Annihilation
Note moyenne
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513 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 mars 2018
Deuxième réalisation de A.Garland après l'excellent et intriguant Ex Machina, j'ai fini de visionner ce film et je confesse avoir été assez déçu. Distribué sur la plateforme Netflix, je me réjoui de ne pas avoir perdu du temps à aller au cinéma.

Je qualifierai ce film de masturbation intellectuelle improductive. Je pense que c'est ce qui se rapproche le plus du résultat final. Ou toute une réflexion sur la nature, la biologie et la vie extraterrestre fait plouf. Je crois me rappeler d'une phrase d'accroche sur l'un des posters, quelque chose comme "La nature reprend ses droits". Un pamphlet contre le désastre écologique ? Une tirade pour le respect de la nature ? Pas du tout.

Plutôt une fresque représentant un monde sauvage libéré de l'homme où les organismes végétaux reprennent le pouvoir, le tout sous un dôme translucide (à peu près les mêmes textures que le monde d'aujourd'hui vu sous acide). C'est typiquement le film qui n'est rien sans ses acteurs. C'est un peu un Portman show. Le film est à la fois élégant et mystérieux tout en étant inintéressant au possible; intrépide et futile à la Oscar Isaac. Mais finalement, très creux.

Entendons-nous, les deux heures passent très tranquillement et ce n'est pas l'ennui qui prédomine mais la perplexité. Typiquement, le réal s'est amusé à conclure de façon ouverte sans vraiment de réponse pour pouvoir se dire que son oeuvre est révolutionnaire, anti-conformiste et que les fans se haïront en n'étant pas d'accord sur la fin. Tellement original de ne pas avoir de fin claire et précise en laissant les spectateurs s'imaginer les causes et les conséquences.

Long-métrage servi par des personnages impressionnants comme N.Portman qui non contente de retrouver un rôle de scientifique se paye le luxe d'être en plus un soldat vétéran (une soldate ?). La tête et le corps ! Elle se fait plaisir. Le tout dans une équipe féminine, qui coche elle toutes les cases des minorités et ethnies à représenter pour ne froisser les susceptibilités de personne. Bien entendu, elles sont toutes sacrifiables (oups, pardon, spoilers). Mais, le gouvernement est sympa, elles ne sont envoyées qu'une fois que toutes les autres équipes ont échouées (je ne dirai jamais que toutes les autres équipes étaient entièrement masculines et que les filles te résolvent le problème les doigts dans le nez; je ne peux en effet pas le dire puisque cela n'est jamais précisé mais bon, sait-on jamais

Au niveau de la fin, j'ai eu un flash et me suis rappelé du très-justement décrié "Le jour où la terre s'arrêta". Une corrélation entre les fins m'a sauté aux yeux. Mais ce dernier est en plus de tous ces autres défauts, long et ennuyeux donc ça va pour Annihilation. Qui est sauvé du marasme par quelques scènes gores bienvenues et quelques bonnes scènes avec des animaux pas du tout flippants.

Résultat : très décevant !
Zoumir
Zoumir

80 abonnés 1 065 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2018
Avec Annihilation, son nouveau long-métrage injustement limité aux petits écrans (Netflix) en dehors de la Chine, des Etats-Unis et du Canada, Alex Garland s’offre un trip visuel majestueux et débridé pour une introspection sur la fragilité post-traumatique de l’esprit humain.

Pour se faire, il embarque un casting féminin 5 étoiles avec Natalie « Lena Ferben » Portman, secondée de Jennifer Jason-Leight et Tessa Thompson.
Suite à la chute d’une météorite sur un phare, tout un symbole, une barrière translucide qui s’apparente à une immense bulle de savon aux couleurs en perpétuelles mouvement sous les effets de la lumière apparaît sur notre vieille terre. Un problème et pas des moindres puisque celle-ci grossit quotidiennement (la bulle, pas la terre). Une expansion incontrôlable de mauvaise augure puisque toutes les équipes envoyées à l’intérieur n’en sont jamais revenues. Et lorsque le petit ami de Lena, faire valoir Oscar Isaac, disparu depuis 1 an, refait surface aussi déboussolé que malade, tout s’enchaîne très rapidement pour nous mettre sur les rails de cette histoire de science-fiction aux tenants et aux aboutissants à priori évidents.

Il est parti. Il est revenu. Que lui est-il arrivé ? Je veux savoir. Tiens des nouvelles copines aussi paumée que moi à leur façon. Allons-y !

