Annihilation
Note moyenne
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511 critiques spectateurs

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Basile D hauthuille
Basile D hauthuille

45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2026
Franchement, très bon film. Le scénario est hyper intriguant et te pousse à te poser plein de questions tout le long. C’est le genre de film qui te fait réfléchir même après l’avoir fini. Natalie Portman est excellente et porte vraiment le film. Même si certains effets spéciaux ne sont pas toujours incroyables et que quelques détails peuvent sembler un peu bizarres, ça ajoute aussi au côté étrange et malaisant du film. Je recommande si vous aimez les films qui sortent un peu de l’ordinaire !
cedric L.
cedric L.

19 abonnés 41 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2026
J’ai rarement vu un film de science-fiction qui me touche autant humainement que Annihilation. Derrière son esthétique hypnotique et son ambiance presque irréelle, le film parle surtout de ce qu’une épreuve destructrice peut faire à un être humain.

Pour moi, le Shimmer représente parfaitement ces périodes de vie où l’on se perd totalement : une addiction, une maladie grave, une dépression, une faute qu’on regrette profondément… On entre dans quelque chose qui nous transforme mentalement et physiquement, au point de ne plus reconnaître celui qu’on était avant.

J’ai adoré la façon dont le film montre que l’autodestruction ne vient pas forcément d’un désir de mourir, mais parfois simplement d’une souffrance qu’on n’arrive plus à contrôler. Chaque personnage semble déjà brisé avant même d’entrer dans la zone. Le Shimmer ne fait qu’amplifier ce qu’ils portent déjà en eux.

Et pourtant, le film n’est pas seulement pessimiste. C’est ce que j’ai trouvé magnifique. Il montre aussi qu’on peut affronter ses démons, traverser l’épreuve, et revenir changé. Pas “réparé” comme avant, mais transformé. Plus tout à fait la même personne, mais peut-être plus consciente d’elle-même.

spoiler: La dernière scène entre Lena et Kane m’a énormément marqué pour ça. On sent qu’ils ne sont plus exactement ceux qu’ils étaient, mais qu’ils ont traversé quelque chose qui les dépasse complètement. Comme si l’ancien soi avait été annihilé pour laisser place à une nouvelle version d’eux-mêmes.


Un film fascinant, troublant, intelligent, qui me hante encore longtemps après le générique.
Michel T Dubois
Michel T Dubois

3 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
J'ai assez bien aimé ce film. Il est intriguant dès le début et se place sur une vision exogène de vies extraterrestres loin des monstres à longues dents ou de reptiles en armures. Il emporte dans un monde où les bases chimiques de la vie sur Terre sont bouleversées et même les phénomènes physiques perturbés. spoiler: Un monde qui s'étend kilomètre par kilomètre et menace de modifier notre monde
. Au-delà, on est toutefois décontenancé par le manque de professionnalisme des 5 missionnaires envoyées explorer la région étrangement luminescente, leur fragilité et la tension qui naît entre elles là où la solidarité aurait du les rapprocher. C'est peut-être là que se situe la clef de cette fiction ? les drames de leur vécu spoiler: (drogue, maladie, solitude)
seraient sublimés par leur mission ?
Jeremy Mamou-cesari
Jeremy Mamou-cesari

4 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2026
Annihilation est bien plus qu’un film de science-fiction ; c’est une expérience visuelle et biologique sur la fin de l’identité humaine. Là où beaucoup n'ont vu qu'une intrigue complexe, se cache une mise en scène d'une précision chirurgicale.
Le génie du détail : Tout passe par les symboles. Le contraste entre le jus d'orange (le trouble des secrets humains) et l'eau (la clarté alien) annonce déjà la transformation. Le film nous montre une entité qui ne détruit pas, mais qui réorganise le chaos : les squelettes alignés par couleurs de t-shirts ou les arbres de verre ne sont pas là par hasard, ils représentent une systématique extraterrestre qui classe et fragmente le vivant.
La fusion génétique (SPOILERS) :
Ma théorie est que le clone de Kane était instable (il saignait) car il manquait de diversité génétique, comme une forme de "consanguinité cosmique". En absorbant le sang de Lena, l'orbe a enfin obtenu le code nécessaire pour stabiliser l'espèce. Le combat final dans le phare n'est pas une lutte, mais un mimétisme pur : le clone ne remarque même pas Lena, il absorbe son intention d'autodestruction.
En donnant la grenade à son double, Lena utilise la nature même de l'alien pour brûler la source. Mais le plan final du verre d'eau, montrant sa main inversée par réfraction, confirme qu'elle n'est plus humaine. Elle est devenue la version stable et parfaite d'un nouveau monde. Un film immense, intelligent et visuellement époustouflant. Je recommande
Samuel Corneille
Samuel Corneille

