que je trouve intéressant.
marie
marie

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2018
Magnifique film
C’est vrai qu’il est long et assez complexe, et la fin nous laisse avec beaucoup d’interrogations....
Mais cela vaut le coup....une vrai pépite!
Rodolphe V
Rodolphe V

5 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2018
Annihilation était l’une de mes attentes principales de cette année et ce fut une joie de le voir apparaître sur Netflix, même si cela est un peu cruel qu’il n’est pas eu droit à sa sortie en salle.
Le délire de ce film est tout de même pas mal dérangé et c’est une chose auquel il faudra se préparer pour ne pas être trop surpris par sa fin. Clairement Annihilation est un délire très bien imaginé et cette histoire de Miroitement m’a beaucoup plus. Ainsi toute la partie survival est intense et sympa, ce qui m’a permis de bien rentrer dans l’oeuvre.
La principale qualité de ce long métrage est son visuel. C’est incroyable a quel point les effets spéciaux ont été travaillé, et rien que la lueur du miroitement est sublime. Que ce soit les arbres en forme d’humain, les décors à la fois beau et sanglant, tout est subtile et super agréable à l’oeil. Rajoutez à cela quelques plan super classe et vous avez un cocktail de très bonne qualité.
Les actrices ne joue pas leur meilleur jeux mais font le travail, en revanche leurs personnages manque pas mal de développement. C’est seulement par l’intermediaire de quelques phrases par ci par là que l’on aura quelques informations sur chacun des membres du commando. Et du coup cela ne joue pas en faveur de ce que je vais évoqué ensuite.
Je vais donc en venir à ce qui m’a déçu dans ce film, et qui m’empeche de lui donner une meilleure note. C’est finalement tout le côté métaphorique qui ne m’à pas touché et je crois qu’au final je suis passé complètement à côté. Autant je trouve la fin jolie malgré son côté What The Fuck, autant tout les éléments sur lequel l’oeuvre veut nous faire réfléchir me paraisse un peu forcé. J’ai réperé et eu pas mal d’espoir quand des phrases très philosophiques ont été prononcées, tel que celle sur l’auto destruction. Mais malheureusement, en essayant de jouer sur ce tableau et d’etre plus profond qu’un simple survival, Annihilation s’emmêle un peu les pinceaux et à mes yeux n’arrive pas à traiter efficacement ces métaphores.
Évidemment cela est purement subjectif et je vous invite à vous faire votre propre avis, car le film en lui même, si on enlève les métaphores, est un très bon survival.
Mattias A.
Mattias A.

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2018
Tout d'abord, le film est visuellement beau. Il y a des scènes très réussies, assez spectaculaires spoiler: ( le soldat éparpillé sur le mur en mode fleur, l'ours qui crie comme la femme morte...)
. Honnêtement le film m'a tenu en haleine tout le long, suivre ces scientifiques dans l'inconnue me donnait toujours envie de voir la suite, les nouveautés de l'environnement, savoir pourquoi, avoir une explication.

Seulement voilà, on arrive à la fin et il n'y a aucune explication. C'est pour moi une preuve de lâcheté scénaristique, de facilité qui discrédite le film. Le film avait tout pour être bien, seulement voilà, il est trop "incroyable" et donc ce qui se passe est inexplicable. Donc on ne l'explique pas et on s'arrête là. C'est comme si on organisait un mariage parfait, où la description fait saliver tout le monde, et au moment où on souhaite en connaitre le prix la personne dit "je sais pas comment le financer mais avouez c'est stylé hein?" Non.

Ensuite vient les incohérences. Ce sont des scientifiques. Elles ne savent pas ce qu'il y a dans cette bulle, seulement que c'est dangereux. Du coup que font-elles ? Elles y vont sans combinaison, sans gant, sans masque. Rien. Pas très scientifique hein? Plongées dans un environnement inconnu et hostile avec un tee-shirt. Ensuite, pourquoi ne pas être resté à l'entrée de la bulle ? Histoire de comprendre l'environnement tout en étant à deux pas de la sortie? Pourquoi ne pas avoir de corde reliée à la sortie? Pourquoi ne pas faire de marques sur leur passage, tenir un carnet de bord où quelque chose comme ça? La destination est un phare, pourquoi ne pas prendre un bateau? C'est quand même bien plus sûr que de se balader dans une forêt marécageuse.

Bref, l'idée est intéressante, le visuel est sympa, mais c'est tout.
Jonathan P
Jonathan P

74 abonnés 395 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2018
Le phare n'éclaire pas assez un film qui tente de s'émanciper dans sa dernière partie. On évite cependant l'autodestruction grotesque. Boulevardducinema.com
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