Le casting d’Annihilation tient la route malgré des personnages assez lisses. Chacun aux prises avec ses démons intérieurs, seuls Natalie Portman et Oscar Isaac s’étoffent à mesure que l’on avance grâce principalement à des scènes de flash-back qui nous donnent le change quant aux problèmes auxquels ils font face. Chacun des autres personnages se verra juste effleuré par une discussion en barque emprunte d’une quiétude mal placée, surtout qu’elle survient après le premier moment de véritable tension face à l’inconnu.
Mais par ce biais, et nous en revenons au phare, l’image de cette « zone » extraterrestre hors de contrôle met en exergue une quête interne pour certains membres de cette expédition à la recherche d’une solution pour surmonter la difficulté de leur vie actuelle. La recherche de réponses pour guérir des esprits affaiblis par les mutations, qu’elles soient physiques, ou sentimentales.
Alex Garland lie étroitement les corps et les esprits avec plus de réussite pour le premier que pour le second. Est-ce la faute à ce rendu visuel sublime qui intrigue finalement bien plus que les doutes des personnages ?

Car, il est indéniable que la réussite de l’adaptation du livre de Jeff Vandermeer se trouve dans ce qui s’offre à nos yeux. L’idée d’un prisme reflétant tout ce qu’il contient sans aucune distinction est en soit intéressante. Bien sûr, on en revient au cancer et à la mutation des cellules qui traversent cette randonnée scientifique mais, on tient dans ce monde naissant et évoluant sur les bases d’une « maladie » qui s’étendra sur l’ensemble du globe, un juste milieu entre effroi et magnificence.
Quand la flore se fait grandiose, la faune devient redoutable. Les plantes et la nature donnent lieu à des paysages d’une beauté hypnotique. La fusion engendrée par le phénomène permet une mosaïque de couleurs où la nature se réapproprie l’espace avec flamboyance et, la symbolique y est évidente : avec l’homme hors du tableau, la terre, aidée par une puissance inconnue se transformerait en un monde magnifié, mais hostile à notre espèce, à l’image de cette fusion organique improbable au fond d’une piscine abandonnée , de ces plantes bipèdes, ou de ces affrontements horrifiques avec des animaux proches de créatures cauchemardesques.

Alors pourquoi un petit 6 après tant d’éloges ?

Parce que dans cet enchevêtrement d’idées, il manque quelque chose de véritablement prenant dans la trame du film pour lier tout ça, pour nous accrocher aux basques de ces aventurières. L’évidence des événements va, jusqu’au final, nous laisser un peu sur la touche. Simples contemplateurs, on aurait aimé être plus souvent captivé par la tension, par le danger que l’on devine omniprésent mais qui ne se ressent que face à ses manifestations physiques (bestiaires trop peu représenté et autres souvenirs abandonnés par les précédentes expéditions). Et, tout en tentant d’être original, le scénariste de Sunshine (qui m’avait à l’époque paru bien plus fin psychologue) va finir par se vautrer complètement dans une conclusion qui sent le réchauffé et que l'on devine à mi-parcours.

On saluera donc l’envie d’Alex Garland de sortir des conventions même si la réussite n’est que partielle et on regrette que le grand écran n’ait pas été possible pour un film qui a tant à offrir sur le plan visuel. La frustration du réalisateur est compréhensible et on regrette le choix des producteurs qui pointaient du doigt une œuvre trop « compliquée ». Sommes-nous si dénué d'interprétation ?
J’y ai pour ma part vu quelque chose d’ouvert, sous-traitant avec plus ou moins de brio des multiples aspects de notre condition face à l’inconnu, face à nous-mêmes, nos choix et notre mort.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 mars 2018
Parties pour explorer une anomalie régionale, une zone "scintillante" ayant déjà englouti une précédente expédition formée de militaires endurcis, un petit groupe de femmes scientifiques, aussi incongrues sur un terrain qu'on soupçonne dangereux dès le départ que des baigneuses en haute montagne, s'enfonce dans une sorte de bayou peuplé de bêtes mutées. Et au fur et à mesure que le récit avance, on en perd la cohérence. La nature qui reprend ses droits ? Une invasion alien ? Un peu des 2 ? Une dénonciation de l'homme saccageant la Nature, ou modifiant sa génétique ? L'auteur semble avoir perdu le fil de sa propre pensée, et n'arrive nul part. Bien que beau visuellement, le film n'arrive absolument pas à intéresser ou accrocher le spectateur, faute d'une logique narrative. D'une lenteur parfois grotesque, car n'amenant rien à la construction du récit ni à une éventuelle velléité poétique, il ennuie et on ne peut s'empêcher de sentir ses paupières s'alourdir. Une grosse déception. L'écoute de la bande son éponyme qui clôt le film donne une bonne idée de ce dernier et résume parfaitement en 5 mn ce qu'il met 1h55 à raconter.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2018
Budget de réalisation confortable, beau casting au demeurant principalement féminin, le film de science-fiction Annihilation était destiné à être exploité en salles. Il n’en sera rien à quelques exceptions près. Depuis le 12 mars, en France comme dans de nombreux autres pays, le deuxième long-métrage d’Alex Garland n’est visible que des seuls abonnés au réseau Netflix. Sans vouloir noircir le tableau, ce choix de distribution en dit peut-être beaucoup sur les films qui seront « autorisés » à être projetés sur grand écran à l’avenir. Sinon, sans trop nous avancer, Annihilation trônera en fin d’année en bonne place parmi les propositions cinématographiques que le millésime 2018 nous aura mis devant les yeux… au cinéma ou ailleurs. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
tomdu47
tomdu47