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mai 2026
C'est assez ennuyeux. Natalie Portman joue très bien mais elle ne parvient pas à sauver un film à l'ambiance sourde, aux dialogues éthérés et son scénario lunaire sans explications. Les images sont bonnes ainsi que quelques scènes d'action mais c'est bien trop poussif dans l'ensemble. Trouvez un autre film.
Fenaillon66
Fenaillon66

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2026
Très bon film de SF pour moi !!! L'histoire est unique, un contact que l'on ne métrise pas et pour cause !!! Une chose qui vient de l'espace et qui ce propage petit à petit ... Très bon scénario et très bien joué !!! Avec Nope ces films redonnent un coup de fouet à la SF ...
Noah N
Noah N

33 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2026
S’il y a bien une qu’on ne peut pas reprocher, c’est sa démarcation et son originalité: impossible de le ranger dans une catégorie du genre « ça ressemble à tel film ». En plus de ça, il y a diverses lectures qui peut parler de sujets subtils et on a droit à plusieurs genres, chacun s’emboîtant correctement, sans en faire du surplus. Si la complexité et l’intellectuel peut paraître perturbant spoiler: (c’est ce que j’ai ressenti à la fin) et que la narration n’est pas linéaire
, je ne me suis jamais senti immergé dans des dialogues interminables et qui cherche le déjà-vu.
Je ne sais pas depuis combien de temps c’est arrivé, mais c’est très rare qu’on mette en avant un groupe de femmes (c’est pas trop tôt, on avance). Chacune a sa propre personnalité et complexité et évolue, spoiler: chacune à sa façon qu’elle soit brutale ou pas
. Natalie Portman en est bien sûr la tête d’affiche et je la trouve parfaitement crédible en femme seule et forte. Le reste des filles n’est pas en reste et est mémorable et je suis ravi que spoiler: Jennifer Jason Leigh ne soit pas une traîtresse
.
Alex Garland bénéficie d’une mise-en-scène lente et statique, mais qui fait naître la tension et dont l’attente est effrayante : spoiler: la scène de l’ours en est le meilleur exemple
. Et quand il nous fait plonger dans le Mirroitement, il nous immerge dans ce monde étrange en le mettant en avant. Pour finir, il emploie la narration visuelle : certains plans ont plusieurs sens et possèdent des sous-entendus et pas besoin de longs monologues qui expliquent. La direction artistique est impressionnante et les effets spéciaux donnant vie sont criants de vérité. La musique participe à ce côté dérangeant : on a droit à des partitions souvent désaccordées, des notes uniques dignes d’"Alien" et des morceaux de guitare relatant une certaine beauté comme dans "The Last of Us".

"Annihilation" est un petit bijou de SF tout simplement original et qui perturbe jusqu’au bout. S’il peut paraître très frustrant et effrayant, il nous impose son propre style et il est original. Le casting est impeccable et complexe, A. Garland s’est impliqué à fond et tout ce qui concerne la partie technique est une réussite. Le seul point que je trouve dommage, c’est que son exploitation a été tellement mal géré (sorti en salles dans 3 pays et sur Netflix pour le reste) car comme son casting féminin, il aurait pu apporter un vent neuf au cinéma.
ianb
ianb

58 abonnés 602 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
J'ai dû le revoir pour "comprendre", après 8 ans, j'avais dû zapper d'ennui ou je ne sais pas quoi à l'époque, surtout les 3 dernières secondes, qui m'aurait éviter de me demander quoi pourquoi qui, ...
Au final le film est vraiment pas mal et porte bien son nom.
AlexB
AlexB

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2025
Une inventivité folle, une mise en scène dingue et une histoire à tiroirs que chacun interprétera comme il veut
Eddy P
Eddy P

164 abonnés 344 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 octobre 2025
Je pense que d'avoir vu ce film en 2025 plutôt qu'à sa sortie m'a permis de comprendre combien les scénarios sur Netflix sont trop semblables. Vu une semaine après The Gorge, un mois après Animal Kingdom, six mois après Seed People. Sans spoiler, le thème est le même, en copier coller et la recette que certains trouvaient originale est trop réchauffée.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 septembre 2025
Un film de science-fiction complètement foireux du début à la fin. Outre de se montrer inutilement abscons « Annihilation » souffre en plus d’une réalisation catastrophique d’Alex Garland avec des décors criards jamais crédibles tout comme la distribution qui ne semble pas non plus avoir compris quoi que ce soit à ce récit méandreux profondément ennuyeux.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
Un très bon film de science-fiction réalisé par Alex Garland avec Natalie Portman et Oscar Isaac visuellement luxuriant.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 173 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2025
Annihilation fascine par son univers organique et changeant, où la nature mutée semble répondre à la destruction humaine. L’équipe entièrement féminine apporte un vent de fraîcheur au genre, et certaines séquences ( comme celle de la créature miroir)
sont de véritables moments de grâce visuelle et de contemplation. On apprécie aussi la dimension métaphorique sur l’identité, la transformation et la perte de repères, qui rappelle «The invasion of the body snatchers». Cependant, le rythme inégal et certaines zones d’ombre, d'incohérences, peuvent frustrer.
Taims
Taims