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 mars 2018
Vide, lent et sans queue ni tête. J’ai failli m’endormir 4 fois et je ne m’endors jamais devant les films que je vois pour la première fois. J’ai perdu 2 h, voilà tout. La musique, le rythme, l’action, tout est fait pour s’endormir. Un bon film pour insomniaque.
Medouch .
Medouch .

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2018
Déstabilisant, envoûtant,tout simplement génial. Impossible de le sortir de ma tête, j'y réfléchis encore. On a envie de comprendre, de tout décortiquer.
Isuldof U.
Isuldof U.

9 abonnés 97 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2018
Un bon film dans l'ensemble malgré quelques vides scénaristiques.
Le problème majeure, c'est la fin qui est plus sue lamentable. Il devait y en avoir une autre à la base. Je suis curieux de la connaître.
rv_
rv_

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2021
Ce film est un pur chef d’oeuvre. Il démontre combien il est encore possible d’inventer après des décennies d’innovation cinématographique. L’histoire ne sombre jamais dans la violence gratuite. La musique, qui oscille entre l’univers de Crosby, Stills & Nash et les phrasés futuristes et minimalistes de Geoff Barrow et Ben Salisbury, ajoute encore à l’étrange dans lequel Alex Garland nous plonge en permanence. Les silences sont assourdissants. Le final est une vraie révélation... et une délivrance. Et bravo à Natalie Portman. Je me suis fait transporter de bout en bout.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 526 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2022
Un incroyable film de SF à la croisée des chemins : imaginez que le cinéma de Malick se telescope avec Myazaki et Cronenberg ! La fin tire en longueur mais propose une véritable expérience sensorielle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mars 2018
Film qui ne peut pas plaire a la majorité des gens car la plupart ne comprennent pas le sens et le message que les producteurs ont voulus faire passé... Essayer d’analyser et de décortiquer des details du film pour rien pas mon truc... de magnifique images et un bon moment de détente.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mars 2018
Bon film qui oblige a la réflexion et sur plusieurs niveaux de lecture. Un univers cohérents et inédit de par son environnement et son exploitation. La fin laisse envisager plusieurs possibilités. Les personnages dans l'ensemble sont intéressants mais aurait pu être plus développé, rapport a leurs aptitudes de recherche et d'étude. Seule l'héroïne utilise vraiment son domaine d'étude. Graphiquement intéressant. Certaines prise de vue et paysage sont une claque visuelle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mars 2018
Un vrai film de science fiction. Ne cherchez pas trop a comprendre. C'est du vrai cinéma. Au diable la cohérence et c'est bien de cela dont il est question dans ce film, la cohérence. D'ailleurs le titre que moi je lui aurais donné est "Décohérence". Je vois en lisant les critiques que les avis sont partagés. C'est normale et c'est bon signe. Sacré film.
2985

317 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2018
Garland signe un honnête film de science-fiction, plutôt originale et intrigant dans son scénario, même si celui-ci recèle quelques incohérences et pas mal de zones d'ombres. Le lenteur du film ne lui fait aucunement défaut et sert a installé une atmosphère tantôt oppressante et hostile avec des paysages et plan sublime. La distribution est bonne et la musique correcte, sûrement pas un chef-d'œuvre mais mérite réellement un visionnage.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 mars 2018
Quel ennui, mais quel ennui !!! On aurait pu croire à quelque chose d'original au vu du synopsis, une belle histoire de science-fiction, mais là on se retrouve devant un film plat et mou... Et un final incompréhensible et décevant ! Mais qu'est-ce que la sublime Natalie Portman est venue faire dans ce film ?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 mars 2018
Casting trois étoiles pour ce film de Science Fiction signé Netflix.
Nathalie Portman brillante, Jennifer Jason Leigh (Les huits salopards) toujours aussi profonde, Tessa Thompson (Westworld) et Oscar Isaac (Star Wars) très justes.
Le sujet est simple. Quelque chose venu du ciel génère une espèce de bulle couleur savon, qui s'étend lentement mais sûrement. Tout ce qui s'y trouve à l'intérieur est modifié génétiquement.
Une expédition de 5 femmes scientifique et/ou militaire y est envoyée.
Le résultat est beau et terrifiant. La photographie et les décors sont travaillés, et le réalisateur impose une ambiance proche de celle de Denis Villeneuve dans ces films.
Intéressant comme film, mais parfois un sentiment de "déjà-vu".
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