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 juillet 2025
Ça commence bien, c'est intriguant...puis après ça n'a plus aucun intérêt...très déçu par ce film qui semblait prometteur...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2025
Qui est le film ?
Après Ex Machina, Alex Garland poursuit avec Annihilation une exploration des frontières mouvantes entre l’humain et l’inhumain. Adapté librement d’un roman de Jeff VanderMeer, le film paraît en 2018, presque en contrebande : produit par Paramount, jugé trop étrange, il sort timidement en salles avant d’être propulsé sur Netflix. Cet accueil ambigu révèle beaucoup sur la nature du projet. Annihilation n’est pas un divertissement de science-fiction classique. C’est une expérience sensorielle et intellectuelle, un récit de transformation où le suspense côtoie le vertige philosophique.

En surface, l’histoire est celle de Lena, biologiste et ancienne militaire, qui rejoint une expédition de cinq femmes dans une zone mystérieuse (le “Shimmer”) où les lois de la biologie et de la physique se recomposent. Leur mission : comprendre pourquoi nul n’en est revenu indemne.

Que cherche-t-il à dire ?
Sous sa trame d’exploration, Annihilation met en scène une crise ontologique : qu’est-ce qui définit une identité ? Une mémoire ? Un corps ? Garland s’intéresse moins à l’invasion extraterrestre qu’à l’inquiétante plasticité de nos existences.

Le film ne cherche pas à terrifier par la menace d’un ennemi conscient. Ce qui trouble, c’est que le Shimmer n’a pas de projet. Le Shimmer n’est ni malveillant ni bienveillant. Il est. Il agit comme une entropie créative, une pulsion de recombinaison.

Par quels moyens ?
Dès que l’équipe pénètre la frontière iridescente, Garland opte pour un changement de texture : les sons deviennent cotonneux, la lumière se diffracte en nappes pastel. Ce glissement sensoriel ne relève pas seulement de l’esthétique : il signifie une perte immédiate de repères temporels. La déréalisation s’installe avant même que la menace ne se manifeste.

Dans la base abandonnée, les personnages découvrent un corps humain littéralement ouvert en corail végétal. La caméra ne se détourne pas. Elle s’attarde sur la beauté malsaine de la chair florale. Ce plan force le spectateur à accepter l’ambivalence : ce qui est monstrueux est aussi fascinant. C’est une scène pivot qui condense le projet du film : montrer qu’aucune transformation n’est purement négative.

Peut-être l’image la plus glaçante : un ours, porteur de la voix enregistrée d’une femme qu’il a tuée. Lorsqu’il pousse un cri, ce sont des appels humains qui résonnent. Garland filme la scène dans une semi-obscurité, immobilisant les personnages tétanisés. La peur naît moins du prédateur que de ce mélange : le vivant et l’humain fusionnés jusqu’à l’indistinction.

Dans l’épilogue, Lena affronte un double mimétique. Pas de violence franche, mais une chorégraphie incertaine. Chaque geste est reproduit, amplifié, retourné. Garland recourt ici à un montage ralenti, à une respiration sonore discontinue qui ressemble à un souffle mécanique. Cette scène, plus qu’aucune autre, matérialise la tentation de l’effacement : Lena est sur le point de disparaître dans une forme sans conscience.

Le plan final montre Lena retrouvant Kane, revenu du Shimmer, mais changé. Leur étreinte est silencieuse, cérémonielle. Quand leurs yeux se croisent, ils reflètent la même lueur phosphorescente. Aucune explication n’est donnée. La clôture narrative est refusée.

Où me situer ?
Je regarde Annihilation comme un film rare : un récit de science-fiction qui ne craint pas l’hermétisme partiel, qui privilégie l’expérience à la démonstration. J’admire la cohérence de son esthétique : cette matière liquide, ces sons étouffés, ces images oscillant entre l’organique et l’abstrait.

Pourtant je lui reproche pourtant une certaine froideur émotionnelle et quelques clichés narratifs. Par exemple, la trajectoire intime de Lena (le deuil, la culpabilité) est esquissée plus qu’incarnée.

Quelle lecture en tirer ?
Dans le Shimmer, rien ne se conserve intact. Tout se contamine, se recompose. La peur n’est pas d’être détruit, mais d’être transformé.

Cette proposition n’est pas qu’un exercice de style. Elle interroge nos certitudes modernes sur l’identité : notre corps, notre psyché, notre histoire sont-ils si stables qu’on le croit ? Le film affirme qu’ils ne le sont pas, et qu’il faut parfois traverser la dissolution pour accueillir la recomposition.

Rien, ici, ne revient à l’état initial. Ni Lena, ni Kane, ni la nature. Et c’est sans doute le geste le plus audacieux de Garland : faire du changement une expérience ni positive ni négative, mais radicalement ambivalente. Une mutation où la beauté, la peur et l’étrangeté cohabitent dans un même souffle.
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